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    Message par bye Jeu 23 Sep - 14:02

    des nouvelles du centre de retention de Villawood, Sydney.

    http://www.tahiti-infos.com/SYDNEY-Centre-de-retention-de-Villawood-un-nouveau-groupe-sur-le-toit_a9581.html

    SYDNEY: Centre de rétention de Villawood : un nouveau groupe sur le toit
    SYDNEY, mercredi 22 septembre 2010 (Flash d'Océanie) – Au lendemain d’une manifestation qui avait vu une dizaine de pensionnaires du centre de rétention de Villawood (Ouest de Sydney) monter sur le toit des bâtiments pour exiger un traitement rapide de leurs cas, un nouveau groupe d’une dizaine de détenus a pris le relais mercredi, rapporte la radio nationale publique


    SYDNEY: Centre de rétention de Villawood : un nouveau groupe sur le toit
    Ces nouveaux manifestants, décrits comme étant d’origine asiatique, exigeaient aussi leur remise en liberté, estimant avoir été privés de liberté suffisamment longtemps.
    Les services australiens de l’immigration ont laconiquement indiqué mercredi qu’il ne s’agissait pas d’individus interceptés en situation d’immigration illégale par voie maritime.
    Cette nouvelle manifestation aurait débuté mercredi aux alentours de huit heures du matin (locales, GMT+10).
    Selon les groupes de défense des libertés, une femme enceinte de quatre mois et qui a refusé de s’alimenter ces deux derniers jours fait partie du groupe.
    Plusieurs employés de ce centre de rétention (géré par la société privée Serco) tentent depuis d’engager un dialogue avec ces individus.

    Mardi 21 septembre 2010, en fin de journée, un autre groupe composé de onze pensionnaires du même centre (pour la plupart Sri Lankais) avait mis un terme à près de trente heures de manifestations, également sur les toits de l’établissement en menaçant de sauter s’ils n’obtenaient pas rapidement de réponses quant au sort qui leur sera réservé.
    Ils avaient été persuadés de mettre fin à leur mouvement après des pourparlers engagés avec les services de l’immigration et une participation de représentants du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés.
    Depuis cette reddition, un militant d’une association de défense des droits humains (Social Justice Network), Jamal Daoud, dénonce le fait que ces mutins sri-lankais et afghans ont depuis été déplacés dans des locaux à l’écart des autres pensionnaires.
    Entre-temps, le ministre australien de l’immigration, Chris Bowen, qui a adopté durant la première crise une attitude ferme, devait visiter mercredi le camp de l’île Christmas (au large de la côte Nord-ouest australienne), qui héberge la plupart des personnes interceptées en situation d’immigration illicite en Australie.
    Le premier groupe (de neuf Sri Lankais, d’un Irakien et d’un Iranien) avait décidé de grimper sur le toit du centre après le suicide, lundi 20 septembre 2010, d’un ressortissant fidjien de 36 ans (depuis identifié comme répondant au nom de Josefa Rauluni), qui était sur le point d’être raccompagné dans son pays.
    La fin de cette action de la part des pensionnaires Sri lankais et Irakiens (qui avaient menacé de se jeter dans le vide si des responsables des services de l’immigration ne venaient pas à leur rencontre avant dix sept heures locales) s’est déroulée dans le calme, après qu’un dialogue ait été établi avec une équipe de négociateurs venus des services gouvernementaux de l’immigration.
    Une équipe du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR) avait aussi été dépêchée sur place, rapporte la radio nationale publique, citant les services de l’immigration.
    Ils avaient obtenu la reddition de quelques premiers protestataires, tout en affirmant qu’aune promesse n’a été faite aux mutins.
    Descendu au sol à l’aide d’un treuil et d’une grue, les protestataires ont laissé sur le toit la bannière qu’ils avaient brandi depuis lundi et sur laquelle on pouvait lire « nous voulons de l’aide et la liberté ».
    Sur cette bannière, auparavant, certains, après s’être tailladés, avaient jeté des gouttes de leur sang.
    Mardi, un mouvement de soutien à ces détenus s’était organisé à l’extérieur du centre, de la part d’associations de défense des droits humains, dont certains membres se sont brièvement heurtés mardi avec les forces de l’ordre qui tentaient de les disperser.


