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    intermitant du spectacle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ?

    Rabasse du sud
    Rabasse du sud


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    Message par Rabasse du sud Jeu 21 Fév - 15:09

    DÉPECHE RÉCUPERÉ ET LANCÉ PAR BYE

    MERCI bye tu tiens bon la canne à pêche à l'info !

    Re: Coup de gueule!
    par bye Hier à 18:03

    Objet : Métiers du spectacle: ce qui nous attend


    A compter d'avril 2008, un code sera obligatoirement
    attribué à toute
    création ou spectacle. Sans ce code, pas de cachet.
    Ce code sera attribué par les assédic pour toute
    nouvelle production artistique.

    L'attributions dépendra du nombre de représentations
    programmées
    préalablement à la création: 28 représentations
    minimum pour obtenir le dit code. C'est la mort des
    petites compagnies.
    En quoi un spectacle joué 27 fois ne correspond il pas
    à un travail artistique? Une petite représentation de
    plus et hop! Vous êtes un artiste.

    Et qu'en est-il des spectacles déjà existants ? Qu'en
    est-il des productions répondant aux appels d'offres,
    et qui se jouent souvent une seule fois?
    Qu'en est-il des artistes indépendants? Nous
    l'ignorons.

    C'est la fin de la participation des artistes au
    développement local et
    rural.
    En effet, chaque intervention qui ne correspond à
    aucun numéro d'objet ne répondra pas aux critères
    permettant d'émettre des cachets. En dehors du
    champ direct du spectacle (formation, intervention en
    écoles, hôpitaux, prisons, interventions sociales...),
    l'artiste ne peut se rémunérer par le système
    intermittent en vigueur.

    Les employeurs et créateurs devront faire figurer ce
    code sur toutes les fiches de paye et sur tous les
    contrats qui concernent le dit spectacle, sous peine
    de sanctions pour l'employeur et pour les employés:
    7.50 euros
    d'amende par artiste et par mois (plafonné à 750 euro
    par mois) pour les employeurs.

    Ce dispositif a pour objectif de lutter contre les
    abus en permettant de procéder à des recoupements
    d'informations entre les droits d'auteur (SACD, SACEM)
    et les ASSEDIC.

    Ce système a un intérêt: il permettra de lutter contre
    les "permittents" dans l'audiovisuel (employés
    permanents bénéficiaires du système destiné aux
    intermittents), qui pervertissent le statut des
    intermittents du spectacle, mais il tue les "petites"
    compagnies. (Combien de spectacles, qui se sont joués
    50, 100, 200 fois, n'étaient pas programmés 28 fois à
    leur création?)

    Le fait d'apprendre la mise en place de ce dispositif
    deux mois avant sa mise en application en dit long sur
    les capacités du gouvernement à la concertation avec
    les partenaires sociaux.

    Le gouvernement propose aussi la création d'une
    interim du spectacle. (privée, qui remplacera l'ANPE).
    Pourquoi? Nous n'en savons rien.

    Je vous suggère de diffuser largement cette
    information, car le gouvernement ne communique pas sur
    ce dossier et, en toute logique, les médias non plus.
    (Pas de dépêche, pas d'info).
    Rabasse du sud
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    intermitant du spectacle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ? Empty Re: intermitant du spectacle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ?

