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    Message par bye Ven 14 Mai - 9:19

    http://lci.tf1.fr/economie/consommation/2010-05/l-electricite-11-plus-chere-et-si-c-etait-pour-bientot-5852023.html


    [size=25]L'électricité 11% plus chère : et si c'était pour bientôt ?



    Par TF1 News (D'après agence), le 13 mai 2010 à 08h13

    Le projet de réforme du marché de l'électricité, qui doit bientôt passer devant le Parlement, pourrait provoquer des hausses des tarifs de l'électricité comprises entre 7% et 11% selon des projections de la Commission de régulation de l'Energie.

    Pour EDFEDF[/url], c'est un sujet récurrent. A chaque fois qu'il en a l'occasion, le groupe public d'électricité tente d'obtenir du gouvernement une revalorisation de ses tarifs de vente, qu'il juge trop faibles. En juillet 2009, l'ancien patron Pierre Gadonneix avait réclamé une hausse de prix de 20% sur 3 ans, ce qui lui avait coûté son poste. "Cette question va se reposer", avait-il prédit juste avant de quitter ses fonctions. En janvier, le quotidien Les]Les Echos avait fait état de "projections internes" à EDF qui envisageaient une hausse des tarifs aux particuliers de l'ordre de 24% entre 2010 et 2015, une information démentie par EDF. Mais la question revient aujourd'hui sur le tapis : mercredi, c'est la Commission de Régulation de l'Energie, ou CREhttp://lci.tf1.fr/infos/cre/cre-1.html]CRE[/url[/url]], gendarme du secteur, qui s'est livrée à l'exercice des projections en se basant sur les demandes formulées par EDF dans le cadre de la réforme du marché de l'électricité.
    Cette réforme, baptisée projet de loi "Nome" pour Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité, a été présentée mi-avril en Conseil des ministres. Elle prévoit d'obliger EDF à céder une partie de son électricité d'origine nucléaire à d'autres fournisseurs dans le but de renforcer, à la demande des instances européennes, la concurrence sur le marché français. Le prix de l'électricité cédée par l'opérateur national représenterait "les coûts complets de production du parc électronucléaire" mais la loi ne devrait pas fixer ce prix qui serait déterminé selon une méthode définie par décret une fois la réforme adoptée. Le projet de loi précise toutefois que le prix sera "représentatif des conditions économiques des centrales nucléaires déjà en service" et "couvrira les coûts complets (rémunération des capitaux, dépenses d'exploitation, dépenses d'investissement, charges nucléaires de long terme)". Le prix de l'accès régulé à l'électricité de base devrait en outre, selon le projet de loi, être "cohérent avec le prix facturé aux clients bénéficiant du tarif réglementé transitoire d'ajustement du marché" (Tartam), un tarif spécifique pour les entreprises de 42 euros par mégawattheure.

    Proglio sort sa calculette
    Le patron d'EDF, Henri Proglio, s'était initialement montré fermement opposé à ce projet. Il a depuis lors largement revu sa position pour focaliser la négociation sur le prix auquel EDF vendra son électricité à ses concurrents. Il réclamait ainsi en mars que le groupe public "ne soit pas contraint de vendre en dessous du prix de revient[/i]". Mercredi, il a été plus précis, lors d'une audition à huis clos devant la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Selon une source parlementaire, Henri Proglio s'est livré au calcul suivant : il a déduit des besoins en investissements du groupe "un prix d'équilibre de 45 euros par MWh pour l'accès régulé à la base", tout en ajoutant "qu'il se débrouillerait avec le prix du Tartam. En dessous, il estime que cela ressemble à du pillage". Le président de la CRE, Philippe Ladoucette, a de son côté évoqué lors d'une autre audition un accès régulé à l'électricité de base qui pourrait se faire à un prix d'équilibre de 38 euros environ/MWh.
    Or, selon les projections de la CRE, il faudrait relever les tarifs bleus (particuliers et petits professionnels) de 11,4% une fois la réforme votée, puis de 3,5% par an entre 2011 et 2025, si EDF obtenait gain de cause. La CRE plaide, elle, pour une hausse moindre, de 7,1% puis de 3,1% par an. Face à cette avalanche de chiffres, mercredi soir, le ministère de l'Energie a démenti "catégoriquement les rumeurs relatives aux tarifs de l'électricité" en assurant : "Le gouvernement est responsable de la détermination des tarifs réglementés et nul autre n'a autorité aujourd'hui pour établir des orientations à ce sujet".
    "Aucun élément dans les propositions d'EDF sur la loi Nome n'entraînerait les hausses de tarifs évoquées par la CRE", a de son côté affirmé le groupe d'électricité. Quant au président de la CRE, Philippe de Ladoucette, il a indiqué qu'il avait "simplement donné aux parlementaires présents des scénarios réalisés par la CRE et sous la responsabilité de la CRE et qui n'engagent en aucune manière EDF".

    Par TF1 News (D'après agence) le 13 mai 2010 à 08:13
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    Energie - Page 5 Empty Re: Energie

    Message par bye Ven 28 Mai - 15:04

    http://www.cbanque.com/actu/16834/electricite-autorite-de-concurrence-doute-du-succes-de-la-reforme-du-marche


    Electricité: adoption en commission du projet de réforme du marché



    PARIS, 26 mai 2010 (AFP) -
    Les députés ont adopté mercredi en commission des affaires économiques le projet de loi réformant le marché de l'électricité, qui va obliger EDF à céder jusqu'à 25% de sa production nucléaire à ses concurrents, a-t-on appris de source parlementaire.


    Le projet de loi, présenté au Conseil des ministres le 14 avril, sera débattu en première lecture à l'Assemblée nationale le 8 juin.
    Le texte va obliger l'ancien monopole public d'EDF (95% du marché des particuliers) à céder jusqu'à un quart de sa production à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, etc.) à prix coûtant.
    EDF dispose d'un avantage compétitif grâce au faible coût de production de ses 58 réacteurs nucléaires.
    La commission des affaires économiques a examiné mardi et mercredi 219 amendements déposés par les députés et le gouvernement.
    Elle a notamment adopté un amendement permettant de diminuer progressivement le volume d'électricité cédé par EDF (fixé actuellement à 100 térawatheures) lors de la révision du dispositif par le Parlement en 2015.
    Un amendement impose aux membres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) de prêter serment avant leur prise de fonction. Il a été adopté à la suite de la publication par la presse d'un document interne à la CRE mettant en cause la mauvaise gestion du réseau électrique d'EDF.
    Les députés ont aussi adopté un amendement supprimant la possibilité pour le gouvernement de transposer par ordonnance les directives européennes dites "3e Paquet Energie".
    Enfin, un amendement déposé par Charles de Courson (Nouveau Centre) réformant les taxes locales d'électricité a aussi été adopté.
    Electricité: l'Autorité de concurrence doute du succès de la réforme du marché


    PARIS, 27 mai 2010 (AFP)


    L'Autorité de la concurrence estime que le projet de réforme du marché de l'électricité, qui est censé favoriser la concurrence, serait une "forme d'économie administrée" et qu'il pourrait échouer à entamer la domination d'EDF dans ce secteur, selon un avis dont l'AFP a obtenu copie.


    Adopté mercredi en commission par l'Assemblée nationale, ce projet de loi va obliger EDF à céder jusqu'à un quart de sa production d'électricité nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, etc.) à prix coûtant. Ce dispositif « est une forme d'économie administrée », souligne l'Autorité de la concurrence, dans un document confidentiel transmis à la commission des affaires économique de l'Assemblée nationale. « Sur cette partie du marché, les fournisseurs ne se distingueront quasiment plus que par leur politique marketing », ajoute-t-elle.
    En outre, ce mécanisme fait courir « un risque réel de concertation » entre EDF et ses concurrents « sur leurs stratégies commerciales voire leurs politiques de prix, qui serait contraire aux règles de concurrence ». Elle souligne en effet que « les accords bilatéraux d'approvisionnement conclus entre EDF et un fournisseur alternatif » dans le cadre de cette réforme pourraient avoir pour conséquence « de permettre ou de faciliter les échanges d'informations commerciales ou de prix confidentielles entre les fournisseurs ».
    Selon le gendarme de la concurrence, le succès de la réforme sera conditionné par l'apparition de nouveaux fournisseurs d'électricité, disposant de leur propres moyens de production d'électricité de base (comme des centrales nucléaires par exemple). A défaut, « le risque existe qu'au terme du dispositif (...), la configuration du marché de l'électricité ne soit guère différente de celle actuelle », estime-t-elle.
    Pour éviter cet écueil, l'Autorité plaide pour une « réduction progressive du plafond » d'électricité cédée par EDF à ses concurrents, aujourd'hui fixé à 100 térawattheures (TWh). L'objectif serait de « préparer progressivement » les fournisseurs alternatifs à la fin du dispositif le 31 décembre 2025.
    Enfin, l'Autorité pointe la nécessité de faire en sorte que les tarifs réglementés de l'électricité (destinés aux particuliers ou aux entreprises) tiennent compte du prix auquel EDF cédera son électricité à ses concurrents. Pour que les fournisseurs alternatifs ne vendent pas « à perte », il faut en effet que les tarifs réglementés soient supérieurs à ce prix de cession, ce qui est aujourd'hui loin d'être acquis. Le projet de loi ne prévoit en effet un alignement des deux tarifs qu'à partir de 2015.
    « Il sera donc difficile, au moins jusqu'à la fin de 2015, aux fournisseurs alternatifs de concurrencer frontalement les tarifs réglementés dans leurs offres commerciales aux particuliers et petits professionnels », souligne l'Autorité de la concurrence. Elle recommande donc « au gouvernement de réduire au maximum la durée de la période de transition ouverte par le projet de loi, ou à défaut de rapprocher progressivement d'ici 2015 le niveau des tarifs réglementés des coûts supportés par leurs fournisseurs ».
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    Message par bye Dim 30 Mai - 12:21

    Voilà ce que l’on pouvait lire au mois de janvier…. Sur LCI - TF1


    [b]http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/2010-01/les-tarifs-d-edf-vont-ils-bondir-de-24-en-5-ans-5653394.html


    Les tarifs d'EDF vont-ils bondir de 24% en 5 ans?



    Par TF1 News (D'après agence), le 25 janvier 2010 à 08h19, mis à jour le 25 janvier 2010 à 09:50

    Selon Les Echos, EDF envisage une hausse du "tarif bleu" payé par les clients résidentiels de l'ordre de 24% entre 2010 et 2015, pour financer ses investissements. EDF dément.

    Si vous trouvez que votre facture d'électricité est élevée, accrochez-vous, car elle ne risque pas de diminuer. La direction d'Electricité de France EDFhttp://lci.tf1.fr/biographies/edf-4883858.html]EDF[/url[/url]]) envisagerait en effet une hausse des prix de l'ordre de 24% entre 2010 et 2015 pour financer ses investissements, affirme le quotidien Les Echos lundi.
    EDF aurait soumis aux pouvoirs publics un projet non chiffré dans lequel le groupe énergétique demande une augmentation à moyen terme des tarifs d'électricité tant pour les particuliers que pour les entreprises, assure le quotidien économique.

    Les 20% demandés n'avaient pas été accordés
    Hors inflation, cela correspond à une hausse d'environ 15%, selon les calculs du quotidien. "Entre 20% et 30%, nous avons tout entendu", a déclaré aux Echos une source gouvernementale. Réponse ferme du groupe, lundi matin: "EDF dément catégoriquement avoir formulé une quelconque demande d'augmentation des tarifs", a déclaré une porte-parole du groupe public. Dans un premier temps, EDF avait indiqué qu'il n'avait "[i]transmis aucune proposition chiffrée au gouvernement", en référence aux informations du quotidien.
    En juillet 2009, Pierre Gadonneix, alors PDG d'EDF, avait réclamé une hausse de 20% des tarifs de l'électricité en France sur trois ou quatre ans, afin de financer les investissements du groupe, une déclaration qui avait été vivement critiquée par le gouvernement. Le mandat de M. Gadonneix n'a pas été renouvelé et c'est Henri Proglio qui dirige actuellement l'entreprise publique.

    Par TF1 News (D'après agence) le 25 janvier 2010 à 08:19
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    Message par bye Mar 3 Aoû - 5:49

    http://mouvdc.canalblog.com/archives/2010/07/28/18691907.html


    Les heures supplémentaires du sénateur Gérard Longuet chez GDF Suez (suite)

    28 Juillet 2010 Par Médiapart

    · Peut-on être à la fois sénateur et conseiller d'une grande entreprise qui fait l'objet de nombreuses lois? Cette question, qui sera peut-être un jour débattue au Sénat, ne semble pas avoir effleuré l'esprit de GDF-Suez et de Gérard Longuet. Pendant quinze mois, le groupe d'énergie a jugé utile de faire appel aux conseils du sénateur de la Meuse, devenu président du groupe UMP au Sénat.

    Jamais de telles relations n'auraient dû être connues publiquement. Mais des proches du sénateur, par mégarde, y ont fait explicitement référence. Interrogés, GDF-Suez et Gérard Longuet ont reconnu la réalité de cette mission de conseil, qu'ils auraient sans doute préféré taire. «Oui, il y a bien eu une mission de conseil», reconnaissent les deux parties.

    Un contrat de conseil a été officiellement passé en septembre 2008, deux mois à peine après la création de GDF-Suez. Officiellement, c'est à l'initiative de Gérard Mestrallet, président du groupe, qu'aurait été prise cette décision. Selon nos informations, ce serait plutôt l'homme d'affaires, Albert Frère, deuxième actionnaire du groupe après l'Etat, qui aurait suggéré l'idée. Interrogé sur ce point, le porte-parole du groupe dit ne pas savoir ce qu'il en est.

    Selon GDF-Suez, peu bavard sur le sujet, il s'agissait de «mener une réflexion sur le déploiement du nucléaire en France et à l'international». Un contrat a été signé avec Sokrates Group, la holding de conseil de Gérard Longuet, pour conduire cette mission. Gérard Longuet est plus explicite. «On l'oublie mais GDF-Suez est un acteur important dans le nucléaire. A l'époque, Gérard Mestrallet m'a demandé de mener une réflexion sur l'avenir de ce secteur et de nouer des contacts avec des politiques étrangers pour étudier son développement en Europe», explique-t-il.

    Ce travail, selon Gérard Longuet, «a donné lieu surtout à des rencontres, à des échanges de vue, des entretiens avec des hommes politiques», rapportés par la suite à Gérard Mestrallet. Le groupe précise que la mission de conseil de Gérard Longuet s'est accompagnée de notes, de rapports, notamment «sur le nucléaire en Turquie».

    Ces travaux ont duré jusqu'en décembre 2009, selon les deux parties. «Quand j'ai été candidat à la présidence du groupe UMP au Sénat en juillet 2009, j'ai annoncé à Gérard Mestrallet que je n'aurais plus suffisamment de temps pour m'occuper de cette mission. De plus je trouvais compliqué de poursuivre ce travail, tout en étant président du groupe de la majorité. Tout s'est donc arrêté à la fin de l'année dernière», explique-t-il.

    Le président du groupe UMP au Sénat et GDF-Suez n'en disent pas plus. Ils refusent catégoriquement en tout cas de donner le montant de ce contrat. «Secret des affaires», invoquent-ils l'un comme l'autre. «De toute façon, après les charges sociales, les impôts, il ne reste plus grand-chose», grince Gérard Longuet. En 2008, Sokrates, qui jusqu'alors en tant que holding n'avait jamais affiché de chiffre d'affaires, a publié pour la première fois un chiffre d'affaires de 28.000 euros. Mais est-ce bien lié à ce contrat? Et si c'est le cas, cette somme correspond-elle à un versement forfaitaire, trimestriel, annuel? Les comptes de Sokrates pour l'exercice 2009 n'ayant pas été déposés, il est impossible d'en tirer la moindre conclusion.



    · «Une petite activité personnelle de consulting»

    Pour Gérard Longuet, les relations d'affaires avec GDF-Suez pendant quinze mois s'inscrivent dans le cours normal de ses activités. Il est conseiller de longue date, ou plutôt actionnaire principal d'une société de conseil. En 1999, époque où sa carrière politique semblait compromise à la suite de sa mise en examen pour financement illégal du parti républicain, il s'est lancé dans le conseil en rachetant plusieurs sociétés: 100% de Herbemont Cesar et associés (HCA), spécialisé dans la conduite du changement dans les entreprises, 60% de Sanesco, conseil auprès des hôpitaux et institutions médicales, 85% de Francis Vidal.

