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    Message par bye Sam 29 Sep - 7:40



    Lettre ouverte de la gauche révolutionnaire syrienne pour soutenir la révolution populaire syrienne !

    | syria.frontline.left.over-blog.com | dimanche 23 septembre2012

    dimanche 23 septembre 2012





    Lettre ouverte de la gauche révolutionnaire syrienne pour soutenir la révolution populaire syrienne !
    | syria.frontline.left.over-blog.com | dimanche 23 septembre2012



    Sommaire

    Lutte des classes prolétaires
    Le mouvement populaire (...)
    Le peuple syrien, malgré (...)



    Lettre ouverte de la gauche révolutionnaire syrienne pour soutenir la révolution populaire syrienne !

    La résistance du peuple syrien n’a pas cessé de s’amplifier depuis le début du processus révolutionnaire enclenché en mars 2011. La lutte du peuple syrien s’inscrit dans les luttes populaires enclenchées en Tunisie et en Egypte et qui s’est étendue dans les autres pays de la région.

    De même, le processus révolutionnaire syrien s’inscrit dans les luttes anticapitalistes au niveau mondial. Les Indigné·e·s et les mouvements d’occupations ont tiré leur inspiration des révolutions arabes. Plus de 700 villes dans plus de 70 pays ont résonné et pour certains résonnent encore des mots d’ordre et des revendications d’un mouvement qui manifeste contre la précarité et le pouvoir de la finance. De même, la résistance du peuple grec contre les diktats imposés par les agences financières et de notations est également une bataille pour la dignité et la justice sociale, mais surtout l’émancipation contre l’ordre capitaliste et non sa soumission, s’inscrivant dès lors dans les luttes des peuples de la région.

    Le soulèvement populaire syrien, survenant à la suite de la crise financière et économique mondiale, est également une révolte contre les politiques néolibérales imposées par le régime autoritaire, et encouragée par les institutions financières internationales, comme le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale (BM).

    Les mesures néolibérales ont servi au démantèlement et à l’affaiblissement croissant des services publics dans le pays, à la suppression de subventions, notamment pour des biens de première nécessité, tout en accélérant les processus de privatisation, très souvent au profit des classes dirigeantes et bourgeoises liées au pouvoir politique.

    Les réformes néolibérales du régime ont encouragé une politique basée sur l’accueil des investissements directs étrangers, le développement des exportations et du secteur des services, en particulier du tourisme. L’appareil répressif de ce pays a servi «  d’agent de sécurité  » pour ces compagnies, les prémunissant de tous troubles ou revendications sociales. Cet Etat a joué le rôle d’entremetteur pour les capitaux étrangers et les grandes multinationales, tout en garantissant l’enrichissement d’une classe bourgeoise liée au régime.

    Les fléaux qu’impliquent ces politiques néolibérales sont nombreux en Syrie. Mentionnons le taux de chômage élevé, particulièrement parmi les jeunes diplômés universitaires qui ne trouvent pas de débouchés dans une économie désormais concentrée sur des emplois à faible valeur ajoutée, et où le travail qualifié se fait rare ; ou encore le sous-emploi, conséquence directe de ces mesures.

    Le processus de libéralisation économique a créé une inégalité toujours plus grande en Syrie. Les plus pauvres ont du mal à s’en sortir en raison d’un manque de possibilités d’emploi, tandis que la « classe moyenne tombe » en chute libre vers le seuil de pauvreté parce que leurs revenus n’ont pas suivi l’inflation qui s’est élevée à 17 % en 2008. Il y a maintenant des taux de chômage de l’ordre de 20-25 %, atteignant 55 % pour les moins de 25 ans (dans un pays où les personnes de moins de 30 ans sont 65 % de la population totale). Le pourcentage des Syriens vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 11% en 2000 à 33% en 2010 selon les chiffres officiels. A cela il faut ajouter d’autres 30% de la population syrienne vivant autour du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 2$ par jour.

