LIBRE DISCUSSION DANS LES COULISSES DE DEMAIN

Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
LIBRE DISCUSSION DANS LES COULISSES DE DEMAIN

Débattons en toute liberté, dans le respect de l’autre, sur tous les sujets qui composent notre société : politique, économie, environnement, religion, philosophie, paranormal, sciences, famille, santé, mode, sexualité, loisirs, sports, divertissements…

Derniers sujets

» AVORTEMENT AUX USA, NOUS NE VOULONS PAS PERDRE DE DROITS, NOUS VOULONS EN GAGNER !
par bye Mar 28 Juin - 12:51

» Michel Piron en garde à vue. Derrière Jacquie et Michel : un système organisé de proxénétisme et de viols.
par bye Jeu 16 Juin - 15:33

» EuroSatory : Visioconférence et Rassemblements contre le commerce des armes
par bye Lun 6 Juin - 17:32

» Entretien avec Yamina Saheb (GIEC) : “Il y a eu quelques réticences pour mettre le terme de sobriété dans le dernier rapport”.
par bye Mer 1 Juin - 8:37

» Retour sur l’accueil des déplacés d’Ukraine dans les Hautes-Alpes
par bye Mar 31 Mai - 16:17

» L’industrie pornocriminelle cible les enfants et la justice abdique !
par bye Mer 25 Mai - 16:23

» Le Royaume-Uni renforce son arsenal juridique contre les personnes en besoin de protection
par bye Jeu 19 Mai - 10:42

» Recrutement enseignant : une crise des plus inquiétantes pour l’avenir de l’école
par bye Jeu 19 Mai - 10:36

» Moi, Nestor Makhno (épisode 7) – Il y a 100 ans, l’autre guerre d’Ukraine – Feuilleton
par bye Mer 11 Mai - 11:53

» Le "Tous capables" l'Education Nouvelle Le Groupe Français d'Education Nouvelle
par bye Ven 6 Mai - 12:42

» Menaces sur le droit à l’avortement aux Etats-Unis : le collectif Avortement Europe dénonce une énième tentative de restreindre le droit des femmes à disposer de leur corps !
par bye Ven 6 Mai - 12:30

» Biélorussie : la plus grande attaque anti-syndicale du siècle en Europe
par bye Ven 29 Avr - 12:15

» Les associations dénoncent la différence de traitement envers les ressortissants non-Ukrainiens
par bye Ven 22 Avr - 6:21

» SUD éducation gagne l’indemnité REP/REP+ pour les AED !
par bye Jeu 21 Avr - 17:21

» Guerre en Ukraine : que contient la directive sur la protection temporaire de 2001 ?
par bye Dim 17 Avr - 9:50

» ACTUALITÉ SOCIÉTÉ ET POLITIQUE
par gramophone Ven 15 Avr - 8:59

» Mutations-sanctions à l'école Pasteur (93) : dans « l'intérêt du service public », nous devons faire front !
par bye Jeu 14 Avr - 8:42

» 6e rapport du GIEC : quelles solutions face au changement climatique ?
par bye Ven 8 Avr - 12:34

» Cabinets de conseil : quand le Sénat fustige le gouvernement
par bye Mer 6 Avr - 16:36

» Les fresques carabines : une institutionnalisation des violences sexistes à l’hôpital
par bye Dim 13 Mar - 12:35

» L’Ukraine au coeur… de la classe, l’école au coeur du monde
par bye Ven 4 Mar - 17:34

» 8 Mars 2022 : Grève féministe Déferlante pour l'égalité !
par bye Mar 1 Mar - 11:08

» Une guerre “culturelle”
par bye Jeu 24 Fév - 19:27

» Nouveau camp fermé de Samos : « Barbelés, clôtures, couvre-feu […] le camp ressemble à une prison. »
par bye Jeu 17 Fév - 18:07

» Exterminez toutes ces brutes
par bye Ven 4 Fév - 10:22

» Entretien avec Laurence Scialom : « Ne pas mettre la lutte contre la dégradation de notre biosphère au cœur de la gouvernance européenne serait une erreur historique »
par bye Mer 26 Jan - 15:55

» Osez le féminisme ! fait 200 signalements de vidéos illégales sur des sites pornographiquesOsez le féminisme ! fait 200 signalements de vidéos illégales sur des sites pornographiques
par bye Lun 24 Jan - 11:46

» La mécanique des inégalités : un entretien avec les sociologues Alain Bihr et Roland PfefferkornLa mécanique des inégalités : un entretien avec les sociologues Alain Bihr et Roland Pfefferkorn
par bye Sam 22 Jan - 10:48

» Répression pour un poème au Lycée Marcelin Berthelot de Pantin.
par bye Mer 12 Jan - 20:42

» CP/ Présidence française de l'Union européenne : Une alternative pour une politique d'asile européenne réellement solidaire est possible
par bye Ven 24 Déc - 9:47

» Les fresques carabines reconnues contraires à la dignité des femmes !
par bye Mar 21 Déc - 17:56

» Frontière biélorusse : quel impact des propositions de la Commission visant à déroger au droit d’asile européen ?
par bye Ven 17 Déc - 8:59

» contre le système pornocriminel
par bye Mer 15 Déc - 18:39

» S’émanciper dès la maternelle par le travail et la coopération
par bye Mer 15 Déc - 11:40

» La coopérative pédagogique : Paroles de filles
par bye Ven 3 Déc - 10:32

» La maltraitance des migrants n’est pas une fatalité »
par bye Mar 30 Nov - 18:47

» Lutter contre la violence… pour de vrai
par bye Jeu 25 Nov - 13:13

» République blindée, Projet Local d’Évaluation, chefs dans les écoles… Fin de règne rue de Grenelle
par bye Mer 17 Nov - 13:02

» Campagne d’Eric Zemmour : un masculiniste revendiqué prétendant à l’Elysée ?
par bye Jeu 11 Nov - 12:07

» Affaire Jacquie et Michel : 4 “acteurs” mis en examen pour viol, la fin de l’impunité !
par bye Mar 2 Nov - 18:34

» Réinstallation des réfugiés afghans dans l’UE : des promesses, pas d’engagements chiffrés
par bye Sam 23 Oct - 8:14

» La marchandisation généralisée des relations humaines et des corps coïncide avec l’échec de l’ambition démocratique
par gramophone Mer 20 Oct - 19:33

» À Montpellier, descente de police contre des sans-papiers venus au contre sommet France-Afrique
par bye Mar 19 Oct - 19:07

» Climat : nous l’avons fait, l’Etat n’a plus le choix !
par bye Ven 15 Oct - 12:36

» L’école des sans-école… des jeunes migrants refusés d’école
par bye Mer 13 Oct - 11:27

» La France envoie ses déchets nucléaires en Sibérie !
par bye Mar 12 Oct - 18:05