    Ces participations ont toutes été regroupées dans Sokrates group dont Gérard Longuet est l'actionnaire majoritaire. Depuis 2007, il a revendu une à une ces activités. La dernière opération en date est la cession de Sanesco, revendue en mai 2010 à GE Heathcare, la filiale santé de General Electric, pour environ 1 million d'euros. Mais à côté de ces filiales et après leur cession, Gérard Longuet dit «avoir conservé une petite activité personnelle de consulting». C'est dans ce cadre que l'accord a été passé intuitu personae avec GDF-Suez.

    Que GDF-Suez fasse appel à lui pour réfléchir sur le nucléaire lui paraît aussi être dans l'ordre des choses. «J'ai toujours été très intéressé par les questions d'énergie. J'ai commencé ma carrière au ministère de l'industrie aux côtés d'André Giraud», explique-t-il. Figure tutélaire du Corps des mines et du nucléaire français, ce dernier, qui fut aussi ministre de la défense en 1986, fut un des défenseurs acharnés d'une politique énergétique ambitieuse, étroitement contrôlée par l'Etat. Il n'est pas sûr qu'il partagerait aujourd'hui les vues du sénateur de la Meuse qui se réclame de lui.

    Libéral convaincu, Gérard Longuet l'est naturellement pour le secteur de l'énergie. Bien qu'il ait postulé à la présidence d'EDF en 2004 et tenté à nouveau sa chance en 2009 pour remplacer Pierre Gadonneix, il se dit partisan de la dérégulation totale du secteur. Comme son vieil ami Philippe Ladoucette, président de la Commission de la régulation de l'énergie (CRE), il est favorable à une mise en concurrence totale de l'énergie, la fin des tarifs régulés, une augmentation des prix afin de soutenir la concurrence, une libéralisation totale du nucléaire en France. Des positions pas très éloignées non plus de celles de GDF-Suez.

    Mais une chose est d'avoir des convictions. Une autre est de courir le risque de pratiquer le mélange des genres. Car l'enrôlement d'un sénateur par GDF-Suez n'est pas totalement dénué de calcul et d'arrière-pensées. Pour certains, ce cas est la première manifestation des effets induits de la libéralisation de l'énergie en France. Il préfigure une situation «qui sera d'une ampleur dix fois supérieure à ce que l'on a connu dans l'eau dans les années 1990», pronostique un observateur.

    Au moment où le gouvernement fait voter loi sur loi – de la privatisation de GDF à la ]http://www.mediapart.fr/journal/economie/080610/electricite-la-rente-nucleaire-cedee-au-prive]
    loi Nome accordant un partage de la rente nucléaire aux groupes privés –[/url] pour accélérer la déréglementation du secteur, est-ce que cela ne pose pas problème de mener en parallèle la fonction de législateur et une activité de conseil auprès d'une des parties prenantes à ce dossier? «D'abord, je ne vote pas la loi tout seul. Ensuite, je ne suis pas né de la dernière pluie. Je ne suis jamais intervenu dans les débats parlementaires sur les questions du nucléaire, de la libéralisation de l'énergie, les tarifs ou autres. Le seul débat où j'ai pris position est celui sur la gestion des déchets nucléaires à Bure (Meuse) car cela concerne directement mon territoire et c'est un sujet d'intérêt général», insiste Gérard Longuet. Les]http://www.senat.fr/interventions/longuet_gerard01048v/longuet_gerard01048v.html]Les comptes-rendus des débats l'attestent: expert à l'extérieur, Gérard Longuet est muet sur les questions d'énergie, quand elles viennent en discussion au Sénat. Ce silence, pour le président du groupe UMP, est la preuve de sa bonne conduite.

    «Le conflit d'intérêts est réel»

    Le code électoral, très sensible à ces questions d'indépendance du législateur par rapport à toutes les forces de pression, dit un peu autre chose: un élu ne peut pas décider seul de la conduite à tenir en cas de situation de litige potentiel. Un membre de l'entourage du président du Sénat, Gérard Larcher, rappelle l'esprit de la loi: «Les règles d'incompatibilité sont extrêmement fines, elles se jugent au cas par cas. Tout repose sur un système déclaratif sur l'honneur en début de mandat ou en cours de mandat, s'il y a un changement. C'est le bureau qui examine alors les situations personnelles de façon totalement discrète et demande si nécessaire une régularisation. Dans le cas présent, il faut savoir si cette mission de conseil a été déclarée.»

    A cette intéressante question, Gérard Longuet a fait répondre par son secrétariat que son activité de conseil avait naturellement été déclarée au début de son mandat de sénateur. En revanche, le contrat avec GDF Suez n'avait pas été déclaré «puisqu'il s'inscrivait dans l'activité normale de sa société».

    C'est une façon de présenter le dossier. Dans les faits, le contrat n'a été pris par une de ses sociétés de conseil mais par Gérard Longuet lui-même. Dans]http://www.senat.fr/role/fiche/statut_senateur.html]Dans les cas d'incompatibilité, la loi retient notamment les fonctions de conseil au privé: «Il est interdit à tout parlementaire de commencer à exercer une fonction de conseil qui n'était pas la sienne avant le début de son mandat. Toutefois, cette interdiction n'est pas applicable aux membres des professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé [/i](les avocats ou les experts-comptables, par exemple)[/i]Le président du groupe UMP au Sénat relève-t-il d'une de ces exceptions? La question n'ayant pas été posée au bureau du Sénat, il n'est pas possible d'apporter une réponse.

    «Ce mandat de conseil n'est peut-être pas illégal. Néanmoins le conflit d'intérêts lui est réel et demeure. Se défendre en disant qu'il n'intervient pas dans les débats sur les questions d'énergie est un piètre argument. D'abord, ce n'est pas le rôle d'un président de groupe de prendre position dans les discussions. Ensuite, il passe sous silence son rôle d'organisateur de la majorité au Sénat. C'est lui qui choisit les rapporteurs des textes, désigne les animateurs dans les commissions. Ce sont des choix décisifs pour la suite des discussions», explique un parlementaire de l'opposition, qui refuse d'être nommé pour «ne pas en rajouter dans le climat actuel».

    Gérard Longuet, lui, dément tout conflit d'intérêts. Il ajoute même que lorsqu'il a cessé sa mission de conseil avec GDF-Suez, il a déclaré à Gérard Mestrallet que «quand il serait plus libre, il serait tout à fait disposé à reprendre sa mission».
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    Message par bye Lun 9 Aoû - 4:26

    Les]http://eco.rue89.com/2009/06/06/gaz-et-electricite-une-nouvelle-generation-de-compteurs-evolues]Les nouveaux compteurs électriques, dits « intelligents », seraient justement trop intelligents. Ils permettent de « savoir beaucoup de choses sur les habitants d'une maison », s'inquiète la Cnil ]http://www.rue89.com/tag/cnil]. Par exemple, l'heure à laquelle vous prenez votre douche ou utilisez votre grille-pain.
    D'ici 2020, 80% des 35 millions de compteurs actuels devront avoir été remplacés par ces nouveaux modèles. Des compteurs dits « intelligents », parce qu'ils sont informatisés et peuvent :


    • Transmettre des informations : un relevé sera envoyé toutes les 10 à 30 minutes à ERDF ]http://www.erdfdistribution.fr/] (Electricité Réseau Distribution de France), le gestionnaire du réseau depuis l'ouverture du marché de l'électricité, et ces données seront ensuite transmise aux fournisseurs d'électricité ;
    • Piloter à distance votre installation électrique : ces relevés de consommation en temps réel permettent d'ajuster, par exemple, la consommation du chauffe-eau ou des radiateurs.

    ERDF]http://www.erdfdistribution.fr/medias/dossiers_presse/DP_ERDF_210610_1.pdf]ERDF n'y voit que des avantages, pour les clients comme pour les producteurs d'électricité :

    • Pour les clients : des relevés plus précis permettent de mieux maîtriser la consommation d'électricité, et beaucoup d'opérations ne nécessiteront plus qu'un technicien se déplace ;
    • Pour les producteurs : EDF et ses concurrents pourront ajuster à la fois leurs offres tarifaires et la production de leurs centrales.

    Le compteur connaît l'heure de votre douche


    Le système présente pourtant un risque majeur, nuance la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Dans ]un]http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/2/les-compteurs-electriques-intelligents-en-questions/] article publié sur son site, et repéré]http://www.pcinpact.com/actu/news/58662-compteurs-electriques-intelligents-communicants-cnil.htm]repéré par PC Inpact, la Cnil demande des garanties pour le respect de la vie privée :

    « Les informations de consommation d'énergie transmises par les compteurs sont très détaillées et permettent de savoir beaucoup de choses sur les occupants d'une habitation, comme leur horaire de réveil, le moment où ils prennent une douche ou bien quand ils utilisent certains appareils (four, bouilloire, toaster…).
    Les distributeurs d'énergie devront donc apporter des garanties sérieuses sur la sécurisation de ces données et leur confidentialité. »
    Selon la Cnil, les compteurs « intelligents » pourraient faire perdre aux clients le contrôle de leurs installations électriques :

    « Les compteurs communicants peuvent également agir directement sur l'installation électrique. Ils permettent notamment de modifier la puissance de l'abonnement, voire même de couper l'alimentation électrique à distance, via une interface web. Ces fonctionnalités devront être parfaitement sécurisées pour éviter toute utilisation frauduleuse. »
    Des garanties sont-elles prévues, et si oui, lesquelles ? Les responsables du dossier à ERDF n'étaient pas joignables vendredi.

    source: http://eco.rue89.com/2010/08/08/attention-votre-nouveau-compteur-electrique-peut-vous-espionner-161318]
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    Message par bye Lun 9 Aoû - 17:58

    AFP - 09/08/2010 à 13:19


    Electricité: les prix vont augmenter de 9% pour 500.000 ménages, révèle la presse


    Les tarifs de l'électricité vont augmenter de 9% le 15 août pour 500.000 ménages ayant souscrit un abonnement "Effacement Jour de Pointe" (EJP), révèle lundi La Tribune sur son site internet, citant un document du ministère de l'Energie et du Développement durable.




    /size]

    Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière un relèvement de trois pour cent des tarifs de l'électricité pour les particuliers, mais sans donner le détail des hausses pour chaque type d'abonnement.

    Interrogé lundi par l'AFP, le ministère de l'Energie n'a pas souhaité commenter l'information de La Tribune. "Nous attendons l'avis de la Commission de Régulation de l'Energie", a déclaré une porte-parole. L'avis de la CRE est purement consultatif et sera publié au Journal officiel en même temps que les arrêtés fixant la hausse des tarifs, sans doute autour du 15 août.

    Selon La Tribune, le prix de l'abonnement et du kilowatt-heure augmentera de 9,2% pour l'option EJP. Ce type d'abonnement, qui n'est plus proposé par EDF à ses nouveaux clients, fait varier le prix du kilowatt-heure en fonction des jours, le prix de l'électricité augmentant fortement lors des jours de forte consommation d'électricité.

    à lire aussi

    Electricité]http://actu.orange.fr/une/electricite-les-prix-vont-augmenter-de-9-pour-500-000-menages-revele-la-presse_33199.html]Electricité: les prix vont augmenter de 9% pour 500.000 ménages, révèle la presse

    Le prix de l'abonnement "Heures creuses/heures pleines" baissera lui de 25% à 90,96 euros pour une puissance inférieure à neuf kilovoltampères (kVA), tandis que le prix du kilowatt-heure augmentera de 7,3%.

    Pour l'option "Tempo" (prix modulé selon l'heure et le jour), le coût de l'abonnement augmentera de trois pour cent, tout comme celui du kilowatt-heure.

    Enfin pour l'option "Base" (tarif unique), le prix de l'abonnement augmentera de 4,4% à 8,4% et celui de l'énergie de 1,5% à 1,8% pour les consommateurs dont l'installation électrique a une puissance inférieure à six kVA. Pour les puissances plus fortes (jusqu'à 36 kVA), le prix de l'énergie est stable et le prix de l'abonnement baisse de 0,3% à 16,2%.

    Le ministère de l'Energie avait indiqué la semaine dernière que la hausse des tarifs serait "différenciée" selon le type d'abonnement, afin que chaque consommateur paye le coût réel de sa consommation d'électricité (coût du réseau et coût de la production). "Sauf exception marginale, aucune option tarifaire ne conduit à une revalorisation hors de proportion avec la revalorisation moyenne", avait toutefois assuré le ministère sans plus de précision.

    L'an dernier, la hausse des tarifs de 1,9% en moyenne pour les ménages, avait caché de fortes disparités selon les clients. Ainsi, 1,5 million de clients avaient vu leur facture augmenter de plus de 15%.

    Quelque 28,5 millions de clients particuliers sont actuellement soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés par EDF.
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    Message par bye Mar 10 Aoû - 16:59

    AFP - 10/08/2010 à 14:29

    GDF Suez achète International Power et devient 2e producteur mondial d'électricité


    Le groupe énergétique franco-belge GDF Suez, produit d'une spectaculaire fusion il y a deux ans, s'est encore élargi, au point de devenir le deuxième producteur d'électricité au monde, après son rachat, annoncé mardi du groupe britannique International Power (IP).





    "Nous devenons la première entreprise énergétique mondiale, parmi les sociétés non pétrolières, et, dans le domaine de la production d'électricité, nous passons de la 8e à la 2e place mondiale", a souligné Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, mardi, dans un entretien à l'AFP.

    "Les deux premiers producteurs mondiaux d'électricité sont français désormais", a-t-il relevé, en allusion à Electricité de France (EDF).

    Avec cette acquisition, GDF Suez disposera d'une capacité de production totale d'électricité de 107 gigawatts, passant devant l'allemand E.ON, l'italien Enel et les trois premières entreprises chinoises du secteur.

    International Power détient plus de 50 centrales électriques dans le monde, dans 21 pays.

    Le nouveau groupe réalisera un chiffre d'affaires de 84,4 milliards d'euros et sera présent sur tous les continents, sauf l'Afrique.

    "C'est une opération qui scelle la réussite de la fusion entre Gaz de France et Suez" en juillet 2008, s'est félicité M. Mestrallet.

    GDF]http://actu.orange.fr/economie/gdf-suez-achete-international-power-et-devient-2e-producteur-mondial-d-electricite_33483.html]GDF Suez achète International Power et devient 2e producteur mondial d'électricité


    Le mariage de l'entreprise publique GDF avec le groupe privé Suez avait donné lieu à un feuilleton à rebondissements de plus deux ans, et visait notamment à contrer une OPA hostile d'Enel sur Suez.

    L'opération de rapprochement avec International Power, qui aura mis un peu plus de six mois à se réaliser, a été approuvée par les conseils d'administration des deux groupes. Elle se fera essentiellement par échange d'actifs.

    GDF Suez a toutefois dû promettre le versement d'un dividende pour un total de 1,4 milliard de livres (1,68 milliard d'euros) pour obtenir l'accord des actionnaires d'IP.

    GDF Suez va apporter certaines de ses activités internationales (pour l'essentiel non européennes) à International Power. En échange, il recevra 70% du capital d'IP, les anciens actionnaires en gardant 30%.

    L'Etat français possède 36% de GDF Suez. Saluant l'annonce de la prise de contrôle d'IP, le Premier ministre François Fillon a souligné dans un communiqué que l'Etat "conservera toute sa place au sein du groupe, le niveau de sa participation restant inchangé".

    Les deux sociétés espèrent réaliser des économies de coûts de 197 millions d'euros par an, une fois la fusion totalement réalisée.

    L'opération devrait être définitivement conclue fin 2010 ou début 2011.

    Le PDG de GDF Suez a assuré qu'elle n'aurait pas d'impact sur les employés du groupe. "Il n'y aura aucune opération de restructuration en France. Nous faisons ce projet pour nous développer et pour investir", a assuré M. Mestrallet.

