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    Message par bye Mer 3 Déc - 14:14

    A l’occasion de la semaine de l’égalité

    Organisée par le Conseil régional d’Ile-de-France





    France terre d’asile et ses partenaires vous invitent à une





    conférence/débat





    avec Monsieur Pierre HENRY,

    Directeur général de France terre d’asile


    sur le thème

    Quelle politique d’immigration,
    quelle considération pour les immigrés ?





    Avec le soutien de la Mairie de Fontenay-aux-roses





    Le jeudi 4 décembre 2008, à 20h30

    A la salle municipale de Fontenay-aux-roses
    3, place de L’Eglise
    92260 Fontenay-aux-roses







    Renseignements :
    mhsenay@france-terre-asile.org / 01 53 04 39 93







    --------------------------------------------------------------------------------







    A l’occasion du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948,

    France terre d’asile vous invite à une





    conférence/débat



    sous l’égide de Monsieur Stéphane Hessel,

    Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, Grand Officier de la Légion d’honneur
    et membre de la Commission française de rédaction
    de la déclaration universelle des droits de l’homme



    Le mardi 9 décembre 2008, à 14h30



    Sur le thème
    Immigration : qu’en est-il des droits de l’homme ?

    Au Centre culturel du Forum de Boissy-Saint-Léger

    Place du Forum - à côté du centre commercial





    à partir de 16h30
    Rendez-vous autour d’un goûter
    au Centre Stéphane Hessel
    23, Bd de la Gare

    94470 Boissy-Saint-Léger
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    Message par bye Ven 5 Déc - 5:31

    CHASSE A L'HOMME DANS LE PAS DE CALAIS ,YA BASTA !


    CHASSE A L'HOMME DANS LE PAS DE CALAIS
    YA BASTA !
    En décembre 2002, Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, fit fermer (avec le
    consentement du député PS de la 6e circonscription du Pas-de-Calais ... Jack
    Lang) le camp de réfugiés de Sangatte. Il fut ouvert en 1999 par des Calaisiens
    qui ne supportaient plus de voir des être humains dans un total dénuement. Il
    fut par la suite géré par la Croix Rouge jusqu'à sa fermeture. Il hébergeait
    plusieurs centaines de sans papiers, dont un bon nombre souhaitait se rendre en
    Grande Bretagne. Décision funeste, qui encore une fois n'avait d'autre finalité
    que de ''faire un coup médiatique'' ! Les problèmes se sont aggravés : les sans
    papiers sont toujours là bien sûr, mais ils n'ont plus aucun endroit où se
    réfugier.
    Si nous savons que le camp de réfugiés de Sangatte n'était pas une solution,
    force est de constater que les conditions de vie des sans papiers se sont
    gravement dégradées. On rencontre beaucoup d'hommes, de femmes et d'enfants en
    errance, n'ayant pour seul abris que des toiles de tente, ou les blockhaus du
    Mur de l'Atlantique. Près de mille personnes survivraient dans ces conditions
    sur la côte, dont 5 à 600 dans les environs de Calais. La plupart viennent
    d'Afghanistan. Elles fuient les bombardements causés par la « guerre
    antiterrosite » menée par les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne... Le
    cynisme n'a pas de limite ! Comment refuser l'asile et un accueil digne à des
    gens fuyant cette guerre dont les responsabilités occidentales ne sont plus à
    démontrer ?
    Non contente de laisser volontairement des êtres humains dans le plus grand
    dénuement, la préfecture du Pas de Calais organise de véritables chasses à
    l'homme. Chaque jour, les CRS et autres corps de l'ordre sécuritaire harcellent
    ces personnes en détruisant leurs moyens de campement, gazant les blockhaus dans
    lesquels ils survivent, brûlant leurs duvets, couvertures et même leurs
    chaussures. Les sans papiers se plaignent chaque jour de violences policières.
    D'un côté, tout le monde s'offusque que des SDF meurent à Paris (Boutin allant
    jusqu'à proposer l'hébergement de force de ces derniers) et de l'autre, l'Etat,
    dans le Pas de Calais, met sciemment en danger la vie de personnes, sous
    prétexte qu'elles n'ont pas de papiers !
    Les associations et collectifs calaisiens soutenant les sans papiers sont aussi
    dans le collimateur de la préfecture. Plusieurs de leurs adhérents ont été
    poursuivis, voire placés en garde à vue et condamnés parce qu'ils soutiennent
    concrètement les sans papiers ; autrement dit, ils sont poursuivis pour
    ''assistance à personnes en danger'' !
    LA SOLIDARITE N'EST PAS UN DELIT.
    La répression ne nous empêchera pas de nous opposer concrètement
    à la politique inhumaine et xénophobe du gouvernement Sarkofeux.
    LE 31 DÉCEMBRE 2008, DE FRANCE ET D'AILLEURS TOUS ET TOUTES,
    RASSEMBLONS NOUS A CALAIS AU 33 RUE FULTON (LOCAUX DE L'ASSOCIATION SALAM) POUR
    EXPRIMER NOTRE SOLIDARITE
    AVEC LES SANS PAPIERS, LES ASSOCIATIONS ET LES COLLECTIFS
    Apportons des couvertures, des duvets, des vêtements, des chaussures...,
    et de quoi partager une nuit conviviale
    EXIGEONS :
    LE DEPART DE TOUTES LES FORCES DE POLICE CHARGEES DE REPRIMER
    LES SANS PAPIERS ET LEURS SOUTIENS
    L'ARRET DES EXACTIONS DE LA PREFECTURE DU PAS DE CALAIS
    A L'ENCONTRE DES SANS PAPIERS ET DE LEURS SOUTIENS.
    LA FERMETURE ET LA DISPARITION DES CAMPS DE RETENTION
    LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS
    LA LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION
    L'OUVERTURE DES FRONTIERES

    (contacts pour les détails des convois)
    SôS Soutien ô Sans papiers

    soutiensanspapier@gmail.com

    Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
    adresse du site : http://csdasp37.free.fr/

    csdasp37@no-log.org
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    Message par bye Ven 5 Déc - 21:47

    interview avec Dialo du CSP 19AI:

    https://www.dailymotion.com/Tele-liberte/video/x7m3v2_interview-avec-dialo-du-csp-19-ai_news

    Les oubliés de Saint Paul "On va mourir partout ":

    https://www.dailymotion.com/Tele-liberte/video/x7l4bc_on-va-mourir-partout_news
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    Message par bye Sam 6 Déc - 1:27

    Ce que 'ban public" veut dire !
    un couple mixte décide de s'exiler

    Après avoir été confrontés pendant plusieurs années au mutisme de l'administration et à son refus de régulariser leur situation, Lei et Benoit ont décidé de partir vers la Chine, pour vivre des jours meilleurs. Lei avait rejoint Benoit en 2002 et était entrée en France avec un visa étudiant. En 2006, son sujet de thèse qui porte sur le Tibet est rejeté en raison de sa nationalité. Ne pouvant plus continuer ses études, son titre de séjour lui est alors retiré. Lei et Benoit décident de se pacser, ce qui n'aura aucune influence sur la préfecture puisque depuis 2 ans, celle-ci refuse de régler leur situation. Voir la vidéo réalisée à quelques minutes de leur départ
    https://www.dailymotion.com/search/ban+public/video/x7lnqg_interview-de-lei-et-benoit_news
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    Message par bye Sam 6 Déc - 8:23

    "Lorsqu'un seul homme rêve ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes
    rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité"
    Friedensreich Hundertwasser

    Pour les imbéciles qui, comme moi, ne savent pas exactement qui est M. Friedensreich Hundertwasser
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hundertwasser
    http://www.kunsthauswien.com/deutsch/hundertwasser.htm

    IL Y A URGENCE !!!
    Anafé, APDHA, Arci, ATMF, La Cimade, Gisti, Ipam, LDH-Belgique, Migreurop, Statewatch
    Le Conseil des ministres de l’UE ne doit pas adopter la directive de la honte !
    La directive retour - directive de la honte - votée par le parlement européen le 18 juin dernier, est soumise à l’adoption formelle du Conseil des ministres de l’Union le lundi 8 décembre 2008.
    Alors que des milliers de citoyens, d’ONG, de syndicats, d’Eglises, se sont mobilisés pour demander aux responsables européens de rejeter un texte qui banalise et généralise une politique d’internement et d’expulsion des migrants en Europe, alors que de nombreux Etats d’Amérique latine et d’Afrique ont exprimé avec force leurs refus de tolérer de telles pratiques à l’égard de leurs ressortissants, la présidence française de l’Union européenne a décidé de faire adopter formellement cette directive par le Conseil de l’Union à la veille de la célébration du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme.
    Au-delà de la violence du contenu de cette directive qui renie les valeurs fondamentales de l’Europe et de la date choisie, la méthode utilisée pour cette adoption est méprisante. Alors que le projet relève du Conseil Justice et Affaires intérieures présidé par M. Hortefeux, la directive devrait être adoptée le 8 ou le 9 décembre au cours :
    soit du Conseil des ministres « environnement » présidé par M. Borloo. Etrange conception de l’écologie que d’y inclure l’expulsion des sans-papiers !
    soit du Conseil des ministres « transports » présidé par M. Bussereau. Démonstration de la volonté de développer les expulsions collectives par charters ?
    soit du Conseil des ministres « affaires générales » présidé par M. Kouchner. Les Etats partenaires de l’Union européenne, en Afrique comme en Amérique latine apprécieront.
    Nos organisations appellent tous leurs partenaires, en Europe comme en Afrique ou en Amérique à se manifester d’urgence auprès de leur gouvernement comme auprès du président de l’Union européenne pour qu’ils ordonnent le report et l’abandon de ce projet de directive.
    Le 4 décembre 2008
    Organisation signataires :
    Anafé, APDHA, Arci, ATMF, La Cimade, Gisti, IPAM, LDH-Belgique, Migreurop, Statewatch.
    http://www.gisti.org/spip.php?article1297
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    Message par bye Mer 10 Déc - 13:46

    Le MRAP appelle à participer au rassemblement des Roms
    d’Ile-de-France devant l’Assemblée nationale



    10 décembre 1948 – 10 décembre 2008

    Le MRAP appelle à participer au rassemblement des Roms d’Ile-de-France
    devant l’Assemblée nationale

    Demain mercredi 10 décembre 2008 aura lieu un rassemblement à l’initiative
    des collectifs des Roms d’Ile-de-France, soutenus par Romeurope, pour le
    droit au travail des Roms européens en France.

    En ce jour du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des
    Droits de l’Homme, le MRAP sera présent à ce rassemblement appelle les
    citoyens à y participer très nombreux pour porter devant l’assemblée
    nationale et l’union européenne les revendications suivantes des Roms de
    France :

    1) que la France mette fin au 1er janvier 2009 aux mesures transitoires qui
    limitent l’accès des Roumains et Bulgares au marché de l’emploi

    2) que les enfants roms ne se voient plus refuser l’inscription à l’école et
    qu’ils bénéficient des conditions nécessaires pour une scolarisation
    régulière et effective

    3) l’arrêt des expulsions de squats et bidonvilles sans solution de
    relogement et des mesures afin que personne ne dorme dehors

    4) la fin des mesures d’éloignement du territoire distribuées de manière
    ciblée et systématique sur les lieux de vie

    Rassemblement

    Mercredi 10 décembre à 11h

    Place Edouard Herriot – Paris 7e

    (Métro Ligne 12 Assemblée nationale)

    Paris, le 9 décembre 2008

    __________ Information NOD32 3678 (20081209) __________

    Ce message a ete verifie par NOD32 Antivirus System.
    http://www.nod32.com
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    Message par bye Dim 14 Déc - 12:00

    Sans-papiers : la grève d'une vie : Le Monde 2 samedi 13 décembre


    Sans-papiers : la grève d'une vie : Ils sont vingt et un, maçons d'origine africaine, travailleurs illégaux.Comme des centaines de clandestins, ils ont
    décidé d'occuper leslocaux de leur employeur pour être enfin, régularis&s.
    LE MONDE 2 | 12.12.08 | 14h43


    Adama s'est levé le premier. C'est lui qui est chargé du repas. Hier soir, sur le réchaud électrique, il a longuement fait mijoter une pièce d'agneau dans
    un faitout qu'il déplace à bout de bras et en silence aux premières lueurs de l'aube. L'homme a une petite barbiche et trente années sur les épaules
    mais, depuis qu'il a été régularisé, la vie lui semble d'un coup moins lourde. On annonce de la neige pour aujourd'hui et, dans le matin qui se lève sur
    le piquet de grève, c'est un homme affairé : avec le repas, avec toutes les choses auxquelles il doit désormais penser pour finir de mettre sa vie
    d'aplomb : aller chercher les papiers pour la carte Vitale, passer à la banque, et en terminer proprement avec cette grève – il ne s'agit pas, sous
    prétexte que seize d'entre eux ont obtenu leurs papiers, de laisser choir les cinq autres qui les attendent encore.


