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    L'Arctique : rêve et réalité

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    Message par bye Ven 24 Avr - 20:48

    L'Arctique: rêve et réalité




    Le 24 Avril 2009 par Andréï Kisliakov

    Situé tout au nord de notre planète, l'Arctique fait aujourd'hui l'objet d'une attention plus grande que n'importe quelle autre région. La raison en est connue : les glaces arctiques éternelles cèdent du terrain, alors que le sous-sol des mers septentrionales recèle de fabuleuses réserves d'hydrocarbures.
    Les milliards de barils d'or noir devenus tout à coup presque accessibles peuvent, on le comprend, influer sérieusement sur le comportement des Etats intéressés.

    Cependant, à côté des "Hourra! L'Arctique fond!", s'élèvent également des suppliques du type: "Mon Dieu, préservez !" Quels processus se produisent donc sur notre calotte polaire, quelles sont leurs conséquences éventuelles?

    Selon une analyse réalisée en avril par les chercheurs de l'Administration nationale américaine des études océaniques et atmosphériques (NOAA), les glaces du pôle Nord auront déjà définitivement disparu d'ici une trentaine d'années, et non en 2100, comme on le prévoyait jusqu'alors. Les spécialistes du service de climatologie de la NASA vont plus loin. Les glaces de l'Arctique, affirment-ils, auront disparu d'ici cinq ans ! La dynamique du
    processus observé en témoigne. La masse totale des glaces polaires représente aujourd'hui la moitié de ce qu'elle était il y a quatre ans.


    Ce qui est certain, c'est que les glaces fondent de plus en plus, et les scientifiques sont enclins à attribuer ce phénomène à l'activité économique de l'homme. La plupart des pays industrialisés étant situés dans l'hémisphère Nord, l'Arctique subit une pollution anthropique plus forte que, par exemple, l'Antarctique. Des matières polluantes telles que les métaux lourds et les radionucléides sont apportées en permanence par les vents dans
    l'Arctique.


    Voilà encore 10 ou 20 ans, notent également les Américains, 80% de la lumière et de la chaleur du Soleil étaient réfléchis par les glaces vers l'espace. Mais, désormais, l'atmosphère étant devenue plus poussiéreuse et plus sale, le coefficient de réflexion s'est réduit considérablement et la chaleur se concentre davantage au-dessus de l'Arctique, ce qui accélère la fonte des glaces.

    Par conséquent, l'Océan Glacial Arctique peut devenir sous peu une région de navigation ouverte toute l'année, avec les énormes avantages économiques en découlant. Sans parler du pétrole. On estime que ses réserves, pour la seule zone à laquelle prétend la Russie, se montent à environ 600 milliards de barils, soit, à titre de comparaison, le double de celles de l'Arabie Saoudite.
    Souhaitons simplement que les rêves optimistes de l'humanité liés à cette "aubaine" inouïe ne tournent pas au cauchemar avec des cataclysmes naturels à l'échelle globale. Le processus a déjà commencé. Cette vive accélération de la fonte des glaces entraînera immanquablement des sécheresses catastrophiques dans
    les régions sud-est des Etats-Unis et des inondations dans d'autres Etats américains, par exemple au Colorado. Au vu des informations reçues, de tels phénomènes se produisent déjà sur le territoire des
    Etats-Unis.


    La zone de pergélisol (sol éternellement gelé, merzlota) couvre un quart de l'hémisphère Nord. Elle fond à grande vitesse. La superficie de certains lacs sibériens a quintuplé depuis 2006. Le mode de vie traditionnel des peuples autochtones de cette immense région de la planète s'en trouve naturellement perturbé. L'infrastructure d'un grand nombre de villes et de villages est en danger. L'exploitation des gisements de pétrole et de gaz des régions polaires russes devient problématique, ce qui menace notre bien-être.

    Qui plus est, le méthane, le plus fort des gaz de serre, autrefois captif du pergélisol, se dégage avec une force insoupçonnée du sous-sol qui est en train de fondre. Et il contribue ainsi au réchauffement climatique global.

    Les glaciers du Groenland représentent, sur ce plan, un danger particulier.
    D'immenses épaisseurs de glace y fondent à une vitesse alarmante. L'accélération de ce processus risquerait d'élever le niveau de l'océan de 7 mètres, ce qui pourrait entraîner la disparition de tous les Etats situés dans les régions plates de notre planète.


    Mais l'élévation de la température au Groenland ne fait pas que précipiter la fonte des glaces. Le réchauffement contribue à accélérer le déplacement de toute la masse énorme de ce glacier. Selon certains scientifiques, l'accélération de la vitesse du déplacement des glaces du Groenland provoquera non seulement des inondations globales et un accroissement de l'activité sismique, mais aussi des modifications du déplacement de la Terre dans l'espace.

    Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1966.php
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    L'Arctique : rêve et réalité Empty Re: L'Arctique : rêve et réalité

    Message par bye Ven 24 Avr - 20:56

    L'épée de Damoclès de la fonte du permafrost




    41% des américains pensent que la gravité du changement climatique est exagérée, et pourtant, aux USA, la presse scientifique ne lésine pas sur l’information et ne prend pas de pincette pour annoncer le pire. En témoigne l’éditorial du New Scientist paru fin mars et titré « la fonte de l’Arctique est une menace pour l’humanité ». Cet article, que l’association
    Sauvons le Climat a relayé en France, démarre par la stupeur de la scientifique Katey Walter de l’Université d’Alaska à son retour d’une mission sur le terrain. Cette biogéochimiste, spécialiste du cycle de carbone en Arctique, a constaté que « le permafrost (1) est en train de fondre rapidement partout en Arctique, que des lacs se forment et que du méthane s’en dégage ». La chercheuse note que
    les lacs de Sibérie sont cinq fois plus importants que lors des mesures effectuées en 2006, une accélération de la fonte sans précédent, dira-t-elle, et qui laisse présager de graves conséquences à l’échelle globale.

    Depuis quelques années déjà, le dégel rapide de l’Arctique inquiète. D’après le PNUE (programme des Nations Unis pour ’environnement), les glaces de l’océan arctique ont perdu 40 % de leur volume durant les quatre dernières décennies. En septembre 2007, ce recul faisait la une de la presse alors qu’un passage Nord-Ouest s’était ouvert à la navigation, marquant très symboliquement les effets visibles du changement climatique. On notait d’ailleurs cette année-là un record de rétrécissement de la surface en glace depuis le début des mesures par satellite il y a 30 ans.