» Total Energies et Le Louvre : alliés contre le climat
par bye Mer 6 Oct - 16:55

» L’école est à la fois un lieu de formation et d’expression des bandes
par bye Mer 6 Oct - 9:19

» Analyse/déclaration sur la vente de sous-marins américains à l’Australie
par bye Sam 2 Oct - 9:32

» À celles et ceux qui ne sont pas rentré·es,
par bye Mer 29 Sep - 11:55

» « Nous n’avons pas besoin et nous ne voulons pas d’un petit chef ! »…
par bye Mar 21 Sep - 17:18

» Noël : fêtes familiales ou marché de dupe ?
par gramophone Mar 21 Sep - 15:57

» Les troubles de l’érection
par gramophone Mar 21 Sep - 14:36

» Le 28 septembre, c'est la journée internationale de droit à l'avortement !
par bye Lun 20 Sep - 19:35

» Biélorussie : les migrants victimes de l’instrumentalisation de la question migratoire
par bye Mer 15 Sep - 19:46

» Accueil des Afghans évacués de Kaboul
par bye Ven 10 Sep - 16:48

» Marseille : un discours de chef(s) !
par bye Mer 8 Sep - 11:53

» HECTAR grand projet inutile, priorité au service public !
par bye Mer 1 Sep - 19:09

» Rapport du GIEC : Jean Jouzel appelle à une réaction
par bye Mer 11 Aoû - 5:07

» J’évite de prendre l’avion
par bye Lun 12 Juil - 20:45

» Condamné à agir d’ici 9 mois, l'Etat ne réagit pas...
par bye Ven 2 Juil - 9:05

» ENFIN L'ÉGALITÉ, la PMA pour toutes adoptée !
par bye Mer 30 Juin - 12:12

» Projet de loi sur l’enfance : le choix du contrôle plutôt que de la protection pour les mineurs isolés étrangers
par bye Sam 19 Juin - 12:16

» Appel pour les libertés, contre les idées d’extrême-droite : mobilisons-nous le 12 juin !
par bye Mar 8 Juin - 11:52

» Soutien à l’enseignante empêchée de faire cours en raison de son masque
par bye Mer 2 Juin - 18:35

» La junte du Myanmar suspend plus de 1 600 enseignant·es
par bye Mar 25 Mai - 12:24

» Manifeste pour la suspension des brevets liés au Covid 19
par bye Dim 23 Mai - 16:49

» Les dépenses militaires face aux besoins humains. Les centaines de milliards de la honte
par bye Mer 19 Mai - 18:00

» Évaluer n’est pas noter
par bye Lun 17 Mai - 11:22

» Le bilan chiffré du règlement Dublin ne plaide pas pour son maintien
par bye Mer 5 Mai - 12:37

» La compensation carbone, inefficace pour réduire les émissions du secteur aérien
par bye Mar 20 Avr - 8:39

» GRANDE-BRETAGNE. "KILL THE POLICE BILL"GRANDE-BRETAGNE. "KILL THE POLICE BILL"
par bye Ven 16 Avr - 12:34

» Covid-19 : quel impact sur les procédures d’éloignement des migrants ?
par bye Ven 2 Avr - 12:45

» Médecins : stagnation des effectifs mais baisse de la densité médicale
par bye Ven 2 Avr - 12:36

» Encore une attaque des fascistes contre une librairie libertaire
par bye Lun 22 Mar - 12:40

» A partie du 17 mars, la France est à découvert climatique
par bye Mer 17 Mar - 11:49

» Non, on ne peut pas être « féministe » et agresser des survivantes de la prostitution et des féministes le 8 mars.
par bye Jeu 11 Mar - 9:39

» Les députés les Républicains font entrave au droit à l’avortement pour toutes !
par bye Jeu 18 Fév - 12:16

» Méditerrannée : reprise des sauvetages en mer pour l'Ocean Viking
par bye Jeu 4 Fév - 19:44

» Nouveau numéro du journal Casse-rôles
par bye Lun 1 Fév - 12:53

» #METOOInceste : La loi à l’agenda de l’Assemblée Nationale !
par bye Ven 22 Jan - 13:39

» Projet Hercule : EDF serait éclaté en trois entités
par bye Sam 16 Jan - 9:00

» Les enjeux de l'intégration des bénéficiaires d'une protection internationale dans l'Union européenne
par bye Lun 11 Jan - 20:50

» La méthode Montessori en question
par bye Mer 23 Déc - 13:24

» L’environnement ? une préoccupation peu partagée par les adultes
par bye Mer 16 Déc - 12:08

» Terrorisme
par bye Lun 14 Déc - 18:45

» Éducation : il faut donner priorité aux vaincus
par bye Mar 8 Déc - 11:59

» JOURNÉE MONDIALE DE L'ENFANCE
par bye Ven 4 Déc - 17:14

» 25novembre : la lutte pour l'élimination des violences masculines continue !
par bye Mer 25 Nov - 15:07

» Les mobilisations étudiantes sous la menace de lourdes peines de prison
par bye Mar 24 Nov - 10:23

» Décision historique pour la justice climatique !
par bye Jeu 19 Nov - 20:00

» Et maintenant nous sommes là...
par bye Mer 18 Nov - 13:13

» Révélation scientifique: l’amour rend aveugle !
par gramophone Sam 7 Nov - 9:55

» La puissance de la solidarité syndicale internationale
par bye Ven 6 Nov - 11:53

LE SITE

Dans Les Coulisses de Demain

FORUMS & SITES AMIS

FORUM EST INSCRIT SUR

Le Deal du moment :
Promos Nike : Jusqu’à -50% de ...
Voir le deal

    plan cancer

    bye
    bye
    Administratrice


    Masculin
    Nombre de messages : 8993
    Localisation : souvent nuages
    Emploi/loisirs : décalé
    Humeur : main tendue
    Date d'inscription : 19/12/2007

    plan cancer Empty plan cancer

    Message par bye Mer 27 Juil - 17:12

    http://www.paperblog.fr/4709836/plan-cancer-prevention-et-depistage-ne-pas-relacher-l-effort-plan-cancer-3e-rapport-d-etape/

    Source: Communiqué Elysée, 3 ème rapport - Plan Cancer 2009-2013

    Plan CANCER: Prévention et dépistage, ne pas relâcher l’effort – Plan Cancer- 3è Rapport d’étape
    Publié le 26 juillet 2011 par Santelog

    Le président de la République a reçu, le 25 juillet, du ministre de la Santé, le troisième rapport sur l'avancement du Plan cancer 2009-2013. Pour le gouvernement, avec 531 millions d'euros consommés en 2009 et 2010, les moyens mis en oeuvre sont conformes à la programmation et la mise en œuvre du Plan s'est concrétisée dans tous les domaines de la lutte contre le cancer. quelques points de vigilance subsistent.