    Massy, dans l'Essonne. Une zone industrielle comme il en a tant poussé ces dernières années. Un local qui donne sur la voie express, et le va-et-vient
    des avions qui décollent d'Orly. Ici, vingt et un travailleurs sans papiers occupent depuis deux mois le dépôt de leur entreprise : Les Maçons parisiens.
    Vingt et un corps las et rompus, peu habitués à l'inaction et qui, pour tromper le temps, sur le damier de matelas, cherchent à retenir la nuit.

    C'est par un matin semblable que tout a commencé. C'est toujours le matin que débutent les occupations ; que les salariés sans papiers débarquent,
    drapeaux et tracts à la main, pour réclamer ce à quoi ils ont droit : leur régularisation. Eux qui travaillaient avec de faux papiers – secret de
    Polichinelle – depuis des années veulent sortir de l'illégalité. Car tout a changé : l'article 40 de la loi Hortefeux pour expulser les indésirables et
    favoriser une "immigration choisie" stipule en effet qu'une entreprise est désormais en droit d'utiliser des travailleurs immigrés si la "tension"
    économique le justifie. Pour cela, aujourd'hui il suffit que l'employeur signe une promesse d'embauche et s'acquitte d'une taxe à l'entrée sous forme
    d'une contribution à l'Anaem, l'agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations. 850 euros pour un salaire inférieur à 1 500 euros
    mensuels, le double pour un salaire supérieur.

    Lorsque François Mortegoutte, le patron des Maçons parisiens – société coopérative ouvrière de production, qui emploie 250 personnes –, a vu
    débarquer les banderoles rouges de la CGT, le 17 septembre, il a d'abord cru à une blague. De mémoire de Mortegoutte on n'avait jamais vu ça. Le
    patron a tout de suite joué le jeu, promettant de payer l'Anaem et accordant à ses employés des CDI ou des CDD de longue durée. Pour autant quand
    ils lui ont annoncé qu'ils restaient ("Même le soir ? – Oui, même le soir… – Même le dimanche ? – Oui, même le dimanche…"), il n'a pas pu s'empêcher
    de faire la grimace. "Ce n'est pas qu'on n'a pas confiance en lui, mais on ne peut plus s'en remettre à des promesses", explique Sacko, calmement, en
    articulant, sans jamais se départir de son sourire bienveillant. "On l'aime bien, le patron. Mais nous devons rester unis, et mettre la pression jusqu'au
    bout."

    Sacko a 29 ans, et il travaille aux Maçons parisiens depuis qu'il est arrivé en France il y a sept ans. "Moi non plus, au départ, je ne comprenais pas. Ce
    sont mes oncles qui m'ont convaincu de la nécessité du mouvement…" Il laisse filer son regard par la fenêtre. Ses yeux doux brillent dans la lumière
    du nord. C'est lui le porte-parole. "Au début, je ne voulais pas, c'est lourd à porter, c'est même risqué vis-à-vis du patron… Mais je travaillais au
    dépôt, alors je connaissais tout le monde. Et puis il paraît que ma voix passe bien."

    MAIN-D'ŒUVRE DISQUALIFIÉE
    Ici, donc, pas de ces "patrons voyous" si souvent montrés du doigt, non, ni maltraitance ni anomalie du système, juste le système lui-même dans sa
    propre aberration, dans sa propre logique qui conduit une entreprise, fût-elle une «coopérative», à avoir recours à l'utilisation d'une main-d'œuvre
    disqualifiée et muselée. Car, contrairement au grand dessein présidentiel, il semble bien que ce ne soit pas de cerveaux que la France ait le plus
    besoin pour faire bouillir la marmite, mais de gros bras, d'hommes capables de rester de longues heures sans broncher devant des fourneaux trop
    chauds, dans l'atmosphère irrespirable des blanchisseries, de paysans qui ne craignent ni le gel ni la canicule, de déshérités qui ne peuvent pas dire
    non à des 35 heures à rallonge où il n'est guère question de payer les heures supplémentaires ou les congés payés, employés et congédiés qu'ils sont
    par des entreprises d'intérim qui servent d'intermédiaires.

    Inutile d'invoquer là un capitalisme honteux : ces travailleurs clandestins représentent bel et bien aujourd'hui un segment du marché à part entière,
    dont la vraie spécialisation est d'être sans voix. Les spécialistes du management le savent : muni de papiers, l'ouvrier acquiert des droits, l'exploité se
    découvre des revendications, et l'ancien paysan comprend vite comment maîtriser le rapport de force pour conquérir sa place au soleil. C'est la loi
    vitale de l'évolution sociale.

    "Ecris le verbe aller… Comment tu dis "aller" ? Je… Je vais. V.A.I.S. Tu vas. V.A.S. Il…" Le professeur, c'est Gandéga Yelli, celui que tout le monde
    appelle Jean. Il n'est allé à l'école que jusqu'au CM2 mais ici, tous les jours, c'est lui qui fait la classe à ces élèves attentifs et volontaires, dont les
    doigts fins cherchent à comprendre les pleins et les déliés qui les mèneront au savoir et à la richesse. Une grève est un huis clos intime où se joue
    bien plus qu'un conflit social. C'est le moment où l'on peut réapprendre à vivre. Doucement lové sur son matelas, Salou lit Monsieur Ibrahim et les
    fleurs du Coran, le roman d'Eric-Emmanuel Schmitt. Pourtant, il y a dix ans, quand il a débarqué en France il était, comme la plupart d'entre eux,
    analphabète.

    Beaucoup de ces hommes viennent du même village : Troula, 2 700 habitants, sud-ouest du Mali, district de Kayes. L'Afrique sahélienne, dont la
    poussière a donné à l'Europe ses gros bataillons de travailleurs immigrés. Sans papiers, aucun ici n'a encore pris le risque de retourner là-bas. Mais le
    téléphone est un cordon ombilical puissant. "Quand tu dis au pays que tu es en grève, les mamans s'inquiètent… Mais elles aussi ont compris la
    nécessité du mouvement. Sans leur soutien, je ne crois pas qu'on aurait pu", soupire Sacko. Une solidarité communautaire comme un invincible
    ciment. Il n'est qu'à regarder ces hommes manger, debout et nobles, autour des deux tables en formica qu'ils ont dressées entre les casiers du
    vestiaire, pour comprendre leur sourde détermination. Ces gens-là jouent leur vie dans ce combat. Dans deux vasques remplies d'un mafé bien gras
    et calorique, les mains plongent pour porter à la bouche la nourriture commune. "Mange, mange, sinon tu vas avoir faim dans deux heures", sourient-
    ils devant l'air embarrassé de l'étranger.



    UNE CAUSE ET UNE ARMÉE
    Un krach boursier ? Une banquise qui fond ? Un Parti socialiste qui implose ? Pour eux, 2008 restera l'année de la grève. C'est que, depuis le 15 avril,
    on a débrayé dans quelque cent entreprises en région parisienne. Avec un résultat inespéré : 1 200 régularisations déjà ! Une victoire qui est née ici, à
    quelques stations de bus, à la bourse du travail de Massy. C'est là, dans son petit bureau de l'Union locale CGT, entre les œuvres complètes de Lénine
    auxquelles il tient tant et un gros code du travail, que Raymond Chauveau a vu débarquer en 2006 les travailleurs d'une blanchisserie de son secteur,
    Modeluxe à Chilly-Mazarin. Il le dit : "J'ai beaucoup appris sur ce conflit."

    Juridiquement, mais aussi syndicalement : il découvre, chez ces sans-papiers, à la fois une cause et une armée. L'homme aime les révolutions et il
    sent bien qu'il y en a une à la clé. Le 15 avril à l'aube, il lance la première vague : quinze entreprises sont bloquées simultanément. Les sans-papiers
    dorment sous des bâches, se chauffent autour de braseros, forment dans les manifestations des bataillons visibles. La solidarité joue à plein : les gens
    apportent de la nourriture, des matelas… et des téléviseurs – essentiels pour ces hommes qui vénèrent plus Mahamadou Diarra, milieu de terrain du
    Real Madrid, que les une-deux de Marx-Engels. Deuxième salve le 22 mai. Les salariés de vingt-six entreprises se mettent à leur tour en grève
    comme un seul homme. La troisième vague est dans les tuyaux, mais le gouvernement a enfin compris qu'il s'est pris les pieds dans le tapis et
    commence à négocier. La CGT laisse passer la trêve estivale avant de lancer un nouveau coup de semonce le 17 septembre. Aux côtés des marmitons
    du célèbre restaurant La Tour d'argent : nos Maçons parisiens…

    Le «vieux» – 44 ans – a posé sa «brosse à dents africaine», une tige de bois aux vertus médicinales dont il semble ne jamais se séparer, il a enfilé son
    costume bleu marine, une chemise blanche, et noué autour de son cou sa plus belle cravate : c'est l'heure de faire les courses au supermarché Cora,
    de l'autre côté de la voie express. Coulis de tomates, sucre en poudre, riz, pâtes et Dakatine, la pâte d'arachide. La base de leur alimentation. Sur le
    grand parking du supermarché, soudain une voiture s'arrête à sa hauteur, c'est une femme. Elle lui demande de le dépanner. Il ne comprend pas, puis
    comprend. Elle n'a plus d'argent, n'a vu que son complet bleu et sa cravate. "Alors c'est la crise, vraiment, s'exclame-t-il en riant. Mais madame, je
    suis en grève depuis deux mois."

    C'est lui, le vieux, qui eut le premier l'idée de rejoindre la grève. Il venait de voir à la télévision les images de ces frères levant haut le drapeau de la
    révolte. A la télé, ils appelaient cela "la régularisation par le travail", on était en mai, le joli mois, et il en avait marre d'être un illégal. Dix ans déjà que
    le "vieux" est en France. 26 novembre 1998. Drôle d'anniversaire. Dix ans à raser les murs, à faire profil bas. En 2005, il a cru aux régularisations
    massives que promettait le gouvernement. Comme 25 000 autres clandestins, il a déposé son dossier à la préfecture. 6 000 ont été acceptés. Il en
    garde l'impression d'un piège. "A la sous-préfecture du Raincy, raconte-t-il, la dame m'a demandé de rapporter mes faux papiers pour établir le
    dossier. Je suis allé les chercher. Quand je suis revenu, elle a appelé deux policiers qui m'ont passé les menottes, mains derrière le dos, et m'ont
    emmené au commissariat. Heureusement, ils ont fini par me relâcher, à 17 heures, parce qu'ils avaient trop de monde !"

    Comme prévu par la météo, la neige a fini par tomber avec la nuit. Une neige hésitante qui fond en touchant le sol. La lune est lugubre et froide. Les
    fumeurs sortent à tour de rôle se glacer le sang et se réchauffer les poumons. "Ici c'est la nuit africaine, explique Sacko. Il n'y a pas d'extinction des
    feux, ce n'est pas : "A 21 heures tout le monde au lit !" On dort quand on est fatigué…" Sumaré Djabé, le Congolais, lit son petit coran en remuant les
    lèvres avec concentration. Insensible aux conversations et aux lazzis qui suivent un match de deuxième division, il semble voyager de sourate en
    sourate vers ce dieu qui s'est allié à la CGT pour les sortir de là.