    Des milliards de tonne de carbone stockées dans le permafrost

    L’Arctique est la zone du globe qui se réchauffe le plus rapidement. L’élévation des températures y serait de l’ordre de 2,5 °C alors que la moyenne planétaire est de 0,7°C. Or, la fonte des glaces que ce
    réchauffement provoque n’est pas seulement un problème pour les ours polaires, comme le fait remarquer le correspondant du New Scientist, le dégel du permafrost dans l’hémisphère nord a des implications beaucoup plus globales sur le climat. Dans les régions du pôle nord, plus de 1600 milliards de tonnes de carbone seraient stockées dans les sols gelés (revue Bioscience, 2008). Le
    dégazage provoqué par la fonte et l’activité biologique stimulée, laisse craindre un important relarguage de carbone dans l’atmosphère, notamment sous forme de méthane (CH4), un gaz dont l’effet de serre est considéré comme 23 à 28 fois plus puissant que celui du CO2 en l'espace d'un siècle.

    Depuis le début de l’ère industrielle, la concentration méthane dans l’atmosphère s’est élevée de 150 % et, après une stabilisation observée au début des années 2000, le méthane est à nouveau à la hausse depuis 2007. La fonte des glaces est une des premières hypothèses avancées pour expliquer cette nouvelle augmentation. Le New Scientist reprend alors les estimations de Edward Schuur de l’Université de Floride qui annonce que 100 milliards de tonnes de carbone pourraient être relâchées du permafrost lors du prochain siècle. Si cela se produisait sous forme de méthane, l’effet serait équivalent à 270 ans d’émission de CO2, soit un véritable emballement du processus climatique. D’après le scientifique, le dégel du permafrost est « une bombe à retardement ».

    Elisabeth Leciak


    1- Le permafrost est un sol perpétuellement gelé, on le nomme pergélisol en français.

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3712
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    L'Arctique : rêve et réalité Empty Re: L'Arctique : rêve et réalité

    Message par bye Dim 26 Avr - 21:06

    Bonne nouvelle : la banquise disparait!
    Par alex joubert, dimanche 26 avril 2009

    La fonte de la banquise arctique, qui se tient dans l’indifférence de la classe dirigeante internationale, s’explique par de nouveaux atouts que présente l’Arctique, à la joie des grandes puissances
    économiques...




    Alors que le réchauffement de la planète menace, à terme, de modifier profondément nos sociétés, c’est la région Arctique qui est la plus touchée par le phénomène. Les chiffres parlent d’eux même, la banquise fond à une allure vertigineuse en Arctique, menaçant une biodiversité particulièrement fragile en raison du faible nombre de maillons dans la chaîne alimentaire arctique. En 30 ans, la banquise a effectivement régressé de 4 millions de km2, sachant que sa superficie s’élevait à 8 millions de km2 en 1979.
    Cette fonte s’avère d’autant plus problématique que la banquise possède un effet miroir,renvoyant 90% des rayons du soleil qu’elle reçoit, tandis que l’océan absorbe ces radiations. La fonte de la banquise aboutit par conséquent à un réflechissement moins efficace des rayons du soleil, l’océan absorbe ainsi une chaleur inhabituelle, réchauffant les eaux de l’océan et par conséquent, la banquise, condamnée à pénétrer dans un cercle vicieux, dont l’issue reste imperceptible.
    Si la tendance observée ces dernières années suit la même évolution, la banquise Arctique pourrait disparaître en été à l’horizon 2040-2060. L’ours polaire, symbole d’un écosystème bouleversé Les ours polaires feront partie de l’Histoire et nos
    petits-enfants ne les verront plus que dans les livres affirme un responsable WWF. Cette phrase mesure tout l’ampleur du danger auquel doivent faire face les ours polaires, menacés à terme, d’extinction, en raison de la fonte de leur habitat, la banquise arctique. Cette fonte poussent effectivement certains ours
    à passer l’été sur la terre ferme, où ils manquent cruellement de nourriture et s’aventurent dans des zones urbaines où ils sèment la panique.

    A terme, si la superficie de la banquise poursuit sa chute, l’ours polaire rencontrera en hiver des problèmes similaires à ceux qui se limitent actuellement à la seule saison chaude.
    Récemment, les 5 états (Russie,Etats-Unis, Canada, Danemark, Norvège) recensant des ours polaires sur leurs territoires se sont réunis pour la première fois en 30 ans, sans que cette rencontre n’aboutisse sur quelque mesure concrète.

    La classe dirigeante internationale n’en reste pas moins consciente du problème : contre 22.000 ours blancs aujourd’hui, seuls 9000 fouleront le sol arctique en 2050. Par ailleurs, la chaîne alimentaire du monde Arctique s’avère particulièrement étriquée, rendant extrêmement préjudiciable toute extinction.

    Certaines espèces ont d’ores et déjà subi le bouleversement de l’écosystème, qui a amorcé la venue d’espèces venues du sud assure le professeur Louis Fortier, avant d’ajouter que la
    pénétration des saumons du Pacifique en Arctique est de plus en plus fréquente. Dans la baie d’Hudson, la morue est peu à peu remplacée par le capelan de l’Atlantique. Déconcertées par cette tendance, des espèces plus visibles telles que le phoque ou l’ours polaire doivent procéder à une évolution de leurs modes de vie.


    Les inuits contraints de remettre en question leur mode de vie chasse-aux-phoques.
    Si le monde animal subit de plein fouet la fonte de la banquise arctique, les quelques quatre millions d’individus y vivant, en majorité inuits, vont eux aussi être victimes du réchauffement climatique. Tout d’abord, la chasse du phoque, pratique à laquelle s’adonnent nombre d’Inuits, risque d’être fortement compromise par la déperdition du nombre de phoques (qui suit la courbe des ours
    polaires) : les autorités internationales prendront inévitablement la décision de réévaluer à la baisse les quotas de chasse jusqu’à une interdiction définitive.