    Grâce à cet achat, GDF Suez va pouvoir accélérer son développement dans les pays émergents, les plus rentables économiquement à une période où la consommation d'énergie stagne en Europe et en Amérique du Nord.

    "Nous continuerons à investir en France et en Europe mais les plus forts besoins en énergie sont dans les pays où la croissance économique est très forte: en Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient", a expliqué Gérard Mestrallet.
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    Message par bye Mar 10 Aoû - 20:14

    Georges Charpak et d'autres scientifiques invitent à renoncer au réacteur à fusion nucléaire Iter



    [ 10/08/10 - 14H01 - AFP ]

    © AFP/Archives - Gérard Julien
    Le prix Nobel de physique Georges Charpak et d'autres scientifiques invitent à "renoncer" au projet de réacteur expérimental international à fusion nucléaire Iter, qui est "hors de prix et inutilisable", dans une tribune publiée mardi dans le quotidien Libération.
    "Le coût de construction d'Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d'euros, il est question d'en faire subir les conséquences aux budgets de financements de la recherche scientifique européenne", menaçant "de nombreuses recherches autrement plus importantes", s'inquiètent-ils.
    "C'est exactement la catastrophe que nous redoutions", écrivent MM. Charpak, Jacques Treiner (Université Pierre et Marie Curie, Paris) et Sébastien Balibar (Ecole normale supérieure), assurant qu'il est "grand temps de renoncer" à Iter, qui doit être construit à Cadarache (Bouches-du-Rhône).
    "Si l'on continue, tous les secteurs de la recherche vont souffrir", soulignent-ils.
    Contrôler la fusion nucléaire est un "rêve ancien". La "méthode consiste à chauffer un mélange d'hydrogène lourd (un plasma de deutérium et de tritium) jusqu'à 100 millions de degrés", pour que les noyaux d'atomes fusionnent, en dégageant une énergie colossale, rappellent ces scientifiques.
    Mais cela implique, écrivent-ils, de "surmonter trois difficultés majeures: maintenir le plasma à l'intérieur de l'enceinte, produire du tritium en quantités industrielles et inventer des matériaux pour enfermer ce plasma".
    Or, "c'est seulement à partir de 2019 qu'Iter doit commencer à étudier la première de ces difficultés", et la troisième semble "la plus redoutable". Pour ces scientifiques, on est donc "loin de la mise au point d'un prototype de centrale électrique" et de "l'avènement d'une nouvelle filière de production d'énergie".
    Ils estiment donc qu'au "lieu d'investir dans Iter, la communauté internationale et surtout l'Europe feraient mieux de reconstruire" une centrale nucléaire de quatrième génération, "afin d'améliorer ce que Superphénix nous a déjà appris".
    Les réacteurs nucléaires de quatrième génération, encore au stade de la recherche, pourraient transformer les déchets actuels en combustible et fournir "ainsi une énergie propre pour au moins cinq mille ans", assurent ces scientifiques.
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    Message par bye Mar 17 Aoû - 5:12

    EDF, ex-service public de l’électricité

    EDF annonce une hausse moyenne de 3 % de ses tarifs domestiques. Ce n’est qu’une moyenne, car les heureux bénéficiaires d’un contrat EJP (effacement jour de pointe, donc abonnés qui diminuent leur consommation lors des pointes pendant lesquelles EDF met en service les centrales les moins productives, ce qui est un plus pour le pays et l’entreprise) vont faire plus.

    Ce que ne dit pas le gouvernement ou l’entreprise, c’est qu’il faut prendre en compte les multiples taxes qui pèsent en sus sur l’électricité. Or, en fonction du lieu d’habitation, le montant total de ces taxes varie entre 35 et 42 % à cause des taxes municipale et départementale qui vont entre 4 et 12 %. Ainsi, dans un courrier des lecteurs (le Monde Magazine), une personne se plaignait de payer 41 % de taxes… sur un service indispensable, à l’instar de la vielle gabelle ! Il faut donc ajouter aux 3 % les 41 de taxes, soit 1,23 de plus. La hausse réelle TTC est donc de 4,23 %. Dieu merci, les impécunieux bénéficient d’un tarif spécial et stigmatisant (payé par les consommateurs alors que ce devrait l’être par l’impôt puisqu’il s’agit d’une obligation étatique de solidarité) allégé de 30 %. Récapitulons les dites taxes : municipale (4 à 8 %), départementale (4), taxe de contribution aux charges du service public (notamment pour la péréquation des tarifs sur tout le territoire), taxe écolo (obligation de rachat de l’électricité produite par les « auto-producteurs » d’hydraulique, d’éolien, de photovoltaïque, etc. à un prix supérieur au coût de revient d’EDF, ce qui explique que les toits des hypermarchés et des hangars soient désormais couverts de cellules photovoltaïques) pour les énergies renouvelables, taxe de compensation du régime spécial de retraite (payée sur le service du transport exercé par le RTE, réseau de transport de l’électricité, qui évidemment répercute la chose sur la distribution), plus la TVA qui, ô merveille, s’applique sur les taxes précédentes. Ce n’est pas tout : camouflées dans les comptes, il y a des « redevances de concession » (Lyon, Marseille, Paris, là 60 millions d’euros) et la mirifique taxe Pasqua sur l’hydraulique (300 millions d’euros) ; il y en a sûrement d’autres que je ne connais pas. Il va de soi que toutes ces taxes sont incluses dans la facture, ce qui peut faire estimer que la taxation réelle de l’électricité est proche, passé partout, de 50 %.

    Le prix de revient d’EDF (hors taxes ; et où est la comparaison en Europe entre les prix TTC et les prix hors taxes ?) est en gros de 30 % inférieur à celui de la moyenne européenne grâce aux investissements nucléaires effectués auparavant. C’est pourquoi, l’UE est mécontente et veut forcer l’entreprise à augmenter ses tarifs dits « régulés ». Lesquels expliquent que peu de clients fuient EDF, ce qui est une pratique anticoncurrentielle aux yeux de l’Europe hyper-libérale. Les doryphores voient là l’occasion de rentabiliser leurs centrales plus coûteuses et plus polluantes. En effet, l’électricité ne se stockant encore pas dans les masses exigées par le niveau de consommation, le prix de marché se fixe toujours, normalement en univers pleinement concurrentiel, au coût de revient marginal des dernières unités produites, celles sorties par les centrales les moins rentables. D’où la pression des verts-de-gris et des heureux propriétaires de rossignols auxquels l’augmentation de prix éviterait d’investir, ce qui explique au passage que l’UE soit dans une situation de plus en plus tendue dans le rapport de la production à la consommation, surtout lors des périodes de pointe. Mais le privé a une solution : des petites centrales à gaz, peu chères et rapidement mises en route pour effacer lesdites pointes de consommation ; du coup leur courant se vendrait au coût marginal élevé des vieilles usines, alors que leur coût de revient est bien plus faible, donc ils toucheraient une superbe rente différentielle, comme les heureux propriétaires des terres les plus fertiles (analyse de la rente foncière par Ricardo) ; c’est kif kif. Les Rosbifs, eux, sont plutôt dans le registre idéologique : le salut ne peut venir que du tout-marché.

    Le gouvernement français serait heureux de la fin des tarifs régulés car il empocherait des dividendes et de l’impôt sur les sociétés en plus par suite de la hausse des prix. Ce que, du reste, vient de recommander le rapport Roussely (ex-PDG d’EDF, ex-socialisant devenu banquier suisse, à la botte sarkozyenne) : l’augmentation des prix permettrait de séduire les investisseurs privés ; CQFD. Proglio, nouveau PDG, ex-Veolia voit dans la hausser des tarifs le moyen de financer les investissements (laissée en déshérence lors de ces dernières années) sans toucher aux dividendes et à « la valeur pour l’actionnaire ». Rappelons qu’autrefois EDF finançait à la fois les investissements tout en diminuant ses prix et sa dette. On y respectait des principes de service public, dont celui dit de « mutabilité » (faire profiter l’usager des progrès en tout genre) et celui de vente au coût de revient (équilibre des comptes et rentabilité pour financer l’investissement). Sous les Brousse-lie, Sot Watt (Gadonneix, prédécesseur de Proglio qui disait toujours « so what ? »), Improglio, on a la totale : augmentation des tarifs (plus que l’inflation ces derniers temps malgré la promesse de n’en rien faire sur 5 ans), augmentation de la dette (pour financer des rachats d’entreprise ou investissements spéculatifs à l’étranger), sous-investissement (que l’on espère compenser par le passage de la durée de vie des centrales de 30 à 40 ans), stagnation des salaires (sauf ceux des dirigeants qui ont été multipliés au moins par 6), baisse de la qualité de service (de plus en plus de coupures hors grands centres urbains).

    Il est donc urgent d’augmenter les tarifs pour faire financer les investissements par les clients lambda sans toucher aux actionnaires, dont l’impécunieux Etat. C’est ce que vise le gouvernement avec la loi « NOME » (Nouveau marché de l’électricité) qui obligera EDF à céder 25 % de sa production nucléaire à ses concurrents, à un prix sans doute inférieur au coût complet (dont le traitement des déchets, le démantèlement des centrales arrêtées, la rénovation des actuelles pour les porter à 40 ans, etc.). Et, comme on l’a vu, tout le monde se jettera sur la rente (différence entre le prix de marché et le coût de revient) pour faire augmenter les prix au niveau de la dernière unité produite, la plus coûteuse. C’ainsi que l’UE organisera la 1ère opération de « concurrence libre et non faussée » destinée non pas à faire baisser les prix mais à les augmenter. Cette médecine des Diafoirus libéraux pose problème : le malade risque de mourir guéri dans le meilleur des mondes concurrentiels possible voulu par notre Pangloss présidentiel.


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    Message par bye Jeu 26 Aoû - 5:00

    « Les perdants seraient les consommateurs, tous ceux qui croient encore dans les valeurs républicaines »
    http://energie.lexpansion.com/prospective/tarif-de-l-electricite-edf-poule-aux-ufs-d-or-_a-34-4748.html
    Tarif de l'électricité : EDF, poule aux œufs d’or...
    Par Hervé Nifenecker
    , Président d'honneur de Sauvons Le Climat

    mercredi 04 août 2010 11:10

    Les tarifs de l'électricité ont été augmentés. Au delà de la simple ponction pour le consommateur, certains considèrent qu'il s'agit d'une mécanique libérale implacable et absurde, qui va conduire à terme à la fin du modèle français, fondé sur le nucléaire. Réagissez.

    Article rédigé en collaboration avec François Poizat, expert IED et membre du CA de "Sauvons le climat"

    L'augmentation des tarifs réglementés de l'électricité est largement la conséquence d'une dérégulation dont la principale justification donnée par les thuriféraires de la libéralisation était, justement, la baisse des prix au bénéfice des consommateurs que la libre concurrence ne manquerait pas d'entraîner.

    Pour comprendre cette évolution, il faut prendre en compte les niveaux européen et franco-français. Il peut être utile de rappeler auparavant comment s'établissait le système de prix de l'électricité dans le régime de monopole public.

    La pratique des technocrates gaulliens

    Dès 1945, le but assigné à EDF était de permettre à tous les Français de bénéficier des bienfaits de la « Fée électricité » à un coût accessible et dans des conditions de fiabilité acceptables. De là découlait deux traits caractéristiques : fixation par l'Etat de tarifs correspondant aux objectifs de modération et de solidarité, programme intensif d'investissement dans la production et, aussi, dans la distribution. L'Etat, unique actionnaire, n'exigeait pas de voir rémunérer son capital, mais ne souhaitait pas non plus subventionner l'entreprise.

    La fixation des tarifs résultait donc d'accords entre la direction d'EDF et l'Etat représenté par la direction de l'énergie du Ministère de l'industrie (DGEMP jusqu'en 2007), officialisés par le Ministre. La stabilité de la direction d'EDF (Marcel Boiteux en fut directeur de 1967 à 1979, puis président de 1979 à 1987), la motivation d'un personnel correctement payé et fier de son entreprise, la satisfaction des consommateurs amenèrent certains commentateurs à considérer qu'EDF était un « Etat dans l'Etat ». En réalité, les grands choix stratégiques restaient le privilège du politique comme on le vit lors du virage nucléaire en 1973, à la suite du premier choc pétrolier. EDF se comporta comme un exécutant de qualité exceptionnelle des choix gouvernementaux.

    Contrairement aux rumeurs complaisamment diffusées, en particulier par les organisations antinucléaires, mais aussi par des doctrinaires du libéralisme, EDF a réalisé les énormes investissements des ses programmes hydroélectrique et nucléaire sans recourir aux subventions de l'Etat. Ces investissements ont été financés soit par autofinancement, soit par le recours à des emprunts (souvent à l'étranger) déjà largement remboursés à l'heure actuelle. Ce sont donc les consommateurs et non les contribuables qui ont financé les investissements. Par contre, il est vrai que l'actionnaire d'EDF, l'Etat, n'a pratiquement pas reçu, au moins jusqu'en 1997, de dividendes ni bénéficié de l'impôt sur les sociétés, EDF voyant son chiffre d'affaires croître rapidement, tout en n'affichant que très peu de bénéfices. Implicitement, ceci signifiait que, les consommateurs ayant financé les investissements, c'était eux qui profitaient de la santé de l'entreprise par l'intermédiaire de prix de l'électricité attractifs.

    Le rêve électrique des eurocrates

    Dans le cadre du dogme de la « concurrence libre et non faussée », les fonctionnaires européens du commissariat à la concurrence rêvent sans doute que chaque consommateur européen puisse, à tout moment, décider du fournisseur lui offrant les meilleures conditions de prix.

    Malheureusement, la nature du produit électricité, qui ne peut se stocker aisément, se charge de ramener les rêveurs sur terre. On n'envisage pas qu'un consommateur changeant de fournisseur doive aussi voir les lignes électriques qui lui apportent le courant remplacées par d'autres ... Cette dure réalité a conduit au premier accroc dans l'application du dogme libéral au secteur électrique : la distribution et le transport d'électricité sont demeurés un service public monopolistique ... (ErDF et RTE en métropole, SEI dans nos îles).

    Le choix du consommateur est donc limité à celui du producteur d'électricité. Peut-on imaginer qu'il passe son temps à rechercher les offres les meilleures ? On voit alors poindre la nécessité d'une couche d'intermédiaires qui négocieront au mieux avec les fournisseurs pour offrir au consommateur un mix optimisé selon ses besoins.

    C'est bien évidemment là que se situe l'intérêt des compteurs intelligents. Et, pour que le choix soit le plus large possible, il est important que toutes les ressources de l'UE soient disponibles pour chaque citoyen, et donc, que les interconnexions entre les membres de l'Union soient largement renforcées, autant que possible par ces lignes à très haute tension alternative voire continue qui permettent d'espérer la réalisation d'une « plaque de cuivre européenne ». Enfin, il y a lieu de s'assurer que les règles de la concurrence sont bien respectées, que les compagnies monopolistes de transport-distribution réalisent bien les investissements nécessaires et que leurs rémunérations soient calculées au plus juste ; d'où la nécessité d'organes de régulation comme, pour la France, la CRE.

    Mais le rêve a un coût pour les consommateurs : investissement dans le renforcement des connexions, rémunération des intermédiaires, rémunération des organismes de régulation, rémunérations accrues des hauts dirigeants passant du statut d'agents publics à celui de capitaines d'industrie, rémunération des actionnaires. On ne voit donc pas comment, même dans l'hypothèse d'un fonctionnement fluide de ce vaste ensemble de production et de distribution de l'électricité européenne, les consommateurs européens pourraient, en moyenne, voir baisser leurs factures.

    La centrale marginale

    Dans le rêve eurocrate, les consommateurs français verront leurs factures augmenter encore plus que celles des autres Européens ; c'est ce qu'on peut appeler le nivellement par le haut. Ceci a été montré de manière magistrale par Marcel Boiteux dans un article paru dans « Valeurs actuelles » le 27 mai 2010. En résumé, aussi longtemps que chaque pays de l'Union vit plus au moins dans un régime d'autarcie électrique, c'est le coût de la dernière centrale mise en œuvre pour faire face à la demande qui détermine le prix de l'électricité. En France, généralement, cette dernière centrale est une centrale nucléaire (concept de « marginal nucléaire ») dont le coût est très faible.