    Message par Rabasse du sud Jeu 21 Fév - 15:12

    mise en place .............
    > > d’objet par l’UNEDIC, prévu pour le 1er avril 2008, d’autant qu’une
    > > rumeur circule actuellement à ce sujet.
    > >
    > > Concernant les détails pratiques de mise en oeuvre de ce numéro
    > > d’objet, je vous renvoie sur la fiche pratique éditée sur
    > > http://ressources.petiteagora.net/content/view/400/202/ , qui reste
    > > exacte, même si elle a été un point de départ aux rumeurs.
    > >
    > > Notre conseiller technique, Pierre Raoul, a suivi différentes
    > > réunions de la FESAC (Fédération des syndicats des entreprises du
    > > spectacle vivant de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma) à ce
    > > sujet. Voici une synthèse des informations recueillies :
    > >
    > > Le principe du numéro d’objet est une proposition de l’ensemble de la
    > > profession, notamment les employeurs du spectacle vivant et de
    > > l’audiovisuel, pour répondre à la demande pressante du Ministère du
    > > travail et de celui de la culture, formulée dans le rapport Guillot
    > > II, de “clarifier les situations légitimes de recours aux contrats à
    > > durée déterminée d’usage; et d’augmenter notablement la durée moyenne
    > > des contrats et du temps de travail effectif et déclaré de chaque
    > > intermittent”.
    > >
    > > La mise en place de ce numéro ne modifie en aucun cas les règles
    > > d’accès aux régimes sociaux propres aux intermittents du spectacle
    > > (ASSEDIC, Congés Spectacles, URSSAF, FNAS, etc...), qui demeurent
    > > celles que vous connaissez. Il s’agit d’un numéro de “contrôle” du
    > > rattachement d’une AEM à une réelle production de spectacle,
    > > permettant d’éviter des pratiques d’édition d’AEM frauduleuses, sans
    > > aucune réalité de spectacle derrière.
    > >
    > > L'écran de demande de numéro sera disponible sur le site de l'Unedic
    > > à partir du 1er avril pour une période de tests de 3 mois. Les
    > > pénalités pour absence de numéro sur une AEM ne seront applicables
    > > qu'à partir de la fin de cette période de test soit le 1er juillet
    > > 2008. L’UNEDIC a déjà signalé un retard dans l’application de ces
    > > pénalités d’au moins trois mois (donc pas avant le 1er septembre
    > > 2008). Les pénalités ne concernent que les AEM et sont dues uniquement
    > > par l'employeur. L'absence de numéro sur une AEM ne peut pénaliser le
    > > salarié, l'AEM doit être considérée comme valide et ne pas être
    > > rejetée ni retardée dans son traitement.
    > >
    > > Les contrôles de l’UNEDIC porteront uniquement sur la présence d’un
    > > numéro d’objet sur une AEM et non sur le contenu du projet artistique
    > > lui-même. Chaque nouvelle activité (nouvelle production, nouveau
    > > spectacle) justifie la demande d’un nouveau numéro d’objet. En cas de
    > > reprise d’un spectacle déjà donné, nous vous suggérons de demander un
    > > nouveau numéro d’objet dans la mesure où cette reprise peut comporter
    > > un élément nouveau modifiant la production (changement de
    > > distribution, d’interprétation, etc...). En revanche, pour une
    > > tournée, un seul numéro d’objet devrait suffire, mais il reste
    > > possible d’en demander plusieurs en fonction des contrats qui ont été
    > > signés avec les artistes (programmes différents pendant la tournée par
    > > exemple).
    > >
    > > La rumeur qui circule quant à la validité du numéro d’objet à partir
    > > de 28 représentations seulement est démentie par le billet “mise à
    > > jour du 9 février 2008 : complément d’information” du lien internet
    > > cité ci-dessus. Ce démenti comporte cependant encore une erreur : le
    > > numéro d’objet ne viendra pas renforcer le contrôle de l’obligation
    > > pour les employeurs relevant de la CCNEAC (convention collective des
    > > entreprises artistiques et culturelle, dite “SYNDEAC”) de rémunérer 4
    > > semaines de travail pour toute nouvelle production.
    > > A ce sujet, nous tenons à vous préciser quelques éléments :
    > > 1 la CCNEAC en vigueur actuellement indique bien dans son annexe
    > > Artistes Interprètes (Titre 1 - Article 3) : "Les artistes engagés au
    > > cachet percevront pendant les répétitions un salaire correspondant à 4
    > > heures du SMIC par service de 4 heures non fractionnable. Quel que
    > > soit le nombre des représentations, il sera garanti à l'artiste un
    > > minimum de 4 semaines de répétitions et le salaire prévu pour la
    > > période de répétitions ne pourra, en tout état de cause, être
    > > inférieur au SMIC mensuel pour 169 heures."
    > > 2 mais cette obligation ne correspond plus à la réalité de nos
    > > métiers artistiques. C'est pourquoi, dans le cadre de la renégociation
    > > en cours de la CCNEAC, cette clause est rediscutée afin de tenir
    > > compte des pratiques réelles (dans la mesure où elles sont considérées
    > > comme justifiées tant par les salariés que par les employeurs). En
    > > particulier les travaux des groupes de travail sur les métiers de
    > > musiciens et de chanteurs ne mentionnent plus du tout cette
    > > obligation.

    affaire à suivre.............de près !
    ecotone
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    Message par ecotone Sam 23 Fév - 1:00

    Ouè! Plus qu'à suivre!!!

    Trop à dire, je reviendrai.....
    très en colère
    bye
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    Message par bye Mar 3 Juin - 19:02

    15 juin 2008 : Cabaret dé-chaîné ! Procès-spectacle du militantisme ...