    Fermeté de la part du ministre de l’immigration
    Chris Bowen, ministre de l’immigration et de la citoyenneté, avait réaffirmé mardi en début de journée que son gouvernement ne cèdera pas à ce genre de menace et que si leurs cas le justifiait, les pensionnaires du camp seraient, quoi qu’il arrive, renvoyés dans leur pays.
    « Je peux comprendre que des personnes qui tiennent à tout prix à rester en Australie puissent avoir recours, dans des circonstances désespérées, à tous les moyens pour se faire entendre (…) Ce sont nos services de l’immigration qui déterminent à qui le statut de demandeur d’asile est accordé, et ceci après un processus très rigoureux (…) Sûrement pas par une manifestation, ça, ça ne changera rien à l’issue de l’examen par les services de l’immigration », a-t-il rappelé.
    Dans les jours qui ont précédé son suicide, M. Rauluni avait été informé de l’imminence de sa déportation vers son archipel natal, où il déclarait refuser de retourner du fait de l’existence d’un régime issu du putsch de décembre 2006.
    Proche du parti du Premier ministre fidjien Laisenia Qarase, renversé par le putsch du 5 décembre 2006, il avait adressé un courrier aux autorités australiennes compétentes un courrier leur demandant de lui accorder « la permission de rester ici jusqu’à ce que des élections aient lieu à Fidji et qu’un nouveau gouvernement aura été mis en place », mais n’avait pas été entendu.
    Lundi, il était sur le point d’être transféré de ce centre de Villawood pour entamer son chemin de retour.
    Il avait ensuite explicitement évoqué son intention de monter sur le toit.
    La police fédérale australienne, lundi, regrettait cet « incident tragique ».
    Dans le même camp de Villawood, depuis le début de l’année, de nombreuses manifestations de la part de détenus ont eu lieu, y compris des grèves de la faim, des actes d’automutilation et des tentatives de suicide.
    Des incidents avaient eu lieu précédemment, en septembre, dans un autre centre de rétention situé près de Perth (Nord-ouest de l’Australie).
    Vendredi 17 septembre 2010, l’Australie célébrait sa journée de la citoyenneté, d’ordinaire marquée par des cérémonies de prestation de serment de la part de personnes auxquelles cette citoyenneté a été accordée dans le cadre d’une politique d’immigration choisie.
    Cette année, selon les décomptes officiels, cette journée aura été l’occasion pour quelque trois mille six cent personnes originaires de cent dix huit pays de proclamer leur nouvelle citoyenneté.
    Depuis juillet 2010, le gouvernement australien annonce son intention de négocier avec un ou plusieurs pays de la région, et en premier lieu le Timor oriental, afin de créer ce que la Première ministre australienne Julia Gillard appelle un « centre régional de traitement » des personnes interpellées en situation illégale d’immigration, soit par mer, soit par air, soit par voie terrestre.
    Le nouveau ministre australien de l’immigration et de la citoyenneté, Chris Bowen, a déclaré il y a quelques jours, tout juste après son entrée en fonction, s’attacher désormais à prendre contact avec les autorités du Timor, qui ont jusqu’ici affirmé ne pas avoir été officiellement informées de ce projet australien.
    En Australie, le gouvernement a ces deniers jours tenté de trouver le moyen d’augmenter la capacité des centres de rétention, à commencer par celui situé sur l’île Christmas (Nord-ouest de l’Australie).
    Sur cette île, ce seraient quelque cinq mille détenus qui seraient en attente de traitement de leur dossier.
    Ce centre est désormais réputé avoir atteint sa capacité, a admis la semaine dernière M. Bowen, qui parle de « pressions sur nos capacités d’accueil » et déclare désormais rechercher au moins deux mille places sur le continent.
    Selon les dernières statistiques officielles australiennes des services de l’immigration, publiées en fin de semaine dernière, un peu plus d’un pour cent (75) des personnes interpellées en situation d‘immigration illicite (le plus souvent à bord d’embarcation, de type boat people, arraisonnées par la marine nationale) ont finalement été déportées.
    Ce chiffre, selon les mêmes sources, vient en regard d’un flux total de plus de six mille personnes arrivées en Australie entre octobre 2008 et juin 2009.
    Avant l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement travailliste (qui est venu succéder à plusieurs mandats de gouvernement libéraux-conservateurs conduits par M John Howard, jusqu’aux législatives de novembre 2007), l’Australie avait mis en place (depuis fin 2001) une politique d’immigration forte s’appuyant sur des camps de rétentions pour immigrants clandestins, dont l’un était situé sur l’île de Nauru et l’autre sur celle de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée).
    Après celui de Manus, le centre de Nauru a finalement été désaffecté début 2008.
    Selon les chiffre de mi-septembre 2010, alors que la grande majorité de ces détenus se trouve à l’île Christmas (deux mille cinq cent), d’autres se trouvent aussi à Villawood (316 en détention et 31 en résidence surveillée), à Melbourne (70 en détention et 43 en logements « de transit »), à Darwin (392 en détention et 384 en « détention alternative »), à Brisbane (40 en détention et 34 en « détention alternative »), Perth (39 en détention, 17 en résidence surveillée et neuf en« détention alternative »), Leonora (Australie occidentale, 195 en détention alternative), Curtin (en Australie occidentale, 753 en détention), Port Augusta (Australie méridionale, 57 en logements « alternatifs ») et Adelaide (Australie méridionale, trois en détention alternative).