    La recherche avant tout: 1,9 milliards d'euros sont prévus au total sur cinq ans. 531 millions d'euros ont été exécutés en 2009 et 2010, correspondant à plus de 95% du montant prévisionnel. Pour l'année 2011, le montant prévisionnel des dépenses s'élève à 400 millions d'euros. A mi-parcours, le Plan cancer, a permis des avancées importantes comme l'effort consacré au soutien de la recherche qui a permis d'augmenter de près de 60 % le nombre de patients participant aux essais cliniques en cancérologie. Ainsi, les 2 premiers sites de recherche intégrée sur le cancer (SIRIC) en France viennent d'être créés et ont vocation à devenir des pôles d'excellence. A la suite de leur évaluation, les 7 cancéropôles régionaux ou interrégionaux se sont vus confirmer leur soutien pour une durée de quatre ans.

    -Vers un traitement personnalisé pour une majorité de patients: Grâce au financement de tests de génétique moléculaires, les traitement et parcours de soins personnalisés s'étendent désormais à un nombre de plus en plus important de patients.

    -Garantir la qualité et la sécurité des soins: 885 établissements de santé autorisés pour le traitement du cancer se mettent en conformité, sous le contrôle des agences régionales de santé, pour garantir la qualité et la sécurité des soins sur l'ensemble du territoire.
    -La prise en compte des facteurs de risque environnementaux progresse tant dans le champ de la recherche et de l'évaluation des risques, en coopération entre l'ANSES, l'INCa et l'Inserm, que pour renforcer la prévention des expositions professionnelles (contrôles de l'Inspection du Travail sur les secteurs à risque, décret relatif aux rayonnements optiques artificiels). Un colloque international sur ce thème se tiendra en décembre 2011.


    La prévention et le dépistage restent les priorités face au cancer. Au moins un tiers des cancers seraient évitables, le principal facteur de risque étant le tabac puis la consommation d'alcool. 2 nouvelles campagnes d'information ont été menées par l'INPES. La prévention des cancers professionnels a donné lieu à de nouvelles dispositions réglementaires (décret du 2 juillet 2010 relatif aux rayonnements optiques artificiels) et des contrôles renforcés de l'Inspection du travail sur les secteurs à risques. Les dépistages organisés (cancer du sein, cancer colorectal) ont été généralisés, le dépistage du cancer du col de l'utérus fait l'objet d'une expérimentation est conduite dans 13 départements.
    Des points de vigilance: Faire face aux défis démographiques des professionnels de santé en cancérologie avec un objectif ambitieux d'augmentation du Plan de 20% d'ici à 2013, lever les obstacles à la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de cancer et poursuivre la réduction des inégalités de santé face au cancer, font partie des mesures qui, à-mi parcours, présentent un retard ou des difficultés dans leur réalisation.
    Rappelons que l'incidence des cancers est en hausse, avec une progression de + 1,2 % chez l'homme et de + 1,4 % chez la femme en moyenne par an entre 1980 et 2005 mais que la mortalité par cancer a diminué au cours des vingt dernières années. Le cancer représente néanmoins la première cause de décès chez l'homme (33 % des décès masculins) et la deuxième chez la femme (23 % des décès féminins), et il reste la première cause de décès prématuré avant 65 ans.
    Source: Communiqué Elysée, 3 ème rapport - Plan Cancer 2009-2013
    bye
    bye
    Administratrice


    Masculin
    Nombre de messages : 8993
    Localisation : souvent nuages
    Emploi/loisirs : décalé
    Humeur : main tendue
    Date d'inscription : 19/12/2007

    plan cancer Empty Re: plan cancer

    Message par bye Jeu 16 Jan - 15:17

    Toujours plus de cancers dans le monde, notamment chez les femmes
    http://www.notre-planete.info/actualites/3917-cancer-monde-femme-sein