    Dans l’agriculture, la privatisation de leurs terres subie par plusieurs centaines de milliers de paysans dans le nord-est en raison de la sécheresse [dès 2008] ne devrait pas être considérée comme simplement une catastrophe naturelle. En effet, l’accroissement et l’intensification de l’exploitation des terres par des grands entrepreneurs agricoles (agrobusiness), y compris de terres précédemment conservées pour le pâturage, de même que le forage illégal de puits ainsi que la mise en place de conduites d’eau sélectives répondant aux exigences des nouveaux grands propriétaires – tout cela facilité par la corruption de l’administration locale – ­ont développé la crise agricole.

    La politique de libéralisation économique du régime a presque reproduit la situation socio-économique qui prévalait avant que les baasistes prennent le pouvoir en 1963  : 5 % de la population possède plus de 50 % du Revenu national.

    Les processus de privatisation ont créé de nouveaux monopoles entre les mains des proches du pouvoir faisant partie intégrante du système de corruption et profitant principalement à la classe gouvernante : la famille Makhlouf, cousin germain de Bachar al Assad. Cette dernière aurait accumulé plus de 50% des richesses économiques syriennes.



    haut de page

    Lutte des classes prolétaires et exploité(e)s

    La plus importante section du mouvement révolutionnaire syrien est celui des prolétaires ruraux et urbains et des « classes moyennes » économiquement marginalisés qui ont subi l’application des politiques néolibérales, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de Bachar el-Assad en juillet 2000. C’est de cette composante de la révolution actuelle qui a rejoint les groupes armés de l’Armée syrienne libre (ASL).

    Les travailleurs et les travailleuses ont d’ailleurs été des cibles de la répression. Au cours du mois de décembre 2011, des campagnes réussies de désobéissance civile ainsi que des grèves générales se sont déroulées en Syrie. Elles ont paralysé d’importantes parties du pays, montrant ainsi que la mobilisation de la classe laborieuse et des exploité·e·s se trouve au cœur de la révolution syrienne. C’est pour cette raison que la dictature, cherchant à briser la dynamique de la contestation, a licencié plus de 85 000 travailleurs et travailleuses entre janvier 2011 et février 2012 et fermé 187 fabriques (selon les chiffres officiels).

    Les universités ont également constitué des centres de la résistance populaires. L’Université d’Alep a vu se dérouler d’importantes manifestations d’étudiant·e·s en mai et précédemment aussi. Elles ont été violemment réprimées par les forces de sécurité qui ont tué quatre personnes et arrêté des centaines d’autres. Aujourd’hui, pas une semaine ne se passe sans que les voix et les chants des étudiant·e·s de l’Université de Damas ne soient entendus au palais présidentiel, proche de quelques centaines de mètres, tandis que des manifestations quasi quotidiennes ont lieu dans les universités de Deraa et Deir Al-Zur. L’Université d’Alep a suspendu ses cours par crainte d’un soulèvement encore plus important des jeunes, tandis que les balles de fusil sont plus nombreuses que les livres à l’Université de Homs.

    Les étudiant·e·s représentent un quart de tous les martyrs en Syrie depuis le début de la révolution en mars 2011, selon l’Union des étudiants libres de Syrie (SFSU). Fondée le 29 septembre 2011 pour lutter contre le régime, l’Union constitue un bastion politique et syndical de la résistance pour une société démocratique dans la vie du mouvement étudiant. Le syndicat organise des manifestations des étudiant·e·s libres et la résistance populaire dans les universités à travers tout le pays.



    haut de page

    Le mouvement populaire est toujours actif

    Le mouvement populaire en Syrie ne s’est pas retiré des rues, des universités et des places de travail malgré la répression multiforme et violente du régime, autant politique que militaire. Plus de 40 000 martyrs tombés sous la répression du régime criminel des Assad depuis le début du soulèvement, tandis que plus de 200’000 arrestations, plus 30’000 personnes se trouveraient emprisonnées et 65 000 disparu-e-s. Il faut ajouter à ces tristes nouvelles quelque 2,5 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays et quelque 300’000 réfugié(e)s dans les pays voisins.

    Le mouvement continue néanmoins sa lutte contre le régime. Les principales formes d’organisations ont été à travers des comités de coordinations populaires au niveau des villages, quartiers, villes et régions. Ces comités de coordinations populaires sont le véritable fer de lance du mouvement populaire mobilisant le peuple pour les manifestations. Ils ont aussi développé des formes d’auto gestion populaire basés sur l’organisation des masses dans les régions libérées du joug du régime. Des conseils populaires révolutionnaires le plus souvent élus sont mis en place pour s’occuper des régions libérés prouvant que c’est le régime qui provoque l’anarchie et non le peuple.