    Si j’avais su ? J’y serais allé !
    Vous avez été des milliers à signer cette pétition (http://www.cie-
    joliemome.org/petition/) ...
    ...Alors allons-y !

    Le 25 juin 2008 aura lieu à Paris un procès.

    - Le plaignant : La direction nationale de la CFDT...
    - Le crime : Être entrés sans violence avec quelques centaines de
    chômeurs, intermittents, précaires... au siège de
    la CFDT pour leur demander au nom de quoi et de qui ils signaient
    tant d’accords avec le MEDEF ( intermittence,
    retraites, chômage... )
    - Les accusés : Ludovic, rédacteur du webmedia HNS-INFO.NET et
    Michel, metteur en scène de la COMPAGNIE JOLIE MÔME



    Trop de syndiqués, de sans-papiers, de lycéens, de licenciés,
    d’autonomistes, d’intermittents... encombrent la justice !
    Mais derrière eux, qui est le vrai coupable ?
    N’est-il pas temps de faire le procès... du militantisme ?!?



    Cabaret dé-chaîné !
    Dimanche 15 juin 2008
    à partir de 14h
    au Théâtre de L’Epée de Bois - Cartoucherie -



    Procès-spectacle avec pour premiers complices :

    Aline Pailler, les Blérots de Ravel, Compagnie Jolie Môme,
    Nicolas Lambert, Gérard Delteil, Roland Diagne, Charles Hoareau,
    Les Fils de Teuhpu, Bertolt Brecht, Michel Collon,...
    Et de nombreux soutiens et amis qui ont décidé d’intervenir sur cet
    incroyable procès !

    Toute une journée pour soutenir, rire, réfléchir ensemble... et se
    mobiliser !

    Soutiens financiers acceptés à partir de 5 euros à l’entrée.

    Renseignements au 01 49 98 39 20 ou sur :
    http://www.cie-joliemome.org/ : rubrique : « si j’avais su, j’y
    serais allé »
    bye
    bye
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    intermitant du spectacle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ? Empty Re: intermitant du spectacle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ?

    Message par bye Mer 11 Juin - 0:36

    Bonjour.
    Dimanche 15 juin, nous organisons une journée de mobilisation pour
    soutenir Michel et Ludovic avant leur procès du 25 juin.

    Nous devons être nombreux pour cette journée afin d'affirmer avant le
    procès que :


    oui, l'action des intermittents et des précaires était légitime ce jour
    d'avril 2005 ou nous sommes allés demander des comptes à la CFDT.

    Oui, l'occupation est un mode d'action historique et légitime pour les
    travailleurs lorsque tout débat est refusé, lorsque toute négociation
    est tronquée.

    Non, un syndicat ne doit pas porter plainte contre des travailleurs en
    lutte quelque soit les divergences de fond qu'ils puissent avoir.

    Non, nous n'acceptons toujours pas que quelques dirigeants de syndicats
    minoritaires signent des accords qui nous concernent et détruisent nos
    métiers


    15 juin 2008 à 14h,
    théâtre de L'épée de Bois à la Cartoucherie :
    Cabaret dé-chaîné ! Procès-spectacle du militantisme ...
    (M° Chateau de Vincennes puis bus 112 arrêt Cartoucherie)

    25 juin 2008 à 9h,
    14e chambre du tribunal correctionnel de Paris, M° Cité :
    Procès de Ludovic Prieur et Michel.Roger


    Le programme est à télécharger ici :
    http://www.cie-joliemome.org/IMG/pdf/Second_Tract_15_juin_final-2.pdf
    http://www.cie-joliemome.org/IMG/pdf/aff_15_juin_4.pdf

    L'historique de l'affaire est disponible ici :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.php?rubrique33

    un clip nous a déjà été envoyé :
    https://www.dailymotion.com/video/x5q475_15-juin-2008-cabaret-dechaine_news


    Alors faites circuler cette information, et surtout venez très nombreux
    dimanche !

    La compagnie jolie Môme




    ----------

    Liste d'information
    Pétition : Si j'avais su, j'y serais allé
    http://www.cie-joliemome.org/petition/
    bye
    bye
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    Message par bye Mer 18 Juin - 21:25

    Le Procès de Ludovic et Michel,
    poursuivis par la CFDT : Nouveau communiqué


    Bonjour,
    Voici deux informations importantes en rapport avec cette affaire.
    Vous pouvez retrouver tout l'historique ici :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.php?rubrique33

    1/ Le procès du 25 juin va être reporté.