    Précédente mutinerie début septembre à Darwin

    Début septembre 2010, un groupe de quelque quatre vingt neuf détenus afghans, qui avaient réussi à sortir du centre de rétention proche de la ville de Darwin (Nord de l’Australie) pour organiser une manifestation contre leurs conditions de détention sur une route proche ont été transférés vers un autre centre, dans la localité de Curtin (Australie occidentale).
    Dans le cadre d’une mesure de « précaution « et de « gestion prudente » des prisonniers, a indiqué le ministère australien de l’immigration et de la citoyenneté.
    Le ministère avait motivé cette décision de déplacer ce groupe par le fait qu’à la suite des « dégâts matériels » occasionnés par ces actes, ainsi que par un début de mutinerie du fait d’un autre groupe, les 29 et 30 août 2010, « les options de logement au centre de Darwin ont été diminuées ».
    Le transfert a eu lieu à bord d’un convoi d’une douzaine de véhicules de police pour acheminer le groupe d’abord à la base aérienne de Darwin, d’où ils ont embarqué à bord d’un appareil militaire en direction de l’Australie occidentale.
    Lors de leur manifestation, à laquelle la police a mis fin sept heures après leur évasion, ces Afghans avaient brandi des pancartes implorant pour qu’ils ne soient pas renvoyés dans leur pays d’origine, où ils craignent d’être pris pour cibles par les Talibans.
    La police, depuis, a dû démentir des accusations selon lesquelles les évadés, au cours de leur manifestation, par une température estimée à quelque trente cinq degrés Celsius, auraient été privés d’eau et de nourriture, dans le but de les persuader de se rendre rapidement.
    Les forces de l’ordre ont affirmé que les détenus s’étaient vus offrir à boire et à manger, mais avaient refusé en raison de l’observance du Ramadan.
    Avant que la totalité du groupe se rendre, une quinzaine d’individus avait dû être soignée pour hyperthermie et début de déshydratation.
    Pendant les quelque sept heures qu’ils ont passé en-dehors du camp, ils ont tenté de sensibiliser l’opinion, via les médias, sur leurs conditions de détention et les délais de traitements de leurs cas individuels, qui pour certains ont dépassé les neuf mois depuis leurs interception au large des côtes de l’Australie occidentale.
    Ils ont aussi imploré de ne pas être forcés de revenir dans leur pays d’origine, faisant valoir la situation au plan local, qui a aussi coûté la vie de nombreux soldats étrangers (dont vingt et un australiens à ce jour).
    Chris Evans, alors encore ministre de l’immigration par intérim au sein du gouvernement travailliste sortant (depuis remplacé par Chris Bowen dans le cadre du nouveau gouvernement Gillard II issu des urnes du 24 août 2010), avait par ailleurs indiqué que dans le cadre de l’enquête désormais ouverte sur cette série d’incidents, la société Serco à qui la gestion du centre de Darwin a été confiée pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires pour négligence et manquement au cahier des charges.
    C’est la même société qui gère le centre de Villawood.
    Fin août 2010, un autre groupe de plus de quatre vingt dix pensionnaires de ce centre de rétention, pour la plupart de nationalité indonésienne, avait entamé un mouvement de protestation qui s’était traduit par des incendies volontaires de matériel divers et le refus pour certains de descendre du toit de leurs cellules.