    Sous la lumière du néon, les joueurs de belote ne désarment pas. Les parties sont nerveuses et mémorables. Hormis quelques variantes africaines
    dans les règles du jeu et l'absence d'alcool – islam oblige –, on pourrait se croire dans n'importe quel café d'Auvergne ou des Pyrénées. Ceux qui ne
    jouent pas discutent encore des primaires socialistes. "Martine ? Mais elle a tout cassé avec les 35 heures ! – Arrête, va, tu dis n'importe quoi, c'est
    Ségo qui mélange tout !" Et à les écouter, on finit par se demander naïvement en quoi ils ne sont pas français. Ils portent les écharpes tricolores du
    PSG, se passionnent pour le débat au sein du parti socialiste, regardent la "Star Ac'", jouent à la belote et construisent avec leur sueur et leurs mains
    des immeubles pour la croissance de notre économie…

    LE CŒUR QUI CHAVIRE
    Salou le Mauritanien aime les cartes. Quand il était petit, son père le battait s'il le trouvait à jouer plutôt qu'à s'occuper du bétail. Ce père tout-
    puissant était venu en France en 1959, à Saint-Denis, et puis était reparti vingt ans plus tard, avec son pécule, pour acheter des vaches et retrouver
    sa femme et ses deux filles. Salou était né peu de temps après. "Mais les vaches, là-bas, cela ne vaut pas grand-chose, et puis il suffit de la moindre
    sécheresse pour qu'elles meurent." Quand il a eu 5 ans, en 1985, cent bêtes sont mortes ainsi de faim. De cette époque, il a encore, imprimée sur la
    rétine, l'image de ce père, soudain impuissant, qui n'arrivait plus à cesser de pleurer.

    Et là, d'un coup, Salou, de repenser à tout ça, de repenser à son père, de repenser au jour où ce père est mort – alors que lui-même était en France et
    qu'il ne pouvait rentrer l'enterrer, faute de papiers –, il en a le cœur qui chavire. "Maintenant ma vie est en France, je veux m'intégrer, m'intégrer,
    m'intégrer encore plus."
    3 heures du matin. Le silence est retombé. On n'entend plus que le souffle des hommes qui ont trouvé le sommeil. Sur le damier des matelas de
    nouveau répandus sur le sol : vingt et un cocons. Vingt et une chrysalides, vingt et un paysans, devenus maçons par la force des flux migratoires et
    de l'économie mondiale, attendant leur mue. Vingt et un travailleurs qui cherchent dans la nuit à devenir français.
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    Message par bye Dim 14 Déc - 12:04

    Régularisation intérimaires sans papiers: des critères transmis aux prefectures



    SANS PAPIERS
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    Quelques articles et dépêches sur les critères transmis aux Préfectures par le ministère de l'immigration et en fin de document, pour rappel une déclaration de la Coordination Nationale des Sans Papiers du 17 septembre 2008




    Régularisation intérimaires sans papiers: des critères transmis aux prefectures

    AFP 12.12.08 | 19h53

    Le ministère de l'Immigration a transmis aux préfectures un
    document concernant la régularisation des travailleurs
    intérimaires sans papiers, considéré par la CGT comme "une
    importante étape", mais dont le ministère a relativisé la portée.
    Selon ce document, transmis à l'AFP par la CGT, les critères d'une
    régularisation, qui sera de toutes manières décidée au cas par cas
    par le préfet de département, sont les suivants: exercer un emploi
    faisant partie de la liste des "150 métiers en tension"
    (restauration, hôtellerie, nettoyage, services à la personne...),
    résider en France depuis 5 ans, et avoir soit un CDI, soit un CDD
    d'au moins un an. Les travailleurs intérimaires, outre ces
    critères, doivent justifier une activité salariée de 12 mois, du
    1er janvier 2007 au 30 juin 2008, dont 910 heures au sein de
    l'entreprise de travail temporaire qui va remplir les documents en
    vue de la régularisation. Ces instructions ministérielles viennent
    compléter l'article 40 de la loi du 20 novembre 2007 et une
    circulaire du 7 janvier 2008, qui prévoient les conditions de
    régularisations des travailleurs sans papiers sur demande de leur
    employeur. Pour le ministère, "ce document n'est qu'un relevé de
    conclusions d'une réunion technique tenue avec les partenaires
    sociaux, afin d'appliquer aux intérimaires les règles définies par
    ailleurs pour apprécier la situation des autres salariés". "Il
    s'agit d'une grille indicative transmise aux préfectures
    concernées pour étudier au cas par cas les dossiers dont elles
    sont saisies dans le cadre des quelques conflits sociaux en cours
    dans le secteur de l'intérim. Il ne s'agit donc pas d'instructions
    générales et impératives", a déclaré le ministère à l'AFP. Pour la
    CGT, "c'est une importante étape qui vient d'être franchie, le
    ministère a transmis aux préfectures des critères communs qui
    pourront être appliqués dans tous les départements, on ne sera
    plus ainsi dans l'arbitraire des décisions de chaque préfecture".
    "Il nous a fallu plusieurs mois de bagarre pour obtenir ces
    critères", "et de plus, ils ouvrent la voie à la régularisation
    des travailleurs intérimaires", a expliqué à l'AFP Francine
    Blanche, secrétaire confédérale de la CGT.
    -------------------------------



    Document sur les sans-papiers aux préfectures: "une grille indicative"

    AFP 12.12.08 | 19h43

    Le ministère de l'Immigration a précisé vendredi soir que le
    document transmis aux préfectures concernant la régularisation des
    travailleurs sans-papiers, révélé par la CGT, était "une grille
    indicative" pour l'application aux intérimaires des règles déja
    définies. "Ce document n'est qu'un relevé de conclusions d'une
    réunion technique tenue avec les partenaires sociaux, afin
    d'appliquer aux intérimaires les règles définies par ailleurs pour
    apprécier la situation des autres salariés", a déclaré le
    ministère à l'AFP. Ces règles ont été définies par l'article 40 de
    la loi du 20 novembre 2007, qui prévoit les conditions de
    régularisation des travailleurs sans papiers sur demande de leur
    employeur. "Il s'agit d'une grille indicative transmise aux
    préfectures concernées pour étudier au cas par cas les dossiers
    dont elles sont saisies dans le cadre des quelques conflits
    sociaux en cours dans le secteur de l'intérim. Il ne s'agit donc
    pas d'instructions générales et impératives", a ajouté le
    ministère. La CGT avait révélé vendredi l'existence de ce
    document, en saluant "une importante étape" dans la lutte qu'elle
    mène depuis avril dernier pour la régularisation de ces
    salariés.
    ---------------------------


    Régularisation salariés sans papiers: des critères transmis aux préfecturesLe
    12/12/2008 à 18:27 | ©️ AFP



    Le ministère de l'Immigration a transmis aux préfectures des critères
    pour régulariser les travailleurs sans papiers, a annoncé vendredi la
    CGT, saluant ainsi "une importante étape" dans la lutte qu'elle mène
    depuis avril dernier pour la régularisation de ces salariés.



    Contacté par l'AFP, le ministère de l'Immigration n'avait pas encore en fin d'après-midi confirmé cette
    information.


    "C'est une importante étape qui vient d'être franchie, le ministère a transmis aux préfectures des critères communs
    qui pourront être appliqués dans tous les départements, on ne sera plus ainsi dans l'arbitraire des décisions de chaque préfecture", a expliqué à l'AFP Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT.


    Selon ce document, transmis à l'AFP par la CGT, les critères d'une
    régularisation, qui sera de toutes manières décidée au cas par cas par
    le préfet de département, sont les suivants: exercer un emploi faisant
    partie de la liste des "150 métiers en tension" (restauration,
    hôtellerie, nettoyage, services à la personne...), résider en France
    depuis 5 ans, et avoir soit un CDI, soit un CDD d'au moins un an.


    "Il nous a fallu plusieurs mois de bagarre pour obtenir ces critères", a
    ajouté Francine Blanche, "et de plus, ils ouvrent la voie à la
    régularisation des travailleurs intérimaires".



    Pour les 3.500 dossiers déposés dans les préfectures entre le 15 avril et
    le 16 octobre, suite au mouvement de grève soutenu par la CGT et
    l'association Droits Devant, la condition de résidence en France n'est que de 3 ans.


    Pour les travailleurs intérimaires, outre ces critères, ils doivent
    justifier une activité salariée de 12 mois, du 1er janvier 2007 au 30
    juin 2008, dont 910 heures au sein de l'entreprise de travail
    temporaire qui va remplir les documents en vue de la régularisation.


    Ces instructions ministérielles viennent compléter l'article 40 de la loi
    du 20 novembre 2007 et une circulaire du 7 janvier 2008, qui prévoient
    les conditions de régularisations des travailleurs sans papiers sur demande de leur employeur.

    ------------------------------------------------------
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    LES SALES DESSOUS DE CARTES DE LA LOI SARKOZY SUR L'IMMIGRATION :
    L'apartheid en matière d'embauche et de contrat de travail !


    Lettre Ouverte aux syndicats : CGT, CFDT, FO, FSU, SUD, UNSA, CGC, CFTC, CNT, des Avocats, de la Magistrature, etc.

    « Afin de me permettre de poursuivre l'instruction de votre dossier de demande de titre de séjour, je vous serai obligé de bien vouloir me transmettre par retour de courrier : Le contrat de travail (en 3 exemplaires) que je vous envoie par courrier afin de l'établir par une entreprise qui se trouve dans le Nord uniquement, ainsi que l'engagement du versement de la redevance auprès de l'Anaem. Je prends soin de vous préciser que la durée de ce contrat, pour être validé par la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi, ne peut être inférieur à 1 an ». Voilà ce qu'écrit maintenant la Préfecture du Nord à des sans papiers régularisés avec un récépissé les autorisant à travailler en attendant la fabrication de leur carte d'un an. Ainsi l'Etat annonce que M ou Mme X est régularisé, lui remet un récépissé autorisé à travailler en attendant l'établissement de la carte d'un an, puis 3 ou 6 mois après, au moment du renouvellement du récépissé, la personne reçoit ce courrier discriminatoire qui l'assigne à résidence dans le Nord sur le critère de l'emploi et lui impose un CDD d'un an conditions du renouvellement.

    Sarkozy/Hortefeux ont été obligés par les grèves et occupations des sans papiers CGT des entreprises de la restauration à concéder la dite « régularisation sur le critère travail ». Ce courrier prouve que tout de suite le gouvernement dévoie celle-ci en enchaînant le travailleur sans papiers à « son » patron en piétinant le Code du Travail.
    La République française, version Sarko/Hortefeux, organise un nouveau statut administratif légal du travailleur sans papiers décidé « uniquement » par le patron d'une entreprise de la Préfecture considérée et par un CDD d'un an. Tels sont les
    nouveaux principes et valeurs de la Démocratie Libérale française. Sarko/Hortefeux n'ont en fait rien inventer, ils ne font que
    dépoussiérer les recettes de l'apartheid qui a régné en Afrique du Sud.
    Remplacer « l'immigration familiale » par «l'immigration de travail », tel est le contenu ségrégationniste de « l'immigration choisie ». L'intention cachée est d'en finir avec la carte de séjour vie privée et familiale, donc avec la carte de résident de 10 ans en lui substituant des titres de séjour précaires allant de 3 mois, 6 mois, 1 an, 3 ans non automatiquement
    renouvelables. Cette grave atteinte raciste au droit au regroupement familial prolonge la mise en place hypocrite et dangereuse d'un « Ministère de l'identité nationale» communautariste et donc raciste, qui désigne sans le dire les noirs, les africains, les maghrébins, les musulmans comme « la menace et l'ennemi intérieur » à la France (sic !). En réalité Sarko/Hortefeux sont un vrai danger pour le vivre ensemble dans l'égalité des droits.