    Dans le reste de l'Europe, et plus particulièrement en Allemagne, ce sont des centrales à gaz ou charbon qui fixent le plus souvent un prix de l'électricité beaucoup plus élevé. Sur la plaque européenne, les centrales marginales seront pratiquement toujours des centrales à gaz ou charbon. Tous les Européens, y compris les Français devront donc payer leur électricité au prix fort. Ceci signifie que la France devra mettre fin au tarif réglementé, au nom de la ... concurrence!
    Les centrales nucléaires françaises ou autres fourniront toute l'Europe en courant de base à faible coût. Les heureux propriétaires de ces centrales, dont EDF, feront ainsi de très confortables bénéfices. Marcel Boiteux suggère que la rente ainsi dégagée par EDF, après prélèvement de ce qui serait nécessaire à l'investissement par autofinancement, revienne à son actionnaire, l'Etat, pour financer divers programme sociaux comme les retraites. Il ne semble pas que l'Etat prenne un tel chemin.

    Les conséquences de l'obligation d'achat

    Pour fixer les ordres de grandeur, rappelons que le chiffre d'affaire d'EDF en France est de 34,1 G€ (plus de 66 G€ dans le monde). Pour la seule production (513 TWh), le CA se monte à 21,8 G€ . C'est sur ce chiffre que porte la perspective d'augmentation de prix. A la production, le coût moyen du MWh est donc d'environ 42,5 €. Selon la CRE, le « prix moyen de marché » de l'électricité s'établirait autour de 54,5 €/MWh en 2010. On voit donc que, toutes sources d'électricité comprises, la « rente » d'EDF serait de 12 €/MWh, soit un total de 6,2 G€.

    Dès à présent, la rente nucléaire est utilisée pour le soutien aux énergies renouvelables dites nouvelles et à la co-génération, bien au-delà de celui obtenu de la CSPE (Contribution au Service Public de l'Electricité). Selon la CRE, l'obligation d'achat, par EDF, d'électricité d'origine renouvelable (éolienne, solaire, petite hydraulique, etc.) et, aussi, «co-générée» en sus d'une production de chaleur d'origine fossile, concernera 34,4 TWh pour la métropole continentale, au coût unitaire moyen de 90,2 €/MWh, soit un coût total de l'obligation d'achat de 3,1 G€ (près de 10% du total des ventes d'EDF). Ce coût total devrait être compensé à hauteur de 1,2 G€ par l'officielle CSPE que payent presque tous les consommateurs d'électricité.

    Dans le calcul de la compensation, la CRE fait l'hypothèse qu'EDF « évitera » l'achat ou pourra revendre le courant correspondant audit « prix de marché ». Ceci n'a jamais été démontré, au contraire puisqu'on voit plutôt la production nucléaire décroître quand la production renouvelable croît. En réalité, le seul « coût évité » dont on puisse être sûr est le coût du combustible nucléaire non consommé (environ 10 €/MWh). Le « coût caché » de l'obligation d'achat pour EDF est donc de 1,5 M€. De plus le montant de la CSPE a été limité à 4,5 €/MWh. Cette limitation se traduit par une augmentation de la participation d'EDF de 755 M€. L'obligation d'achat pèsera donc sur les comptes d'EDF au niveau de 2,3 G€ environ en 2010 (non compris le nécessaire renforcement des réseaux de distribution pour accueillir ces « productions décentralisées »).

    La prime à l'infidélité.

    Au moment de la dérégulation, attirés par les tarifs d'annonce des opérateurs alternatifs (POWEO, Direct Energie, GDF-Suez...), un certain nombre de clients industriels abandonnèrent EDF. Au bout d'un an, échaudés par des augmentations de prix qui ont pu dépasser 70%, ils ont obtenu de l'Etat la possibilité de bénéficier à nouveau du parapluie des tarifs réglementés. Sans changer de fournisseur, ces « éligibles repentis » ont la possibilité de revenir au tarif régulé (pratiqué par EDF) seulement majoré de 10 à 23%. C'est le TaRTAM (Tarif Réglementé Transitoire d'Ajustement du Marché). Ce dispositif d'aide aux opérateurs alternatifs est financé par la CUHN (Contribution payée par les producteurs d'électricité Hydraulique et Nucléaire, soit EDF pour 95% et GDF-Suez pour 5%). Elle a constitué une charge supplémentaire de 1,2 G€ pour EDF en 2009. Au total la mule EDF serait chargée de 3,5 G€ en 2010 soit 16% des 21,8 G€ du chiffre d'affaire de la production. La « rente » d'EDF fond comme neige au soleil. Une situation qui ne pourrait durer...à moins qu'elle ne corresponde à une stratégie volontaire d'affaiblissement d'EDF.

    Demain, on dépèce

    A l'avenir se profilent :

    - avec la loi NOME, la cession (après celle des barrages de la CNR à Electrabel-Suez, en attendant la remise aux enchères des concessions hydrauliques et d'éclairage public) du quart de la production nucléaire, sans dépasser 100 TWh : comparant les 35 €/MWh réclamés comme prix d'achat par Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, aux 54,5 €/MWh du marché, le manque à gagner annuel d'EDF serait de 1,95 G€ (s'en tenir aux 42 €/MWh proposés par le PDG d'EDF ramènerait ce manque à gagner à 1,25 G€).

    - les engagements du Grenelle à l'horizon 2020 qui obligeront d'acheter ~105 TWh d'électricité "vertueuse" (avec 60 % d'éolien et 6 % de solaire) dont l'impact financier sur EDF, calculé comme ci-avant, avoisinera (54,5 - 10) x 105 = 4.7 G€.

    Le tout représenterait alors une ponction annuelle pouvant atteindre 6,6 milliards d'euros, soit davantage que la «rente» nucléaire.

    Le bouc émissaire

    Dire la vérité sur la nécessité d'une augmentation des tarifs d'électricité en affirmant qu'elle est due au financement des énergies renouvelables et au soutien aux opérateurs alternatifs n'irait pas dans le sens de l'idéologie dominante, verte et libérale. Alors on invoque un bouc émissaire facile, le nucléaire. Oubliant que c'est lui qui permet d'avoir des prix de l'électricité parmi les plus bas d'Europe, on allègue l'augmentation du coût de l'EPR, passé de 3,3 à 5 G€, alors que celle-ci est assez comparable à la CUHN pour la seule année 2009... La loi NOME suppose la vente forcée du courant nucléaire pendant 4 ans (jusqu'en décembre 2015, dit-on ...). Pendant cette période, la perte subie par EDF serait comprise entre 5 et 8 G€, entre 3 et 5 fois le surcoût du premier EPR français. Et l'on s'abstient soigneusement de parler des conséquences des obligations d'achat.... La ficelle est vraiment grosse!

    Le consommateur paiera ...

    Quelle entreprise résisterait à de telles ponctions, qui plus est confrontée à la nécessité d'investissements considérables, trop longtemps retardés mais indispensables à l'entretien et au renouvellement de son parc ?

    Il faudra donc choisir entre l'abandon de la régulation des prix et les subventions déguisées aux promoteurs d'énergies renouvelables et autres opérateurs alternatifs. A tout le moins, faudrait-il avoir l'honnêteté de financer ces subventions intégralement par la CSPE ou par une autre forme de taxe clairement affichée. Il faut, d'ailleurs, dénoncer l'hypocrisie qui consiste à imposer des obligations d'achat en limitant le montant de la CSPE, masquant ainsi le vrai coût du développement des énergies renouvelables.

    Plus généralement, alors que la nation court fébrilement après les milliards, ne s'agit-il pas là d'un monstrueux gâchis ? Il ne grève certes pas le budget de l'Etat (encore que ses dividendes en pâtiront) mais il pèse sur la collectivité nationale (au même titre que les retraites, la sécurité sociale et bien d'autres charges) et accroît l'injustice sociale car il affecte un service dont nul ne peut se passer.

    Les charognards se lèchent déjà les babines

    En tous cas, maintenir les tarifs régulés à un niveau intéressant pour le consommateur et continuer à ponctionner le chiffre d'affaires d'EDF, c'est, clairement, saigner cette dernière et lui créer des difficultés de financement insurmontables. On peut se demander si ce n'est pas ce qui est recherché. Il serait alors plus facile de privatiser l'entreprise par appartements : RTE d'abord, découpage et vente d'ErDF ensuite, puis vente aux enchères des centrales nucléaires, comme cela s'est fait aux Etats Unis.

    Les eurocrates verraient ainsi leur rêve plus facile à réaliser, les idéologues libéraux pourraient se flatter d'avoir eu raison en affirmant que les entreprises publiques étaient incapables de fonctionner correctement, le Ministre Borloo verrait ses chances de devenir le chef de file d'une galaxie verte-libérale se concrétiser. Même l'Etat pourrait remplir ses caisses par le produit de la vente de ses actions.

    Les perdants seraient les consommateurs, tous ceux qui croient encore dans les valeurs républicaines, y compris ceux qui se réclament encore du Général de Gaulle. Les ambitieux projets du Président de la République et du Gouvernement concernant la filière nucléaire tomberaient à l'eau et Henri Proglio devrait, sans doute, démissionner, tandis que le rapport Roussely pourra être jeté à la poubelle.
    bye
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    Message par bye Ven 27 Aoû - 5:08

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/221131002/pour-une-politique-de-l-energie-ambitieuse-et-cohe
    « Le seul paramètre financier n’est pas suffisant pour déterminer le choix »
    Pour une politique de l’énergie ambitieuse et cohérente
    publié le jeu, 26/08/2010 - 15:50

    Les dernières péripéties autour des énergies renouvelables et en particulier les panneaux photovoltaïques montrent que bien souvent on a confondu bonnes intentions et réalités. C’est d’autant plus dommage que la plupart des paramètres sont calculables et que l’amplitude du sujet est facilement quantifiable. Cette confusion entre désirs et réalités nuit gravement à la recherche et à l’optimisation. Le développement qui suit donne une idée de ce que peut être une approche à la fois ambitieuse et raisonnable

    Il n’est pas nécessaire de rappeler à quel point l’énergie est une préoccupation pour la poursuite de notre développement. Ce domaine comme tous les autres a besoin d’innovation, de préséries et d’industrialisation pour une éventuelle production de masse. Chaque partie du chemin a son propre poids financier. En gros si on dépense 10 en recherche, on n’aura qu’une partie de l’innovation qui mérite que l’on dépense 20 pour la mise au point, et si cette mise au point réussit, 100 pour l’industrialisation, voire 1000 si la technique développée se révèle économiquement performante. Le sujet est finalement un problème d’optimisation des ressources :

    A la base, on risque 10 et l’on n’est jamais sûr que l’innovation soit un succès
    Ensuite, on risque 20 avec un peu de recettes potentielles qui permettront d’évaluer le risque industriel
    Quand on industrialise sur une base 100, si on fait une erreur de 10 %, on risque de perdre l’équivalent du risque recherche et c’est bien pire si on passe à 1000….
    Bien sûr, c’est en forgeant qu’on devient forgeron et des progrès se feront au cours de l’industrialisation. La quantification du potentiel de progrès est un paramètre fondamental. On a en tête, en général, l’exemple de la loi de Moore, loi empirique qui s’est vérifiée et qui a permis le formidable développement des semi-conducteurs et de l’informatique. Il ne faut pas oublier que ce domaine est un cas d’exception. Alors que dans la plupart des activités, il faut une quantité de matière proportionnelle ou presque au nombre d’objets produit, l’évolution des semi-conducteurs s’est en grande partie faite en augmentant le nombre de fonctions par unité de surface, donc par quantité de matière. En général, de surcroît, on améliorait les performances par la réduction des distances. Pour les voitures, les immeubles, les vêtements…on n’a pas cette possibilité.

    Le silicium étant à la base des semi-conducteurs et des cellules photovoltaïques, on peut être tenté de faire une analogie. Pourtant dans le cas du photovoltaïque, la miniaturisation ne joue quasiment pas. Il faut de la surface pour capter le rayonnement. La seule alternative est de jouer sur l’épaisseur du substrat pour utiliser le moins possible, ce matériau coûteux qu’est le silicium ultra pur. On devine aisément que pour cette filière, il y a une optimisation des ressources pour la faire progresser. Subventionner des productions de masse peu performantes coûte très cher et n’est pas une saine façon de préparer l’avenir. Explorer des voies potentiellement moins coûteuses est une meilleure approche. Encore faut-il ne pas avoir gaspillé l’argent dans des solutions archaïques.

    Pour l’éolien, il y a le même risque de fuite en avant en allant installer des unités dans des lieux complexes et vulnérables et en cherchant des performances record. Le mini hydraulique présente les intérêts de la souplesse et de la facilité de mise en phase avec les besoins, il n’est pas certain que tout ait été optimisé dans ce domaine On voit, dans un autre domaine, que la recherche d’un progrès se révèle très coûteuse. L’EPR n’est peut-être pas la bonne solution. Des ambitions moins grandes sont peut-être préférables. L’ambition réside dans le fait qu’aucune voie ne doit être fermée mais la cohérence consiste à vérifier qu’on ne s’engage pas massivement dans une voie trop étroite. Il est clair qu’aujourd’hui, cette approche n’est pas maîtrisée. Trop de paramètres oniriques entrent en compte, c’est du gaspillage et une grande menace.

    Le seul paramètre financier n’est pas suffisant pour déterminer le choix
    Quand l’écart n’est pas astronomique, on peut préférer une solution plus coûteuse parce que plus écologique, plus favorable à l’indépendance, moins vulnérable, créatrice d’emploi…. On a pris conscience, à juste titre des menaces que certaines techniques et consommations faisaient peser sur les ressources de la planète et les éventuels dangers que certaines pollutions pouvaient représenter. On voit que là aussi, l’optimisation des ressources est un paramètre clé. Si l’isolation d’un bâtiment est 10 fois moins coûteuse que la production d’énergie photovoltaïque, l’efficacité écologique demande que l’on privilégie l’isolation.

    On peut tenir le même raisonnement en prenant en compte le niveau de pollution entraîné par une filière technique. La fabrication d’une installation photovoltaïque demande énormément d’énergie, d’eau et de produits polluants. L’optimisation est de ce point de vue aussi un élément important. Un autre paramètre est à prendre en compte : ne pas se tromper d’objectif. Si la solution est de produire des kWh à un coût raisonnable, il est préférable de travailler sur des cellules qui nécessitent 10 fois moins de silicium, qui polluent 5 fois moins et qui coûtent 3 fois moins, même si elles ont une puissance par m2 de 70 WC crête au lieu de 100 ou plus avec les cellules classiques. Si l’objectif est de produire de la chaleur, il vaut mieux souvent un chemin direct qu’un long parcours qui passe par la production d’électricité avec ses rendements déplorables.

    Même si cela peut paraître incongru, on peut se demander si le chauffage urbain nucléaire n’est pas une bonne solution pour quelques cas exceptionnels. Bien sûr, il y a le risque de dissémination…. Quand on regarde les grandes consommations, on voit que l’habitat et le tertiaire sont de grands voraces. Réduire cette voracité est un paramètre clé. Pour les transports, c’est beaucoup plus complexe mais des solutions simples peuvent permettre à très court terme une meilleure optimisation. Les parkings relais associés à un bon réseau de transport à partir de ces relais peuvent limiter fortement l’utilisation de l’automobile et la pollution en centre ville. Des voitures électriques à faible autonomie permettent de faire des courts trajets utilitaires sans transporter des tonnes de batteries avec la pollution et la non performance que cela génère.

    Ce n’est qu’un tout petit aperçu de ce que ce sujet peut générer comme pistes d’investigation. Le maître mot est l’optimisation des ressources financières et naturelles (consommation et pollution optimales). La donnée fondamentale est qu’il y a encore beaucoup de progrès à réaliser et que ces progrès ne seront pas faciles à générer. Progrès d’un côté et optimisation d’un autre, voilà 2 manières de concilier ambition et cohérence.


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    Message par bye Dim 26 Sep - 19:56

    Niger : la dépendance énergétique française, la prise de risque

    Suite à l’enlèvement de sept personnes, dont cinq Français travaillant pour Areva et Satom (groupe Vinci), survenu aujourd’hui au Niger, Greenpeace met en lumière la dépendance énergétique de la France liée aux importations d’uranium.