    Le processus révolutionnaire syrien est un véritable mouvement populaire et démocratique qui mobilise les classes exploités et opprimées contre l’élite capitaliste liée à l’ordre mondial - très semblable à leurs homologues à travers le monde arabe. Le mouvement a commencé de manière pacifique appelant à des réformes, mais le régime a répondu par la violence et une répression tout azimut. Certains sections de la population syrienne décident alors d’organiser une résistance armée pour se défendre face aux attaques des services de sécurités et des voyous, connus sous le nom des shabihas, du régime.

    La résistance armée du peuple syrien exprime le droit du peuple syrien à se défendre contre la répression du régime et a permis la continuation de la résistance populaire dans certaines régions face aux attaques du régime. Des conseils révolutionnaires ont été formés à travers la Syrie, de même que des comités de coordination des actions politiques et armées. Un code de bonne conduite, respectant le droit international et contre le confessionnalisme, a d’ailleurs été signé par une grande partie des groupes armés faisant partie de la résistance populaire armée contre le régime.

    Composés de soldats déserteurs et de civils ayant pris les armes, la résistance populaire armée bénéficie de véritables racines populaires au sein de l’insurrection.

    Le peuple syrien a continué de répéter son refus du confessionnalisme, malgré toutes les tentatives du régime pour allumer ce feu dangereux dont il a fait usage sous différentes formes depuis la prise de pouvoir du clan Assad en 1970. Le mouvement populaire a réaffirmé sa lutte unitaire, en développant un sentiment de solidarité nationale et sociale qui transcende les divisions ethniques et confessionnelles.

    Les grandes puissances occidentales impérialistes et autres puissances impérialistes mondial, Russie et Chine, et régional, Iran et Turquie dans son ensemble et sans exception, continuent de vouloir mettre en œuvre en Syrie une solution de type yéménite, en d’autres termes sabrer la tête du régime, le dictateur Bachar Al Assad, tout en maintenant sa structure intacte– comme on a pu le constater lors des rencontres entre officiels américains et russes, ou lors de la conférence internationale le 30 juin dernier à Genève. Le seul point d’achoppement reste la position russe qui tente encore par tous les moyens de maintenir Assad au pouvoir, mais qui pourrait le sacrifier dans un avenir proche pour préserver ses intérêts en Syrie.

    Les grandes puissances n’ont en effet pas d’intérêts à voir le régime s’effondrer. Ce dernier a permis de stabiliser les frontières avec Israël et a collaboré avec les puissances occidentales à plusieurs reprises dans « la guerre contre le terrorisme » lancée par l’ex-président américain George Bush, ainsi que dans les guerres contre l’Irak en 1991 et à partir de 2003 le régime a participé dans les « interrogatoires » des prisonniers par les puissances occidentales, sans oublier l’intervention militaire au Liban avec l’accord des forces occidentales et d’Israël pour mater la résistance palestinienne et la gauche libanaise en 1976. Les politique néolibérales ont connu une accélération extraordinaire depuis l’arrivée au pouvoir de Bachar Al Assad, lequel avait d’ailleurs ouvert la Syrie à de nombreux investisseurs occidentaux et du Golfe avant le début de la révolution. Ces politiques ont plongé plus de la moitié de la population dans la misère et la pauvreté.

    Les pouvoirs réactionnaires régionaux, Arabie Saoudite et Qatar en tête, tentent de leur côté de détourner la révolution syrienne, pour la conduire sur la voie de leurs propres objectifs limités à leurs intérêts propres dans la région et non à ceux de peuple Syrien. Les directions réactionnaires de ces pays veulent intervenir en Syrie pour circonscrire le processus révolutionnaire et restreindre les conséquences politiques, sociales et économiques des révolutions. De même ils encouragent un discours et vision confessionnelle du conflit, tout en soutenant financièrement des groupes armés ayant un comportement confessionnel en contradiction avec le message d’unité populaire de la révolution syrienne. Ces pouvoirs réactionnaires essaient en Syrie et ailleurs d’empêcher la diffusion et l’approfondissement des processus révolutionnaires qui menacent l’ordre établi et s’emploient au contraire à y mettre fin.



    haut de page

    Le peuple syrien, malgré tout, résiste et continue sa lutte pour construire une nouvelle Syrie. La révolution est permanente !