    Or, la chasse du phoque apporte nombre de ressources aux Inuits, qui utilisent non seulement leur viande mais aussi leur fourrure ainsi que leur graisse, à la base de l’huile qu’ils produisent. Par ailleurs, certaines espèces marines, dont le nombre décroît au fil des mois, se verront probablement attribuées le statut d’espèce en voie de
    disparition et il sera impossible pour les Inuits de poursuivre leur activité de pêche.

    Or, la chasse et la pêche représentent 80% de l’activité économique inuit ! Ces perspectives inquiétantes vont contraindre les populations inuit à une mutation radicale de leur mode de
    vie, la fonte des glaces ouvrant cependant nombre de nouvelles possibilités : premièrement, les pêcheurs ne renonceront pas à leur activité étant donné que de nouvelles espèces maritimes font et feront leur apparition, tandis que la fonte des pôles va permettre de développer profondément le secteur énergétique (voir
    paragraphe ci-dessus) et par conséquent offrir de nombreux emplois aux générations futures.


    Le potentiel énergétique arctique pourrait par ailleurs servir de prétexte à la création d’un état inuit, solution consensuelle au "conflit" (voir dernier paragraphe) qui va certainement opposer les grandes puissances du bassin arctique... Un nouvel eldorado
    énergétique Face à ce constat saisissant, la relative inaction des autorités internationales peut être interprétée comme un certain contentement face à la fonte de la banquise, qui va permettre d’accéder aux nombreuses ressources énergétiques contenues par le pôle.


    On estime à 25% des réserves mondiales non découvertes la quantité de pétrole contenue en Arctique, soit quatre années de consommation mondiale actuelle affirme l’ingénieur Yves Mathieu. Les deux zones les plus "riches" sont celles à proximité de l’Alaska
    (Etats-Unis) et de la Russie. On estime effectivement que l’ensemble des ressources pétrolières d’Alaska amortiraient quatre ans de consommation aux Etats-Unis. La Russie, elle, concentre énormément de réserves gazières en Arctique, et cherche d’ores et déjà de nouvelles réserves au delà de ses eaux territoriales. Quand au Canada, il se montre intéresse pour prendre possession
    des importantes réserves potentielles de diamant.

    Une voie maritime au coeur du commerce mondial de demain ? Au delà des réserves énergétiques que contient l’Arctique, cette zone pourrait bien devenir le poumon des échanges internationaux de demain, la fonte de la banquise permettant effectivement aux
    navires de circuler par le grand Nord. Entre l’Europe et l’Asie, le canal de Suez ne sera désormais plus une étape obligatoire, tandis que pour effectuer le chemin inverse, Panama va perdre de son utilité. Pour les cargos, la fonte de la banquise va permettre d’économiser 40 à 60% de temps de voyage, auquel s’ajoute
    les coûts en hydrocarbure et en droits de passage à Panama et à Suez.


    Une guerre froide géostratégique Cette formidable opportunité énergétique et stratégique a d’ores et déjà aiguisé l’appétit de 5 puissances frontalières avec l’Arctique que sont le Canada, les Etats-Unis, la Russie, la Norvège et le Danemark. La réglementation internationale a effectivement institué que les états côtiers
    peuvent réclamer la création d’une ZEE (Zone Economique Exclusive), qui leur assure le libre droit d’exploitation d’une zone marine n’excédant pas les 370,4 km au delà de leurs côtes continentales.


    Les états peuvent cependant demander à l’ONU une extension de leur ZEE, en se basant sur des arguments concrets. Seul 36% du monde marin est sous administration d’un état, le reste étant compris dans les eaux internationales, ou nul ne peut exercer d’autorité.


    [size=9]L’extension de la ZEE a d’ores et déjà été réclamé par la Russie, qui s’est basée sur des études géologiques tendant à prouver que la dorsale de Lomonosov est en réalité rattachée au
    plateau continental russe. Moscou a fait de la question Arctique une priorité, l’administration russe avait d’ailleurs réalisé un coup médiatique de grande échelle au mois d’août 2007, en plaçant un drapeau russe par sous marin sur le point le plus profond de l’océan arctique, une première dans l’histoire. Dans sa volonté de prendre possession de la région, les Russes ont basé en Arctique une
    flotte militaire, la plus conséquente de la région.


    La détermination russe n’en reste pas moins contestée par les autres nations revendiquant une extension de leur ZEE en Arctique, le ministre des Affaires étrangères canadien avait d’ailleurs affirmé que nous ne sommes pas au XVe siècle. Vous (les russes) ne
    pouvez pas parcourir le monde, planter des drapeaux et dire nous revendiquons ce territoire. Le Canada n’en reste pas moins impliqué dans la bataille pour l’Arctique puisqu’il revendique les zones maritimes de l’Archipel arctique canadien, considérées comme des eaux internationales. La Norvège, quand à elle, a déposé voila trois ans une requête visant à étendre sa ZEE sur trois points.

    Par ailleurs, le Danemark, via le Groenland, a tout comme la Russie revendiqué la dorsale de Lomonosov comme extension de son territoire. Cependant, les Groenlandais se dirigent lentement
    vers l’indépendance, prenant conscience du potentiel économique que leur confère la fonte de la banquise. Face à cette guerre froide de l’Arctique, l’ONU aura-t-elle les moyens de trancher en toute transparence ? A priori non tant les belligérants ne semblent pas prêts de lâcher l’affaire. Seule issue de secours, la création d’un état inuit, éventualité peu évoquée par la classe dirigeante
    internationale car si naturelle. Reste que les populations doivent prendre conscience du potentiel qui est le leur...





    http://alexjoubert.lejdd.fr/2009/04/26/8-bonne-nouvelle-l-arctique-disparait
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    Message par bye Ven 1 Mai - 9:52

    Un morceau de glace de la taille de New York s’effondre en Antarctique

    29/04/2009 Par Sandra BESSON

    A la suite de l’effondrement il y a plusieurs semaines d’un pont de glace dans la barrière de glace Wilkins située dans la péninsule Antarctique, un morceau de glace de 700km² s’est détaché à son tour de la barrière de glace pour former une masse d’icebergs.