    Le nucléaire met en danger la sécurité et l’indépendance énergétique française

    Le gouvernement français et l’industrie nucléaire vantent l’indépendance et la sécurité énergétique que l’atome est supposé apporter à la France, qui afficherait un taux d’indépendance énergétique de 50%. Ce chiffre ne correspond à aucune réalité puisqu’il ne prend pas en compte les importations d’uranium. Le gouvernement utilise ce chiffre comme si l’uranium était produit sur le sol français !

    Et pourtant la dernière mine française a fermé en 2001. En 2007, plus d’un tiers de l’uranium acheté par Areva provenait du Niger, pays très instable et dangereux, comme le montre le terrible enlèvement de sept personnes survenu aujourd’hui.

    Areva fait grandir ses projets d’extraction au Niger

    Depuis plus de quarante ans, au Niger, Areva exploite l’uranium sur deux gisements situés dans la région d’Arlit et d’Akokan (Nord). Ces deux mines produisent chaque année 3 000 tonnes d’uranium. D’ici à 2012, Areva devrait ouvrir une troisième mine au Niger, qui produira 5 000 tonnes de minerai par an.

    A cette date, Areva compte donc tirer l’essentiel de sa production d’uranium de ses mines nigériennes. Aujourd’hui, l’uranium nigérien permet de fabriquer le combustible nécessaire pour faire carburer une vingtaine des 58 réacteurs nucléaires français. Un chiffre qui devra donc être revu à la hausse, augmentant considérablement la dépendance de la France vis-à-vis de ce pays très instable qu’est le Niger.

    Au Niger, au Kazakhstan : l’approvisionnement en uranium est plus qu’incertain, la prise de risque énorme…

    La situation d’Areva au Niger est tendue depuis plusieurs années : en 2007, un conflit avait opposé l’industriel et le gouvernement nigérien sur l’exploitation des mines d’uranium, conflit qui avait finalement abouti sur un accord qui avait multiplié par deux le prix de la livre d’oxyde d’uranium.

    Le second gros fournisseur d’Areva et de la France en uranium est le Kazakhstan (objectif de production de 4 000 tonnes par an), un pays au régime présidentiel autoritaire qu’on peut difficilement considérer comme un modèle de démocratie.

    Une exploitation au mépris des populations et de l’environnement

    Malgré la richesse de son sous-sol minier, le Niger se classe au dernier rang de l’indice de développement humain. Plus de 40 % des enfants nigériens présentent une insuffisance pondérale, le pays souffre de pénuries d’eau et près des trois-quarts de la population sont analphabètes. L’exploitation des mines d’uranium ne rapporte rien à la population.

    En novembre 2009, Greenpeace s’est rendue au Niger pour effectuer des prélèvements des sols, de l’air, de l’eau dans les villes minières d’Arlit et d’Akokan, qui abritent 80 000 Nigériens. Dans son rapport Abandonnés dans la poussière paru en mai dernier, Greenpeace a révélé des concentrations anormales d’uranium dans le sol et de radon, un gaz naturel radioactif, dans l’air, ou encore la présence sur un marché d’objets radioactifs recyclés, provenant des mines. Par exemple, quatre échantillons d’eau recueillis dans la région d’Arlit sur cinq présentaient une concentration d’uranium supérieure à la limite recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour l’eau potable…

    Au Kazakhstan, la situation écologique, environnementale et sanitaire est elle aussi critique, comme on peut le lire, sur le site du ministère des Affaires étrangères français : « Un récent rapport scientifique indique que les régions orientales et occidentales du Kazakhstan sont considérées comme en état de désastre écologique, notamment du fait de la pollution radioactive et chimique. En outre, la radioactivité présente à Almaty et sa région est largement supérieure à la normale et expliquerait principalement les nombreux cas de cancer recensés. »
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    Message par bye Ven 26 Nov - 19:37

    http://sauvonsleclimat.typepad.fr/le_blog_de_lassociation_s/2010/11/electricit%C3%A9-le-processus-de-lib%C3%A9ralisation.html
    Electricité : le processus de libéralisation
    Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changer la théorie. (Einstein)

    1. La Commission ne connaît que la concurrence, un peu comme ce héros de Mark Twain, un ouvrier qui, n’ayant comme instrument qu’un marteau, avait fini par croire que tous les problèmes étaient des clous. Ainsi, par delà les grandes stratégies dont la Commission nous abreuve, la politique de l’Energie de l’Union Européenne se fait à coup de dérogations données par la DG IV, notamment mais pas seulement pour les renouvelables.

    2. A l’origine du processus, Mme Thatcher qui voulait faire de la libéralisation du marché de l’électricité « the mother of all liberalisations ». Par delà son aspect idéologique, cette politique visait à casser le syndicat des mineurs qui, fort de ses 200.000 membres et conduit par Arthur Scargill, s’opposait par la violence au passage du charbon au gaz dans l’industrie électrique (c’était le gas glut). Le CEGB britannique (équivalent d’EDF) employait, pour un périmètre voisin de celui de EDF, des effectifs d’environ le double ; là aussi, il fallait casser.

    3. Le concepteur de la réforme, Steve Littlechild, alors DG du régulateur du secteur de l’électricité l’OFFER, me disait en 1995 qu’il n’était « qu’un stopgap, que sa fonction consistait à préparer le terrain pour son successeur qui n’aurait alors qu’à fermer la boutique ; l’énergie sera alors régulée par le droit commun de la concurrence ». L’électron devenait donc une commodity comme les autres, comme les grains de blé ou les barres de cuivre qui s’échangent sur des marchés spot, des marchés à terme etc.

    4. Tous se retrouvèrent finalement couchés sur le lit de Procuste : le norvégien (avec un parc qui est à 99% le fait de réservoirs largement amortis et totalement flexibles), le français (85% de sa production d’origine nucléaire avec une flexibilité limitée), l’allemand (avec son cartel impénétrable), plus tard la Pologne (avec son parc à 95% charbonnier) etc.

    5. La France fit une résistance acharnée - on se souvient des fortes déclarations du ministre Pierret : « introduire la concurrence, c’est comme introduire le renard dans le poulailler ». La force de ce type d’argumentation fut, on s’en doute, nulle, surtout à Bruxelles et il s’ensuivit ce qui devait s’ensuivre : la reddition en rase campagne du couple Jospin/Chirac.

    6. Rappelons l’argumentation des avocats de la libéralisation : la structure verticalement intégrée conduit :

    - au surinvestissement, la faute étant imputée aux ingénieurs, sensés méconnaître les lois de l’économie.

    - à un contrôle tatillon et inefficace de la part des pouvoirs publics.

    - à l’ignorance des véritables besoins des usagers.

    Quant à la libéralisation, elle devait conduire à :

    - des marchés produisant les signaux nécessaires aux investisseurs, permettant d‘assurer la sécurité de l’offre de la manière la plus « efficiente » possible.

    - des contractual innovations : L’usager devient un client. La fourniture d’électricité devient un service.

    - une arm’s length régulation, fiable, légère, non discriminatoire, transparente etc.

    En résumé : à une caricature du monopole verticalement intégré était opposée une idéalisation du modèle libéralisé. Pas vraiment le level playing field !

    7. Que constate-t-on aujourd’hui (entre autres) :

    - les consommateurs industriels sont unanimes à constater l’absence de contractual innovation. Bien au contraire, la liberté qu’ils croyaient avoir retrouver s’est vite transformée en de nouvelles contraintes : non aux contrats à long terme mais, à titre de dérogation, la possibilité de contracter jusqu’à trois ans … mais pas plus.

    - s’agissant de l’arm’s length regulation, tout un chacun peut constater combien la réglementation devient complexe et intrusive.

    - quant à la pertinence du marché pour assurer la sécurité des approvisionnements, la Commission reconnaît enfin qu’il y a un problème, surtout pour la pointe,

    8. Autre constatation : le projet Linky (EDF-ERDF) dont l’objectif est de permettre une lecture précise des consommations électriques des particuliers que, gageons le, personne ne va lire et de rendre plus précis le balancing des fournisseurs. Cela pour un coût proche de celui d’un EPR. Voilà encore un coût à mettre au débit de la libéralisation. Mais qui s’en soucie ?

    9 La loi NOME. Elle s’inscrit parfaitement dans le processus que nous venons de décrire.

    Cette loi découle d’engagements d’ouverture du marché français de l’électricité pris par le premier ministre François Fillon face à la Commission Européenne le 15 décembre 2009. Ce n’est que la suite logique des directives de libéralisation : à défaut d’avoir pu obtenir le découpage de EDF, il s’agit pour la Commission de faire progressivement du nucléaire français une essential facility

    Communistes et socialistes ont voté contre le projet. Le député socialiste Brottes préconise le recours à l’article 106. « Il faut neutraliser les effets néfastes de la concurrence ; quand on se bat, on peut changer la donne. Les marges de manœuvre existent. Le gouvernement peut agir s’il le veut. La jurisprudence existe!». Malheureusement, Mr. Brottes n’a bien compris le rapport de force entre un Etat membre et la Commission instauré.

    10. C’est que nous sommes dans un processus et il est exclu de revenir en arrière. Le pouvoir d’inertie des structures mises en place est considérable. De toutes façons, avec son monopole du pouvoir d’initiative, la Commission est, face à 27 pays, toute puissante.

    Certes, comme on l’entend à Bruxelles, ce n’est pas la peine de ressasser le passé ; ce qui compte, c’est l’avenir. C’est la philosophie implicite de tous les strategic papers produits par une Commission qui ne regarde jamais en arrière et qui, de plus, s’évalue elle-même.

    Pourtant, un gros effort d’analyse serait nécessaire. Ce n’est pas le rôle de la CRE dont ce n’est pas la mission. On voit mal qui pourrait prendre l’initiative d’ouvrir le dossier, ne serait-ce pour essayer de comprendre et, le cas échéant, corriger ce qui mériterait de l’être. La grande majorité des experts de la place sont liés à l’idéologie dominante, puisqu’elle est souvent une de leur principale raison d’être. Certes, dira-t-on, çà marche, mais à quel coût ?

    En attendant il faut accumuler les grands et petits faits qui ne collent pas avec l’idéologie dominante et, surtout, les faire connaître.

    Pierre AUDIGIER

    PS : il va sans dire que, lorsque, dans cadre de la politique de voisinage, la Commission presse nos voisins d’adopter son modèle, les résultats se font attendre. Et c’est toujours la même réponse : vous avez raison mais Rome n’a pas été construite en un jour.

    Mais c’est là un autre sujet.

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    Message par bye Ven 3 Déc - 5:31

    A quand un débat sur l’énergie ?



    Consommation électrique Ce jour



    Aujourd'hui mardi 02 décembre, entre 18 et 19 heures, le Mw sur la bourse européenne, coutait 252 euros

    http://www.epexspot.com/en/market-data/auction/auction-table/2010-12-02/FR



    Evolution de la consommation électrique :

    Les pics de consommation augmentent chaque année




    GW

    17 décembre 2001
    79,6

    10 décembre 2002
    79,7

    9 janvier 2003
    83,5

    22 décembre 2004
    81,4

    28 février 2005
    86

    27 janvier 2006
    86,3

    17 décembre 2007
    89

    15 décembre 2008
    84,4

    7 janvier 2009
    92,3

    11 février 2010
    93,1






    Barrages à vendre en 2011...



    http://www.fedre.org/content/letat-ouvre-les-barrages-francais-la-concurrence

    Le gouvernement donne aujourd'hui le coup d'envoi officiel de l'ouverture à la concurrence des barrages. Pour la première fois depuis 1919, l'Etat va mettre en concurrence le renouvellement des concessions hydroélectriques françaises. Le processus concernera une cinquantaine d'ouvrages d'ici à 2015. Ceux-ci ont été regroupés au sein de dix concessions d'une capacité totale de près de 5.300 mégawatts, soit environ 20 % de la puissance du parc hydroélectrique français. Le reste des ouvrages suivra au delà de 2015. Les premiers appels à candidatures devraient intervenir en 2010 pour les ouvrages de la vallée de l'Ossau (Pyrénées-Atlantique), et du Lac Mort (Alpes). Les concessions les plus importants - celles de la vallée de la Truyère (2.014 mégawatts), de la Dordogne (1.551 mégawatts) et de Bissorte (882 mégawatts) -lanceront leurs appels à candidatures entre mi-2011 et mi-2012.

    Pourquoi les barrages de la Dordogne et pas ceux de la Durance ou du Rhône ? Ces vallées ont été choisies parce que la concession de l'un des ouvrages arrivait à échéance d'ici à 2015. Le gouvernement a ensuite tenu compte de l'interdépendance des barrages situés sur un même fleuve afin de définir un ensemble cohérent de dix concessions. Pour cela, il a fallu anticiper le renouvellement de certaines concessions et définir une méthode pour dédommager l'ancien concessionnaire en cas de changement.

    Un enjeu clef
    Attribuées pour une durée de soixante-quinze ans, les quelque 400 concessions hydroélectriques du pays ne payaient pas de redevance à l'Etat, à l'exception des ouvrages gérées par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), une filiale de GDF Suez. Le vote de la loi Grenelle 2, début mai, va changer la donne, en modifiant les modalités des régimes de redevance pour la vente d'électricité. Le niveau de cette redevance sera définie vallée par vallée et réparti à 50/50 entre l'Etat et les collectivités locales.

    Pour sélectionner les nouveaux concessionnaires, l'Etat tiendra compte de leurs propositions en matière d'environnement, d'efficacité énergétique et de redevance. Cette redevance devrait toutefois être plafonnée afin d'éviter de donner trop de poids au critère financier. Cette idée, défendue par EDF et GDF Suez, va probablement se traduire par un alignement de tous les candidats sur le plafond choisi.

    L'ensemble de la démarche prendra du temps. Il faudra compter cinq ans entre la réalisation d'un dossier de fin de concession par l'exploitant actuel d'un ouvrage et l'arrivée d'un nouveau concessionnaire.

    Pour EDF, l'ouverture des barrages à la concurrence constitue un enjeu clef. Avec plus de 20.000 mégawatts de puissance installée sur le territoire, l'électricien exploite environ 80 % des barrages de l'Hexagone, le reste étant essentiellement détenu par deux filiales de GDF Suez, la CNR et la Shem.

    Le renouvellement des concessions suscite aussi la convoitise de poids-lourds étrangers comme le norvégien Statkraft, l'allemand E.ON ou l'italien Enel. Grâce à ce processus, GDF Suez espère disposer de 4.000 à 4.500 mégawatts de capacités hydrauliques d'ici à 2013, contre 3.723 aujourd'hui. Pourquoi un tel intérêt ? Les ouvrages sont amortis depuis longtemps. Du coup, barrages et centrales hydrauliques permettent de produire de l'électricité à un coût très bas, d'environ 20 euros par mégawatts heures. Le tout alors même que les prix de marché de l'électricité se situent aux environs de 55 euros par mégawattheures. De quoi offrir des marges substantielles aux nouveaux concessionnaires.

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    Message par bye Ven 28 Jan - 9:22

    Bataille des réseaux, le nucléaire étouffe les renouvelables
    Si les énergies renouvelables remportent la bataille de l'accès aux réseaux européens, elles pourront couvrir 68 % des besoins en électricité de l'UE en 2030, et 99,5 % en 2050.

    http://energie-climat.greenpeace.fr/acces-aux-reseaux-de-distribution-denergie-en-ue-le-nucleaire-etouffe-les-renouvelables
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    Message par bye Jeu 17 Fév - 13:13

    EDF achète la paix sociale

    8,5 % d'augmentation des salaires en deux ans, les centrales nucléaires au ralenti.

    Le bénéfice net d'EDF s'est effondré à 1,02 milliard d'euros en 2010 SIPA

    Tout se passe comme si EDF préparait l'élection présidentielle de 2012. Comment ? En s'assurant d'une année 2011 calme, sans mouvements sociaux ni tensions. La lecture du rapport de gestion d'EDF livre une information intéressante de ce point de vue puisqu'il révèle qu'un accord salarial a été signé le 23 décembre dernier qui prévoit une augmentation confortable des salaires : « Au total, l'ensemble représente 3,95 % d'augmentation en moyenne, en incluant la totalité des mesures salariales générales et individuelles. »

    En deux ans, les salariés d'EDF auront donc obtenu deux belles augmentations, 8,52 % au total, de leurs salaires. Quoi de plus normal quand l'entreprise va bien et que la productivité augmente ? La difficulté vient quand on regarde les résultats 2010. La croissance du chiffre d'affaires du groupe est spectaculaire puisqu'elle atteint 10,2 % (65 milliards d'euros).