    Nous venons d'apprendre par notre avocate, Maître Irène Terrel,
    que le 25 juin prochain - date prévue pour notre comparution
    devant la 14ème chambre correctionnelle de Paris - sera en fait
    une audience de fixation afin de définir une nouvelle date pour
    le procès.

    Nous tenons à informer toutes celles et ceux qui voulaient se
    rendre le 25 juin au tribunal pour nous soutenir que cette
    mobilisation est reportée.

    Si le procès est reporté, il ne faut pas y voir un quelconque
    renoncement de la part de la direction nationale de la CFDT.
    Celle-ci s'obstine à nous poursuivre en justice.
    Face à cet acharnement, nous continuerons de proposer des
    rendez-vous de mobilisation et ce jusqu'au procès.

    2/ Mobilisations :

    - Merci pour cette réussite :
    Nous tenons à remercier le millier de personnes qui ont participé
    dimanche 15 juin au « Cabaret dé-chaîné »
    au Théâtre de L’Epée de Bois (Cartoucherie)
    L'après-midi a été riche en rires, en émotions, en créativité, en
    réflexion et a surtout été une superbe démonstration de solidarité.

    Vous pouvez en retrouver l'annonce ici :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.php?article173
    L'intégralité du Procès-Spectacle sera probablement disponible
    en ligne grâce à nos amis de Regarde A Vue sur le site :
    http://www.Regardeavue.com



    - Le Collectif Contre Culture
    organise à son tour une journée de soutien :

    DIMANCHE 22 JUIN 2008 - 17H :
    ROCK AGAINST C.F.D.T.
    SOLIDARITE AVEC LES INTERMITTENTS ET PRECAIRES EN LUTTE

    - 17h : Rencontre-débats avec la Coordination des Intermittents
    et Précaires d’Ile De France, tables de presse
    - 19h : concerts :
    LES PUNAISES (100% meuf’n’roll - Paris)
    LES SUPREMES DINDES (rock féminin énervé - Lille)
    JOKE (fusion - Paris)

    Cette soirée est organisée au CICP
    (Centre International de Culture Populaire)
    21ter, rue Voltaire, 75011 PARIS - M° Rue des Boulets (ligne 9)
    de 17 à 22h précises - P.A.F. : 5 euro
    www.CCC.SAMIZDAT.NET



    Nous continuerons à vous informer de l'évolution de cette affaire, merci
    de faire circuler l'information.

    HNS-info,
    Compagnie Jolie Môme,
    et le comité de soutien "Si j'avais su, j'y serais allé"
    Paris le 17 juin 2008
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    Message par bye Sam 22 Fév - 12:15

    Jack Ralite, ancien ministre, animateur des Etats généraux de la culture, avec Catherine Tasca, sénatrice et ancienne ministre de la Culture et Dominique Blanc, comédienne, a rédigé ce courrier à l’intention de François Hollande sur les questions culturelles. Si vous souhaitez prendre part à cette initiative, vous pouvez avant mercredi prochain 10 heures à: contact@andea.fr.
    il suffit d’indiquer que vous souhaitez apposer votre signature, et votre qualité: comédien, danseur, metteur en scène, technicien etc… et bien évidemment, vous pouvez faire circuler cette lettre à vos contacts, artistes et professionnels de l’art,