    Un morceau de la barrière de glace Antarctique presque aussi gros que la ville de New York s’est détaché au cours du mois et s’est transformé en iceberg à la suite de l’effondrement d’un pont de glace, cet évènement ayant été probablement causé par le réchauffement climatique, d’après ce qu’a déclaré une
    scientifique mardi.

    « Le front de glace du nord de la Barrière de Glace Wilkins est devenu instable et les premiers icebergs se sont détachés » a déclaré Angelika Humbert, glaciologue à l’Université de Münster en Allemagne, en se basant sur les images satellites de la barrière de glace prises par l’Agence Spatiale Européenne.


    Angelika Humbert a déclaré qu’environ 700km² de glace –soit une superficie plus importante que Singapour ou Bahreïn et presque aussi grande que celle de New York- s’étaient détachés de la Barrière Wilkins au cours du mois et s’étaient disloqués en une masse d’icebergs.

    Les températures sur la Péninsule Antarctique ont augmenté de 3°C au cours du siècle
    Elle a ajouté que 370 km² de glace s’étaient détachés de la Barrière
    Wilkins au cours des derniers jours. La Barrière Wilkins est la dernière en date des dix barrières de glace de la Péninsule Antarctique à se réduire, dans une tendance probablement liée au réchauffement climatique, d’après les estimations du Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du
    Climat.


    Les nouveaux icebergs se sont ajoutés aux 330 km² de glace qui s’étaient détachés au cours du mois, lors de l’effondrement d’un pont de glace, qui maintenait en place la Barrière de Glace Wilkins entre l’île Charcot et la Péninsule Antarctique.
    Neuf autres barrières de glace –c’est-à-dire des énormes blocs de glace flottant sur la mer et reliés à la côte- ont vu leur superficie diminuer ou se sont même effondrés autour de la péninsule Antarctique au cours des 50 dernières années, souvent de manière très soudaine, comme pour les barrières Larsen A en 1995 ou Larsen B en 2002.
    Cette tendance semble largement liée au changement climatique, provoqué par les gaz à effet de serre provenant de la combustion des carburants fossiles par les êtres humains, d’après David Vaughan, un scientifique du British Antarctic Survey, qui avait atterri en avion sur le pont de glace de la barrière Wilkins
    en janvier dernier.


    Angelika Humbert a déclaré pour sa part que selon ses estimations, la Barrière de glace Wilkins pourrait perdre entre 800 et 3000 km² de superficie de glace à la suite de l’effondrement du pont.

    La barrière de Glace Wilkins a déjà perdu un tiers de sa taille originale de 16 000 km², qui avait été calculée lorsqu’elle avait été localisée pour la première fois il y a plusieurs dizaines d’années. Sa glace est tellement épaisse qu’il a fallu au moins plusieurs centaines d’années pour qu’elle se forme.


    Les températures sur la Péninsule Antarctique ont augmenté de 3°C au cours du siècle, d’après David Vaughan, une tendance que les scientifiques climatiques associent au réchauffement climatique, largement lié aux activités humaines.


    La disparition des barrières de glace ne peut pas faire augmenter le niveau des mers de manière significative car la glace est une glace flottante, et est déjà très largement recouverte par l’océan.

    Mais la principale inquiétude des scientifiques est que leur disparition permettra aux calottes glaciaires placées sur le continent de se déplacer plus rapidement, ce qui en revanche fera augmenter le niveau d’eau de la mer.

    La Barrière Wilkins ne compte presque aucun glacier derrière elle, mais d’autres barrières de glace situées plus au sud de la Péninsule Antarctique, retiennent de grands volumes de glace derrière elles. Si elles venaient à s’effondrer, ces quantités considérables d’eau potentielle seraient alors relâchées dans l’océan, où elles fondraient plus rapidement.
    Le Conseil Arctique, qui regroupe des nations possédant des territoires en Arctique, devrait se réunir à Tromsoe au nord de la Norvège mercredi, pour débattre de l’impact de la fonte de la glace dans le nord.

    http://www.actualites-news-environnement.com/20372-glace-Antarctique.html
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    Message par bye Mar 5 Mai - 5:53

    La Russie va entourer l’Arctique de centrales nucléaires flottantes




    Pauvre, pauvre ours polaire. Comme si sauter d’un morceau de banquise à la dérive à un autre n’était pas déjà assez compliqué comme ça, il lui faudra aussi bientôt éviter des centrales nucléaires russes flottantes.
    Oui, vous avez bien lu. C’est ce qui se prépare actuellement pour satisfaire aux insatiables besoins énergétiques de la Russie et du reste du monde. Le Pôle Nord sera bientôt entouré d’un anneau de centrales nucléaires flottantes. Un prototype de 70 mégawatts, actuellement en construction au chantier naval SevMash de Severodvinsk, sera terminé dès l’an prochain.

    Les spécialistes de l’environnement sont évidemment outrés par le projet, et plus qu’inquiets sur l’impact environnemental de telles stations sur une partie du globe déjà en danger. Et si les ours polaires pouvaient parler, nul doute qu’ils seraient outrés aussi.

    Certains s’inquiètent du fait que la Russie pourrait simplement
    abandonner des déchets radioactifs dans l’océan arctique, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises par le passé: à ce jour, au moins 12 réacteurs nucléaires de sous-marins nucléaires russes déclassés ont été abandonnées, ainsi que plus de 5.000 containers de déchets solides et liquides.


    Bientôt l’aurore boréale durera 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Et elle sera hautement cancérigène. [Guardian]

    Source :http://www.gizmodo.fr/2009/05/04/la-russie-va-entourer-larctique-de-centrales-nucleaires-flottantes.html
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    Message par bye Mer 13 Mai - 6:49

    Etats-Unis : la règle de limitation de la protection des ours polaires maintenue





    12/05/2009

    Les ours polaires ne seront pas mieux protégés pendant le mandat de Barack Obama. Le département américain de l'Intérieur a décidé de maintenir la règle établie lorsque George W. Bush était à la Maison Blanche.

    Pourtant l’ours polaire fait parti des espèces particulièrement menacées par les changements climatiques et la fonte des glaces de l’Arctique qui en découle. En 2008, il avait été inscrit sur la liste américaine des espèces menacées. Mais l’administration Bush avait précisé « qu'aucune action menée en dehors de la région Arctique ne pouvait être considérée comme une menace pour l'espèce ".