    Mais l'effondrement du bénéfice net (1,02 milliard d'euros en 2010, contre 3,90 milliards en 2009), annoncé mardi, ne plaide guère en faveur d'une augmentation substantielle des salaires. A moins que 2011 ne soit l'année d'effort de productivité particulièrement intense. Ce ne sera pas le cas, si l'on regarde l'objectif affiché en matière de disponibilité des centrales nucléaires. Un réacteur est une machinerie d'une extrême complexité qui doit fonctionner en toute sécurité. Les ingénieurs prévoient donc longtemps à l'avance le taux de disponibilité de chacun des réacteurs. Les plus fiables de la planète affichent un taux supérieur à 90 %, la moyenne tourne depuis une décennie au-dessus de 86 %, quand les centrales d'EDF affichent un très médiocre 78,5 %, en 2010.

    En 2009, alors que les centrales affichaient leurs plus mauvais résultats depuis 17 ans (78 % de disponibilité) EDF assurait vouloir revenir à 85 % en 2011. Plus prudent, Henri Proglio avait annoncé l'année dernière que les 85 % devaient être atteints en 2015. Cela suppose un énorme travail sur toute la chaîne logistique. Sans une journée de grève ni le moindre arrêt de travail.

    Mais, à l'évidence les efforts ne seront pas réalisés en 2011. C'est en tout cas ce que laisse entrevoir un document, rendu public en même temps que les résultats financiers. A la rubrique « Evolution de la disponibilité du parc nucléaire », on peut lire que l'objectif fixé pour cette année est : 78,5 %. Il ne devrait donc y avoir aucun progrès par rapport à 2010. L'attentisme d'EDF paraît étrange alors que chaque point gagné rapporte entre 250 et 300 millions d'euros. Faites l'addition, si les centrales tournaient à 85 %, cela rapporterait entre 1,5 et 2 milliards d'euros.

    Etrange inertie, alors que début décembre, Eric Besson, ministre de l'Industrie, avait explicitement demandé à EDF d'améliorer la disponibilité du parc nucléaire.




    Par Philippe Douroux

    C'est sur France Soir !

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    Energie - Page 5 Empty Re: Energie

    Message par bye Jeu 24 Mar - 7:42

    Source : Money Week

    http://www.moneyweek.fr/20110350898/actualites/edf-proposerait-daugmenter-ses-tarifs-de-30-environ-en-5-ans-2/

    EDF proposerait d’augmenter ses tarifs de 30% environ en 5 ans

    Par Reuters, le 22 mars 2011

    PARIS (Reuters) – EDF a proposé aux pouvoirs publics un dispositif qui amènerait à augmenter la facture d’électricité des particuliers de 5,1% à 6,5% par an jusqu’en 2015, inflation comprise, rapportent Les Echos de mercredi.

    Une porte-parole de l’électricien français n’a pas souhaité faire de commentaire.

    Selon le journal, qui ne cite pas de sources, ces hausses proposées dans le cadre de la loi réformant le marché de l’électricité seraient nettement supérieures aux augmentations des dernières années, comprises entre 1% et 3% par an. Elles reviendraient à augmenter les tarifs de 28% à 37% en cinq ans.

    Le quotidien économique ajoute que pour réduire l’impact de ces hausses, le groupe a proposé notamment d’élargir l’assiette de la CSPE (contribution au service public de l’électricité), qui sert à financer les énergies renouvelables, aux ventes de pétrole et de gaz.

    Selon Les Echos, EDF plaide le fait que malgré une telle augmentation, les prix français resteraient encore compétitifs en Europe.

    Dans le cadre de la loi Nome, EDF demande également que le prix de départ du nucléaire qu’il devra céder à ses concurrents soit fixé à 42 euros par mégawatt/heure (MWh) – tandis que ses rivaux réclament 35 euros – et veut qu’il évolue progressivement vers 45 à 46 euros.

    Ce tarif de vente sera déterminant pour l’évolution des tarifs appliqués aux particuliers d’ici à 2015. Un porte-parole du ministère de l’Énergie a indiqué dimanche qu’il n’avait pas encore été fixé.

    Les Echos avaient rapporté lundi qu’un des concurrents d’EDF, Direct Energie, serait désormais prêt à accepter de payer le prix de 42 euros, alors qu’il demandait jusqu’ici 35 euros.

    Gilles Guillaume, édité par Wilfrid Exbrayat

    - 13/05/2010 | 11:29 - 350 mots |



    Le gouvernement dément toute hausse de l'électricité


    De l'eau dans le gaz et l'électricité
    EXCLUSIF Tarifs d'EDF : la hausse va approcher 5% pour 500.000 abonnés
    EDF-Veolia : le cumul des fonctions d'Henri Proglio ne serait que provisoire
    La nouvelle circulation des élites
    Proglio chez EDF : pour un retour à la raison
    Selon les projections de la Commission de régulation de l'énergie, la nouvelle organisation du marché de l'électricité devrait entraîner une hausse de tous les

    tarifs jusqu'en 2025. Pour les particuliers, elle atteindrait 11,4% la première année et 3,5% par an par la suite. Le ministère de l'Énergie a démenti. [...]


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    Message par bye Mer 13 Avr - 6:16

    «Le super à 2 € le litre est inéluctable» pour le PDG de Total
    Pour Christophe de Margerie, le PDG de Total, la contribution de la filière pétrolière exigée lundi par le gouvernement est une réponse insuffisante à l’envolée du prix du pétrole. Interview exclusive.

    Propos recueillis par Erwan Benezet | Publié le 12.04.2011, 07h00

    Les principaux acteurs de la filière pétrolière, dont le groupe Total, étaient convoqués hier à Bercy par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le ministre de l’Energie, Eric Besson, et le secrétaire d’Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, pour faire le point sur la situation des marchés du pétrole, et la hausse des prix à la pompe. Il leur a été demandé de contribuer au financement de la mesure destinée à compenser en partie la flambée des prix de l’essence. Soit 115 M€ qui seront redistribués à près de 5 millions de contribuables. Du fait de ses 23% de part de marché, c’est plus de 70 M€ (pour un profit de 10,3 milliards en 2010) que Total devra provisionner. Une solution juste mais de « très court terme » pour le patron du groupe, Christophe de Margerie.

    Les pouvoirs publics vous mettent à contribution. Quelle est votre réaction?
    CHRISTOPHE DE MARGERIE. Honnêtement, cela ne fait jamais plaisir d’apprendre un matin que nous allons encore être taxés. Mais quand on est concerné, c’est normal qu’on aille discuter, surtout sur des sujets de société. Cette mesure n’est pas parfaite mais elle est utile car elle aidera les personnes les plus touchées par la forte hausse des prix du carburant. Pas forcément celles qui gagnent le moins, mais celles pour qui ce poste carburant dans leur budget professionnel est le plus élevé. Au regard de l’envolée du prix du baril (79 $ en moyenne en 2010 contre 120 aujourd’hui), cette contribution ne peut constituer toutefois qu’une solution à très court terme. A plus long terme, ce ne sera pas suffisant. Il faudrait pouvoir stopper la flambée du prix du pétrole. Cela n’est pas en notre pouvoir. La vraie solution est globale : il faut miser sur les investissements, passer à la vitesse supérieure sur les économies d’énergie et diminuer la consommation.

    Le super à 2 € le litre est donc inéluctable?
    Cela ne fait aucun doute. La vraie question, c’est quand ? Il faut espérer que cela n’arrive pas trop vite, sinon les conséquences seront dramatiques. Qu’est-ce qui pourrait affoler encore plus les prix du baril ? Un embrasement généralisé dans d’importants pays producteurs. Aujourd’hui, l’attention est fixée à juste titre sur la Libye, le Yémen ou encore la Syrie. Rappelons qu’un seul pays comme l’Arabie produit 9 millions de barils de pétrole par jour. S’il venait à manquer sur le marché, les prix deviendraient alors incontrôlables. C’est un scénario certes peu probable mais qui souligne la fragilité de la situation. Sans parler de la parité euro-dollar qui joue là aussi un rôle très important. Heureusement que l’euro est remonté, sinon la facture aurait été encore plus douloureuse.

    Que peut-on faire pour contrer en partie cette hausse?
    Tout d’abord investir. L’investissement, c’est avec la réduction de la consommation, la clé contre l’augmentation inexorable du prix de l’énergie. Si demain le nucléaire contribue moins à l’offre d’énergie comme les événements au Japon le laissent supposer, il faudra bien aller chercher l’énergie ailleurs. Même si les energies renouvelables gagnent du terrain, nous serons encore dépendants pendant longtemps des énergies fossiles, et donc du pétrole et du gaz. Or ces énergies ne se trouvent pas en France. Il faut aller les chercher ailleurs. Donc nous laisser investir à l’étranger. L’exploration-production, ce sont les deux tiers de nos investissements aujourd’hui. Et notre capacité d’investissement, ce sont nos bénéfices.

    Vous tablez également sur une diminution de la consommation?
    C’est même indispensable! Elle est déjà en cours. Il faut savoir qu’en France on est revenu au niveau de consommation énergétique de 1985! La reprise économique a poussé les prix à la hausse avec une augmentation de la consommation de 2,9 millions de barils par jour en 2010. Mais cette hausse est due uniquement aux pays émergents, Inde et Chine en tête. En Europe, au contraire, la consommation de pétrole diminue. D’où les interrogations autour de nos capacités excédentaires de nos sites de raffinage en France. Pour l’instant, nous avons promis de ne rien changer pendant cinq ans et nous investissons même pour moderniser nos sites.

    C’est pour cette raison que vous êtes favorable à l’exploration du gaz de schiste en France?
    Oui, parce que c’est lié. On ne peut pas d’un côté défendre la sécurité de l’approvisionnement en France, et de l’autre interdire la prospection de ces fameux gaz de schiste dans la région de Montélimar. Et je parle bien de prospection, il ne s’agit même pas d’exploitation. On se moque du monde! Avant même qu’on ait eu le temps simplement de pouvoir évaluer ce qui existait, on a dû faire face à une campagne outrancière — et je pèse mes mots — contre cette ressource potentielle. Comment peut-on prendre une décision définitive sans même savoir s’il y a du gaz de schiste dans le sous-sol français et s’il est exploitable? Alors que de toute façon aucune campagne de production ne serait lancée sans avoir la certitude que l’environnement serait préservé. Et pourtant, une loi est actuellement à l’étude au Parlement pour en interdire l’exploration. C’est vraiment mettre la charue devant les bœufs !


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    Energie - Page 5 Empty Re: Energie

    Message par bye Mer 20 Avr - 6:03

    http://actu.orange.fr/une/electricite-le-gouvernement-pose-les-bases-d-une-forte-hausse-des-tarifs_126689.html



    AFP - 19/04/2011 à 19:23

    Electricité: le gouvernement pose les bases d'une forte hausse des tarifs
    En fixant le prix de l'électricité nucléaire à 42 euros le mégawattheure (MWh) au 1er janvier prochain, le gouvernement français a accordé une nette victoire à EDF et posé les bases d'une forte hausse des tarifs de l'électricité dans les prochaines années.
    La question tenait le secteur de l'énergie en haleine depuis des mois. Très politique, elle s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), une loi adoptée en novembre par le Parlement pour doper la concurrence sur un marché ultra-dominé par EDF.

    En vertu de ce texte, l'ancien monopole public va être contraint de vendre jusqu'à un quart de la production de ses centrales nucléaires à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie).

    Pour qu'elle entre en application, il restait toutefois au gouvernement à fixer le prix de vente de cette électricité nucléaire, connue sous le nom barbare d'Arenh, pour Accès régulé à l'électricité nucléaire historique.

    Le patron d'EDF, Henri Proglio, se battait pour obtenir 42 euros/MWh, seuil en dessous duquel il estimait que son entreprise se serait fait "piller". Son grand concurrent GDF Suez réclamait lui 35 euros/MWh et rejetait d'un revers de main les demandes d'EDF, en les qualifiant d'"inacceptables".

    C'est finalement EDF qui a emporté la bataille, au terme d'un arbitrage rendu par le président Nicolas Sarkozy lui-même. Le gouvernement a tout juste ménagé une période de transition de six mois (du 1er juillet 2011 au 1er janvier 2012) pendant laquelle le prix de l'Arenh sera de 40 euros/MWh.

    Dans un communiqué publié mardi, GDF Suez a dit "regretter cette décision" qui "va pénaliser les clients qui subiront des hausses pour les prix de l?électricité".

    "Contrairement à ce qui a été dit, le match n'était pas entre favoriser EDF ou défavoriser GDF", s'est défendu le ministre de l'Energie, Eric Besson, mardi. "Nous, la seule boussole, c'est l'intérêt général, la sécurité des Français et leur pouvoir d'achat", a-t-il assuré.

    Le ministre a cependant reconnu que le gouvernement voulait "conforter EDF", et "tenir compte pour l'avenir, par précaution, des travaux qu'EDF pourrait être amené à engager (dans ses centrales) après la catastrophe de Fukushima" au Japon.

    La Bourse a salué mardi une décision qui devrait doper les profits de l'entreprise publique: l'action EDF a gagné 3,85% à 27,66 euros, réalisant une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40.

    Moins à la fête, les associations de consommateurs dénonçaient quant à elles une décision qui "va mécaniquement faire flamber les tarifs de l'électricité", selon les termes de Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir.

    "C’est faux, entièrement faux, et c’est une rumeur à laquelle je voudrais contribuer à tordre le coup", avait pourtant démenti par avance Eric Besson, assurant qu'il n'y avait "pas de lien mécanique" entre le prix de l’Arenh et les tarifs de l'électricité.

    A court terme, le ministre a raison: la loi Nome n'impose pas de hausse immédiate des prix de l'électricité. Et le gouvernement pourra honorer sa promesse de ne procéder qu'à une "légère augmentation" des tarifs d'ici à l'élection présidentielle de 2012.

    Mais avant la fin 2015, les prix devront s'aligner sur le niveau de l'Arenh, selon l'article 13 de la loi Nome.

    Dans un document de travail transmis en mai 2010 aux députés, la Commission de régulation de l'énergie avait ainsi estimé que les tarifs pour les particuliers devraient être augmentés de 25 à 30% d'ici à 2015 si le prix de l'Arenh était fixé à 42 euros.

    Actuellement, les Français payent l'électricité nucléaire environ 31 euros/MWh, soit 36% moins cher, selon le régulateur. De nombreux spécialistes estiment toutefois que le prix acquitté par les consommateurs est artificiellement bas et ne prend pas en compte l'intégralité des coûts de production de l'énergie nucléaire.


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    Message par voir+loi Mer 20 Avr - 13:24

    Le pétrole qui augmente, ses réserves s'épuisent vite. La folie de la dernière goutte s'empare des financiers qui veulent casser notre sol pour sucer les gaz de schiste. Avec les déchets nucléaires, de plus en plus de surface terrestre est confisquée, définitivement interdite aux Hommes.
    Et la loi NOME qui commence en juillet? Merci aux convertis du nucléaire de nous avoir sorti comme argument qu'on avait l'électricité la moins chère. Cette ouverture à la concurrence va augmenter le prix de 31 euros le MWh à 40 euros en juillet puis 42 euros en janvier 2012, soit 35% d'augmentation, au plus tard en 2015. Il est vrai qu'il va y avoir encore beaucoup de sarcophages à subventionner, et toutes les nouvelles centrales nucléaires de 3ème génération à construire et toutes les autres à démanteler et toute la gestion des déchets nucléaires. L'argument du prix du renouvelable ne tient plus. Mais bon il reste quand même quelques autres arguments tout aussi fallacieux aux pronucléaires. Quant aux personnes averties, il ne leur reste plus qu'à demander la seule vraie piste énergétique, propre et réaliste. Tant qu'à payer, on veut payer pour du propre: il est peut être encore temps d'exiger d'avoir, sur notre sol, des entreprises qui construisent des équipements dans le renouvelable, de vouloir le développement de l'intégralité d'une filière qui au total sera moins chère, moins dangereuse, plus délocalisée et qui nous donnera une vraie indépendance énergétique, y compris pour le transport.
    Et quant à ceux qui nous sortent l'éternelle litanie du "il n'y a pas de soleil la nuit, pas d'éolien sans vent, etc..." ils devraient se renseigner sur les vecteurs d'énergie stockables, véritable colonne vertébrale du renouvelable. A moins bien sûr qu'ils ne préfèrent encore et toujours croire sans vérifier !
    Signez ici :
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    Energie - Page 5 Empty Peut-on tromper 1000 fois 1000 personnes ?