    14janvier 2014, 18 h 50

    Les dernières données sur l'incidence, la mortalité et la prévalence du cancer dans le monde, publiées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), montrent une augmentation du nombre de cancers et de la mortalité associée dans le monde. La croissance démographique, le viellissement de la population et l'occidentalisation des modes de vie sont les principaux facteurs qui expliquent cette croissance d'un fléau qui n'épargne personne. Etablie par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui dépend de l'OMS, la base de données GLOBOCAN 2012 fournit les données les plus à jour pour 28 types de cancers dans 184 pays. Celle-ci montre qu'en 2012, 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et que 8,2 millions de personnes en sont mortes. En 2008, le nombre de cas de cancer était de 12,7 millions et celui de décès liés à cette maladie de 7,6 millions. Selon la base de données Globocan 2012, à l'échelle mondial, le risque de contracter un cancer avant l'âge de 75 ans est de 21 % pour les hommes, 16,4 % pour les femmes, les risques d'en mourir avant 75 % sont de 12;7% pour un homme et 8,4% pour une femme. Les cancers les plus fréquents et les plus mortels Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde sont ceux : du poumon, du sein, et le cancer colorectal. Les cancers qui entraînent le plus de décés sont : le cancer du poumon (1,6 million de décès, 19,4% du total), le cancer du foie (0,8 million, 9,1%) le cancer de l'estomac (0,7 million, ou 8,8%). Ces cancers peuvent en partie s'expliquer par le mode de vie : tabagisme (ou exposition aux polluants atmosphériques), alcoolisme, exposition à des perturbateurs hormonaux (dans les pesticides, la pilule contraceptive notamment), mauvaise alimentation (trop de viande). Répartition géographique des cancers Les tendances mondiales montrent que dans les pays en développement en transition sociétale et économique rapide, la transition vers un mode de vie typique des pays industrialisés conduit à un fardeau croissant des cancers associés à des facteurs de risque génésiques, alimentaires et hormonaux. Ainsi, c'est l'occidentalisation du mode de vie qui conduit à l'augmentation du nombre de cancers. Bien que l'incidence du cancer soit en augmentation dans la plupart des régions du monde, il y a d'énormes inégalités entre pays riches et pays pauvres, relève le CIRC. Les taux d'incidence demeurent les plus élevés dans les régions les plus développées, mais la mortalité est beaucoup plus élevée relativement dans les pays pauvres, faute de détection précoce et d'accès aux traitements. Plus de la moitié de tous les cancers et des décès par cancer en 2012 ont été enregistrés dans les régions les moins développées du monde et ces proportions augmenteront encore d'ici à 2025. Le CIRC propose un outil statistique interactif qui détaille l'incidence et la prévalence des cancers par pays et par types de cancers. Le cancer en France En 2012, plus de 371 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqué en France, soit plus de 1 000 par jour. En France, les cancers les plus fréquents sont, chez les hommes : cancer de la prostate (73 600 nouveaux cas, 8 600 décés par an) cancer du poumon (28 000 nouveaux cas, 22 900 décés par an) cancer colorectal (21 500 nouveaux cas, 8 990 décés par an) et chez les femmes : cancer du sein (54 200 nouveaux cas, 11 900 décés par an) cancer colorectal (19 300 nouveaux cas, 8 100 décés par an) cancer du poumon (12 000 nouveaux cas, 8 500 décés par an) Multiplication du cancer chez les femmes L'une des tendances les plus remarquables, c'est la multiplication du nombre de cancers chez les femmes, qui confirme qu'au niveau mondial, la priorité doit être accordée aux mesures de prévention et de lutte contre les cancers du sein et du col utérin. Le cancer du sein Chaque année, 1,7 million d'entre elles ont un diagnostic de cancer du sein et rien qu'en 2012, 6,3 millions de femmes vivaient avec un cancer du sein diagnostiqué au cours des cinq années précédentes. Depuis les dernières estimations pour 2008, l'incidence a augmenté de plus de 20%, et la mortalité de 14%. Le cancer du sein est la cause la plus fréquente. « Le cancer du sein est aussi l'une des principales causes de décès par cancer dans les pays les moins développés. C'est en partie parce que l'évolution des modes de vie est à l'origine d'une augmentation de l'incidence, mais aussi en partie parce que les progrès cliniques enregistrés contre la maladie ne profitent pas aux femmes vivant dans ces régions », explique le Dr Forman, Chef de la Section Données du cancer au CIRC. En Europe occidentale, par exemple, l'incidence du cancer du sein est supérieure à 90 nouveaux cas pour 100 000 femmes par an (soit 9 femmes sur 10 000) , par rapport à 30 pour 100 000 en Afrique de l'Est. En revanche, les taux de mortalité dans ces deux régions sont presque identiques à environ 15 pour 100 000, ce qui pointe clairement le diagnostic tardif et une survie beaucoup moins bonne en Afrique de l'Est. « Il est aujourd'hui urgent, pour mieux lutter contre le cancer, de développer des approches efficaces et abordables pour la détection précoce, le diagnostic et le traitement du cancer du sein chez les femmes vivant dans les pays les moins développés du monde », explique le Dr Christopher Wild, Directeur du CIRC. « Il est primordial que les progrès réalisés ces dernières années dans les régions les plus développées du monde soient mis en oeuvre pour faire reculer la morbidité et la mortalité. » Le cancer du col utérin Avec plus d'un demi-million de nouveaux cas chaque année, le cancer du col utérin est le quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, après les cancers du sein, colorectal et du poumon, notamment dans les pays à faibles ressources de l'Afrique subsaharienne. Il est également la quatrième cause la plus fréquente de décès par cancer (près de 266 000 décès en 2012) chez les femmes dans le monde. En effet, près de 70% du fardeau mondial pèse sur les régions à faible développement, l'Inde hébergeant plus d'un cinquième de tous les nouveaux cas diagnostiqués. « Le cancer du col, qui affecte les femmes dans leur jeunesse, peut avoir des effets catastrophiques avec un coût humain, social et économique très élevé. Mais cette maladie ne doit pas être une condamnation à mort, même dans les pays pauvres », explique le Dr Rengaswamy Sankaranarayanan, chercheur principal d'un projet de recherche du CIRC sur le dépistage du cancer du col en Inde rurale. « Des outils de dépistage peu coûteux et de faible technicité existent aujourd'hui, qui pourraient réduire sensiblement le fardeau des décès par cancer du col dans les pays les moins développés », a-t-il ajouté. Un futur toujours plus affecté par le cancer Les projections du CIRC estiment que d'ici à 2025, le nombre de nouveaux cancers continuera d'augmenter pour atteindre 19,3 millions par an principalement en raison de la croissance démographique et du vieillissement de la population mondiale. Enfin, nul doute que nos modes de vie modernes, peu responsables et excessifs paieront un lourd tribut au cancer. Auteur avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés Sur le même sujet Respirer tue ! L'air a été classé comme cancérogène L'occidentalisation fait évoluer les formes de cancer Cancers et expositions environnementales : un défi à relever pour mieux comprendre les liens Cancers dus à l’environnement et au milieu professionnel La pollution chimique diffuse menace la santé et la reproduction humaine Les pathologies chroniques principales causes de décès dans le monde Le cancer tue silencieusement dans les pays du Sud Alcool et cancer : similitude entre boire et fumer ? Cancer en France : un rapport qui dérange Vieillissement de la population et accroissement du nombre de cancers Evaluer l’impact de la pollution chimique sur notre santé

    Source : http://www.notre-planete.info/actualites/3917-cancer-monde-femme-sein (© www.notre-planete.info)
    bye
    bye
    Administratrice


    Masculin
    Nombre de messages : 8993
    Localisation : souvent nuages
    Emploi/loisirs : décalé
    Humeur : main tendue
    Date d'inscription : 19/12/2007

    plan cancer Empty Re: plan cancer

    Message par bye Jeu 16 Jan - 15:18

    L'occidentalisation fait évoluer les formes de cancer
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3389_cancer_IDH.php