    Monsieur le Président,
    Par nos engagements culturels, artistiques et citoyens, nous sommes fidèlement attachés à la politique culturelle française que nous entendons voir se développer selon le principe d’invention de la perpétuelle ouverture. Or, nous constatons que cette démarche après avoir marqué le pas connaît notamment par la politique budgétaire de notre pays une situation s’aggravant de jour en jour. Beaucoup de ce qui avait été construit patiemment se fissure, voire se casse et risque même de disparaître. Le patrimoine dans sa diversité, le spectacle vivant dans son pluralisme, l’écriture, les arts plastiques, les arts de l’image et l’action culturelle sont en danger.
    Faute de crédits suffisants, de personnels, de négociations, de considération et de reconnaissance du travail humain, du respect des métiers, se répandent des malaises, des souffrances, des colères. Le Ministère de la Culture risque de n’être plus le grand intercesseur entre les artistes et les citoyens. Il perd son pouvoir d’éclairer, d’illuminer. Les collectivités territoriales, dont le rôle est devenu immense en culture et en art, voient leurs finances brutalisées et réduites par Bercy. L’Europe continue d’avoir une médiocre politique culturelle alors même qu’elle négocie avec les Etats-Unis un Traité de libre échange, gravissime pour la culture. Google, l’un des accapareurs des nouvelles technologies à civiliser, limite les citoyens à n’être que des consommateurs et s’installe en Irlande pour ne pas avoir à payer d’impôts en France.
    Le travail est tellement livré au management et à la performance que les personnels se voient ôter leurs capacités de respiration et de symbolisation. On a l’impression que beaucoup d’hommes et de femmes des métiers artistiques sont traités comme s’ils étaient en trop dans la société.
    On nous répond, c’est la crise. La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend au contraire plus indispensable. La culture n’est pas un luxe, dont en période de disette il faudrait se débarrasser, la culture c’est l’avenir, le redressement, l’instrument de l’émancipation. C’est aussi le meilleur antidote à tous les racismes, antisémitismes, communautarismes et autres pensées régressives sur l’homme.
    Mais la politique actuelle est marquée par l’idée de « donner au capital humain un traitement économique ». Il y a une exacerbation d’une allégeance dévorante à l’argent. Elle chiffre obsessionnellement, compte autoritairement, alors que les artistes et écrivains déchiffrent et content. Ne tolérons plus que l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit.
    On est arrivé à l’os, et cinquante ans de constructions commencent à chanceler. Les êtres eux-mêmes sont frappés, le compagnonnage humain s’engourdit. L’omniprésence d’une logique financière d’Etat installe une dominance sur les artistes. Nous craignons le risque du pire dans la demeure culturelle. Le Medef ne vient-il pas de réclamer le transfert à l’Etat des annexes 8 et 10 de l’Unedic relatives aux intermittents du spectacle.
    L’urgence est de stopper l’agression contre « l’irréductible humain », là où la femme, l’homme trouvent le respect d’eux-mêmes et le pouvoir de reprendre force contre tous les raidissements normatifs, les coups de pioche, le mépris, l’arrogance. Il est temps à ce « moment brèche » d’accomplir la fonction du refus à l’étage voulu. Il y a besoin d’une nouvelle conscience alors que croît la tentation de réduire la culture à un échange : j’ai produit, tu achètes. La culture se décline au contraire sur le mode : nous nous rencontrons, nous échangeons autour de la création, nous mettons en mouvement nos sensibilités, nos imaginations, nos intelligences, nos disponibilités. C’est cela qui se trouve en danger et requiert notre mobilisation et notre appel en votre direction.
    L’histoire garde un geyser de vie pour quiconque a l’oreille fine et écoute éperdument. Encore faut-il renoncer au renoncement. L’homme est plein à chaque minute de possibilités non réalisées. Nous avons tous un pouvoir d’agir à mettre en marche. C’est avec ces idées en tête et au cœœur que nous souhaitons, Monsieur le Président, vous faire part de notre vive inquiétude et vous demander de maintenir et de développer la politique culturelle. Un budget minoré pour ce travail indispensable serait grave. Même le surplace conduirait à des agios humains et politiques, à un freinage dans la culture.
    La politique culturelle ne peut marcher à la dérive des vents budgétaires comme la politique sociale d’ailleurs avec qui elle est en très fin circonvoisinage. « L’inaccompli bourdonne d’essentiel » disait René Char.
    Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en notre haute considération.
    Anne ABEILLE, Sylvie GIRON, Michèle RUST « Les Carnets Bagouet »
    Sophie AGUIRRE secrétaire générale de Sud – Culture – Solidaires
    José ALFARROBA directeur du théâtre de Vanves et du Festival Artdanthe
    Anne ALVARO comédienne
    Ariane ASCARIDE comédienne
    Georges BALANDIER professeur honoraire à la Sorbonne (sociologie – anthropologie)
    Jean Damien BARBIN comédien
    Marie-Christine BARRAULT comédienne
    Michel BATAILLON dramaturge,
    et beaucoup d’autres…

    http://theatredublog.unblog.fr/2014/02/18/lettre-de-jack-ralite-au-president-de-la-republique/
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    Message par bye Dim 2 Mar - 20:55

    Deux millions six cent mille privilégiés en France. Combien de temps ce scandale va-t-il durer ?
    Publié, le vendredi 28 février 2014

    Dernière modification : samedi 1er mars 2014

    En 2003, les intermittents

    Nous avons appris que nous autres, intermittents, étions des privilégiés [1]. Incapables de vivre de notre art, que nous vivions aux dépens des cotisations des salariés du secteur privé. Nous avons vite compris que ce qu’on nous reprochait, c’était, grâce aux indemnités chômage, d’avoir la possibilité de choisir, donc de refuser parfois, notre emploi. On nous reprochait d’avoir des activités qui, souvent, nous plaisaient. Et non, nous n’étions pas toujours disponibles à l’emploi, et oui il nous arrivait de chômer avec plaisir, et non, nous ne rêvions pas forcément d’aller, cinq jours sur sept, répéter, manger à la cantine avec les collègues, et reprendre le boulot pour finir à 18H.