    Message par voir+loi Mer 20 Avr - 13:29

    Complément à mon texte précédent, car il n'y avait pas le titre et l'URL pour la signature de la pétition n'a pas fonctionné. Si vous voulez signer allez sur: petitions24.net/on_veut_des_energies_propres.
    bye
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    Message par bye Mer 20 Avr - 19:17

    Tout à fait d'accord avec toi.

    Te serait-il possible de te présenter, afin que nous puissions faire un peu connaissance ?

    Je vais signer.
    bye
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    Message par bye Sam 30 Avr - 8:35

    Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse
    Corinne Lepage | appeldefukushima.wordpress.com | 27 mars 2011

    jeudi 28 avril 2011

    Vous avez voulu de l’électricité bon marché et sans risque. Vous aurez de l’électricité chère et dangereuse.

    Le mythe d’une électricité bon marché et sûre s’effondre. La faute en incombe soi-disant aux énergies renouvelables et aux investissements dans la sûreté. EDF et le lobby nucléaire, à commencer par le gouvernement qui en est partie intégrante, nous prennent pour des imbéciles.

    Tout d’abord, le prix de l’électricité va monter de 30%. Pourquoi ? Tout simplement parce que même si les centrales sont amorties, le coût réel du nucléaire commence à apparaître au moment où EDF va devoir assumer une très légère part de l’aval du cycle (parce que le contribuable va devoir en assumer l’essentiel) et financer ses investissements : renforcement de la sécurité d’une part, construction des EPR… Dès lors, non seulement le nucléaire n’est pas bon marché mais il devient très cher, aussi cher que l’éolien. Le contribuable-consommateur français a été prié, depuis 40 ans, par une politique délibérée de faibles taxes sur le prix de l’électricité, de consommer le plus possible et en particulier de se chauffer grâce à l’électricité ce qui est une aberration.

    Aujourd’hui, la quasi-totalité du parc de logement social français est équipée en chauffage électrique ce qui signifie très clairement que ce sont les ménages plus modestes qui vont devoir supporter une hausse inéluctable du prix de l’électricité sans pouvoir adapter leur comportement si ce n’est en baissant la température des logements afin de limiter la facture ! Le mensonge éhonté qui consiste donc à continuer à parler d’un nucléaire bon marché et d’ENr chères persiste alors même que toute rationalité est sortie du débat. A aucun moment, une comparaison n’a été réalisée entre le coût d’un nouveau programme nucléaire, que le lobby veut à toute force imposer, et un vrai programme d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Pour faire passer le mensonge, toutes les manipulations sont bonnes : confondre investissements dans la sûreté (qui a été négligée depuis des années) et nouveaux réacteurs, biaiser les coûts du nucléaire et des autres énergies en faisant supporter par l’usager les coûts de raccordement dès lors qu’il ne s’agit pas de nucléaire. Ou encore prétendre que la rente nucléaire appartient à EDF qui se privatise alors qu’elle appartient aux Français qui l’ont financée. Ou encore ne pas prendre en considération le fait que les centrales sont amorties même s’il faut investir dans la sûreté et qu’en conséquence le prix réel de production est de plus en plus bas. Cette circonstance avait conduit Mme Merkel à imposer aux exploitants allemands une taxe destinée à financer les ENr en contrepartie de la prolongation de la durée de vie des centrales considérées comme du bénéfice net. Rien de tel en France où EDF se livre à un véritable hold-up sur le porte-monnaie des ménages. Ou enfin, la présentation du dilemme suivant -qui n’est d’ailleurs pas offert à la réflexion des citoyens français- le nucléaire est bon marché comme aucune autre forme d’énergie viable sauf à la payer plus chère. Sortir du nucléaire serait plus cher. Et bien, non. Le calcul n’est pas fait et il est très probablement en sens contraire. Sortir du nucléaire serait économiquement avantageux, si on raisonne de manière globale.

    Nous payerons cher notre nucléaire à l’avenir et en plus nous sommes en situation de risque, ce qui en augmente les coûts.

    Derrière les rodomontades et les roues de paon se cache une réalité avouée par les autorités de sûreté et de radioprotection qui est un truisme pour tous les esprits dotés de bon sens élémentaire : un accident peut se produire en France reconnaît M. Lacoste, responsable de l’ASN. A Kiev, lors de la conférence des Nations Unies sur la Sécurité Nucléaire sous l’égide de l’AIEA pour les 25 ans de Tchernobyl, M. Repussard, patron de l’IRSN affirmait un risque d’accident nucléaire pour 10000 réacteurs par an. Compte tenu du parc mondial actuel, environ 500 réacteurs, cela représente un accident tous les 20 ans. La France étant dotée du 2ème parc mondial avec 58 réacteurs, son risque statistique est élevé. 19 de nos réacteurs datent des années 70, certains sont en zone sismique, d’autres confrontés à un risque d’inondation, certains cumulent les 2. Or, toutes ces centrales, par souci de rentabilité, ont recours à la sous-traitance, aux petites économies d’où une explosion du nombre d’incidents.

    Oui, le choix que le gouvernent fait est celui d’une électricité chère et dangereuse et à coûts exponentiels.

    Tchernobyl ne fait que commencer

    A l’heure où tous les regards se tournent (ou plutôt devraient se tourner vers Fukushima si la machine à désinformer n’étaient pas en doute), les 25 ans de Tchernobyl nous rappellent à la réalité. Certes, le lobby nucléaire mondial, mené par l’AIEA, a réuni une conférence à Kiev pour se congratuler de la qualité des efforts consentis depuis Tchernobyl en terme de transparence (sic !) et de sécurité (resic !!).

    Certes, au cours de cette conférence, l’OMS dont la faiblesse insigne, voire l’inexistence est patente, a admis 10 000 victimes (après avoir défendu durant des années la thèse de 42 morts, puis de 4 000) et demandé des fonds pour faire des études sur les cohortes de liquidateurs qu’elle a ignorées pendant 25 ans, jugeant utile des études sur les effets à long terme de la catastrophe de Tchernobyl. Mais l’essentiel n’est évidemment pas là, si ce n’est le sentiment pour les auditeurs de la conférence dont j’étais, d’assister à un théâtre d’ombres de personnages hors des réalités, dont la confiance absolue en eux même et en leur technologie n’avait d’égale que leur arrogance et leur mépris du reste de l’Humanité.

    Cet état d’esprit est d’autant plus abominable voire criminel que « Tchernobyl » ne fait que commencer.

    Durant ces 25 ans, que s’est-il passé ? L’héroïsme volontaire ou imposé des centaines de milliers de liquidateurs est une ineptie sanitaire : ils ont construit puis entretenu et solidifié ce qu’il est convenu d’appeler le sarcophage, coquille rouillée et perméable du réacteur numéro 4 et de ses 30 tonnes de combustibles, enfouis sous la structure et pour lesquels Framatome a échoué, au début des années 2000 à réaliser, du fait d’une erreur de calcul, les conditions de stockage dans un nouveau bâtiment (ISF 2), bloc de béton, abandonné à quelques centaines de mètres de la centrale. Des millions d’euros dépensés par les donateurs, au profit de leurs propres sociétés, sans compter les pertes en ligne pour le chantier : c’est une gabegie. Et surtout, une bataille a été gagnée à ce jour par le lobby pour rendre impossible l’évaluation reconnue internationalement des victimes de Tchernobyl.

    Tout ceci devait conduire à permettre, au bout de 25 ans, d’affirmer que la question était réglée et que la situation était sous contrôle. Il n’en est rien.

    Les conséquences sanitaires actuelles

    Commençons par le drame des populations : pas seulement de celui des familles vivant dans le rayon de 30km qui ont été exilées, qui ont tout perdu et dont beaucoup ont été irradiées en raison de leur éloignement tardif ; mais surtout des populations vivant dans les zones contaminées, soit 10% du territoire de l’Ukraine auquel s’ajoute celui de la Biélorussie et la Russie. Or, le drame est que non seulement les adultes souffrent de maladies cardiovasculaires qui ont augmenté d’un facteur 4 mais aussi de cancers avec un taux de croissance de 500% dans la région de Gomel (Biélorussie). Le taux d’incidence augmente avec le temps et les invalides issus de Tchernobyl sont plus nombreux aujourd’hui parmi la population vivant dans les territoires contaminés que parmi les liquidateurs (dont il est vrai beaucoup sont morts). Mais le plus grave est ce que le Professeur Bandajevsky décrit comme un « génocide lent ». D’une part, la baisse démographique dans tous les territoires contaminés. Une baisse de natalité de 9,3 pour mille et une hausse de mortalité de 14,2 pour mille a conduit à une baisse démographique de 4,9 pour mille en 1999 pour monter jusqu’à 5,9 en 2002 et 5,2 en 2005. Entre 1990 et 1999, le taux de mortalité a augmenté de 32%. Entre 1994 et 2008, la population de Biélorussie a diminué de 600 000 personnes soit 6% de la population. En Ukraine, la baisse a été encore plus importante : 5 400 000 personnes soit 8% de la population.

    Cette baisse démographique s’accompagne d‘une situation alarmante de la santé des enfants. La morbidité pédiatrique a augmenté dans la région de Gomel de 100% entre 1986 et 1996. Le nombre de tumeurs chez les enfants a été multiplié par 2 entre 2001 et 2008. Dans le district d’Ivankov où je me suis rendue pour visiter l’hôpital, sur 5600 enfants (nés entre 1993 et 2011, soit bien après Tchernobyl) seuls 40 n’ont pas le statut de victimes de Tchernobyl. Le taux de malades ne cesse de progresser en raison en particulier d’une alimentation contaminée en Cesium 137 et en Strontium. En conséquence, 25 ans après la catastrophe, les conséquences sanitaires continuent non seulement à se manifester mais à croître pour ces enfants.

    La contamination de longue durée des territoires

    Une explication est avancée par l’équipe du professeur Bandajevsky (qui a fait 5 ans de goulag pour cette raison) : la contamination la plus grave ne vient pas de l’iode 131 mais du Cesium 137 dont la durée de vie est beaucoup plus longue. 23% du territoire biélorusse reste aujourd’hui contaminé (plus de 37Bq/m2) et y vivent 1,4 million de personnes dont 200 000 enfants ; les chiffres correspondants pour l’Ukraine sont 10% du territoire et 2,2M de personnes dont 500 000 enfants. La période du Cesium 137 est de 30 ans alors que celle de l’iode 131 est de…8 jours. On comprend l’empressement de la communauté nucléaire à refuser de prendre en considération l’importance du Cesium 137 et du Strontium alors que les corrélations entre ces éléments, leurs différentes incidences pathologiques et les zones contaminées sont clairement établies. Et on passe sous silence les zones interdites dont la spectaculaire ville de Pripyat, image de fin du monde humain, dans laquelle une nature post–accident nucléaire envahit les fragiles constructions humaines… Les autorités ukrainiennes ont pour leur part publié un atlas qui fait très clairement apparaître la persistance, sans grand changement des zones contaminées, au cesium, au strontium et au plutonium.

    Le risque permanent de la centrale elle-même La réunion des donateurs visait à remettre la main à la poche à hauteur de plus de 2 mds d’euros pour refaire un nouveau sarcophage ; il est vrai que 25 ans après l’explosion, la situation est très préoccupante. Outre que le risque de séisme est permanent -le dernier tremblement de terre date de 1991 avec une magnitude plus de 5 sur l’échelle de Richter- la durée de vie du sarcophage (30 ans) arrive à son terme avec un risque de désintégration. Une poussière radioactive, sous forme d’aérosols s’est formée dans le sarcophage et diffuse de plus en plus largement à l’extérieur en raison de la porosité de l’ouvrage. A l’intérieur, la présence de 600 kgs d’uranium 235 et 70kgs de plutonium 239 pourraient créer, selon certains spécialistes, un risque de réaction en chaîne incontrôlée et donc de nouvelles explosions à laquelle le sarcophage vieillissant ne résisterait pas. Il en va de même des 15 tonnes de combustibles nucléaires, enfouis sous le réacteur, dans des gaines dont on ignore tout du degré de corrosion et de destruction. Or, le nouveau projet de shelter ne s’attaque en rien à ce sujet qui est le plus fondamental et présente un risque permanent.

    En conclusion, 25 ans après l’explosion, rien n’est vraiment réglé, même si le « business as usual » et la banalisation sont devenus les maitres mots de l’industrie nucléaire mondiale. On revient de Tchernobyl, d‘Ivankov et de Pripyat avec la conviction que non seulement l’industrie nucléaire ne maîtrise rien, mais qu’elle porte en elle une vision mortifère, un choix délibéré d’accepter la destruction des humains au nom d’une vision prométhéenne de l’humanité.


    Une réponse à “Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse, par Corinne Lepage”
    1. marry dit :

    28 avril 2011 à 1 01 44 04444
    tant que nous ne changerons pas individuellement, il ne faut pas imaginer que les capitalistes qui ne se sont jamais gênés pour inventer les guerres, ne vont pas continuer de cultiver le déluge. Ce dont ils ont peur n’est point de cet ordre et s’il leur faut lâcher un peu de plutonium ou de thorium ou de césium 2012 pour nous calmer, ils iront ensuite dans la lune pendant deux cent quarante mille ans attendre que ça se nettoie tout seul. Leur fera des aventures. Quant-aux trois milliards et bientôt quatre, de pauvres, tant mieux si ça les agite un peu, ils n’en ont pas besoin pour continuer leurs business ; l’ont déjà laissé entendre depuis longtemps. Intéresser les capitalistes à l’amour – eux qui achêtent le leur et n’ont aucune idée de ce qui se cache derrière – sincèrement, autant pisser dans un violon. Je suis peut être pessimiste mais je pense moi que les carottes sont cuites et que c’est tout simplement la vie qui règlera tout ça, à sa manière, comme elle l’a toujours fait jusqu’ici, et sans notre aide. C’est con, on était sur le point de faire de belles découvertes. Encore quelques millénaires perdus. salutations.

    Corinne Lepage Euro-députée


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    Transmis par "✉Reseau 19"
    Thu, 28 Apr 2011 03:06:27 +0200

    Voir en ligne : Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse

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    Energie - Page 5 Empty Re: Energie

    Message par bye Sam 11 Juin - 10:07

    Dans un autre domaine, celui de l’énergie, un anonyme, ils le sont souvent, assurant qu’il était un ex-ingénieur EDF, s’est ingénié à dénigrer les valeurs écologistes.

    Il n’a pas hésité à appeler son brulot « désinformation au plus haut niveau des services de l’information », ce qui ne manque pas de sel.

    S’en prenant d’abord à Hulot, ce qui peut se comprendre, il s’est employé à démolir les énergies propres et renouvelables.

    Dans son pamphlet internaute, Il conteste le fait d’éteindre les veilleuses de nos appareils électriques lequel ne ferait qu’économiser 4 à 5% au lieu de 30 ou 35% annoncés parfois.http://600xt.bbfr.net/t13158-economie-d-energie.

    Mais les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières ? Et une meilleure gestion de l’énergie n’est-elle pas la meilleure réponse à un plan alternatif permettant la sortie du nucléaire ?

    Petit rappel : pour 271,5 Mtep produits en France, un peu moins de 150 Mtep arrivent chez le consommateur (lien) car le transport de l’énergie provoque un gros gaspillage de celle-ci, et le rendement des centrales nucléaires n’est que de 30% .http://www.constructif.fr/Article_24_35_211/Habitat_et_transports_une_difficile_reduction_des_consommations_en_France.html.