    Cette protection limitée a été largement contestée par les écologistes et certains parlementaires. A l’époque déjà, ils estimaient que cela allait à l’encontre de l'Endangered Species Act. Pour eux, il était clair que la pollution émise par les usines, les voitures ou les centrales avaient des effets néfastes sur la survie des ours. « La limite affaiblit de manière importante la protection de l'ours polaire en omettant la pollution à l'origine du
    réchauffement en tant que facteur dans le risque d'extinction de l'espèce », explique Jane Kochersperger, porte-parole de Greenpeace.


    Les ours polaires de l’Arctique sont deux fois plus nombreux aujourd’hui qu’en 1960. On en dénombre 25 000. Cependant, les scientifiques prédisent que 15 000 d’entre eux pourraient disparaître dans les années à venir. L'Union mondiale de la
    conservation de la nature prévoit que leur nombre reculera de 30% d'ici les 45 prochaines années.


    Source :http://www.developpementdurable.com/politique/2009/05/B1674/etats-unis-la-regle-de-limitation-de-la-protection-des-ours-polaires-maintenue.html

    2009 ©️ Developpement Durable

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    Message par bye Mer 13 Mai - 12:33

    Une bombe atomique sous
    la banquise



    21 janvier 1968, un Boeing B-52 de l'US
    Air Force s'écrase près de la base aérienne américaine de Thulé, au Groenland.
    Cette base, d'importance géostratégique extrême en pleine Guerre froide, sert de
    lien terrestre aux bombardiers nucléaires américains qui survolent la région,
    prêts à foncer sur Moscou si nécessaire.


    Suite à cet accident, les techniciens
    militaires américains et danois s'emploient à récolter, sans protection
    particulière pour la grande majorité d'entre eux, les débris de l'appareil.
    Celui-ci transportait à son bord quatre bombes nucléaires, dont trois seront
    retrouvés durant le déblaiement du site. Mais la dernière bombe, numéroté 78
    252, ne fut jamais retrouvé.


    Plus de quarante ans plus tard, la bombe en
    question manque toujours à l'appel. Probablement au fond de la baie de Thulé, la
    bombe n'a jamais été retrouvée à cause des conditions de recherche rendues
    difficiles par la banquise. Cette histoire, révélée par la BBC et reprise par le
    Corriere della Sera, suscite, 40 ans après les faits, l'émoi au Groenland.


    Colère du Groenland

    Hans Enoksen, Premier ministre de la province
    danoise autonome très énervé par le silence des protagonistes danois et
    américains à ce sujet, y voit un risque sanitaire pour la population de Qaanaaq,
    village proche du lieu de l'accident, le plus au nord de la planète.


    Car l'armée danoise n'avait pas été informée par
    l'US Air Force de la nature du missile manquant, et les Américains avaient à
    l'époque estimé impossible de retrouver l'arme atomique, à cause de la grandeur
    de la zone à explorer. L'hiver avait en fait eu raison des recherches, l'eau de
    mer reprenant sa forme glacée. En attendant, quinze kilos de plutonium stagnent
    toujours au fond de la baie de Thulé...


    Thomas Halter

    Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/850612/2009/05/11/Une-bombe-atomique-sous-la-banquise.dhtml
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    Message par bye Mar 19 Mai - 7:17

    Arctique : l'atlas canadien qui sème la discorde




    Le 18 Mai 2009

    Les richesses géologiques de la région sont aussi âprement convoitées par les États-Unis que par l'Europe.

    Des chercheurs canadiens viennent de publier le premier atlas géologique complet de l'Arctique. Ces nouvelles cartes mettent en
    perspective les richesses pétrolières et gazières dans une région âprement convoitée par les États-Unis, l'Europe et le Canada.


    Les géologues Marc St-Onge et Christopher Harrison, de la Commission géologique du Canada, ont recueilli pendant deux ans des données scientifiques de la Suède, la Russie, la Norvège, la Finlande, du Danemark et des États-Unis. Le résultat est un atlas, dont les 1 222 cartes indiquent les gisements de métaux précieux, de gaz et de pétrole du Grand Nord.
    «Auparavant, il fallait regarder une carte canadienne, puis norvégienne et ainsi de suite. Non seulement ces cartes n'utilisaient pas les mêmes systèmes de coloration, mais elles ne contenaient pas les mêmes informations», indique Marc St-Onge. Outre des images satellites, des relevés sous-marins et des études
    sismiques, les géologues ont pris en compte les traditions orales des habitants des communautés inuites.


    Résolution des conflits

    Derrière cette prouesse, les scientifiques cachent mal l'enjeu stratégique pour Ottawa. Les régions polaires recèleraient entre 15
    % et 30 % des réserves de pétrole et de gaz non découvertes du globe. «Le Grand Nord est si vaste que les entreprises ont besoin de toute l'aide possible pour savoir où commencer à chercher», dit Marc St-Onge, dont les cartes seront vendues aux sociétés minières.


    Selon le professeur de l'université Queen's de Toronto, l'atlas géologique facilitera la résolution des conflits territoriaux
    dans les régions polaires. Rien n'est moins sûr. Les recherches scientifiques canadiennes ont vite pris une teinte politique. Marc St-Onge assure que la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagnes sous-marines que la Russie considère comme une extension géologique du territoire russe, fait partie intégrante du plateau continental nord-américain. «Davantage d'études de cette
    zone sont nécessaires, mais il semble qu'elle soit canadienne», soutient le géologue. La Russie, la Norvège, les États-Unis et le Danemark font valoir leurs revendications territoriales sur l'Arctique. Les relations entre le Canada et la Russie sont de plus en plus tendues. Depuis 2007, Ottawa a noté une vingtaine d'incursions aériennes militaires russes dans le Grand Nord. En début de mois,
    les Russes ont expulsé deux diplomates canadiens en poste à Moscou. Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a perdu patience jeudi dernier : «L'armée canadienne est préparée aux défis futurs et à répondre à toute urgence…
    Si c'est nécessaire, ce gouvernement n'hésitera pas à défendre la souveraineté canadienne dans l'Arctique.»