    La révolution permanente signifie s’opposer et renverser le régime dictatorial des Assad, tout en s’opposant aux impérialismes mondiaux et régionaux, lesquels tentent de détourner le processus révolutionnaire syrien pour leurs propres intérêts et contre ceux du peuple syrien. C’est pour cette raison que nous refusons et condamnons toutes les interventions étrangères en Syrie, que ce soit de l’axe occidental et saudi qatari, tout comme l’axe irano- russe qui soutient le régime dans sa répression contre le mouvement populaire et dans toutes ses capacités militaires et financières.

    La continuation de la révolution s’inscrit aussi dans la volonté de construire une Syrie Libre, démocratique, laïque et révolutionnaire qui s’emploie à éliminer toutes les inégalités et discriminations sociales, ethniques, de genres et religieuses, à appuyer le droit à l’autodétermination du peuple kurde, à respecter les minorités religieuses et ethniques, et à garantir les libertés démocratiques et politiques de tous et toutes.

    La révolution sera permanente car elle s’engage également à mettre tout en œuvre pour libérer le Golan occupé, à soutenir les droits du peuple palestinien pour le retour des réfugiés et à l’autodétermination sur le territoire de la Palestine historique, et à assister les autres peuples de la région dans leurs luttes contre leurs dictateurs et l’impérialisme.

    Il est nécessaire que toutes les forces progressistes et démocratiques apportent leur soutien au mouvement populaire syrien et à la gauche révolutionnaire syrienne impliquée dans sa lutte contre le régime dictatorial. C’est pour cela que nous vous invitons à exprimer clairement votre soutien et votre solidarité à la révolution syrienne et au peuple syrien révolté.

    Vive la Révolution populaire syrienne

    .Damas, 23 septembre 2012

    Courant de la gauche révolutionnaire syrienne

    Email :frontline.left@yahoo.com

    Blog :http://syria.frontline.left.over-blog.com/

    http://syria.frontline.left.over-blog.com/article-lettre-ouverte-de-la-gauche-revolutionnaire-syrienne-pour-soutenir-la-revolution-populaire-syrienne-110451463.html
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    Message par bye Sam 17 Nov - 13:17



    « Coalition nationale des Forces de la Révolution et de l’Opposition syrienne »

    Damien Kerlouet - Ignace Leverrier | syrie.blog.lemonde.fr - bruxelles2.eu | lundi 12 & mardi 13 novembre 2012

    mardi 13 novembre 2012







    (BRUXELLES2) La formation d’un front uni des opposants syriens (Coalition nationale syrienne des forces de l’opposition et de la révolution) a été accueillie par les Européens avec un certain plaisir. « L’Union Européenne a continuellement appelé l’opposition syrienne à former une plateforme commune inclusive et représentative » a rappelé la Haute Représentante de l’Union Européenne, Catherine Ashton. Sheikh Mouaz Al-Khatib, le nouveau président de cette coalition syrienne « est reconnu pour être une véritable figure nationale, engagé pour une nouvelle Syrie, qui inclura toutes les composantes de la société syrienne » a t-elle déclaré. Avant d’ajouter, « Je suis impatiente de voir cette nouvelle coalition devenir pleinement fonctionnel et inclusive, s’abonnant aux principes des droits de l’Homme et de la démocratie ».

    Trois figures charismatiques

    Le nouveau front de coalition dit représenter 90% de l’opposition syrienne, y compris des groupes armées éparpillés à travers le pays. Ahmed Moaz al-Khatib est un imam de Damas, ex-ingénieur et qui s’était opposé au régime d’Assad dès les premiers jours de manifestations. Arrêté à plusieurs reprises depuis mars 2011, il y a gagné une réputation d’homme de foi ouvert. A ses côtés on retrouve également Riad Seif, un businessman et dissident politique (parlementaire indépendant de 1994 à 2001) et Souhair Al-Atassi une activiste des droits de l’Homme qui lobby depuis Paris auprès des pays occidentaux depuis déjà un an.