    Le prétendu déficit des annexes a été brandi pour justifier ce qui était un accord profondément idéologique entre le MEDEF et la CFDT [2] sur la nature de ce que doit être, pour eux, le travail -une soumission- et les droits sociaux -un privilège-.

    Les intermittents donnaient un mauvais exemple aux autres travailleurs, il fallait démanteler les annexes 8 et 10, ce qui a été en grande partie fait en 2003, puis en 2006.

    En 2014, les intérimaires

    Aujourd’hui, c’est l’annexe 4, celle des intérimaires, que le Medef se propose de supprimer, en même temps que les annexes 8 et 10. Ce sont ces mêmes intérimaires qui, aujourd’hui, sont, à leur tour, accusés de parasiter l’Assurance-Chômage, de choisir leurs emplois, d’organiser leur temps de travail.

    Au-delà du grotesque de ces accusations, bien éloignées des pratiques d’emploi subies dans l’intérim, qui ne sont pas toutes, loin s’en faut, paradisiaques, on peut rétorquer que oui, on a le droit de ne pas avoir envie d’accepter une mission d’une heure payée 12€50, pour décharger un camion situé à quatre-vingt kilomètres de son domicile, et que, en général, oui, on a le droit de choisir son travail.

    En 2017, abolition des droits sociaux

    Lors de la prochaine négociation Unedic, que réclamera le Medef ? La suppression de l’assurance-chômage ? L’abrogation des droits sociaux ? Trois millions de personnes de tous sexes, voire de toutes nationalités, prétendent toucher un revenu sans travailler ?



    Voilà un privilège que le Medef aura à cœur d’abolir, au nom de la sacro-sainte lutte contre les déficits [3], car, en effet, les comptes de l’Unedic seront enfin apurés, lorsque les employeurs n’auront plus de cotisations sociales à payer et les chômeurs d’indemnités à encaisser.
    Est-ce une figure rhétorique que de poser cette question ?
    Peut-être, mais réclamer la suppression des annexes 4, 8 et 10, est-ce uniquement une proposition de négociation destinée à rendre acceptable l’état des choses, par exemple une simple reconduction du système d’indemnisation chômage tel qu’il est ?

    Or, ce système d’indemnisation chômage, en 2003 comme aujourd’hui, pour le régime général comme pour ses annexes, est, nous le répétons, inadapté aux pratiques d’emplois contemporaines, inégal en ce qu’il renforce systématiquement ceux qui travaillent le plus et le plus souvent, et exclut les plus précaires.

    Pôle Emploi, qui est en somme le bras armé des accords Unedic signés par le Medef et la CFDT, est une zone de non-droit, un espace de suspicion systématique à l’égard des ayants-droits, une machine à radier.Le document le plus souvent produit par Pôle Emploi est le formulaire de refus d’ouverture de droit. Et rappelons-le, un chômeur sur deux en France n’est pas indemnisé. Et c’est bien le seul, le vrai scandale concernant le chômage !

    Nous voulons un système d’indemnisation juste et adapté aux pratiques d’emploi de tous ceux qui connaissent un emploi discontinu. Nous réclamons inlassablement de vraies négociations avec les premiers concernés. Ce que nous défendons, nous le défendons pour chacun !

    Paris, le 27 février 2014
    Coordination des intermittents et précaires (idf)

    Merci d’éventuellement faire circuler autour de vous ce tract, diffusé lors de la manifestation parisienne :

    Word - 20 ko
    2 600 000 privilégiés, combien de temps va durer ce scandale
    Mercredi 5 mars à 18h30

    Assemblée générale unitaire

    Olympia, 28 bd des Capucines, Paris 9e.

    Jeudi 13 mars, apéro, dîner et causeries à la Commune libre d’Aligre, 3 rue d’Aligre, Paris 12ème. La CIP a été contrainte de déménager par la Ville, sous peine de très lourdes astreintes finassières. La Commune libre d’Aligre héberge nos activités. Ce soir, on s’y retrouve, on essaye de dresser un état des lieux, et de causer de la suite.