    06 juin 2012, 10 h 53

    L'évolution du fardeau du cancer est fonction du développement humain. Telle est la conclusion d'une étude menée par des chercheurs du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), publiée vendredi 1 er juin dans la revue Lancet Oncology[1]. Cette étude démontre de manière remarquable comment le fardeau croissant du cancer va toucher principalement certains pays en transition sociale et économique, mais aussi que les types de cancer les plus fréquents sont en train de changer. Disparités géographiques par niveaux de développement humain en 2008 Dans les régions aux Indices de Développement Humain (IDH)[2] élevés ou très élevés, quatre cancers (côlon-rectum, sein, poumon et prostate) expliquent la moitié de l'incidence du cancer. Dans les régions où l'IDH est faible et moyen, les cancers de l'œsophage, de l'estomac et du foie sont également fréquents, et pris ensemble, ces sept cancers expliquent 62% de l'incidence des cancers dans ces régions. Dans les régions à faible IDH, plus particulièrement, le cancer le plus fréquent est le cancer du col de l'utérus, devant ceux du sein et du foie, le sarcome de Kaposi arrivant en 4 ème position. Différences géographiques par pays et par sexe en 2008 Chez les hommes, neuf types de cancer se partagent les taux d'incidence les plus élevés dans différents pays, les cancers de la prostate, du poumon et du foie arrivant en tête, suivis du cancer de l'œsophage, de l'estomac et du sarcome de Kaposi qui, lui, figure en première place dans certains pays à IDH faible et moyen. Pour les femmes, les taux d'incidence les plus élevés concernent le cancer du sein ou du col de l'utérus dans quasiment tous les 184 pays étudiés. Cancer en transition – un effet de « l'occidentalisation » Dans les régions à IDH moyen et élevé, la diminution constatée des taux d'incidence des cancers de l'estomac et du col de l'utérus semble contrebalancée par une augmentation des taux d'incidence des cancers du sein chez la femme, de la prostate et du cancer colorectal. Cela peut être attribué à « l'occidentalisation » de pays connaissant une transition économique et sociale rapide, avec une réduction des cancers d'origine infectieuse et une hausse plus importante des cancers associés aux facteurs de risque génésiques, alimentaires et hormonaux. Tendance du fardeau du cancer Le cancer reste la principale cause de décès[3] dans de nombreux pays à revenus élevés et va devenir une cause majeure de morbidité et de mortalité dans les prochaines décennies, dans toutes les régions du monde. En supposant que les tendances observées dans les pays à IDH moyen à très élevé s'appliquent au niveau mondial, à savoir la hausse des taux d'incidence des cancers du côlon-rectum, du sein, de la prostate, la baisse des taux d'incidence du cancer de l'estomac et du col de l'utérus, et la hausse du cancer du poumon chez les femmes et la baisse de ce dernier chez les hommes (dans les régions à IDH élevé et très élevé seulement), les auteurs estiment que l'on comptera plus de 22 millions de nouveaux cas de cancer par an d'ici 2030. Ces analyses constituent un premier aperçu global de la situation actuelle et future de l'incidence et de la mortalité par cancer selon des niveaux d'IDH prédéfinis. D'après le Dr Freddie Bray, auteur principal de ce rapport : "Cette étude devrait servir de catalyseur pour la poursuite des travaux sur l'inégalité entre individus en matière de cancer au plan mondial, et permettra de mieux comprendre comment et pourquoi les déterminants macroéconomiques influencent l'incidence, la mortalité et la survie associée au cancer". Il conclut : "Il est impératif que les cliniciens et les spécialistes de la lutte contre le cancer soient alertés sur l'ampleur croissante de l'incidence et de la mortalité associée au cancer à travers le monde ; cette analyse permet de souligner le besoin d'initiative au plan mondial pour réduire le fardeau du cancer". Conséquences sur l'action de santé publique Le Dr Christopher Wild, Directeur du CIRC, a déclaré : "Cette étude révèle la nature dynamique de la représentation du cancer dans le temps et dans une région du monde donnée. Les pays doivent tenir compte des défis spécifiques auxquels ils feront face et privilégier les interventions ciblées pour lutter contre les hausses attendues du fardeau du cancer par des stratégies de prévention primaire efficaces, un dépistage précoce, et des programmes thérapeutiques efficaces". Notes Global cancer transitions according to the Human Development Index (2008—2030): a population-based study - The Lancet Oncology, Early Online Publication, 1 June 2012 ; doi:10.1016/S1470-2045(12)70211-5 "Une nouvelle manière de mesurer le développement en faisant la synthèse des indicateurs d'espérance de vie, de niveau d'études et de revenu, pour aboutir à un indicateur composite du développement humain, l'IDH. Le tournant décisif pour l'IDH fut la création d'une statistique unique destinée à servir de cadre de référence pour le développement économique et social. L'IDH établit un minimum et un maximum pour chaque dimension, appelés balises, et indique ensuite la situation de chaque pays par rapport à ces dernières (dont la valeur varie entre 0 et 1). Source : PNUD, visité le 29 mai 2012. Ferlay J, Shin HR, Bray F, Forman D, Mathers C, Parkin DM. Estimates of worldwide burden of cancer in 2008:GLOBOCAN 2008. Int J Cancer. 2010 Jun;127(12): 2893-917. Auteur Organisation Mondiale de la Santé

    Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3389_cancer_IDH.php (© www.notre-planete.info)
    bye
    bye
    Administratrice


    Masculin
    Nombre de messages : 8993
    Localisation : souvent nuages
    Emploi/loisirs : décalé
    Humeur : main tendue
    Date d'inscription : 19/12/2007

    plan cancer Empty Re: plan cancer

    Message par bye Jeu 16 Jan - 15:18

    Cancers et expositions environnementales : un défi à relever pour mieux comprendre les liens http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3201_cancer_environnement.php

    21 décembre 2011, 16 h 32

    L'Anses, l'INCa(1) et l'alliance Aviesan(2) ont réuni le 12 décembre à Paris près de 400 chercheurs, professionnels de santé et représentants d'institutions et d'associations pour dresser un état des lieux des connaissances sur les liens entre expositions environnementales et cancers. Ce colloque international, qui s'inscrit dans le cadre du Plan cancer 2009-2013 et du Plan national santé environnement 2009-2013, avait pour objectif de présenter les travaux et méthodologies visant à mieux comprendre les relations entre cancers et environnement et cerner ainsi les priorités de recherche dans ce domaine.