    Preuve s’il en fallait que le choix de la centralisation énergétique n’est pas judicieux, et qu’il vaut mieux consommer sur place, lorsque c’est possible, l’énergie produite.

    Une meilleure isolation des habitations et des entreprises (taux : 0,6) ferait baisser considérablement notre consommation : entre 1999 et 1986, grâce à l’amélioration de l’isolation, ce sont 11 Mtep qui ont été économisés.

    Mais on peut aller beaucoup plus loin et dans le cas des maisons « basse-énergie » on peut descendre à 0,30 (lien) ou même choisir l’option Bepos (bâtiments à énergie positive) qui non seulement ne consomment pas d’énergie, mais en produisent.http://www.concept-bio.com/batiment-a-energie-positive-bepos.php

    Ce qui signifie qu’en appliquant la recette « Bepos » à tous les bâtiments du pays, non seulement ça relancerait l’emploi, mais cela permettrait de fermer un certain nombre de réacteurs nucléaires, et d’économiser encore plus d’énergie.

    Pour la petite histoire, il faut savoir que, s’il est vrai que la part du nucléaire (en 2007) représente 76,8 % en terme de production d’électricité, cela ne représente que 17,7% de la consommation finale d’énergie.

    EDF a poussé les français à se chauffer à l’électricité, ce qui est un non-sens, d’autant que notre pays est riche en eau chaude de grande profondeur et que rares sont les régions qui en sont dépourvues. http://www.soultz.net/fr/documents/WGC%202005.pdf

    Mais ce n’est pas tout.

    Au sujet de l’éclairage public, sans retourner non plus aux réverbères d’un temps révolu, interrogeons nous sur l’opportunité de laisser éclairer des nuits entières des lampadaires dans nos villes, villages, au bord de nos routes, et autoroutes ?

    Il existe aujourd’hui une entreprise qui propose des luminaires alimentés par des capteurs solaires, doublés de petites éoliennes, qui, en accumulant l’énergie dans la journée, la restitue le soir, sans pour autant la prendre sur le réseau. http://www.windela.cc/accueil.php?lang=fr

    Ailleurs des communes optent pour l’éclairage public en veilleuse.http://www.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/hennebont/hennebont/economies-d-energie-l-eclairage-public-en-veilleuse-11-01-2010-732529.php

    Ce n’est pas rien.

    Il ne s’agit donc pas de se « serrer la ceinture » mais plutôt de gérer différemment l’énergie.

    Puis notre ingénieur s’en prend aux capteurs photo voltaïques qui seraient d’après lui, pleins de métaux lourds très polluants.

    Sur ce lien, la preuve du mensonge.

    En effet, les capteurs photovoltaïques sont généralement en aluminium : nulles traces là-dedans de mercure, de cadmium, de plomb, arsenic, zinc, et autres métaux lourds.http://www.senat.fr/rap/l00-261/l00-261.html

    De plus il est recyclable à l’infini. http://fr.wikipedia.org/wiki/Aluminium

    Quand au silicium amorphe, il est pris en sandwich entre une plaque de verre, et une feuille de polymère. On cherchera en vain des métaux lourds.http://www.ipc-energies.com/photovoltaique2.htm

    Aujourd’hui, une nouvelle génération de capteurs photovoltaïques utilise une autre technologie, en se calquant sur le principe de la photosynthèse, et sont constitués d’une couche de dioxyde de titane et d’une solution électrolytique. http://encyclo.voila.fr/wiki/Michael_Graetzel

    Autant efficaces que les précédents, ils présentent l’intérêt de pouvoir être « imprimés » sur un support souple, voire transparent, et d’être bien moins cher que les panneaux au silicium amorphe. http://mobile.agoravox.fr/actualites/technologies/article/que-la-lumiere-soit-69460

    Puis notre « ingénieur » s’en prend aux éoliennes dont il déclare sans rougir qu’elles sont 4 fois plus chères que l’atome.

    Hélas pour lui, c’était avant la catastrophe de Fukushima, puisqu’on sait aujourd’hui que le prix de l’électricité nucléaire est largement sous évaluée.

    D’abord parce que contrairement à ce qui est généralement affirmé, le nucléaire produit du CO2. En effet, si pendant la production d’électricité, c’est effectivement une énergie qui n’en produit pratiquement pas, avant d’en arriver là, il faut l’extraire, et cela provoque une énorme production de CO2, en amont, et en aval. http://www.motherearth.org/energy/pdf/fichenucleaire7.pdf

    Mais revenons au prix.

    Entre le prix des centrales, comme celle de l’EPR dont le prix de départ à déjà doublé (lien) avant même qu’elle produise le moindre kilowatt, et le démantèlement estimé à 17 milliards (pour les centrales françaises) serait plus proche des 200 milliards.http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-energie-nucleaire-est-la-plus-95175

    Ajoutons à ça l’élimination des déchets, pour lesquels aucune solution raisonnable n’a été trouvée, mais qu’il faudra bien payer un jour où l’autre et pour finir, à la lumière de la catastrophe de Fukushima, on sait aujourd’hui que pour assainir le territoire pollué, la somme de 200 milliards est envisagée, sans même évoquer la perte pour des dizaines d’années de centaines d’hectares pollués au césium 137. http://www.2000watts.org/index.php/energytrend/nucleaire/accident-nucleaire-japon/626-catastrophe-nucleaire-le-fil-de-linformation-part-6.html

    C’est d’ailleurs un défenseur de cette énergie polluante qui le dit : Jean marie Jancovici affirme « le nucléaire coute 2000 à 3000 € par kW de puissance installée » (contre 500 € pour le gaz). http://www.manicore.com/documentation/articles/Obs_Fukushima.html

    Ensuite notre ingénieur, jamais a court de d’imagination s’attaque aux biocarburants, mélangeant allègrement les biocarburants issus de la culture, (contestables, bien évidemment) et le biocarburant, méthane issu de l’activité humaine, dont on sait aujourd’hui qu’il pourrait à lui seul assurer l’énergie pour tous les véhicules du pays, poids lourds compris.http://energie-renouvelable-aounit.blogspot.com/2007/05/la-mthanisation-le-biogaz.html

    Comme je l’ai écrit dans un article récent, la page nucléaire pourrait donc être rapidement tournée, sans pour autant utiliser le charbon ou le pétrole.http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/comment-tourner-la-page-du-76430

    Pour finir en « beauté », le vaillant contestataire s’en prends aux éoliennes, qui d’après lui n’auraient qu’une puissance maximum de 2 mégawatts, dont il annonce sans rougir qu’elles sont « 4 fois plus chère que l’atome ».

    La preuve du mensonge est sur ce lien.http://www.portail-eolien.com/articles/divers/67-puissances-et-technologies

    Faut-il aussi rappeler qu’au moment ou la centrale de Fukushima explosait à répétition, avec les conséquences que nous savons, les éoliennes de haute mer, installées au Japon, ne subissaient pas le moindre dommage. http://www.iewonline.be/spip.php?article4085

    Oublions le passage dans lequel l’auteur affirmait que la climatisation d’une voiture ne consommait pas d’énergie, et que ce chauffage était du uniquement à la récupération de la chaleur produite par le moteur, ce qui doit en faire sourire plus d’un : le rédacteur doit en être resté à la 2CV, dont la vitesse des essuies glaces étaient fonction de la vitesse de la voiture.

    La réalité est qu’une voiture qui utilise la clim en ville consomme en moyenne 20% de carburant supplémentaire. http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:AV41Y0nnU-sJ:www2.ademe.fr/servlet/getBin?name%3D68793835132D0BA1FB59294270FB34A91171548686811.pdf+consommation+pour+la+clim+d'une+voiture&hl=en

    « l’ingénieur » finissait son torchon en affirmant que « l’électricité « dite propre », sans fumée, sans CO2, sans atomes, (…) mise a part les centrales hydro, çà n’existe pas » et jamais à l’abri d’une outrance, il conclut en déclamant : « surtout, surtout, je vous en prie, informez vous ( !), et diffusez ceci, si cela vous interpelle ».

    Voila qui est fait.

    Car comme dit mon vieil ami africain, avec son humour coutumier :

    « On a beau dissimuler ses excréments au fond de l’eau, ils finissent toujours par remonter à la surface ».


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    Message par bye Ven 17 Juin - 20:00

    Areva : l'Elysée pousse Anne Lauvergeon dehors
    | 17.06.11 | 15h01 • Mis à jour le 17.06.11 | 15h39

    "L'a-t-elle si bien réussi qu'il faille la garder ?" Cela faisait de longs mois que Nicolas Sarkozy distillait en privé ses critiques à l'encontre d'Anne Lauvergeon. Le président de la République a mis fin à ce qu'un patron d'une entreprise du CAC 40 qualifiait ironiquement de "torture". La présidente du directoire du numéro un mondial du nucléaire depuis sa création, en 2001, dont le deuxième mandat s'achève fin juin, ne sera pas reconduite, comme elle le souhaitait.

    Décidé à l'Elysée, son remplacement par Luc Oursel, un des trois directeurs généraux délégués d'Areva, lui a été signifié, jeudi 16 juin, lors d'un tête-à-tête avec le premier ministre, François Fillon, avant d'être annoncé dans la soirée. Cette "absence" de M. Sarkozy est d'autant plus paradoxale que le chef de l'Etat se pose, depuis des années, en patron de l'atome civil, puisque c'est lui qui préside le Conseil de politique nucléaire (CPN).

    Le choix de M. Oursel témoigne, selon Matignon, d'une "volonté de l'Etat actionnaire de privilégier l'expérience industrielle et la connaissance du nucléaire acquises par Luc Oursel chez Areva", où il est entré en janvier 2007. Le nouveau patron, qui doit être nommé lors d'un prochain conseil de surveillance, devra "mettre en oeuvre un plan d'amélioration de la performance de l'entreprise afin de renforcer sa compétitivité et de poursuivre son développement".

    A peine La Tribune avait-elle révélé le choix de M. Sarkozy, jeudi, que la contre-offensive interne était lancée. Tous les membres du comité exécutif - à l'exception de Luc Oursel - ont signé une lettre, remise à Jean-Cyril Spinetta, président du conseil de surveillance, pour lui dire que leur candidat, c'était Mme Lauvergeon, "la seule personnalité de l'entreprise disposant des compétences et qualités requises pour conduire Areva dans les années à venir". Le comité de groupe européen a, lui aussi, réaffirmé son soutien à une chef d'entreprise qu'il qualifie de "femme visionnaire".

    Au même moment, 20 députés (10 UMP, 8 PS, un apparenté PCF et un Nouveau Centre) réclamaient, dans une déclaration commune, une reconduction qui était "l'assurance de la pérennité et du maintien du groupe au premier rang mondial du nucléaire civil".

    Proche du premier ministre François Fillon, Jean-Paul Anciaux (UMP) jugeait même que "se priver (de Mme Lauvergeon) serait faire courir un risque important à Areva". Et François Hollande dénonçait "une action de déstabilisation engagée depuis plusieurs mois, pour faire éclater le groupe Areva et mettre en cause sa présidente". Le candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012, soulignait que "la France ne compte pas de femmes reconnues à l'échelle mondiale pour ses capacités et son talent" et que "ce serait un symbole fâcheux de l'écarter".

    Etranges atermoiements que ceux de l'Elysée depuis plusieurs mois ! A l'automne 2010, M. Sarkozy avait pourtant confié à M. Spinetta la présidence d'un comité interne chargé de lui proposer les noms de plusieurs industriels capables de remplacer Mme Lauvergeon. Il était secondé par René Ricol, co-présidant du comité d'audit du conseil de surveillance (et commissaire national à l'investissement), et par François David, patron de la Coface.

    Le comité avait auditionné M. Oursel, mais il ne l'avait pas inscrit sur la liste transmise à l'Elysée fin février. Elle comportait les noms de six patrons au profil industriel affirmé : Anne Lauvergeon, qui souhaitait "poursuivre sa tâche avec un directoire significativement renouvelé" ; Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Rhodia, qui prendra la tête de Solvay après le rachat du chimiste français par le groupe belge en 2013 ; Isabelle Kocher, qui a quitté la Lyonnaise des Eaux pour prendre en main les finances de GDF Suez ; et trois dirigeants venus de l'aéronautique et de la défense, Fabrice Brégier (Airbus), Marwan Lahoud (EADS) et Hervé Guillou (EADS).

    M. Spinetta avait choisi son camp, celui de Mme Lauvergeon, même si le président du conseil d'administration d'Air France-KLM ne l'a jamais déclaré publiquement pour respecter les prérogatives de l'Etat, actionnaire à plus de 90 % du groupe nucléaire. M. Spinetta a rencontré M. Sarkozy le week-end de la Pentecôte et il a sans doute évoqué un bilan qu'il juge positif.

    M. Spinetta défendait la pertinence du modèle intégré, qui fait qu'Areva est présent sur tous les métiers du nucléaire (mine et enrichissement de l'uranium, combustible, réacteurs, retraitement-recyclage). Il se félicitait du développement de deux centrales de troisième génération, l'EPR et l'Atmea, considérées comme "de bons produits". Dans un entretien accordé à L'Express (26 mai), M. Spinetta jugeait aussi qu'avec 12 milliards d'euros de fonds propres et un endettement de 3 milliards, "la situation financière permet à l'entreprise d'affronter un mauvais vent pendant un ou deux ans".

    Rien n'y a fait, tant Mme Lauvergeon avait suscité les inimitiés et s'était créée des ennemis. Et d'abord au sommet de l'Etat.

    A peine élu, en mai 2007, M. Sarkozy lui avait proposé le ministère des finances. Son refus avait fortement déplu au président. "Il n'est pas facile de lui dire "non"", confiait volontiers la présidente d'Areva. D'autant qu'elle entendait rester chez Areva pour le sauver d'un démantèlement annoncé. En 2007-2008, le gouvernement envisageait, en effet, de rapprocher Areva et Alstom, dont le premier actionnaire est Bouygues (30 %). Ce qui signifiait, de fait, un éclatement de l'entreprise, avec d'un côté les réacteurs et services repris par Alstom et, de l'autre, le cycle du combustible (fabrication et retraitement-recyclage).

    Ce projet enterré, un nouveau front s'était ouvert avec Henri Proglio, nommé PDG d'EDF fin 2009, qui avait affirmé d'emblée sa volonté d'être le chef de file de la filière nucléaire française à l'exportation. Une prérogative que lui a accordée l'Etat, mais dans un cadre strict. Ainsi s'était-elle mise à dos les PDG d'EDF et d'Alstom, Henri Proglio et Patrick Kron, tous deux proches de M. Sarkozy.

    Il semblait que depuis le grave accident de la centrale de Fukushima, le 11 mars au Japon, Mme Lauvergeon avait regagné du terrain. Elle avait redoublé d'efforts pour convaincre qu'elle était est le meilleur candidat au moment où le nucléaire civil traverse la crise la plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

    A tous ceux qui lui attribuent la responsabilité de l'échec d'Abou Dhabi, où la France a perdu un contrat de 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros) fin 2009 au profit du coréen Kepco, Mme Lauvergeon répondait que la sûreté nucléaire ne se négocie pas. Elle se négociera encore moins après le grave accident de la centrale de Fukushima, plaidait-elle. Quitte à proposer des réacteurs plus cher mais plus sûrs que ceux de ses concurrents américains, japonais, coréens ou russes, affirmait-elle. L'espoir nourri par certains d'un "nucléaire low cost" serait mort le 11 mars, date du tremblement de terre au Japon, estime-t-elle.

    Dans ce contexte, elle réaffirmait l'atout d'Areva : son réacteur EPR de troisième génération, dont le groupe n'a pourtant vendu que trois exemplaires à l'étranger : deux en Chine et un en Finlande. Mais tout cela, M. Sarkozy ne l'a pas porté à son crédit. Pas plus que le développement dans le secteur de l'éolien offshore et de la biomasse ; ni la place de numéro un mondial de la production d'uranium décrochée en 2009, mais au prix fort. Comme si, pour arrêter son choix, le chef de l'Etat n'avait retenu que la dérive des coûts du chantier de l'EPR en Finlande. Et l'agacement que suscitait chez lui cette "Mme Non".

    Jean-Michel Bezat Article paru dans l'édition du 18.06.11


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