    Quant au Conseil national syrien (CNS), il a porté à sa tête Georges Sabra, que les lecteurs de ce blog connaissent déjà lorsque nous l’avions rencontré au Press Club Brussels Europe (lire aussi : « Aidez-nous à nous débarrasser de ce régime » (Sabra). Le CNS demande des armes).


    Objectif : reconnaissance diplomatique et livraisons d’armes

    L’objectif maintenant pour la coalition est d’abord d’obtenir une reconnaissance diplomatique ainsi que des fournitures d’armes. Elle espère notamment recevoir la reconnaissance officielle des pays occidentaux lors de la réunion des amis de la Syrie en décembre à Marrakech.

    Les Européens ne semblent pas sur la même longueur d’ondes sur le premier aspect. William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, a déjà estimé qu’il était encore un peu tôt pour reconnaitre officiellement la coalition, même s’il en salué sa formation. Tandis que son homologue français, Laurent Fabius, présent au Caire a appelé à reconnaitre la nouvelle formation. (maj) Une position confirmée officiellement un peu plus tard à Paris par le président François Hollande, reconnaissant la coalition comme la « seule représentante du peuple syrien » et préfigurant un « gouvernement provisoire ».

    Du côté de l’Union européenne, on estime que « l’Union européenne ne peut pas se positionner, la reconnaissance est du ressort des Etats membres. » – comme l’a précisé à B2 un diplomate européen.

    Quant à la livraison d’armes, malgré les espérances de l’opposition que ce sujet soit abordé à la réunion de Londres vendredi (16 novembre), les diplomates britanniques – souligne le quotidien The Guardian – préfèrent que ce sujet ne soit pas abordé dans cette réunion qui a un autre objectif.

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    Après une semaine de travail, d’échanges et de concertation, le Conseil National Syrien, dont la base a été élargie et les instances renouvelées, est parvenu, le 11 novembre, à un accord avec les autres composantes de l’opposition et de la révolution ayant répondu à l’invitation du Qatar et de la Ligue Arabe. Ils ont donné ensemble leur aval à la mise en place d’une Coalition nationale des Forces de la révolution et de l’opposition syrienne. C’est à elle, et non plus au seul CNS, qu’il reviendra désormais d’assumer la représentation du mouvement révolutionnaire. Elle prendra la tête, après sa reconnaissance par la communauté internationale et la constitution d’un gouvernement temporaire, de la marche des Syriens vers le renversement du régime en place et la création de la Syrie future.


    Coalition nationale des Forces de l’Opposition et de la Révolution syrienne

    Composé de 10 articles, le texte de l’accord se lit ainsi :

    1 / Répondant à l’invitation lancée par le Qatar en coordination avec la Ligue Arabe, le Conseil National Syrien et les autres forces de l’opposition présentes à Doha se sont accordés pour créer une "Coalition nationale des Forces de la Révolution et de l’Opposition syrienne", à laquelle la totalité des différentes composantes de l’opposition sont invitées à adhérer et au sein de laquelle les quotas de représentation seront précisés par les statuts.
    2 / Les parties signataires ont pour objectif commun de renverser le régime, ses bases et ses symboles, démanteler les appareils sécuritaires et déférer en justice ceux qui ont été impliqués dans les crimes commis contre les Syriens.
    3 / La Coalition s’engage à n’engager ni dialogue, ni négociation avec le régime.
    4 / Les statuts de la Coalition seront signés après discussion et adoptés conformément aux principes.
    5 / La Coalition apporte son soutien au Commandement conjoint des Conseils militaires révolutionnaires.
    6 / La Coalition créera une Commission juridique nationale syrienne et elle publiera ses règles de fonctionnement dans un décret spécifique.
    7 / La Coalition créera les comités techniques et spécialisés requis par son fonctionnement, dont elle déterminera par décret le nombre et les mécanismes de composition et d’action.
    8 / La Coalition procédera, après sa reconnaissance internationale, à la composition d’un gouvernement provisoire.
    9 / La Coalition et le gouvernement provisoire prendront fin et seront dissous par décision de la Coalition, après la tenue du Congrès national général et la nomination du gouvernement intérimaire.
    10 / Cet accord ne sera effectif q’après avoir été certifié par les parties signataires, conformément aux règles en vigueur.
    Le Comité ministériel arabe pour la Syrie déposera cet accord, dès sa signature, auprès du secrétariat général de la Ligue arabe.
    Le présent accord a été paraphé à Doha, le 11 novembre 2012, par les parties de l’opposition syrienne ayant participé à la réunion, en présence du président et des membres du Comité ministériel arabe.
    La première partie est le CNS, la seconde les composantes de l’opposition.
    L’accord sera effectif après sa confirmation par le Secrétariat général du CNS.