    Cette dérive racialiste se traduit aussi par l'imposition par le pouvoir d'une « période d'essai » de 4 ans environ pour obtenir la nationalité française par mariage et de plus de 2 ans pour obtenir un titre de séjour de résident. Elle est aussi à l'origine de la fin annoncée et pratiquée du Droit d'asile en France, et dans l'UE.
    C'est ainsi qu'il devient possible dans la France d'aujourd'hui par exemple qu'un étranger résident retraité qui a obtenu le regroupement familial, mais qui malheureusement décède pendant que son épouse et ses enfants attendaient l'établissement de leurs titres de séjour de 10 ans; Madame et ses enfants se voient ensuite opposés par la Préfecture un refus de séjour, un mois et demi après le décès du papa retraité, pour, tenez vous bien, « absence de vie commune ». Ce genre de situations ubuesques et scandaleuses se multiplient et deviennent la marque déposée de l'ère raciste Sarko/Hortefeux. L'offensive du racisme d'Etat est
    tout azimut, il faut faire face.

    La CSNP appelle tous les partenaires syndicaux, associatifs, les forces politiques de progrès et les citoyens en France:

    - à dénoncer l'actuelle transformation raciste de la République française;

    - à exiger l'abrogation de toutes les dispositions et pratiques d'Etat qui discriminent les travailleurs sans papiers régularisés sur la base du « critère travail « , notamment la dépendance du sort administratif de l'étranger aux intérêts du patronat;

    - à demander le respect du Droit d'asile ratifier par la France, le respect du statut vie privée et familiale et du droit à la carte de résident de 10 ans;

    La CNSP appelle l'opinion publique, les citoyens et les gouvernements des pays d'émigration :

    - à exiger le respect des droits et de la dignité des étrangers, notamment de leurs compatriotes expatriés en France.

    La CNSP se souvient et rend encore une fois un hommage solennel aux militants décédés qui ont été des symboles du combat qui continue pour la régularisation de tous les sans papiers : Romain BINAZON, Professeur Léon SCHWARTZENBERG, l'Amiral SANGHINETTI, Jean Marc LAVIGNE, le chanteur populaire Denis CACHEUX, etc.

    Fait à Paris le 17 septembre 08
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    Message par bye Mar 16 Déc - 5:35

    N'oublions pas ceux de Nanterre!


    Voici le communiqué de nos camarades de Nanterre qui dorment toujours sous la tente devant l'église St Paul. Pendant ce temps la procédure d'expulsion concoctée par l'évêché suit son cours; sans doute un bel exemple de "charité chrétienne".
    N'hésitez pas à leur rendre visite, qu'ils puissent constater qu'ils ne sont pas seuls dans leur combat!

    "Soyons toutes des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique sociale"
    A+ dans les luttes; -pj49-

    Communiqué du mercredi 10 décembre suite à la visite de Mme Chevalier, directrice de cabinet du prefet des Hauts de Seine

    Nous occupants de l'église saint paul à Nanterre prenons acte de la
    visite de Mme Chevalier, directrice de cabinet du prefet des Hauts de
    Seine. Nous refusons le discours qui a pû être tenu.

    "Les sans papiers sont irresponsables": nous travaillons, nous cotisons
    aux différents oraganismes sociaux, nous payons des impôts, nous sommes
    la France invisible qui se lève tôt, très tôt.
    "Les sans papiers sont manipulés": nous sommes des hommes et des femmes
    libres et conscients de nos choix et responsables de notre lutte. Nous
    ne sommes en aucun cas manipulés et nous refusons tout discours
    moralisateur qui viserait à nous infantiliser. Le comité de soutien ne
    fait que suivre les décisions et délibérations prises collectivement en
    Assemblée Générale par les sans papiers.
    "La préfecture examinera avec bienveillance, loyauté et rapidité vos
    dossiers": nous ne sommes pas des enfants, nous savons que l'Etat
    français a fixer un quota d'expulsion à 26 000 reconduites à la
    frontière par an. Nous avons toujours tenté de maintenir un cadre de
    discussion en vue de notre régularisation avec la préfecture des Hauts
    de Seine alors que celle ci nous a toujours opposé une fin de non
    recevoir. Nous sommes en lutte depuis maintenant 7 mois pour reclamer
    notre régularisation. On ne peut pas parler d'un traitement rapide de
    nos dossier par la préfecture.
    "Les sans papier dorment sous des tentes, ils mettent leur vie en
    danger": oui nous dormons sous des tentes car nous y avons été acculés.
    Nous sommes des sous citoyens à qui même la trève hivernale est refusée.

    Nous ne pouvons accepter ces manoeuvres de
    division qui ne s'accompagnent d'aucune garantie en ce qui concerne
    l'examen de nos dossiers.
    bye
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    Message par bye Mar 16 Déc - 19:53

    La directive de la honte n'est pas conforme aux droits
    fondamentaux Exigeons son retrait !


    La directive de la honte n'est pas conforme aux droits fondamentaux Exigeons
    son retrait !
    http://www.migreurop.org/article1336.html
    ¡La directiva de la Vergüenza no respecta los derechos fondamentales.
    Exijamos que se retire!
    http://www.migreurop.org/article1340.html
    Let’s demand the withdrawal of the outrageous directive!
    http://www.migreurop.org/article1339.html


    La directive de la honte n'est pas conforme aux droits fondamentaux
    Exigeons son retrait !


    La directive retour - directive de la honte - votée par le Parlement
    européen le 18 juin, a été adoptée mardi 9 décembre, sans débat, en Conseil des ministres « Transports, télécommunications et énergie » de l'Union européenne (UE). Contrairement à ce qui a été indiqué à l'issue du Conseil,ce texte a une incidence sur le droit d'asile, il ne respecte pas les droits des personnes en situation irrégulière et il n'offre de disposition spéciale pour les personnes vulnérables. La mobilisation contre cette directive qui nie les principes humanistes fondamentaux de l'Europe doit se poursuivre.

    Alors que des milliers de citoyens, d'ONG, de syndicats, d'Eglises, se sont
    mobilisés pour demander aux responsables européens de rejeter un texte qui
    banalise et généralise une politique d'internement et d'expulsion des
    migrants en Europe, alors que de nombreux Etats d'Amérique latine et
    d'Afrique ont exprimé avec force leurs refus de tolérer de telles pratiques
    à l'égard de leurs ressortissants, c'est à la veille du 60e anniversaire de
    la déclaration universelle des droits de l'Homme que la présidence française
    de l'UE a décidé de faire adopter formellement cette directive.

    Nous demandons aux trois autorités compétentes, le président en exercice de
    l'UE - le président Sarkozy - le président de la Commission européenne et
    le président du Parlement européen, de saisir, comme ils en ont le pouvoir,
    la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) afin qu'elle examine
    la conformité de cette directive aux regards des engagements internationaux
    auxquels l'Europe et les Etats qui la composent se sont engagés, notamment
    en matière de respect des droits et libertés fondamentales.

    Nous appelons tous nos partenaires des sociétés civiles, en Europe comme en
    Afrique ou en Amérique à se manifester d'urgence auprès de leur gouvernement
    et de leurs élus pour qu'ils appuient et encouragent cette démarche auprès
    de la CJCE afin d'obtenir le retrait de cette directive.

    Signataires : CIRE (Belgique/Belgium), ANAFE (France), Statewatch (Royaume Uni/United Kingdom), IPAM (France), Association marocaine des droits de l'homme (Maroc/Morocco), ARCI (Italie/Italy), Association des travailleurs maghrébins de France (France), Asociación Pro-Derechos Humanos de Andalucía
    (Espagne/Spain), Ligue des droits de l'homme (Belgique/Belgique), Ligue des droits de l'homme (France), GISTI (France), Cimade (France), Migreurop

    Press contact
    Julie Chansel 00 33 6 82 2 4 03 47 julie.chansel@cimade.org
    Migreurop : +33 1 53 27 87 81 / contact@migreurop.org


    Let’s demand the withdrawal of the outrageous directive!
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    Message par bye Jeu 18 Déc - 4:21

    procès de Rennes


    SANS PAPIERS
    en lutte>>>coordination nationale


    Procès de Rennes :
    Le verdict tombera le 12 janvier, le procureur général a été beaucoup clément dans sa plédoirie que lors de ses dernières interventions et les comparants volontaires ont été refusés. La suite au prochain épisode...



    Paru dans Libé du jour du procès. Egalement dans O-F un grand article en page 'France"

    A Rennes, la PAF a les tracts des sans-papiers dans le pif


    JUSTICE - La salle du tribunal
    correctionnel de Rennes était pleine vendredi pour le procès de trois membres du
    collectif de soutien aux sans-papiers accusés d'avoir diffusé des tracts jugés
    diffamatoires et qualifiés d'"injures publiques envers un corps constitué". En
    l'espèce la PAF ou police aux frontières. Au pied de la Cité judiciaire des
    dizaines de personnes étaient également venues soutenir les prévenus. L'objet du
    délit: trois tracts et deux affiches mettant en cause sur un mode satirique les
    méthodes de la PAF.




    "La police aux frontières recrute: rejoins-nous" interpellait un des
    tracts, énumérant les multiples "satisfactions" du métier:
    "cueillir quelques sans-papiers à leur domicile", "organiser des
    contrôles d'identité au facies", "menotter les sans-papiers à chaque
    fois que tu les déplace", un métier qui en outre, "si tu aimes les
    enfants", autorise leur "enfermement", sans compter la possibilité
    de "calmer par une petite piqure" un "sans-papier trop
    bruyant", etc. Cette prose n'a guère amusé la ministre de l'intérieur
    Michèle Allliot Marie qui déposait plainte en mai. Certaines expressions comme
    "la PAF aime les blagues racistes" ou "la PAF est le bras armé de
    la xénophobie d'Etat" ayant été plus expressément visées par la plainte.
    Devant le tribunal, l'une des prévenus, une institutrice de 48 ans, a rappelé
    que ces tracts visaient d'abord à "dénoncer des pratiques
    inadmissibles" et avaient été rédigés après le contrôle de sept lycéens
    d'origine africaine en gare de Rennes. Une autre prévenue, Ginette Janin,
    enseignante en retraite, s'étonne: "c'est la politique d'immigration de
    gouvernement qui était visée. Nous pensions qu'en démocratie on avait le droit
    de critiquer le gouvernement sans être poursuivi. Des hommes politiques, des
    journalistes ont dit la même chose que nous, pourquoi ne sont-ils pas
    poursuivis? chercherait t-on à faire taire le mouvement de soutien aux
    sans-papiers? Tout ce que l'on dit ce sont des choses qui
    existent".
    "On est dans la caricature pour faire passer des
    idées?" interroge le président du tribunal.
    "Tout à fait! Vous avez
    tout compris!", s'exclame la prévenue.
    Cité comme témoin, le président
    socialiste du Conseil général d'Ille et Vilaine Jean-Louis Tourenne est venu
    rappeler les "humiliations" subies par des mineurs étrangers soumis aux
    tests osseux pour déterminer leur âge. Il s'inquiète aussi des "risques de
    dérive de la démocratie", citant le projet de loi sur l'audiovisuel et
    l'interpellation récente et musclée d'un journaliste de Libération Vittorio de
    Filippis.
    "Y aurait t-il une volonté de juguler la liberté
    d'expression?" s'est t-il interrogé à la barre.
    Dans son réquisitoire,
    le procureur de la république Hervé Pavy a commencé par louer le "combat
    généreux" du collectif et a insisté sur son entière indépendance dans cette
    affaire. Mais il a aussi défendu la "déontologie" des policiers, même
    si "il peut y avoir des dérapages". Particulièrement choqué que l'on
    puisse dire des agents de la PAF qu'ils sont "familiers des idées
    racistes", il a réclamé "une justice humaine et une peine d'amende,
    même si elle est symbolique". Délibéré au 12 janvier.