    SYDNEY: Centre de rétention de Villawood : un nouveau groupe sur le toit
    « Plutôt mourir que d’être enfermés plus longtemps »

    Au cours de tentatives d’entretiens de médiation organisés avec l’aide du personnel du Consulat indonésien le plus proche, certains des mutins ont affirmé qu’ils préféraient « plutôt mourir que d’être enfermés plus longtemps ».
    Ces Indonésiens avaient été interpellés en situation d’immigration illégale au large des côtes australienne à bord d’embarcations transportant aussi des clandestins qui se destinaient à l’Australie.
    Depuis, ils sont soupçonnés de participer à un réseau de trafic d’êtres humains basé en Indonésie.

    « Guantanamo australien »

    Au début du mois, la Sénatrice Sarah Hanson-Young (Verts) n’avait pas hésité à déclarer qu’avec ce genre de politique, le gouvernement australien fournissait des arguments de choix à ceux dont l’envie pourrait prendre de comparer ce centre de Darwin à une sorte de « Guantanamo australien ».
    « Je trouve inappropriée l’idée selon laquelle un pays, quel qu’il soit, puisse retenir indéfiniment quelqu’un en détention, sans chef d’accusation, tout simplement parce que ce pays ne veut pas motiver juridiquement son action, et qu’il se trouve que ces gens sont des citoyens étrangers (…) Des personnes qui risquent des peines telles que celle de trafic d’êtres humains doivent au moins savoir de quoi elles sont accusées et quelle voie l’appareil juridique compte suivre. Et clairement, le gouvernement n’est même pas capable de faire cela », avait-elle lancé.
    Ces individus, interceptés à bord d’embarcations en provenance d’Indonésie et où se trouvaient aussi des ressortissants Sri-lankais et Afghans, sont présumés appartenir à des réseaux de passeurs en Indonésie.
    Depuis fin 2001, l’Australie pratique une politique dure de lutte contre l’immigration clandestine et qui se traduit par la rétention systématique des individus interpellés (principalement en provenance du Sri Lanka et de l’Afghanistan, via l’Indonésie).
    Le camp de destination privilégiée, celui situé sur l’île Christmas (Océan Indien), arrivé à saturation, a dû être soulagé ces derniers mois par des transferts vers des centres tels que celui de Darwin.