    Ottawa est bousculé de toutes parts. La France a déposé à l'ONU, le 13 mai, une demande d'extension du plateau continental de
    Saint-Pierre-et-Miquelon. L'idée que Paris puisse élargir ses frontières a provoqué l'ire d'Ottawa. Pour le ministre de la Défense, Peter MacKay, «ce plateau, cette pièce du continent, c'est la propriété du Canada».


    Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/05/18/01008-20090518ARTFIG00361-arctique-l-atlas-canadien-qui-seme-la-discorde-.php
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    Message par bye Sam 30 Mai - 6:52

    Les ressources
    cachées de la zone arctique






    Après avoir évalué les ressources
    naturelles possibles au nord du cercle polaire, des chercheurs annoncent que
    l'on pourrait bien y trouver 30 pour cent du gaz et 13 pour cent du pétrole qui
    restent à découvrir sur la planète.




    Les quantités de pétrole estimées
    sont relativement faibles comparées à celles connues des grands pays
    producteurs, aussi les chercheurs ne s'attendent pas à un bouleversement du
    commerce mondial même si le lieu (et le volume) des ressources en gaz naturel
    prédit à l'intérieur du cercle polaire devrait largement concerner la
    Russie.




    Donald Gautier et ses collègues
    présentent ces résultats de l'United States Geological Survey dûs à la première
    estimation détaillée, revue par des experts et en se fondant sur la géologie,
    des ressources naturelles de la région. Il en ressort que la majeure partie du
    pétrole sera découverte sous l'océan, sur les marges continentales, et que cela
    pourrait s'avérer économiquement significatif pour les pays arctiques tels que
    les États-Unis, le Canada, le Danemark et le Groenland, la Norvège et la Russie.
    Les plus grandes réserves de gaz naturel sont néanmoins prédites dans des
    régions territoriales réclamées à la fois par la Russie et la Norvège. Les
    chercheurs précisent que la région pétrolifère la plus probable en Arctique se
    trouve au large de l'Alaska, dans la mer des
    Tchouktches.




    Science, AAAS & EurekAlert –
    29/05/2009




    Source : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6663
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    Message par bye Lun 1 Juin - 22:32

    Fonte des glaces en
    Arctique: un nouveau coupable






    Alors que certains scientifiques
    appellent au stockage du CO2 pour limiter son impact sur le dérèglement
    climatique, d'autres s'interrogent sur le rôle des feux agricoles dans la fonte
    des glaces de l'Arctique.




    En Norvège lors d'une conférence
    internationale, Rajendra Pachauri, président du Groupe d'experts
    intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a appelé à investir
    rapidement dans les technologies de captage et de stockage du dioxyde de
    carbone. Une façon de corriger immédiatement le dérèglement climatique tout en
    laissant un temps d'adaptation aux pays utilisant les centrales thermiques pour
    produire de l'énergie (voir la note du 29 mai).




    Le 2 juin s'ouvre une autre
    conférence à l'Université du New Hampshire pour présenter des récents travaux
    sur l'influence des polluants dans l'air sur la fonte des glaces en Arctique.
    Certes, les gaz à effet de serre en participant au réchauffement climatique ont
    leur part de responsabilité dans la fonte de la calotte polaire. Plus
    curieusement, la suie provenant de brûlis, des feux d'entretien, de grandes
    surfaces agricoles aux Etats-Unis, en Ukraine, en Russie et en Chine aurait
    également un rôle assez important. Ces travaux sont présentés par la "Clean Air
    Task Force", un groupe du consortium de laboratoire Polarcat.




    En se déposant sur la glace, la
    suie noire augmenterait la capacité de la glace à absorber le rayonnement
    solaire ainsi que la température de l'air. La suie est produite lors d'une
    combustion incomplète de la biomasse des brûlis. Des observations satellitaires
    révèlent que les colonnes de fumée arrivant jusqu'au Pôle proviennent de plus de
    5000 km, en Sibérie et en Amérique du nord par
    exemple.




    Ces études, en parallèle à celles
    dédiés à l'impact du CO2 ou du méthane, ont le mérite de proposer un bouquet
    assez complet des substances causant le dérèglement climatique: les gaz à effet
    de serre mais aussi les polluants et aérosols...




    Une intervention rapide en
    Arctique est nécessaire pour éviter un désastre supplémentaire, celui de la
    fonte du manteau glacé sur les continents jusqu'à la toundra sibérienne qui
    entrainerait une libération massive de méthane et d'azote (voir la chronique de
    J. Attali). L'Europe est un des riverains de la calotte polaire par
    l'intermédiaire du Groenland (Danemark).




    Vincent Minier - le 1 juin
    2009




    Source : http://blogs.lexpress.fr/nouvelle-science/2009/06/fonte-des-glaces-en-arctique.php
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    Message par bye Dim 7 Juin - 7:33

    Un village inuit blâme le réchauffement du climat pour des incidents
    étranges






    Par Alexander Panetta, 06/06/2009



    PANGNIRTUNG, Nunavut — Les poissons changent de couleur. De nouvelles espèces d'oiseaux pointent le bec.
    Deux ponts ont été emportés par des inondations sans précédent ayant contraint des villageois à déverser leurs eaux usées dans des cours d'eau vierges.



    Les résidants soutiennent que des événements étranges sont survenus l'année dernière dans leur hameau près du cercle polaire arctique.



    Et ils ont un message à livrer aux citadins qui seraient normalement imperméables aux conditions météorologiques bizarres que subit un village inuit à 1000 kilomètres au nord de Labrador: c'est ce à quoi ressemblent les changements climatiques.


    "Les changements climatiques sont bien réels", a fait valoir Ron Mongeau, directeur des services municipaux de Pangnirtung, une ville du Nunavut entourée par des montagnes et des fjords
    glacés.




    "Cela n'arrive pas demain ou la semaine prochaine. Cela se passe ici et affecte la vie de tout le monde dans l'Arctique, tous les jours", a-t-il soutenu.


    Des scientifiques du climat décrivent l'Arctique comme le "Ground Zero" du réchauffement de la planète, où l’on ressentirait ses effets en premier et de manière plus marquée.


    L'exemple le plus frappant à Pangnirtung est survenu il y a un an. Le 8 juin 2008, les inondations ont emporté deux ponts qui reliaient la communauté à son dépotoir et à son usine de traitement d'eaux d'égout.