    Pierre-Henri ALLAIN
    bye
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    Message par bye Jeu 18 Déc - 19:59

    Fw : témoignage


    >
    >
    >Centre de rétention de Perpignan. Dimanche 14 décembre 2008.
    >
    >"On est comme dans une prison. En ce moment on
    >est une trentaine. Il y a des tensions entre les
    >gendarmes et nous. Les gendarmes enregistrent la
    >prière du matin et ensuite, ils la repassent le
    >soir en se moquant de nous. On est seul contre
    >eux. Il y la CIMADE mais elle est absente, elle
    >ne fait rien, ils ne sont pas avec nous, ils
    >disent les mêmes choses que l’autorité. Moi,
    >j’ai été arrêté à Perpignan, pourtant j’ai une
    >promesse d’embauche en Espagne. Je n’ai pas de
    >bon avocat, le commis d’office n’a rien fait.
    >Depuis que je suis arrivé, je n’ai pas pu
    >changer de linge. La semaine dernière, il y a
    >une dizaine de personnes qui a fait une grève de
    >la faim. Je crois qu’ils ont été expulsés."
    bye
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    Message par bye Lun 22 Déc - 10:58

    Sans-papiers : la rétention, marché de la discorde


    http://www.rue89.com/2008/12/19/sans-papiers-la-retention-marche-de-la-discorde
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    Message par bye Mar 23 Déc - 21:22

    Trois philosophes interpellés à Roissy après l'expulsion d'un sans-papiers


    http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/23/trois-philosophes-interpelles-a-roissy-apres-l-expulsion-d-un-sans-papiers_1134327_3224.html

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    Message par bye Mar 23 Déc - 21:28

    complément au message précédent

    Air France a-t-elle dénoncé trois philosophes à la police ?


    Sur le même sujet, un article plus complet sur le site de Rue 89:

    http://www.rue89.com/2008/12/22/air-france-a-t-elle-denonce-trois-philosophes-a-la-police
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    Message par bye Dim 28 Déc - 18:26

    URGENT RASSEMBLEMENT MIGRANTS GARE DE L'EST URGENTRASSEMBLEMENT


    *JOURS DE DEFAITE :*

    *MIGRANTS, SDF… ON CREVE DE FROID EN FRANCE !*

    Le 9ème Collectif des sans-papiers, en coordination avec l'Association
    Salam et le Comité des Sans Logis, appelle à un rassemblement Lundi 29
    Décembre 2008 aux Allées de Verdun près de la Gare de l'Est à Paris, et
    au BCMO, Place de Norvège à Calais.


    Ce rassemblement entend dénoncer d’une part, des pratiques politiques
    aussi iniques qu'inhumaines : violences policières, chasses, rafles,
    arrestations, et mise en détention incessantes de migrants originaires
    de différents pays (Afghanistan, Irak, Iran, Erythrée, Ethiopie…), à
    Calais comme ailleurs.


    Il entend dénoncer ensuite et surtout, de la façon la plus ferme et
    vigoureuse possible, les conditions de vie catastrophiques des migrants
    de tout le littoral Nord et de l’intérieur des terres, contraints de
    dormir comme des chiens, dans la rue, dans des forêts baptisées
    "jungle", sur de vieilles plages abandonnées.

    Ou bien encore, comme à Paris, au coeur de Paris, de dormir dans des
    jardins publics, dans des jardins d'enfants - jardins que l'on aura pris
    la peine, le soir venu, de fermer à clé, de façon à ce qu'aucun
    riverains ne soient scandalisés par le spectacle de centaines d'Afghans
    allongés à même le sol, ou bien encore cherchant un peu de chaleur dans
    les recoins des jeux pour enfants.

    Or il se trouve qu’en ces jours de fête de Noël, la France connaît une
    vague de grand froid. Or il se trouve qu’en ces jours de fêtes de Noël,
    on crève encore de froid en France en 2008 ! Ainsi, une personne
    sans-domicile fixe a disparu il y a deux jours. Et sa disparition fait
    suite à celles d’une dizaine de personnes ces derniers mois. Jours de
    défaîte pour la France.

    Faudrait-il qu’à cette liste des naufragés, des oubliés, se rajoutent
    les noms des centaines de migrants qui gèlent dans les parcs de Paris,
    les dunes de Dunkerque ? Ils sont en danger de mort ! La France se doit
    de porter assistance à personne en danger !

    Nous appelons à ce que les pouvoirs publics fassent preuve de
    responsabilité politique et fournissent immédiatement un lieu où les
    migrants puissent trouver refuge et s’abriter du froid.

    Nous appelons à ce que des gymnases, salles polyvalentes etc. soient
    ouverts dans les délais les plus brefs, partout où c’est nécessaire, de
    façon à ce que soient mis hors de danger les personnes exposées à une
    mort certaine.

    Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens à notre
    disposition pour faire aboutir ces demandes légitimes.

    Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous
    rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation
    aussi urgente que nécessaire.




    Arrêt des rafles, chasses à l’Homme et expulsions.

    Rassemblement Lundi 29 Décembre 2008

    PARIS : 18h00 aux Allées de Verdun près de la Gare de l'Est à Paris.

    CALAIS : 20h00 devant le BCMO, Place de Norvège à Calais.

    Premiers signataires : 9^ème Collectif des sans-papiers, Association
    Salam, Comité des Sans-Logis…
    bye
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    Message par bye Lun 29 Déc - 7:50

    AMNESTY INTERNATIONAL COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    18 décembre 2008
    CENTRE DE RETENTION DE MAYOTTE - FRANCE
    Amnesty International demande aux autorités françaises de mettre un terme aux conditions de rétention, indignes et inhumaines

    Dans le cadre de la Journée internationale des migrants, Amnesty International (AI) a adressé le 17 décembre 2008 aux ministres de l’Intérieur et de l’Immigration une vidéo et des photos prises à l’intérieur du centre de rétention de Pamandzi à Mayotte.
    La vidéo montre des migrants, hommes, femmes, enfants et nourrissons, entassées dans des salles fermées par des grilles à l’intérieur des locaux insalubres du centre.
    voir la vidéo http://www.amnesty.fr/mayotte
    bye
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    Les sans-papiers - Page 20 Empty Re: Les sans-papiers

    Message par bye Mar 30 Déc - 12:09

    Depuis hier Lundi 29 décembre à 9h, le CASSS-paPIERs (Collectif d'Action
    de Soutien et de Solidarité aux Sans paPIERs) occupe le SCODA (Service de
    Coordination et d'Orientation des Demandeurs d'Asile) de Brest. Cette
    occupation s'est déroulée jusqu'à maintenant sans heurts.

    Cette occupation fait face aux réductions budgétaires nationales,
    entraînant la suppression de 14 plateformes d'accueil des demandeurs
    d'asile en France. Ces "plateformes d'accueil" correspondent à la mission
    d'hébergement et d'accompagnement social des nouveaux arrivants demandeurs
    d'asile. Ceux qui ont déjà un statut de réfugié, ou un statut de débouté
    en recours etc ne sont pas concernés.

    L'occupation s'est faite dans un calme relatif. A notre arrivée, la
    directrice du SCODA de Brest, Catherine Mandin, nous a demandé de nous
    en-aller, ce que nous avons refusé. NOUS N'AVONS PAS ESSAYé D'EMPECHER LE
    PERSONNEL DU SCODA DE TRAVAILLER, bien sûr.

    La presse était au rendez-vous le matin : presse écrite, télé et radio.
    Lien vers le reportage de France 3 :
    http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b35a_1920&video_number=0
    Les médias ont bien relayé notre lutte sur la journée d'hier.

    Nous avons obtenu des premiers résultats hier dans l'après midi, puisque
    Monsieur le Préfet du Finistère a mandaté le Directeur de la DDAASS
    (organisme en charge de la gestion budgétaire du SCODA) afin de dialoguer
    avec nous. Monsieur LeBeau, directeur de la DDASS du Finistère voulait
    nous recevoir aujourd'hui mardi. En échange nous devions quitter les lieux
    le soir même, ce que nous avons refusé.

    Hier soir, pas d'expulsion des lieux, 6 personnes ont donc dormi dans le
    SCODA cette nuit.

    Des infos seront diffusées sur notre site :
    http://www.cassspapier.gwiad.org
    bye
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    Message par bye Mar 30 Déc - 12:25

    MIGRANTS, SDF… ON CREVE DE FROID EN FRANCE !*

    Après un premier rassemblement lundi 29 décembre 2008 aux Allées de
    Verdun près de la Gare de l’Est à Paris et Place de Norvège à Calais, le
    9ème Collectif des sans-papiers, en coordination avec l'Association
    Salam et le Comité des Sans Logis, appelle à un deuxième rassemblement à
    Paris, mercredi 31 Décembre 2008, à 14H30, devant la DASS.


    Ce nouveau rassemblement entend dénoncer d’une part, des pratiques
    politiques aussi iniques qu'inhumaines : violences policières, chasses,
    rafles, arrestations, et mise en détention incessantes de migrants
    originaires de différents pays (Afghanistan, Irak, Iran, Erythrée,
    Ethiopie…), à Calais comme ailleurs.


    Il entend dénoncer ensuite et surtout, de la façon la plus ferme et
    vigoureuse possible, les conditions de vie catastrophiques des migrants
    de tout le littoral Nord et de l’intérieur des terres, contraints de
    dormir comme des chiens, dans la rue, dans des forêts baptisées
    "jungle", sur de vieilles plages abandonnées.

    Ou bien encore, comme à Paris, en plein de coeur de Paris, de dormir
    dans des jardins publics, dans des jardins d'enfants ! Des jardins que
    l'on aura pris la peine, le soir venu, de fermer à clé, de façon à ce
    qu'aucun riverains ne soient scandalisés par le spectacle de centaines
    d'Afghans allongés à même le sol, ou bien encore cherchant un peu de
    chaleur dans les recoins des jeux pour enfants.

    Or il se trouve qu’en ces jours de fête de Noël, la France connaît une
    vague de grand froid. Or il se trouve qu’en ces jours de fêtes de Noël,
    on crève encore de froid en France. En 2008 ! Ainsi, une personne
    sans-domicile fixe a disparu il y a trois jours à Saint Ouen, deux
    autres personnes nous ont quitté dans la nuit de dimanche à lundi....
    Ces disparitions font suite à celles d’une dizaine de personnes ces
    derniers mois. Jours de défaite pour la France.

    Faudrait-il qu’à cette liste des naufragés, des oubliés, se rajoutent
    les noms des centaines de migrants qui gèlent dans les parcs de Paris,
    les dunes de Dunkerque ? Ils sont en danger de mort - et il ne s’agit
    pas là d’une inflation sémantique ! La France se doit donc de porter
    assistance à personne en danger !

    Nous appelons à ce que les pouvoirs publics fassent preuve de
    responsabilité politique et fournissent immédiatement un lieu où les
    migrants puissent trouver refuge et s’abriter du froid.

    Nous appelons à ce que des gymnases, salles polyvalentes etc. soient
    ouverts dans les délais les plus brefs, partout où c’est nécessaire, de
    façon à ce que soient mis hors de danger les personnes exposées à une
    mort certaine.

    Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens à notre
    disposition pour faire aboutir ces demandes légitimes.

    Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous
    rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation
    aussi urgente que nécessaire.

    Arrêt des rafles, chasses à l’Homme et expulsions.

    Un hébergement pour tous.

    RASSEMBLEMENT A PARIS MERCREDI 31 DECEMBRE 2008 A 14H30 DEVANT LA DASS,
    75, rue Tocqueville à Paris. M° Malesherbes.