    La Coalition réunit à ce stade 63 membres, un nombre destiné à ne spolier aucune des composantes désireuses de coordonner leurs efforts, tout en respectant une certaine proportionnalité dans la représentation des différents partis, courants, forces, mouvements et organisations.


    Moaz Al Khatib (à droite) félicité par l’avocat Haytham Al Maleh

    Les membres de la Coalition sont les suivants :

    1 / Organisation générale de la Révolution syrienne : Souheïr Al Atassi
    2 / Comités locaux de Coordination : Omar Edelbi
    3 / Conseil révolutionnaire des Tribus de Syrie : Ahmed Al Asi Al Jarba
    4 / Ligue des Oulémas syriens : Dr Mohammed Al Sabouni
    5 / Union des Ecrivains : Dr Sadeq Jalal Al Azem
    6 / Forum syrien des Affaires : Moustapha Sabbagh
    7 / Courant « Citoyenneté » : Al Hareth Al Nabahan
    8 / Organisation des Gardiens de la Révolution : Haytham Al Maleh
    9 / Alliance « Ensemble » : Bassam Yousef
    10 / Bloc national démocratique syrien : Yahya Oqab
    11 / Composante turkmène : Khaled Khoja
    12 / Composante turkmène : Ziyad Al Hasan
    13 / Composante turkmène : Huseïn Al Abdallah
    14 / Conseil national kurde : Dr Abdel-Hakim Bachar
    15 / Conseil national kurde : Moustapha Oso
    16 / Conseil national kurde : Mohammed Abdo Kado
    17 / Conseil local de Homs : Abdelillah Abdel-Mouïn Fahd
    18 / Conseil local de Raqqa : Moustapha Nawwaf Al Ali
    19 / Conseil local de Soueïda : Rima Fleïhan
    20 / Conseil local de Damas campagne : Dr Jawad Abou Hatab
    21 / Conseil local de Deïr al Zor : Riyad Al Hasan
    22 / Conseil local de Qouneïtra : Mousa Mohammed Khalil
    23 / Conseil local de Damas : Cheykh Moaz Al Khatib al Hasani
    24 / Conseil local de Lattaquié : Ziyad Ghassan
    25 / Conseil local de Tartous : Mohammed Abdel-Salam Al Sayyed
    26 / Conseil local de Daraa : Dr Mohammed Qaddah
    27 / Conseil local d’Idlib : Adnan Rahmoun
    28 / Conseil local d’Alep : Dr Jalal Khanji
    29 / Conseil local de Hama : Salaheddin Al Hamwi
    30 / Conseil local de Hassakeh : Mohammed Moustapha Mohammed
    31 / Personnalités nationales : Khaled Abou Salah
    32 / Personnalités nationales : Yahya Kurdi
    33 / Personnalités nationales : Ali Sadreddin Al Bayanouni
    34 / Personnalités nationales : Abdel-Karim Bakkar
    35 / Personnalités nationales : Najib Al Ghadban
    36 / Personnalités nationales : Tawfiq Dounia
    37 / Personnalités nationales : Ziyad Abou Hamdan (pour Mountaha Al Atrach)
    38 / Personnalités nationales : Kamal Al Labwani
    39 / Personnalités nationales : Riyad Seïf
    40 / Conseil national syrien : Georges Sabra
    41 / Conseil national syrien : Abdel-Baset Sida
    42 / Conseil national syrien : Mohammed Farouq Tayfour
    43 / Conseil national syrien : Dr Burhan Ghalioun
    44 / Conseil national syrien : Nadhir Al Hakim
    45 / Conseil national syrien : Samir Nachar
    46 / Conseil national syrien : Ahmed Ramadan
    47 / Conseil national syrien : Jamal Al Ward
    48 / Conseil national syrien : Huseïn Al Sayyed
    49 / Conseil national syrien : Khaled Saleh
    50 / Conseil national syrien : Hicham Marwah
    51 / Conseil national syrien : Abdel-Ahad Stifo
    52 / Conseil national syrien : Salem Al Meslat
    53 / Conseil national syrien : Najati Tayyara
    54 / Conseil national syrien : Bassam Ishaq
    55 / Conseil national syrien : Mouti Al Battin
    56 / Conseil national syrien : Khaled Al Naser
    57 / Conseil national syrien : Mohammed Sermini
    58 / Conseil national syrien : Louaï Safi
    59 / Conseil national syrien : Mohammed Khodr Wali
    60 / Conseil national syrien : Hanan Am Balkhi
    61 / Conseil national syrien : Wasel Al Choummari
    62 / Tribune démocratique : Michel Kilo
    63 / Déserteurs politiques : Un représentant à désigner