    En 2008, le nombre de nouveaux cas de cancers dans l'Union européenne est estimé à environ 2,4 millions dont 1,3 million (54 %) d'hommes et 1,1 million (46 %) de femmes. En 2011, on estime à 365 000 les nouveaux cas de cancers en France. Les cancers de la prostate chez l'homme (71 000 cas incidents) et du sein chez la femme (53 000 cas) sont les plus fréquents. Viennent ensuite chez l'homme, les cancers du poumon (27 500 cas) du côlon-rectum (21 500 cas) et chez la femme, les cancers du côlon-rectum (19 000 cas) et du poumon (12 000 cas). Si l'on considère tous les cancers de façon confondue, l'incidence annuelle des cas de cancers augmente alors que la mortalité par cancer diminue. L'évolution à la baisse de la mortalité observée en France est pour une large part à mettre sur le compte d'une amélioration des dépistages précoces et d'une meilleure prise en charge des personnes diagnostiquées. L'accroissement de l'incidence des cancers est lié notamment à l'allongement de la durée de la vie et à une meilleure identification des cancers déjà présents par les dépistages, désormais mieux acceptés socialement. Toutefois ces deux facteurs ne suffisent pas à eux seuls à expliquer cette évolution. L'augmentation de l'incidence des cancers est observée partout dans le monde et le nombre de nouveaux cas de cancers augmente de manière très significative, notamment dans les pays en voie de développement. Pour seulement 5 à 10 %, une cause endogène (altération génétique) est identifiée. Les autres, soit 90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes, c'est-à-dire, à l'environnement au sens large. Celui-ci inclut les modes de vie (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommation alimentaire, exposition solaire...) et les expositions à des facteurs environnementaux naturels (radon...), aux agents chimiques, physiques et infectieux de l'environnement général et professionnel. Les conditions socio-économiques, mais aussi géographiques, lorsqu'elles sont défavorables, constituent également un facteur de risque. Les participants ont cherché à mieux comprendre les liens entre environnement au sens large et cancers. Le rôle de certains facteurs environnementaux comme l'amiante, l'arsenic, les émissions de four à coke, la fumée de tabac ou encore les virus HPV est clairement établi. En revanche, les effets cancérogènes de nombreux agents chimiques et physiques sont aujourd'hui suspectés ou possibles mais sans être à ce jour avérés. La mise en évidence des risques éventuels encourus soulève des difficultés méthodologiques : expositions à de faibles doses difficiles à quantifier, périodes de latence très longues entre l'exposition et l'apparition de la maladie, etc... De plus, estimer les expositions combinées à plusieurs produits chimiques et les risques associés constitue un défi scientifique. En effet, la mise en évidence d'un risque éventuel chez l'homme suppose des études épidémiologiques de cohorte impliquant de larges effectifs et une évaluation des expositions. Plusieurs études, présentées lors de la journée, ont illustré la difficulté d'évaluer quantitativement les expositions. La compréhension des liens entre la pluralité d'agents présents dans l'environnement et des cancers reste donc difficile. Les grandes études menées sur de larges effectifs de population depuis quelques décennies fournissent des réponses sur certains facteurs environnementaux (expositions à des radiations ionisantes durant l'enfance, travail de nuit, radon, etc.) Toutefois, en l'état actuel des connaissances, la progression de l'incidence des cancers les plus fréquents (sein, prostate, colorectal...) reste en partie inexpliquée. Ce colloque a mis en avant le besoin d'harmoniser les méthodes d'évaluation des expositions afin de pouvoir comparer les résultats des études épidémiologiques. Il a montré la nécessité de développer des recherches sur les biomarqueurs et les mécanismes d'action pour améliorer l'évaluation des expositions. Le colloque a montré aussi les progrès de la génomique et de la protéomique qui permettraient de disposer de biomarqueurs d'exposition à des substances ou d'effets précoces. L'importance de la prise en compte des vulnérabilités et des périodes critiques d'expositions (période prénatale...) a également été soulignée. Les scientifiques présents ont rappelé que les avancées des connaissances passent avant tout par des approches pluridisciplinaires associant des chercheurs de diverses disciplines : biologistes, chimistes, épidémiologistes, expologues, généticiens, médecins, toxicologues, etc. Les scientifiques ont salué les actions déjà engagées et soulignent que les efforts sont à poursuivre pour évaluer et agir sur les expositions d'aujourd'hui, afin de prévenir les cancers de demain. Notes INCa : Institut national du cancer Aviesan : Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé Auteur Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail

    Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3201_cancer_environnement.php (© www.notre-planete.info)
    bye
    bye
    Administratrice


    Masculin
    Nombre de messages : 8993
    Localisation : souvent nuages
    Emploi/loisirs : décalé
    Humeur : main tendue
    Date d'inscription : 19/12/2007

    plan cancer Empty Re: plan cancer

    Message par bye Jeu 16 Jan - 15:19

    Ignorer les alertes scientifiques et les signes avant-coureurs a de lourdes conséquences
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3681_cout_ignorance_alertes.php