    Le rapport de l’ONU

    Dans son rapport publié au sujet de l’Australie le 27 août 2010, le Comité des Nations-Unies sur l’élimination de la discrimination raciale (CERD) exprimait sa « préoccupation » concernant les lieux de traitement « offshore » tels que les lieux de détention d’immigrants (dont le plus sollicité est actuellement celui de l’île Christmas, sur la façade occidentale des côtes australiennes).
    Le comité onusien s’inquiète notamment de dispositions jugées insuffisantes en matière de protection des droits de ces personnes, parmi lesquelles se trouvent aussi des enfants quelquefois séparés de leurs parents.
    Le CERD, tout en déplorant que de précédentes recommandations similaires n’aient pas été suivies de mesures, recommande une nouvelle fois dans ce document que ce régime de détention systématique soit « revu en vue de trouver une alternative à la détention » (en collaboration avec le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés) et que « la détention de demandeurs d’asile soit toujours un dernier recours et soit limité à plus courte durée raisonnable et nécessaire ».
    Le rapport complet peut être téléchargé à l’adresse suivante (dernière colonne à droite « Concluding observations ») :
    http://www2.ohchr.org/english/bodies/cerd/cerds77.htm



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    Message par bye Lun 21 Sep - 17:22

    Australie : la mémoire des Aborigènes remonte à plus de 7000 ans

    Certaines civilisations n'écrivent pas leurs légendes, leurs souvenirs, leur histoire. Cela ne les empêche pas pour autant de les transmettre, de bouche à oreille, pendant des générations. Des centaines de générations, voire des milliers. C'est le cas des Aborigènes d'Australie qui, selon une étude qui vient d'être publiée dans la revue Australian Geographer, perpétueraient des récits vieux d'au moins 7000 ans.

    Patrick Nunn, professeur de géographie à l'université de Sunshine Coast (Australie), aidé du linguiste Nick Ried, a recueilli des récits aborigènes de 21 sites le long de la côte australienne, qui décrivent une époque où le niveau des mers était beaucoup plus bas qu'aujourd'hui.

    Les histoires aborigènes, qui se recoupent, évoquent des détails du paysage aujourd'hui sous les eaux. Ils parlent de bandes de terre permettant de passer d'un point à un autre, d'îles aujourd'hui disparues... tout ceci pouvant être mis en correspondance avec ce que nous connaissons du niveau des mers avant leur montée (provoquée par la fonte des glaces après la dernière période glaciaire).

    "Ces histoires parlent d'un temps où la mer a commencé à s'avancer et recouvrir les terres, et des changements que cela a provoqué pour le mode de vie des gens, les changements dans le paysage, dans l'écosystème et les problèmes que cela a causé dans leur société", explique Patrick Nunn. Et il ne s'agit pas d'un ou deux cas isolés : "Il est important de noter que ce n'est pas juste une histoire qui décrit ce processus. Il y a beaucoup, beaucoup d'histoires, toutes constantes dans leur narration, dans 21 sites situés tout au long de la côte australienne".

    Le duo de scientifiques cite par exemple le récit de la formation d'une baie actuelle : "Il y a très longtemps, les hommes pouvaient traverser à pied sec de notre côté de la baie jusqu'à Geelong (à l'ouest)". Ils décrivent alors un ouragan, les arbres qui se courbent, puis la terre qui s'enfonce et la mer qui se précipite jusqu'à ce que les lieux prennent l'aspect qu'ils ont aujourd'hui...

    La méthode de datation employée pour estimer l'âge de ces récits aborigènes donne une fourchette située entre 7250 et 13070 ans, en fonction des détails décrits et des éléments que nous avons sur la géographie des lieux et son évolution. Une ancienneté qui s'explique par la nature de la civilisation aborigène. Ces peuples ont vécu isolés en Australie, occupant les mêmes territoires, durant 50 à 60 000 ans. Patrick Nunn pense que "ces histoires ont été transmises depuis aussi longtemps en partie à cause de la rudesse de l'environnement naturel australien, qui impliquait que chaque génération doive transmettre ses connaissances à la suivante de manière systématique afin d'assurer sa survie".

    Il n'en demeure pas moins que la transmission de récits sur une période de plus de sept millénaires est exceptionnelle. Pour les auteurs de l'étude, "les implications de cette longévité extraordinaire des traditions orales" pourraient laisser penser que "des traditions d'une ancienneté comparable puissent exister dans des cultures similaires"...

    http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/09/18/australie-la-memoire-des-aborigenes-remonte-a-plus-de-7000-a-569690.html

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