    Les résidants ont été forcés de jeter leurs déchets dans la mer pendant plusieurs jours, avant de pouvoir mettre en place temporairement un pont de sable et de roches.



    La Ville a décrété un état d'urgence de 30 jours et le gouvernement fédéral a par la suite payé la majeure partie de la facture de huit millions de dollars pour la construction d'un nouveau pont en octobre.



    Ron Mongeau a raconté qu'un torrent d'eau de fonte s'était déversé des montagnes environnantes au cours d'un printemps particulièrement doux. Il a consulté des aînés qui ont dit n'avoir
    jamais rien vu de tel dans le secteur.




    Des résidants ont décrit des phénomènes similaires la semaine dernière à la gouverneure générale Michaëlle Jean en visite dans le Grand Nord canadien: des rouges-gorges et des geais bleus
    remarqués pour la première fois dans le secteur; une abondance inédite d'éperlans dans la baie Cumberland; moins de couvert de glace; des caribous et des ours polaires migrant à différents moments, à différents endroits.




    L'omble chevalier, très prisé à Pangnirtung, a aussi une drôle d'apparence, a noté M. Mongeau. Ce poisson est comparable au saumon ou à la truite pour le goût, mais a normalement la peau
    plus foncée.




    "L'omble chevalier est rouge foncé car il se nourrit de crevettes. L'été dernier, l'omble a commencé à manger des capelans et nous avons eu droit à un poisson d'allure pâle - blanc, rose, et non
    rouge", a mentionné M. Mongeau.




    Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations unies a prédit une variation de la température d'au moins cinq degrés Celsius dans l'Arctique au cours de ce siècle - soit près du double du taux anticipé pour le reste de l'Amérique du Nord.



    Le Groupe a indiqué que le niveau de l'eau y a déjà crû en moyenne de 3,1 millimètres par année entre 1993 et 2003.



    Environnement Canada a noté une tendance au réchauffement du climat à Pangnirtung. Les statistiques montrent que la température moyenne annuelle a été de 1,4 degrés Celsius plus chaude durant
    cette décennie qu'à la fin des années 1990.



    Source : http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5hOPo_0-gcgEkSMIyEzadgE_aFKLA
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    Message par bye Sam 4 Juil - 21:38

    Le sol arctique recèlerait deux fois plus de carbone que prévu


    LE MONDE | 03.07.09


    La quantité de carbone stockée dans les couches supérieures du pergélisol arctique serait deux fois plus importante que certaines estimations publiées jusqu'ici. Selon des travaux internationaux publiés dans la dernière édition de la revue Global Biogeochemical Cycle, environ 495 milliards de tonnes (Gt) de carbone seraient emprisonnés dans le premier mètre de ces sols perpétuellement gelés, soit environ la moitié de la totalité du carbone présent aujourd'hui dans l'atmosphère terrestre. Or les strates supérieures du pergélisol sont les plus sensibles au changement climatique. Les chercheurs redoutent que leur dégel (déjà engagé dans certaines zones) ne conduise à un relargage dans l'atmosphère de dioxyde de carbone et de méthane, les deux principaux gaz à effet de serre. A l'aune de ces résultats, cette "rétroaction positive" pourrait, à l'échelle du siècle, aggraver le réchauffement en cours deux fois plus vite que les estimations actuelles. Stéphane Foucart Source : [size=9]http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-sol-arctique-recelerait-deux-fois-plus-de-carbone-que-prevu_1214727_3244.html
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    Message par bye Jeu 23 Juil - 8:37

    Dans l'Arctique, les Inuits redoutent les effets en chaîne du changement climatique




    Quand les anciens regardent le ciel à Pangnirtung, hameau
    inuit traversé par le cercle polaire, ils sont désemparés. Mille indices - les nuages, le vent, les animaux, la qualité de la glace à l'embouchure de leur fjord... -, leur permettaient de prédire le temps de leur région, à l'ouest de l'île de Baffin, au Canada. Ils ne s'y hasardent plus.

    L'hiver a été l'un des plus froids dont ils se souviennent et des
    plus humides, avec davantage de neige. L'an passé, c'est le printemps qui avait été extraordinairement doux, provoquant une catastrophe inédite :

    le 8 juin 2008, un "mur d'eau" était soudain descendu de la montagne, emportant deux petits ponts arrimés dans le pergélisol et dégelé sous ces trombes. Inondé, le village aura vécu sous état d'urgence pendant un mois. Les ponts menaient au réservoir d'eau, à la décharge et à l'usine filtrante d'épuration des eaux usées : à cause du pergélisol, les communautés du Grand Nord canadien n'ont ni égouts ni adduction de l'eau. Des camions-citernes officient chaque jour auprès des particuliers.

    Après l'inondation, les 1 300 habitants de "Pang" ont repéré des
    oiseaux, inconnus sous cette latitude : des geais bleus et des
    merles. Et la glace a pris plus tard en automne, perturbant la migration des caribous qui eurent à détourner des rivières au lieu de se déplacer sur leurs eaux glacées. Idem pour les ours blancs qui suivent les caribous, dont ils se nourrissent.

    "Ici comme ailleurs dans l'Arctique canadien, le réchauffement
    climatique n'est pas une illusion ou une menace.
    Chaque jour, il affecte ceux qui y vivent, tous très dépendants de la chasse et de la pêche", dit Ron Mongeau, administrateur de la commune. D'après les relevés du ministère canadien de l'environnement, la température moyenne s'est élevée de 1,4 degré par rapport à la décennie 1990-2000 dans la région.
    Depuis 2000, la température estivale y a dépassé le record de 22
    degrés sur cinq ans consécutifs.

    Cadre spectaculaire

    A la faveur du réchauffement, Pangnirtung est devenu depuis quelques années la halte estivale de bateaux de croisière promenant de riches américains ou européens. D'autant que le village, lové dans un cadre spectaculaire, est réputé pour l'omble de l'Arctique qu'on y pêche, dont la chair était ici rose foncé. Elle s'est éclaircie peu à peu car ce poisson de la famille des saumons ne trouve plus de crevettes et se rabat, selon les pêcheurs, sur de petits capelans.