    13 mars 2013, 15 h 31

    Les nouvelles technologies ont parfois eu des effets extrêmement nocifs, toutefois les signes avant-coureurs ont bien souvent été étouffés ou ignorés. Le second volume des "Signaux précoces et leçons tardives" de l'Agence Européenne de l'Environnement (AEE) examine des cas spécifiques pour lesquels les signaux d'alarmes ont été ignorés, provoquant dans certain cas la mort, la maladie et la destruction de l'environnement. Le premier volume des Signaux précoces et leçons tardives, (Late Lessons from Early Warnings), publié en 2001, était un rapport novateur détaillant l'histoire des technologies ayant par la suite été jugées dangereuses. Ce nouveau volume de 750 pages comprend 20 nouvelles études de cas, et a également de profondes implications pour la politique, la science et la société. Parmi ces études de cas se retrouvent les analyses de l'empoisonnement au mercure industriel, les problèmes de fertilité causés par les pesticides, les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques, et les produits pharmaceutiques modifiant les écosystèmes. Le rapport examine également les signes avant-coureurs provenant des technologies utilisées à l'heure actuelle, parmi lesquelles les téléphones portables, les organismes génétiquement modifiés et les nanotechnologies. Les études de cas historiques montrent que les avertissements ont été ignorés ou écartés jusqu'à ce que les dommages pour la santé et l'environnement ne deviennent inéluctables. Dans certains cas, les entreprises ont privilégié les profits à court terme au détriment de la sécurité du public, en cachant ou en ignorant l'existence de risques potentiels. Dans d'autres cas, les scientifiques ont minimisé les risques, parfois sous la pression de groupes d'intérêts. Ces leçons pourraient nous aider à éviter des conséquences néfastes provoquées par les nouvelles technologies. Le monde a évolué depuis la publication du premier volume des Signaux précoces. Les technologies sont désormais approuvées plus vite que par le passé, et sont souvent adoptées rapidement dans le monde entier. Cela signifie, selon le rapport, une possibilité de propagation rapide et accrue des risques, dépassant la capacité de la société à comprendre, reconnaître et réagir à temps pour éviter les conséquences néfastes. Le rapport recommande une plus large utilisation du « principe de précaution » afin de réduire les risques potentiels des technologies et produits chimiques novateurs insuffisamment testés. Il affirme que l'incertitude scientifique ne justifie en aucun cas l'inaction lorsqu'il existe des preuves plausibles de dommages potentiellement graves. Privilégier le principe de précaution est presque toujours bénéfique comme en témoigne l'analyse de 88 cas de prétendues « fausses alertes » : seules 4 n'étaient effectivement pas justifiées selon les auteurs du rapport. Quelques exemples d'alertes ignorées Le plomb dans l'essence Citons par exemple le cas du plomb dans l'essence qui a perduré jusqu'en 2005 en Europe alors que les scientifiques avaient lancé l'alerte 80 ans plus tôt, alors qu'il existait déjà des additifs de substitution et que les effets neurotoxiques du plomb étaient connus depuis l'Antiquité ! Le tabagisme Le rapport évoque également la manipulation et la désinformation incessantes de l'industrie du tabac qui cherche à tout prix à instaurer le doute dans un prétendu débat sur la toxicité d'un produit complètement inutile, coûteux et désastreux pour la santé. Une stratégie malheureusement gagnante qui inspire bien d'autres industriels peu scrupuleux. Les pesticides Un autre exemple significatif est celui des perturbateurs endocriniens qui ont envahi notre quotidien. L'un des premiers est un pesticide, le Dibromochloropropane (DBCP, vendu sous la marque Nemagon), introduit dans l'agriculture américaine en 1955 et utilisé pour lutter contre les nématodes (vers ronds) qui endommagent les cultures d'ananas, de bananes et autres fruits tropicaux. En 1961, des expériences de laboratoire ont montré que le DBCP était dangereux pour les organes reproducteurs mâles, il a pourtant été approuvé et utilisé comme fumigant. En 1977, l'alerte est devenue réalité puisque de nombreux cultivateurs américains étaient devenus stériles, il a alors été interdit dans ce pays. Il n'empêche, ce produit a alors été exporté dans de nombreux autres pays du monde devenant un véritable succès commercial. Depuis les années 90, des centaines de milliers d'ouvriers agricoles souffrent de troubles de la reproduction à cause du DBCP... Le réchauffement climatique Le réchauffement climatique en cours a fait l'objet d'une première alerte scientifique datant de 1897 ! Plus d'un siècle plus tard, il est maintenant une réalité incontestable. Là aussi, la désinformation et la manipulation orchestrés par des intérêts économiques à court terme continuent de semer le trouble sur un phénomène planétaire aux conséquences incalculables. Les gouvernements peinent à s'entendre et la fenêtre temporelle qui nous permettait de réduire les gaz à effet de serre est en passe d'expirer. Faute d'avoir fait preuve de courage et d'intelligence collective, l'adaptation sera, désormais, le maître mot des prochaines décennies. Les téléphones portables En 2011, l'Organisation Mondiale de la Santé, via le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) classait les champs de radiofréquences électromagnétiques utilisés pour les téléphones portables comme présentant des risques cancérigènes pour l'Homme. Neuf ans plus tôt, le CIRC évaluait de la même manière les champs magnétiques provenant des lignes électriques. Malgré les biais méthodologiques et les difficultés à mettre en évidence un lien entre tumeurs du cerveau et téléphones mobiles, le doute subsiste, mais celui-ci est plutôt exploité par les fabricants de téléphones portables et les médias pour minimiser les risques au lieu d'inciter le public à prendre des précautions d'usage. Lorsque la réalité aura rejoint l'alerte, il sera trop tard. De nombreuses autres alertes sont étudiées dans ce rapport comme : la mortalité massive des abeilles, l'accident nucléaire de Fukushima, 25 ans après celui de Tchernobyl, les OGM et l'agroécologie, les nanotechnologies... Recommandations principales du rapport D'après le rapport, la science devrait prendre en compte la complexité des systèmes environnementaux et biologiques, surtout lorsque de multiples causes peuvent être à l'origine de nombreux effets différents. Il est de plus en plus difficile d'isoler un seul agent et de prouver sa dangerosité au-delà de tout doute possible. Une approche plus holistique, englobant de nombreuses disciplines différentes permettrait également d'améliorer la compréhension et la prévention des dangers potentiels. Les décideurs politiques devraient réagir aux signaux avant-coureurs plus rapidement, indique le rapport, en particulier dans le cas des technologies émergentes utilisées à grande échelles. Il propose que ceux étant à l'origine de futurs préjudices payent pour les dommages causés. Toujours selon le rapport, l'évaluation des risques peut également être améliorée en adoptant l'incertitude de façon plus généralisée et en reconnaissant ce qui n'est pas connu. Par exemple, « aucune preuve de danger » a souvent été interprétée à tort comme signifiant « n'étant pas dangereux », alors même que des recherches pertinentes n'étaient pas disponibles. De nouvelles formes de gouvernance impliquant les citoyens dans les choix effectués en matière d'innovation et d'analyses des risques pourraient également être bénéfiques, affirme le rapport. Cela aiderait à réduire les expositions aux risques et encouragerait des innovations ayant des avantages sociétaux plus importants. Une plus grande interaction entre les entreprises, les gouvernements et les citoyens pourraient favoriser des innovations plus solides et variées avec un coût moindre pour la santé et l'environnement. Aujourd'hui, plus que jamais, la stimulation insensée d'une société de surconsommation sans aucun avenir implique la mise sur le marché incessante de nouveaux produits alimentaires transformés et de biens de consommation inutiles et dangereux. Le seul objectif : faire du business. Malheureusement, cela à un coût pour la santé humaine et les écosystèmes comme en témoignent les scandales sanitaires, alimentaires et la pollution généralisée de l'environnement. Les donneurs d'alertes sont ignorés, étouffés, traînés en justice, ridiculisés avec la bénédiction d'un grand nombre de décideurs et médias. Mais ne nous y trompons pas : l'intérêt de quelques uns vaut bien le sacrifice de nombreux consommateurs candides, ne l'oublions jamais dans nos actes d'achats. Source Ce que coûte d’ignorer les signes avant-coureurs – L’AEE publie ‘Signaux précoces et leçons tardives, volume 2’ - AEE Auteur avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

    Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3681_cout_ignorance_alertes.php (© www.notre-planete.info)
    bye
    bye
    Administratrice


    Masculin
    Nombre de messages : 8993
    Localisation : souvent nuages
    Emploi/loisirs : décalé
    Humeur : main tendue
    Date d'inscription : 19/12/2007

    plan cancer Empty Re: plan cancer

    Message par bye Jeu 16 Jan - 15:20

    Les facteurs environnementaux sont la cause de 24% des maladies
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_955_maladies_environnement.php