    Premiers signataires : 9^ème Collectif des sans-papiers, Association
    Salam, Comité des Sans-Logis…
    bye
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    Message par bye Jeu 1 Jan - 16:12

    Témoignage passager qui s'est opposé


    >
    >http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=49360
    >
    >A commencé ses vacances menotté
    >
    > Un 22 décembre
    >
    >Je l'avais senti, enfin il y avait quelque chose. Ce policier en uniforme au checking, j'en
    >avais parlé à C et R. "il y a un policier, je pense qu'ils vont expulser quelqu'un". Il y avait déjà eu cet antécédent, avec la même compagnie, TAP airlines, le même voyage : Paris
    >Lisbonne. Des policiers à l'entrée de l'avion, sur la passerelle, et j'avais demandé à
    >l'équipage de quoi il s'agissait. "Un simple contrôle". Je n'avais alors aperçu aucun
    >uniforme dans l'avion, et m'était assis.
    >
    >Cette fois, le check-in. Et ce retard, pour "grève des contrôleurs". Quasiment le seul
    >retard. J'appelle C et R, je pense qu'ils vont expulser quelqu'un. Mais sans aucune certitude,
    >comme ça, comme pour me faire peur.
    >
    >J'embarque le dernier, 4A, fenêtre. Et quatre policiers sur la passerelle, trois gendarmes et
    >un de la PAF (police aux frontières). Cette fois je ne demande rien, je veux voir par moi-même.
    >J'avais prévenu R : "s'ils expulsent un gars, je fous le feu à l'avion". Façon de parler, on
    >s'amuse à se faire passer pour des anarchistes.
    >Je m'assois, et de ma fenêtre un fourgon de la PAF. J'attends alors que les policiers rentrent
    >avec l'expulsé, et je me lèverai alors, mais la porte se ferme. Ils partent, je les vois rentrer
    >dans le fourgon, qui ne bouge pas. Cela fait un moment que je n'arrête pas de me retourner, de chercher des yeux ces tissus bleus entourant une personne. Mais l'équipage est souriant et tranquille, et personne ne bouge...
    >
    >Le fourgon reste là, et ne pars qu'au moment où l'avion se détache de la passerelle. Il y a
    >quelque chose qui ne va pas, pourtant je ne vois rien, il n'est pas rentré, je cherche bien en
    >première classe, tire le rideau,
    >
    >rien. J'hésite à demander, mais on me répondra que c'était un contrôle. Je ne sais pas quoi
    >faire, je suis coincé, nerveux. L'avion prend du temps à décoller, la nuit est magnifique, les
    >lumières de l'aéroport également. On part, et transperce une couche de brouillard au-dessus de laquelle on surnage un certain temps, avec sur le fond un ciel bleu-noir aux teintes d'orange.
    >Je me surprend de la beauté de ce départ, alors que je prend l'avion si souvent. J'attends
    >qu'enfin le signal des ceintures s'éteigne, et que je puisse me lever. J'avancerai doucement,
    >regarderait rang après rang, m'assurerait qu'il n'y a personne. Je ne peux faire autrement.
    >
    >Le signal met longtemps à s'éteindre, bien plus que d'habitude, et je suspecte injustement une manoeuvre. Ding, je me lève immédiatement, pardon voisin, et m'avance. Regarde rang après rang. Plus rapidement que je le voulais, je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à ralentir.
    >J'arrive au dernier rang, et je le vois, avec deux personnes habillées normalement, l'une
    >plutôt vieille. Dernier rang, deux hommes et un noir. Mais ils sont en civil, il n'est pas
    >attaché. Le doute dure une demi-seconde, jusqu'à ce que j'aperçoive le vieux lui donner des
    >lacets. Du centre de rétention à l'avion, il ne pouvait se les mettre, évidemment. C'est lui. Je rentre aux toilettes, je ressort, m'assois, appelle de suite le chef de cabine. Nerveux.
    >
    >- "Este senhor, ao fundo, ta a ser expulso ?"
    >
    >(Cette personne, au fond, il est en instance d'expulsion" ?
    >
    >Le chef de cabine acquiesce presque inconsciemment, pris au dépourvu par la question
    >quasi-affirmative.
    >
    >- Je ne peux pas rester dans l'avion.
    >
    >Je le sais, c'est comme ça, je n'ai pas eu le temps de réfléchir. Je simule une panique, une
    >énorme angoisse, je hausse le ton. Il essaie de négocier, m'amène à côté de la cabine du
    >commandant. Mon réflexe premier a été de simuler un problème de santé, mais ce serait impossible à simuler et puis ça prendrait trop de temps, ça ne servirait à rien. Je n'ai pas vraiment réfléchi, j'ai été pris de cette impulsion, il faut que j'arrête cet avion. Je ne peux pas y rester. Alors j'invoque l'antécédent familial, mon père a été expulsé, et le transforme en souvenir traumatique. Je deviens menaçant, je lui dit que ça risque de mal se finir, j'ai des problèmes psychologiques voyez-vous. "Monsieur,ils ne font que leur travail, et moi le mien".
    >Alors de mes entrailles, "et moi mon devoir de citoyen". Vociféré.
    >
    >Il a compris que ce n'est pas pour rigoler, les passagers nous entendent, et me dit qu'il va en
    >parler avec le commandant, qu'il faut que je me rasseye. "Pas question, je reste là". Il veut
    >gagner du temps, je lui donne cinq minutes en échange de mon obéissance. Cinq minutes de vive tension, les premiers cris ont déjà avivé l'attention. Ils vont nous faire descendre, ils
    >ne peuvent faire autrement, ils ne peuvent pas prendre le risque de me voir devenir fou, . J'ai le souvenir de ces rebellions de la part des passagers, des équipages. Je ne peux pas laisser
    >faire ça, je ne peux surtout pas participer à ça. Le chef de cabine tarde à venir. Je cherche
    >déjà tout objet suffisamment pointu pour me transpercer les veines. J'essaye et réessaye
    >avec mes stylos, j'en suis déjà à la phase suivante. Il arrive, il a fallut que je l'appelle, je ne sais pas trop ce qui c'est passé, je dois oublier une phase : "Le commandant est entrain de voir". Il gagne du temps, encore et encore. Alors Je vous ai prévenu, je suis prêt à tout, soit vous prenez la décision d'arrêter ce vol, soit vous endosser la responsabilité de ce qui pourra arriver". Je vais loin, je sais que je n'ai pas le choix, c'est ça ou ce sera inutile. Le ton hausse. J'avais dans un premier temps pensé à menacer de faire sauter le vol, le plus efficace, mais suicidaire, et totalement incongru. Ça ne rigole plus lorsqu'il revient,il me crie dessus, il ne supporte pas que je le force à parler en français alors qu'il m'a entendu parler portugais, je lui arrache le contrôle de la situation. "Vous continuez alors ? Vous allez voir, je vous préviens une dernière fois, vous vous calmez ou à partir de maintenant vous assumez vos actes et vous passerez devant le tribunal" il me lit mes droits, et me préviens que si je veux aller plus loin, si je perturbe la sécurité du vol j'en assumerai toutes les conséquences : il est violent. Je prends alors ma montre, je lui dis "je ne menacerai la sécurité d'aucun vol, c'est de ma vie qu'il s'agit à partir de maintenant", et me plante la partie pointue et métallique de la montre sur les veines de mon avant-bras. À lui de voir, il est encore temps, nous venons à peine de décoller. Il me prend, essaye de m'arracher des mains mon ustensile, n'y arrive pas. Il appelle alors les deux policiers, qui me montrent leur carte, me demandent de lâcher, je les envoie chier. Me voilà écrasé en deux temps trois mouvement, un genou sur la tête et la carotide écrasée. ça dure, je n'oppose aucune résistance, ils sont sur le point de me casser un bras. Je suis entrain de me faire menotter, par des policiers français, sans aucun mandat sur territoire portugais, au milieu d'une foule impassible. Ils me saucissonnent à mon siège.
    >Voilà, je ne peux plus rien. Je suis menotté. Au chef de cabinet qui me parle dans le même temps et me dit "vous êtes plus calme maintenant, vous êtes plus calme ?", qu'un mot, un seul qui me vient, qui ne me lâche pas : vergonnha,vergonha, voce devia ter vergonha". Honte, et les pleurs sont déjà là. Indifférence. Pas une personne pour s'inquiéter, pour se demander ce qui se passe, pour sortir de son autisme. Qu'on l'envoie en guinnée bissau et qu'on le menotte tant que je peux passer mes vacances en paix. À deux jours de noël, c'était un enfant : un visage plus jeune que le mien, et je le verrai plus tard, à peine 1M70, le regard un peu hagard dans son sweat bien trop grand. Envoyé dans le désert, fêter noël, lui n'a opposé aucune résistance.. Je pleure, je pleure, j'étouffe,crise d'angoisse, réelle celle-ci. Et
    >l'impassibilité générale, et surtout ces enfants derrière moi, ces voix d'enfants qui demandent "qu'est-ce qui se passe maman, qu'est-ce qui se passe ?" "rien, rien.." Rien. Un de mes voisins, celui qui avait exigé du steward qu'il s'occupe de moi avant qu'il ne le fasse lui
    >même, rigole maintenant avec sa voisine.
    >
    >Le chef de cabine vient demander à mes deux voisins immédiats, 4C et 4E (couloirs) s'ils
    >sont prêts à témoigner contre moi. Oui oui, tout ce qu'il faudra. Voulez-vous portez plainte ?
    >s'il le faut. Je ne peux m'éviter de me tourner vers eux, encore en larmes. De rage, comment pouvez-vous ? N'avez vous pas un minimum de sens commun ?. J'ai porté atteinte à la sécurité du vol, en menaçant de me couper les veines.
    >
    >Silence, et on me renvoie à mes sanglots, à mes idéaux dépassés. Individualistes forcenés, ils me tiennent un discours paternaliste auquel je ne peux que répondre par mépris. J'aurais voulu leur cracher dessus. Le voisin me parle, pas la brute, l'autre qui est resté neutre. Vous
    >n'auriez pas du faire le con, vous êtes dans la merde, ça se règle sur terre ça, ça ne se règle
    >pas dans un avion. Je vous le dit, je pourrai être votre père, je vous le dit comme ça, vous
    >n'auriez pas du.
    >
    >? comment pouvez-vous me dire ça ?Comment peut-il. Quel âge aviez-vous en 68, et le 25
    >avril, ou étiez vous ? Que vous avez vieilli vite...
    >
    >? mais ce n'est pas la faute de la TAP, c'est une décision administrative, ils ne font que >leur travail, vous ne pouvez pas les perturber comme ça... il me redonne le sourire, un sourire narquois, un sourire désespéré. Dire que la TAP n'avait pas le choix... alors que l'aberration est qu'ils aient accepté, qu'ils aient accepté des policiers français, de participer à une politique qui n'est même pas celle de son état...
    >
    >Puis il insiste, c'est sur terre qu'il faut agir, ce n'est pas dans un avion, je mélange
    >tout, ici je ne pouvais rien. Mais c'est moi qui mélange ? Qui mélange les genres en expulsant, en mettant deux policiers dans un avion civil, en mettant dans le même avion celui qui s'en va retrouver la poussière avec ceux qui rejoignent leur famille pour un noël au soleil ?
    >
    >? Mais ce n'est pas ici qu'il faut agir, c'est dans des associations, c'est à l'ambassade,
    >regardez vous êtes dans la merde maintenant, et ça n'a rien changé, vous vous rendez compte,vous vous êtes foutu dans la merde, vous aviez pas mieux à faire, vous étiez seul, vous ne pouviez rien faire...
    >
    >? Combien de personnes sont dans cet avion ? Combien sommes nous dans cet avion ? La TAP aurait pu a n'importe quel moment refuser ces tristes convois, pourquoi s'y prêtent ils ?
    >comment seul, combien étions nous dans ce vol ?Comment pouvez vous accepter ça, vous qui avez connu une situation similaire ? Quel âge ont vos enfants ? Savez vous quel âge la personne derrière ? 18, peut être 19 ans. Vos enfants,ç'aurait pu être vos enfants s'ils étaient nés vingt ans auparavant, vous qui pourriez être mon père. Vous comprenez, que ce n'est que vingt ans de différence ? Qu'est-ce que ça veut dire décision administrative ? Vous auriez accepté alors, ces arguments, si ça avait été vos enfants ? vous auriez accepté qu'on vous dise "on ne peut rien faire, on n'a pas le choix,c'est administratif, et puis on est que des
    >voyageurs ?" Vous l'auriez accepté ?Nous n'avions pas le choix, "c'est l'administration
    >?", on ne peut rien changer seul ? mais combien étions nous dans l'avion ? combien ? Pourquoi n'avez vous rien fait ?
    >
    >Je crois au dialogue de sourds, mais je n'y peut rien, je ne peux pas ne pas lui répondre. Il
    >témoignera contre moi, je dois lui faire comprendre, je dois lui expliquer.
    >
    >Une heure de débat que je croyais stérile, jusqu'à ce que, peu avant l'atterrissage... "oui >c'est vrai que la TAP aurait pu refuser"... et puis, un temps... " nous aurions pu faire
    >quelque chose...je comprends"
    >
    >Je lui avais parlé, je lui ai dit "ne soyez pas surpris par ce qui arrive en Grèce, attendez
    >vous à ce que ça arrive en France, face à une génération dégueulasse comme la votre, si
    >individualiste, si ancrée dans son confort, il n'y a pas d'autre choix, d'autre possibilité
    >pour cette jeunesse. Vous êtes dégueulasse".
    >Mais c'était tout, s'il me prenait pour un anarchiste quelconque, j'étais foutu face au
    >tribunal... alors je lui ai parlé, durement, mais je lui ai parlé, je ne l'ai pas lâché.
    >Jusqu'à ce je comprends, suivant un long silence.
    >
    >Puis nous arrivons, je suis un peu plus calme,un peu plus lucide. J'ai entre temps réfléchi,
    >j'ai peur que ma mère use ses contacts pour m'éviter la procédure normale. Je l'ai fait par
    >intime conviction, c'était quelque chose de juste, je n'ai besoin d'autre défense que celle
    >là. Je veux que les médias s'emparent de cette histoire, que ces contacts là soient utilisés,
    >que soit mise en avant l'absolue lâcheté de 200 personnes, l'absolue froideur d'âmes
    >terrorisées. Je veux que l'on fasse de mon procès un cas d'exemplarité, que soient jugés à
    >travers celui-ci tous les torts de notre société, qu'elle ne puisse s'y soustraire. Je >n'ai pas eu le temps de réfléchir aux conséquences, elles seront quoi qu'il arrive infimes face à ce que je viens de vivre, et lors qu'arrivent les policiers, lorsque je vois ces trois voitures de policier aux pieds de l'avion, et que je les voit signaler mon hublot du doigt, je n'ai toujours aucune autre pensée que de tristesse et de désespoir. Je ne comprends pas la société qui nous entoure, je ne comprends pas ce degré d'individualisme, de refus de l'autre, je ne comprends pas ce qui m'y rattache encore. Je ne pense qu'à ça, qu'à l'absence de sens que ma vie a entourée de gens pareils. Et à ma profonde inutilité, à l'immense détresse de n'avoir rien pu faire, d'avoir été seul, et de n'avoir rien changé.
    >
    >Huit policiers montent les escaliers, on annonce qu'il faut rester assis le temps qu'un passager soit évacué par les forces de l'ordre, ce n'est plus la grève des contrôleurs. On vient me chercher, on me fait lever, les mains derrière le dos. J'aurai voulu demander à mon voisin d'appeler mes parents avec mon portable, les prévenir, il ne l'aurait pas fait. Les policiers me sortent devant tout le monde, dans le silence, impassible silence. Alors je me
    >retourne et les regarde. J'ai honte. Honte pour eux.
    >
    >
    >
    >
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    Message par bye Jeu 1 Jan - 21:27