    Ex-député au Parlement d'Iqaluit, la capitale du Nunavut (entité
    politique septentrionale du Canada créée il y a dix ans) située plus au sud, Peter Kilabuk a "adapté son calendrier de chasse et de pêche, comme tout le monde". L'omble descend la rivière dès que la glace fond, en juillet autrefois, en mai maintenant.
    Et à l'automne, les caribous (suivis par les ours) s'approchent plus
    tardivement du hameau. Inutile de les chercher avant, au risque qu'une glace trop fragile engloutisse les motoneiges et leurs conducteurs, des accidents de plus en plus fréquents.

    L'inondation de l'été dernier confirme, à ses yeux, l'accélération d'un
    réchauffement dont les premiers signes ont été notés il y a près de
    vingt ans par les anciens.

    Tous redoutent un engrenage : si le pergélisol se met à dégeler
    partiellement durant les mois plus doux, maisons et bâtiments
    vacilleront. Emprisonnées dans le sol gelé, des tonnes de méthane
    s'échapperont alors, contribuant à polluer davantage l'atmosphère de la terre entière...

    Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/06/dans-l-arctique-les-inuits-redoutent-les-effets-en-chaine-du-changement-climatique_1215732_3244.html

    ©️
    Le Monde.fr
    http://www.lemonde.fr/services-aux-internautes/article/2001/01/22/licence-et-droits-de-reproduction_139039_3388.html


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    Message par bye Ven 24 Juil - 5:46

    Greenpeace en arctique : Le Groenland fond



    Depuis deux semaines, des scientifiques de Greenpeace à bord de l’Arctic Sunrise collectent des données sur la fonte des glaciers au Groenland. L’équipe sera bientôt témoin de la fracture d’un des plus grands glaciers du Groenland, le glacier Petermann, situé à la frontière du Canada.

    Comment l’équipage sait que le glacier Petermann est sur le point de briser? Sur la surface de ce dernier, à 27 km de la mer, existe maintenant une grande rivière. Les scientifiques estiment que le courant s’écoule à 50 mètres cubes par seconde, un débit assez puissant pour remplir une piscine olympique en moins d’une minute.
    Cette rivière se jette dans une immense piscine fondante qui devient salée à une profondeur de 60 mètres. Cela signifie qu’un courant marin fait fondre le glacier par le dessous de façon plus rapide qu’à la surface.

    L’an dernier le glacier a perdu 37 km carré de glace et cette année les extrémités se sont déjà brisées. Si, comme on s’y attend, la glacier brise davantage, il pourrait se mettre à glisser vers et flotter sur l’océan, ce qui dégagerait une portion importante du territoire du Groenland et augmenterait considérablement le niveau des mers.

    Une récente étude de la NASA a dévoilé que le pôle nord pourrait être libre de glace en été d’ici 2030.

    L’urgence de cette situation ne se reflète pas au niveau des négociations internationales qui avancent à pas de souris. Les dirigeants des pays du G8 se sont dernièrement entendu pour que l’augmentation de température globale n’excède pas 2 degrés.
    Par contre, il n’y a toujours pas d’accord sur la façon concrète d’y
    arriver.

    Pire, au Canada, le gouvernement Harper ne révise toujours pas
    ses ambitions de réductions de gaz à effet de serre. Le Canada est l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant.

    Signez la pétition KYOTOplus qui demande au gouvernement Harper des réductions de 25% sous le niveau de 1990 d’ici 2020.

    Supportez les actions de Greenpeace. Sans votre contribution une expédition comme celle-ci aurait été impossible.


    Source : http://blogues.greenpeace.ca/2009/07/21/greenpeace-en-arctique-le-groenland-fond/
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    Message par bye Mar 28 Juil - 2:52

    L'Arctique : rêve et réalité 10986707
    24 juillet 2009

    A Bonn, en Allemagne, début juin, les représentants de 183 pays ont
    poursuivi les négociations pour aboutir à un accord lors de la réunion
    de la Convention cadre des Nations unies sur les changements
    climatiques prévue en décembre, à Copenhague. Mais un accord
    international ne sera qu’une solution cosmétique s’il ne prend pas en
    compte la sauvegarde de l’Arctique. En effet, les glaciers et la
    toundra de cette zone du globe agissent comme un système vital de
    refroidissement. Sans les glaciers blancs qui réfléchissent la chaleur
    et la lumière, la planète va absorber plus de chaleur, ce qui va
    aggraver le réchauffement de la Terre.

    La population de la planète entière dépend de la température de
    l’Arctique. En même temps, il ne faut pas oublier que cette région est
    peuplée de quatre millions d’individus représentant trente populations
    autochtones, dont la culture est intimement liée à un climat très
    froid. Or, au rythme actuel du réchauffement planétaire, les glaciers
    de l’Arctique, ainsi que les espèces qui habitent sur et sous la glace,
    sont exposés à un grand risque qui, à son tour, met en danger les
    conditions de vie et les cultures des hommes et des femmes qui ont fait
    du Grand Nord leur environnement pendant des milliers d’années.

    Malgré la politique louable que l’administration Obama a menée dans le
    domaine du réchauffement climatique, les objectifs adoptés récemment
    pour parvenir à un accord international sont insuffisants à la
    sauvegarde de cette région.

    Sur la base de ce constat et avec pour objectif de protéger cette
    région en péril dans sa totalité, nous avons rejoint la Commission du
    changement climatique de l’Institut Aspen (une commission
    indépendante). Ensemble, nous travaillons pour attirer l’attention sur
    l’importance de l’Arctique en tant que ressource mondiale. Nous
    espérons que les Etats-Unis, les sept nations de l’Arctique et les
    dirigeants du monde finiront enfin par prendre la responsabilité de
    sauver cette région lors de la réunion de la Convention cadre des
    Nations unies sur les changements climatiques.

    Nous ne pouvons que souhaiter ardemment que les dirigeants du monde entier partagent ce sentiment d’urgence.

    COCHRAN Patricia, WATT-CLOUTIER Shelia

    * Article paru dans le Monde, édition du 25.07.09. LE MONDE | 24.07.09 | 14h42 • Mis à jour le 24.07.09 | 14h42.

    * Patricia Cochran est présidente du Sommet mondial des peuples
    autochtones sur les changements climatiques.. Shelia Watt-Cloutier est
    militante inuite.

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