    Notes :
    [1] ...« il suffit de faire le raisonnement symétrique : que coûteraient 100 000 chômeurs du régime général si on les basculait dans le régime « privilégié » des annexes VIII et X ? 320 millions de plus ? Certainement pas ! Les plus précaires d’entre eux ne seraient plus du tout indemnisés dans la mesure où les règles d’éligibilité sont beaucoup plus strictes chez les intermittents (507 heures en dix ou dix mois et demi selon qu’ils sont techniciens ou artistes) que dans le régime général (610 heures en vingt-huit mois, soit quelques heures en plus à effectuer dans une période de référence plus de deux fois plus longue). A l’autre bout de l’échelle, les chômeurs issus d’un CDI (ou d’un CDD long) seraient exclus au bout de huit mois, alors qu’ils peuvent bénéficier, dans le régime général, d’indemnités pendant une durée allant jusqu’à deux ans. Et on sait qu’à huit mois plus de la moitié des chômeurs n’ont pas encore retrouvé d’emploi. Au final, ces chômeurs seraient donc bien moins lotis dans le régime des intermittents que dans le régime général. Pour une simple raison : le régime général est plus adapté à l’emploi stable, le régime des intermittents à l’emploi intermittent. Mais l’un n’est pas plus coûteux ou privilégié que l’autre. Et les 320 millions ne correspondent à rien d’autre qu’à la menace qu’on fait peser sur les intermittents lorsqu’on suggère de supprimer un régime adapté à leur forme d’emploi. » cf. Le régime des intermittents n’est pas un privilège, Mathieu Grégoire, Le Monde, 28 février 2014.

    [2] Le gouvernement doit agréer la convention Unedic et les annexes. Or les mauvais précédents ne manquante pas. Ainsi, « le 16  avril 1982 (…) tout se jou[ait] entre le gouvernement Mauroy et le CNPF » (voir Patronat Gattaz & Fils. Bluff repetita placent, Thomas Lemahieu, L’Humanité, 26 février 2014).

    [3] « Le patronat veut rendre des gens fragiles et pauvres encore plus pauvres », 5 mn cipiennes sur LCI le 27 février 2014, juste assez pour s’éviter de regarder des news, et ainsi avoir du temps pour...

    Après bien des soucis avec une Ville de Paris qui s’était pourtant engagée à nous reloger, la coordination a dû déménager pour éviter une expulsion et le paiement d’une astreinte. Nous sommes actuellement hébergés à la commune libre d’Aligre.

    Pour partager infos et expériences, ne pas se laisser faire, agir collectivement, passez aux permanences, les lundis de 15 à 18h au Café de la Commune Libre d’Aligre, 3 rue d’Aligre, Paris 12ème, Tel : 01 40 34 59 74

    Beaucoup d’argent parce que je suis nombreux

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6853
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    Message par bye Sam 28 Juin - 12:32

    Il n’est certainement pas anodin que le statut d’intermittent du spectacle soit précisément remis en question alors que ce que l’on peut appeler « le nouvel esprit du capitalisme » est à son apogée.
    En cette période confuse rappelons
    que les artistes et techniciens du spectacle vivant n'ont pas de « statut », qu'ils sont des salariés du secteur privé comme les autres et qu'il serait impensable de les priver du bénéfice de la solidarité interprofessionnelle,
    que le régime particulier des annexes VIII et X est le corolaire de la brièveté et de la précarité des contrats de travail dits « d'usage », CDD habituels des artistes et techniciens du spectacle, qui privent les salariés d'indemnité de fin de contrat ou de précarité,
    que les entreprises qui ont recours à ce type de contrat cotisent à l'assurance chômage à un taux double de celui des autres entreprises,
    qu'exclure les plus fragiles d'entre nous, les moins inscrits dans le système, hors des régimes de solidarité, c'est aggraver leur exclusion sociale et la génération d'une société clivée, simplificatrice et violente.

    L'accord signé (et probablement bientôt agréé) est un boulet projeté dans le délicat édifice économique et social du spectacle vivant qui va, pour longtemps, freiner l'innovation et la créativité porteuses de développement.