    21 juin 2006, 13 h 46

    Jusqu'à 24% des maladies dans le monde sont causées par des expositions environnementales qui peuvent être évitées. Des interventions bien ciblées peuvent prévenir l'essentiel de ces risques liés à l'environnement, comme le montre un rapport rendu public le 16 juin par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce rapport estime en outre que plus de 33% des maladies qui touchent des enfants de moins de 5 ans sont causées par des expositions environnementales. En prévenant les risques liés à l'environnement on pourrait sauver les vies de près de quatre millions d'enfants par an, surtout dans les pays en développement. Le rapport, intitulé "Prévenir les maladies par des environnements salubres - vers une évaluation de la charge des maladies environnementales", constitue l'étude la plus complète et la plus systématique jamais entreprise sur la manière dont des risques environnementaux évitables favorisent l'apparition de toute une série de maladies et de lésions. En mettant l'accent sur les causes environnementales de la maladie et sur la façon dont diverses maladies sont influencées par des facteurs liés à l'environnement, cette analyse ouvre de nouvelles perspectives à la compréhension des interactions entre l'environnement et la santé. "Le rapport publié aujourd'hui représente une contribution majeure aux efforts en cours pour mieux définir les liens entre environnement et santé," a déclaré le 16 juin, le Dr Anders Nordström, Directeur général de l'OMS par intérim. "Nous avons toujours su que l'environnement avait une très profonde influence sur la santé, mais ces estimations sont les meilleures qui aient été réalisées jusqu'à présent. Elles nous aideront à démontrer qu'investir de manière avisée dans la création d'environnements favorables peut constituer une stratégie efficace pour améliorer la santé et parvenir à un développement qui soit durable." Le rapport estime que plus de 13 millions de décès sont dus annuellement à des causes environnementales évitables. Près du tiers des décès et des maladies qui surviennent dans les régions les moins développées sont provoquées par l'environnement. Plus de 40% des décès des suites du paludisme et environ 94% des décès provoqués par des maladies diarrhéiques, deux des principaux tueurs d'enfants au niveau mondial, pourraient être évités par une meilleure gestion de l'environnement. Les quatre principales maladies influencées par un environnement de mauvaise qualité sont la diarrhée, les infections des voies respiratoires inférieures, différentes formes de lésions involontaires et le paludisme. Les mesures qu'il serait possible de prendre dès maintenant pour réduire la charge de maladie liée à l'environnement incluent notamment la promotion d'un stockage sans danger de l'eau dans les logements ainsi que d'une meilleure hygiène; l'utilisation de combustibles plus propres et moins dangereux; l'amélioration de la sécurité du milieu bâti, une utilisation et une gestion plus judicieuses des substances toxiques à domicile et sur le lieu de travail; une meilleure gestion des ressources en eau. "Pour la première fois, ce nouveau rapport révèle comment et dans quelle mesure certaines maladies et lésions spécifiques sont influencées par des risques liés à l'environnement," a expliqué le Dr Maria Neira, Directeur à l'OMS du Département Santé publique et environnement. "Il montre aussi très clairement les bénéfices qu'apporteraient tant à la santé publique qu'à l'environnement en général une série d'investissement directs et coordonnés. Nous invitons les ministères de la santé et de l'environnement, ainsi que d'autres partenaires, à collaborer pour faire en sorte que ces améliorations en matière de santé publique et d'environnement deviennent réalité." Cette recherche, qui est notamment basée sur un examen approfondi de la littérature ainsi que d'études menées par plus de 100 experts du monde entier, identifie des maladies spécifiques qui sont influencées par des risques environnementaux bien connus et précise dans quelle mesure elles le sont. "Elle rassemble les meilleures données disponibles actuellement sur les liens entre l'environnement et la santé en ce qui concerne 85 catégories de maladies et de lésions. Comme la recherche porte strictement sur des risques environnementaux sur lesquels il est possible d'agir, on peut également voir où des mesures sanitaires préventives combinées avec une meilleure gestion de l'environnement sont susceptibles d'avoir les plus grandes répercussions. Nous disposons en effet d'une liste des problèmes prioritaires en matière de santé et d'environnement auxquels nous devons nous attaquer de la manière la plus urgente," a noté le Dr Neira. Les maladies liées à l'environnement qui représentent la plus grande charge annuelle totale en terme de mortalité, de morbidité et d'incapacité, ou d'années de vie ajustées à l'incapacité (DALY*) sont : - La diarrhée (58 millions de DALYS par an ; 94% de la charge de maladie diarrhéique), provoquée essentiellement par de l'eau insalubre ou des mauvaises conditions d'assainissement et d'hygiène. - Les affections des voies respiratoires inférieures (37 millions de DALY par an ; 41% de tous les cas enregistrés dans le monde) essentiellement à cause de la pollution de l'air, intérieure et extérieure. - Les lésions accidentelles autres que les blessures à la suite d'accidents de la route (21 millions de DALY par an ; 44% de tous les cas enregistrés dans le monde), classification qui inclut toute une série d'accidents du travail et industriels. - Le paludisme (19 millions de DALY par an ; 42% de tous les cas enregistrés dans le monde), surtout comme conséquence de faibles ressources en eau, ainsi que de mauvaises conditions de logement et d'utilisation de la terre arable qui ne permettent pas de réduire les populations de vecteurs de manière efficace. - Les traumatismes provoqués par des accidents de la route (19 millions de DALY par an ; 40% de tous les cas enregistrés dans le monde), essentiellement en raison d'un aménagement urbain déficient ou de systèmes de transport inadaptés à l'environnement. - La maladie pulmonaire obstructive chronique, maladie à évolution lente caractérisée par une perte graduelle de la fonction pulmonaire (12 millions de DALY par an ; 42% de tous les cas enregistrés dans le monde) qui résulte essentiellement de l'exposition à des poussières et à des fumées sur le lieu de travail ainsi qu'à d'autres formes de pollution atmosphérique intérieure et extérieure. - Les affections périnatales (11 millions de DALY par an; 11% de tous les cas enregistrés dans le monde). La plupart de ces maladies déclenchées par l'environnement se classent aussi parmi celles qui tuent le plus, même si c'est dans un ordre de mortalité légèrement différent. Les maladies qui font dans l'absolu le plus grand nombre de morts par an en raison de facteurs environnementaux modifiables sont énumérées ci-après. Tous ces facteurs sont susceptibles d'être modifiés à l'aide de techniques, de politiques, de mesures préventives et de santé publique disponibles. Parmi les victimes de ces maladies on compte notamment : - 2,6 millions de décès annuels par maladies cardiovasculaires - 1,7 million de décès annuels par maladies diarrhéiques - 1,5 million de décès annuels par infections des voies respiratoires inférieures - 1,4 million de décès annuels par cancers - 1,3 million de décès annuels par maladie pulmonaire obstructive chronique - 470 000 décès annuels des suites d'accidents de la route - 400 000 décès annuels des suites de lésions accidentelles Le rapport montre que d'une façon ou d'une autre l'environnement affecte de manière significative plus de 80% des principales maladies. De plus, il ne cherche à quantifier que les risques environnementaux sur lesquels il est possible d'agir, c'est-à-dire ceux qui sont susceptible d'être réduits à l'aide de politiques ou de techniques déjà existantes. Le rapport précise également dans quelle mesure les maladies liées à l'environnement sont évitables. En agissant de manière résolue et en définissant les mesures prioritaires à prendre pour faire reculer les plus redoutables tueurs, il est possible d'éviter chaque année des millions de morts inutiles. Une collaboration avec des secteurs tels que ceux de l'énergie, des transports, de l'agriculture et de l'industrie est cruciale pour améliorer les causes environnementale profondes de la mauvaise santé. Note *DALY = Années de vie ajustées sur l'incapacité : la somme des années de vie potentielle perdues en raison d'une mortalité prématurée et des années de vie productives perdues en raison d'incapacités. En savoir plus Lire le rapport "Prévenir les maladies par des environnements salubres - vers une évaluation de la charge des maladies environnementales" (en anglais) Nos dossiers sur l'environnement Auteur Organisation Mondiale de la Santé

    Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_955_maladies_environnement.php (© www.notre-planete.info)

    Contenu sponsorisé


    plan cancer Empty Re: plan cancer

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mar 5 Juil - 1:25