    La Coalition a aussitôt procédé à l’élection de ses dirigeants. Le cheykh Moaz Al Khatib Al Hasani, qui a obtenu 54 voix, en est le président. Il sera assisté de deux vice-présidents : l’ancien animateur de la Déclaration de Damas Riyad Seïf (37 voix) et l’activiste Souheïr Al Atassi (32 voix), ancienne présidente du Forum de Dialogue démocratique, créé fin 2000 au nom de son père, Jamal Al Atassi.


    Souheïr Al Atassi

    Ce résultat appelle deux remarques : il s’agit d’abord d’opposants "de l’intérieur". Certes, aucun d’entre eux ne vit plus depuis quelques mois dans son pays : Moaz Al Khatib est désormais réfugié en Egypte, Riyad Seïf vit en Allemagne et Souheïr Al Atassi réside en France. Mais ils y étaient présents et, surtout, ils ont pris une part active au déclenchement de la révolution. Par ailleurs, alors que l’opposition, semblable en cela au régime syrien, veille attentivement à toujours assurer un équilibre dans la représentation, il est intéressant de relever que Moaz Al Khatib, Riyad Seïf et Souheïr Al Atassi sont tous trois damascènes. Le consensus réalisé autour d’eux signifie donc que, dépassant les clivages régionaux, communautaires et confessionnels, ceux qui les ont élus considèrent qu’ils ont une véritable envergure nationale. Ils adressent par le fait même un message et une indication à ceux qui se disent préoccupés par "l’absence d’alternative" à Bachar Al Assad...


    Riyad Seïf

    Le secrétaire général de la Coalition sera Moustapha Al Sabbagh (28 voix). Membre du Forum syrien des Affaires, il est originaire de Lattaquié et réside en Arabie saoudite.

    Le Comité national de Changement démocratique avait repoussé l’invitation à participer à la réunion de Doha. Son président, l’avocat Hasan Abdel-Azim, qui est également secrétaire général du Parti de l’Union socialiste arabe démocratique… depuis le décès, en l’an 2000, du Dr Jamal Al Atassi, avait justifié son refus par la restriction de l’invitation à des personnes choisies au sein de deux partis politiques seulement, sur les onze formations et un nombre équivalent d’autres organisations qui composent le CNCD. Il avait également émis des réserves sur le lieu de la rencontre, considérant que le Qatar, partie prenante au conflit en cours en Syrie, n’était pas un terrain neutre. Il avait aussi relevé le soutien très appuyé dont disposait le projet de Riyad Seïf de la part des Américains et rappelé que le CNCD était attaché à l’autonomie de la décision.

    En revanche, les Comités locaux de Coordination, qui avaient annoncé, le 9 novembre, qu’ils se retiraient du CNS, font partie de la Coalition. Ils y sont représentés par l’avocat et journaliste Omar Edelbi, internationalement connu pour ses nombreuses interventions sur des chaines de télévisions étrangères.

    http://www.bruxelles2.eu/zones/moyen-orient/lopposition-syrienne-unifiee-leurope-respire.html

      La date/heure actuelle est Jeu 11 Aoû - 2:39