    Lettre au Président SARKOZY : BONNE ANNEE 2009 A LA REPUBLIQUE ET SES VALEURS !


    La France Républicaine est défigurée, on ne la reconnaît plus :
    - des étrangers parce qu'étrangers pour échapper à la police se tuent en se jetant dans des eaux ou de plusieurs étages;

    - des préfectures, service public, sont transformées en souricières, des arrestations à domicile après filature;

    - des écoles sont violées pour y arrêter des enfants dont les chaises sont laissées vides en guise de protestation;

    - un Ministre de l'Intérieur fixe des chiffres et quotas d'expulsion d'étrangers;

    - un Ministère porte le nom de « Ministère de l'identité nationale » désignant hypocritement un « ennemi intérieur » musulman, immigré;

    - des cimetières musulmans sont souillés par des croix nazis;

    - le 18 juin, date oh! Combien symbolique, est sali par un vote du parlement européen qui fait de l'UE une prison pour étrangers;

    - le 4 novembre, jour à la fois de l'élection d'un Noir aux USA et du sommet européen de Vichy sur, tenez vous bien, « l'immigration »;

    - la révolte des victimes de l'arbitraire de la chasse à l'étranger met le feu au CRA au risque d'un suicide collectif;

    - une préfecture est condamnée par le tribunal à une amende de 800 euros pour tentative illégale d'expulsion;


    M. le Président de la République,

    La liste des forfaits attentatoires aux valeurs et principes de la République née en 1789/93 est longue. La liste des actes montrant que vous avez mis la République sous l'influence délétère du lepénisme sans Le Pen continue de s'allonger.

    Allez vous utiliser la crise de la société « du crédit fondé sur la planche à billets et la bulle spéculative » pour distiller le poison
    raciste du « diviser pour mieux régner »?

    Allez vous céder à la tentation de désigner les sans papiers, les immigré(e)s comme bouc-émissaires de la catastrophe sociale qui s'annonce pour l'année 2009 ?!

    « L'art » politique consistant à imiter Le Pen en faisant semblant de combattre ses idées fait de moins en moins illusion. Le Pen n'a cessé de fabriquer l'image de « l'ennemi intérieur : Maghrébins, Noirs, Asiatiques » par des diatribes racistes comme celles du 2 avril 1987 au Zénith : « A deux mille ans de distance, ce sont pratiquement les mêmes peuples qui nous font courir les mêmes dangers. N'est-il pas vrai que les moudjahiddines iraniens sont les descendants de ces perses qui furent vaincus à Marathon, que le monde islamique, qui vient battre les frontières de l'Europe et la pénètre lentement, est composé des fils de ces Turcs qui vinrent jusqu'à Vienne et de ces arabes que Martel vainquit à Poitiers ? ( … ) Nous sommes, je le répète, ni racistes, ni xénophobes (…), mais nous ne nous croyons pas obligés de devenir le carrefour du mondialisme, ni l'auberge de la misère mondiale » (cité dans Le Monde Diplomatique août 1986).

    Faisons remarquer que les délires xénophobes d'aujourd'hui ne constituent pas une innovation.

    Avant guerre, c'est aussi comme cela qu'a été préparée la prise du pouvoir autocratique du Pétainisme Vichyste. En 1921, le « Salut public » de Lyon tenait, à quelques mots près, le même discours : « une autre conséquence grave de notre stérilité, c'est l'invasion croissante des étrangers. Tout naturellement, en effet, les vides qui se créent tendent à se combler sous la poussée des populations plus denses vivant à la périphérie de notre pays. Il y a là une sorte d'application démographique du principe des vases communicants. Le résultat en est une altération progressive du sang français par des éléments hétérogènes qui ne cessent d'affluer de tous les points de l'horizon (…). Le nombre des étrangers depuis 1850 marque un progrès exactement proportionnel à la marche de notre natalité, à mesure que celle-ci s'abaisse, leur chiffre grandit. ( … ) Depuis un demi-siècle, une évolution très nette ressort des chiffres : la France est de plus en plus envahie par les peuples méridionaux. ( … ) Toutes les protestations n'y feront rien : dans vingt ans, les pays de la Garonne dévastés par la dépopulation seront en voie très avancés d'hispanisation, et les courses de taureaux y fleuriront comme à Séville ou Saint Sébastien, sans autre recours, pour les âmes sensibles, que le regret de la Douce France »(idem).

    Vous et votre Ministre M. HORTEFEUX ne faites pas des sorties aussi ouvertement xénophobes et racistes, vous agissez, vous suggérez, sans le paraître, par la mise en place d'un « Ministère de l'Identité nationale » qu'il y a un « ennemi intérieur : Maghrébins, Noirs, Asiatiques ». C'est ce qui fait d'ailleurs que les Mohamed, les Mamadou, les Chang Français sifflent « La Marseillaise ».

    La Nation Française mythifiée et mystifiée a évolué avec la présence des enfants de parents indigènes coloniaux d'hier, la nouvelle Nation Française se fera avec eux ou périra.

    L'Europe barricadée à l'intérieur contre les migrations provoquées par son impérialisme prédateur et pilleur est indéfendable. Voilà pourquoi nous vous demandons de régulariser les 400.000 sans papiers dont vous parlez, le droit de vote pour l'immigration pour construire le vivre ensemble dans l'égalité des droit et de dignité.

    Bonne année à la République du vivre ensemble dans l'égalité et la dignité.

    Bonne année à toutes les familles Françaises.

    Fait à Paris le 31/12/08
    bye
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    Message par bye Jeu 1 Jan - 21:29

    Racket sur les cotisations sociales des travailleurs sans-papiers : 2 milliards d'euros par an (1) ?


    KEITA Diawoye, Malien : Arrivé en France en juin 93, expulsé en novembre
    2008. A perdu 72.000 euros de cotisations après 15 années de travail dans le
    nettoyage et le Bâtiment.

    BROURI Abdelhakim, Marocain : En France depuis mai 2001. A travaillé dans la
    sécurité de cette date à décembre 2006 où il a subi un licenciement
    économique,. A déjà perdu 29.000 euros de cotisations et n’a touché aucune
    indemnité ASSEDIC lors de son licenciement. Travaille depuis « au noir ».

    MEZIANI Arezki, algérien : Arrivé en France en octobre 2002. Depuis cette
    date, cumule trois emplois : grande distribution, intérim pour un institut
    de sondage (chef d’équipe) et dans une association de prévention routière
    (animateur). A déjà perdu 24.000 euros de cotisations.

    KADJI Fadimatou, Camerounaise : Arrivée en France en décembre 2003. Depuis
    cette date, a travaillé dans l’aide à la personne jusqu’à sa régularisation
    en novembre 2008. A perdu 23.500 euros de cotisations.

    Depuis 1974 (fermeture des frontières en France), de même que ces 4
    exemples, des centaines de milliers de travailleur(e)s sans-papiers se sont
    retrouvés piégés dans l’hexagone, ne pouvant quitter le territoire sous
    peine de n’y pouvoir revenir. Ce processus a livré cette main d’œuvre à un
    véritable esclavagisme moderne dont ont largement profité le patronat et l’
    état français, alors même que ces travailleur(e)s déclarent, payent des
    impôts et cotisent pour des prestations qui ne leurs sont jamais versées.

    Ainsi, l’Etat français, par l’intermédiaire de services administratifs
    (URSSAF, ASSEDIC, Caisses de retraite…) encaisse en fermant les yeux et les
    rouvre quand il s’agit de décaisser. Lorsque le gouvernement français
    expulse un travailleur sans-papiers, il inflige à celui-ci la double peine
    de l’expulsion et d’un licenciement sans préavis ni indemnité.

    1. Dans quelles conditions vivent les travailleur(e)s sans-papiers ?
    EN DEHORS DU TRAVAIL : La clandestinité, synonyme de peur et de harcèlement
    policier.
    AU TRAVAIL : Précarité, pénibilité, flexibilité, surexploitation dans les
    emplois non délocalisables (BTP, nettoyage, restaurant-hôtellerie,
    gardiennage, aide à la personne...).

    2. Sous quel statut travaillent-ils ?
    - TRAVAIL « AU NOIR » d’une minorité : pas de cotisations sociales à payer
    pour les patrons, travailleurs taillables et corvéables à merci, payant
    malgré tout la TVA.
    - TRAVAIL DECLARE pour la majorité en CDI, CDD ou interim renouvelé. Ceux-là
    payent cotisations sociales et impôts sans en récupérer le moindre
    dividende.
    - En cas d’accident du travail, non-déclaration patronale et pas d’
    indemnisation
    - CHOMAGE : Refus de l’ANPE/Assedic de leur verser les indemnités auxquelles
    ont pourtant droit tous les travailleurs
    - RETRAITES : Non payées en cas d’expulsion du territoire.

    3. Que deviennent leurs versements en tant que travailleurs ?
    SECURITE SOCIALE :
    - Couverture de l’Aide Médicale d’Etat (AME), mais discrimination de la part
    d’une grande partie du corps médical, et risque d’expulsion du territoire
    même en cas de maladie grave.
    - Pour ceux qui obtiennent la régularisation, les années de cotisation
    antérieures à la régularisation ne sont jamais prises en compte
    IMPOTS :
    Bien qu’ils payent l’impôt sur le revenu (IRPP) et la TVA, ces travailleurs
    ne bénéficient pas en retour de nombreux droits : protection de l’Etat en
    cas de vol ou agression, accès au logement social ou, parce que
    sans-papiers, ne peuvent ou n’osent saisir l’inspection du travail…

    Ces spoliations sont d’autant plus scandaleuses lorsqu’elles touchent des
    travailleurs expulsés après avoir cotisé pendant des années en France et qui
    se retrouvent sans aucune ressource dans leur pays d’origine.
    Quand ils quittent leur pays pour venir travailler en France, les
    sans-papiers, par leurs envois réguliers d’argent, soutiennent
    financièrement leurs proches et/ou deviennent des acteurs du développement
    (constructions de puits, écoles, dispensaires…).

    Aussi, ce racket de l’Etat français pèse t-il sur l’économie des pays d’
    origine en réduisant d’autant les possibilités financières des immigrés et
    de leurs familles. Quand on sait que les envois dans les pays d’origine des
    travailleurs immigrés, avec ou sans papiers, représentent au niveau mondial
    environ 3 fois les sommes versées par les pays développés au titre de l’aide
    publique au développement (APD), on comprend mieux l’importance de ce
    racket.

    Une fois de plus, c’est le Nord qui s’enrichit aux dépens du Sud.
    Pour mettre un terme à ce racket :
    - Arrêt des expulsions
    - Régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers
    - Récupération des droits pour tous.



    *) Hypothèse basse, ne prenant pas en compte les impôts et les salaires
    supérieurs au SMIC : si on se base sur le chiffre de 400 000 sans-papiers
    présents sur le territoire français (selon les chiffres émis par la
    gouvernement), et en supposant qu’ils soient tous au SMIC, leur versement
    mensuel en cotisations sociales représente environ 400€ par mois et par
    travailleur, soit 1,92 milliards d’euros par an pour l’ensemble d’entre eux.



    Premiers signataires : SURVIE, ATTAC, SUD TRAVAIL, CIMADE, CADTM, MRAP,
    Collectif sans-papiers CGT Cannes, Collectif sans-papiers Montreuil, Gauche
    Alternative, Droits devant !!
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    Les sans-papiers - Page 20 Empty Re: Les sans-papiers

    Message par bye Ven 2 Jan - 15:46

    RESF URGENT ET IMPORTANT


    Une délégation française doit se rendre à Bamako le 7 janvier pour tenter d'imposer au gouvernement malien la signature de l'accord franco-malien dit de "gestion des flux migratoires". Il s'agit en réalité de permettre à la police française d'expulser les Maliens (et d'autres !) de façon plus expéditive encore.
    Cela fait plusieurs fois que la France tente d'imposer cet accord... impopulaire au Mali et encore plus dans la diaspora malienne. La mobilisation de l'opinion malienne, au Mali mais aussi en France avait convaincu les autorités maliennes de refuser cet accord. Il est encore temps d'aider le Mali qui avait vaillamment résisté jusqu'alors à ne pas céder aux
    pressions très appuyées d'Hortefeux.
    Il faut que toutes les associations maliennes en France soient alertées ainsi que les journaux et les sites. Chaque malien peut, s'il le souhaite, interpeller son consulat et faire connaître son opinion.
    Il est enfin possible à la population française de manifester sa solidarité avec le Mali pour le cas où il refuserait de plier devant le gouvernement français. Cela doit être fait avec courtoisie et dans le respect de l'indépendance du Mali. Ci-joint un modèle de lettre dont on peut s'inspirer.

    1) Plus d'informations dans Libération :
    http://www.liberation.fr/societe/0101308948-hortefeux-veut-un-accord-avec-le-mali-pour-expulser-a-l-aise
    2) Lettre a envoyer au consul du Mali ci-dessous et sur le site RESF
    http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article17207
    3) Ci-dessous communiqué commun Cimade-AME


    2 janvier 2009
    Monsieur le Consul du Mali,
    Selon des informations confirmées par le quotidien Libération du 2 janvier, il semble qu'une importante délégation française doive se rendre à Bamako le 7 janvier prochain afin de tenter une nouvelle fois d'arracher aux autorités maliennes la signature de l'accord dit « de gestion concertée des flux migratoires ».
    Sans prétendre le moins du monde peser sur la décision du gouvernement malien, nous tenons par votre intermédiaire à faire savoir aux autorités et au peuple maliens qu'une partie importante de la population française, celle qui est aux côtés des familles et des jeunes maliens présents en France et dans nos écoles, aux côtés des travailleurs en lutte pour la reconnaissance de leur travail et de leur dignité, ne se reconnaît pas dans la politique de
    lutte contre l'immigration du gouvernement français que reflète ce projet d'accord.
    Même baptisé « gestion concertée des flux migratoires », le texte proposé à la signature de votre gouvernement est de même nature que celui déjà imposé à plusieurs gouvernements africains : son objectif unique est de rendre plus difficile le séjour des ressortissants maliens en France et de rendre leur expulsion plus expéditive. Le reste n'est qu'habillage.
    Les contreparties offertes au Mali sont dérisoires : 1500 régularisations quand on estime que des dizaines de milliers de travailleurs maliens sont établis en France, apportant à leur pays une aide autrement efficace que celle, officielle, des pays riches.
    Au-delà des grands mots dont le texte regorge, l'aide au développement promise à votre pays est illusoire : le budget 2009 du ministère de l'immigration a été amputé de 11,6% et le ministre a d'ores et déjà rendu ses arbitrages : les crédits consacrés à l'aide au développement seront sacrifiés, ceux affectés aux expulsions seront augmentés. Nous préfèrerions ‑et de loin !‑ que les sommes allouées à la traque des sans papiers et à leur expulsion (20 000 € à chaque fois !) soient investies réellement dans des actions utiles au développement. Nous sommes de même consternés d'apprendre qu'une partie des crédits rangés dans l'aide au développement sont en réalité consacrés à préparer les services de police des pays d'origine des immigrés… à collaborer à la lutte contre l'immigration ! Ce
    n'est pas notre conception de l'amitié entre les peuples !
    Quelle que soit la décision que prendra en définitive votre gouvernement, nous tenons à faire savoir au peuple malien que des pans entiers de la société française désapprouvent la politique migratoire du gouvernement français, ses discriminations envers les « immigrés extra-européens », sa pratique des test ADN, les attentes humiliantes aux portes des consulats de France pour obtenir des visas et à celles des préfectures pour solliciter
    des titres de séjour, son arrogance et sa brutalité, ses objectifs chiffrés, à l'unité près, en matière d'expulsion. Tout cela nous fait horreur et honte.
    Sachez, Monsieur le Consul, que si le Mali continuait à refuser de plier et de se soumettre aux pressions du gouvernement français, il trouverait la solidarité et l'estime d'une grande partie de la population de ce pays.
    Nous vous prions, Monsieur le Consul, d'agréer l'expression de nos salutations respectueuses et celle de notre amitié pour le peuple malien.


    CONSULAT GENERAL DU MALI 64, rue Pelleport F - 75020 PARIS
    Téléphone: 01 48 07 85 85 Télécopie: 01 48 07 07 39 E-mail: contact
    @consulat-mali.fr
    Bordeaux Consulat Honoraire Adr. : 29, allées des Chartes 33000 Bordeaux
    Tél : 05.56.00.82.82 Fax : 05.56.81.51.76

    Lyon Consulat honoraire Adr. : 8, rue du Professeur Grignard 69007 Lyon
    Tél : 04.78.72.96.99 Fax : 04.72.72.96.99

    Marseille Consulat Honoraire Adr. : 47, rue de la Paix - 13001 Marseille
    Tél : 04.91.33.76.30 Fax : 04.91.54.19.91


    COMMUNIQUE CIMADE-AME
    RISQUE DE SIGNATURE IMMINENTE DE L'ACCORD DE GESTION CONCERTEE DES FLUX
    MIGRATOIRES ENTRE LA FRANCE ET LE MALI
    Des informations concordantes à Paris indiquent qu'une délégation du ministère de l'Immigration se rendrait à Bamako le 7 janvier afin de finaliser l'accord de gestion concertée des flux migratoires entre la France et le Mali. La signature de cet accord, initialement prévue le 25 novembre à Paris, n'avait pu se concrétiser en raison d'une importante mobilisation de la société civile malienne.
    Cet accord, tout comme les autres accords de ce type signés par la France, a pour objectif d'inciter les autorités maliennes à coopérer en matière de lutte contre l'immigration illégale, en facilitant la délivrance des laissez-passer qui permettent l'expulsion effective des maliens en situation irrégulière en France.
    En échange, le gouvernement français promettrait des possibilités très limitées de migration légale et d'aide au développement qui figurent déjà, pour l'essentiel, dans les dispositifs de droit commun.
    Le Mali étant un important pays de transit, il est à craindre que les clauses de réadmission contenues dans cet accord permettent également le renvoi au Mali de ressortissants de pays tiers.
    L'Association Malienne des Expulsés (AME) et La Cimade estiment négative la signature de tels accords et espèrent que le gouvernement malien saura, une fois de plus, résister à ces pressions.
    Les deux associations appellent la société civile en France et au Mali à se mobiliser pour faire respecter les droits fondamentaux des migrants et rejeter un tel accord auquel ni le Mali, ni les maliens n'ont intérêt. Les travailleurs migrants, qu'ils aient ou non des papiers, contribuent en effet à l'enrichissement du Mali comme de la France.
    bye
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    Les sans-papiers - Page 20 Empty Re: Les sans-papiers

    Message par bye Sam 3 Jan - 9:27

    Avec les sans papiers:

    http://www.educationsansfrontieres.org/?article17196

    http://www.educationsansfrontieres.org/?article17194
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    Les sans-papiers - Page 20 Empty Re: Les sans-papiers

    Message par bye Sam 3 Jan - 9:30

    l'accord France - Mali ne doit pas passer ! Manif le 7 janvier


    Accord France-Mali sur l’immigration. Réunion à Bamako le 7 janvier.

    La Coordination des sans-papiers 75, qui occupe la Bourse du travail de
    Paris depuis huit mois pour demander la régularisation de 1500
    sans-papiers dont une majorité de Maliens, a pris connaissance
    aujourd’hui du communiqué de la CIMADE, où il est dit :

    De bonnes sources françaises, une forte délégation du ministère de
    l’Immigration est attendue à Bamako le 7 janvier afin de finaliser – et
    de signer ? – l’accord de gestion concertée sur l’immigration entre la
    France et le Mali.

    La CSP 75 appelle à une forte mobilisation devant le consulat du Mali à
    Paris, afin de déjouer ce qui se trame entre les gouvernements français
    et malien derrière le dos des Maliens sans-papiers de France.

    Tous les sans-papiers et les régularisés, toutes les organisations
    associatives, syndicales, politiques, tous les soutiens, sont vivement
    appelés à participer nombreux à cette mobilisation.

    La CSP 75 signale aussi aux différentes ONG, aux banques africaines (qui
    fonctionnent grâce à l’argent des sans-papiers), aux compagnies
    aériennes (qui fonctionnent de même), qu’elles ont tout intérêt à faire
    entendre leurs voix et à se mobiliser, elles aussi, pour faire échouer
    ce dessein du ministère français de l’immigration.

    Non moins qu’en France, la mobilisation au Mali est importante. La CSP
    75 souhaite donc que les députés maliens, ainsi que l’AME (association
    des Maliens expulsés), se mobiliseront sans tarder au pays, contre le
    ministre des Maliens de l’extérieur qui est en train de vendre ses
    frères, et de compromettre de la sorte, lourdement, l’économie même de
    la population malienne.



    Manifestation mercredi 7 janvier 2009 :

    Départ à 12 heures de la Bourse du travail

    85 rue Charlot, Paris (métro République)

    et rassemblement à 14 heures devant le consulat du Mali

    60 rue Pelleport, Paris (métro Pelleport ou Gambetta)


    L’ACCORD FRANCE-MALI SUR L’IMMIGRATION NE DOIT PAS PASSER !!

    MOBILISONS-NOUS !!


    CSP75

    Paris, 31 décembre 2008

    -
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