    La mesure « réparatrice » concédée par l'État, si elle réduit provisoirement la fracture, embrouille toute perspective de résolution à long terme en mêlant dans les esprits la subvention sociale, la juste rémunération du travail et de la création, la subvention artistique, la mutualisation du risque social…

    Il n’est certainement pas anodin que le statut d’intermittent du spectacle soit précisément remis en question alors que ce que l’on peut appeler « le nouvel esprit du capitalisme » est à son apogée. Les nouvelles formes d’organisation du travail, les valeurs et les statuts qui sont privilégiés par cette dernière « métamorphose du capitalisme » ne sont plus celles qui avaient cours il n’y a pas bien longtemps : le salariat, la stabilité, le CDI… mais sont basés sur les qualités du « créatif » indépendant : la flexibilité, l’autonomie, l’initiative, l’engagement et l’individualisme, et sont relayés par des formules contractuelles de plus en plus individualisées, dans lesquelles le Droit du travail se dilue.

    Que le MEDEF se montre particulièrement acharné à briser le statut actuel des intermittents du spectacle devient à la lumière de cette analyse bien plus intelligible, si l’on suit la logique patronale. Mais c’est moins alors les artistes et les techniciens du spectacle qui sont en ligne de mire que la pérennité d’un statut prenant en compte et compensant en partie ce que leur activité comprend de risques de précarité et d’aléatoire. Or, précarité et aléatoire sont en passe de se généraliser et de toucher bien des secteurs autres qu’artistiques.

    En rabattant progressivement le statut d’intermittent, il sera alors aisé de l’appliquer à de nouvelles catégories professionnelles, le travailleur - tout travailleur - devenant un intermittent. On arrive à ce paradoxe d’une société exigeant de chacun qu’il entreprenne et se montre créatif et innovant, mais où le risque et l’incertain liés à toute création ne sont pas pris en compte et laissés à la seule charge de l’individu. Aussi, ne nous y trompons pas.

    En mettant en garde, en disant encore « c’est la culture qu’on assassine », on profère certes une vérité à prendre au sérieux. Mais n’oublions pas que c’est également tout un système de protection sociale, basé sur le salariat, qui est en ce moment, mois après mois, mis à mal.

    Dépeindre les artistes comme les derniers privilégiés est un contresens volontairement entretenu et destiné à les couper du reste de la population. Il serait plus judicieux de les considérer comme les premiers à avoir la malheureuse opportunité de pouvoir défendre un statut qui sera bientôt partagé par tous. C’est en pointant cela que les intermittents du spectacle peuvent tisser des liens et créer de nouvelles solidarités avec l’ensemble de la population.

    Si certaines grandes productions pourront continuer à se produire et à tourner, c’est bien plutôt les créateurs plus modestes, les auteurs, les compositeurs, les interprètes, les artisans, les techniciens moins sollicités mais aussi plus proches de vous, qui pâtiront. Or, c’est oublier que c’est du foisonnement, et de l’émulation qu’il crée, que naissent bon nombre de créations. C’est nier également que seule la multiplicité, y compris la multiplicité des langues, peut être une réponse à l’unicité, à la massification, à la globalisation. Les petits projets artistiques « interstitiels » sont autant d’alternatives à une pensée unique et à un secteur culturel déjà souvent soit institutionnalisé et subventionné, soit soumis à la seule loi du marché.

    Robin Renucci

    Robin Renucci sur France Culture, le dimanche 22 juin 2014, dans l'émission Changement de décor

    http://www.rueduconservatoire.fr/article/4057/carton_rouge/robin_renucci
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    Message par bye Sam 5 Juil - 12:03

    Intermittents du spectacle : la culture rapporte gros mais les artistes coûteraient trop cher

    58 milliards d’euros et 670 000 emplois, c’est le « PIB culturel » de la France. Ce qui n’empêche pas Medef et gouvernement de remettre en cause le statut qui permet aux artistes et techniciens du spectacle les plus précaires de vivre de leur métier et de faire découvrir leurs créations. Et pas seulement sur de grandes scènes urbaines ou lors de prestigieux festivals, mais sur tout le territoire. Reportage dans la région Centre, auprès de professionnels du monde du spectacle qui se mobilisent aussi quotidiennement pour ne pas être les victimes de cette réforme.

    Lundi 16 Juin, 15 heures. Trente-cinq personnes se sont regroupées pour une réunion improvisée dans une rue du centre-ville de Châteauroux. Parmi eux, une dizaine d’intermittents, une portion de la centaine d’artistes et de techniciens du spectacle qui vit dans le département. Quelques semaines après le début du mouvement de grève, en réaction à l’accord établi le 22 mars entre l’Unedic et plusieurs partenaires sociaux, ces intermittents ont décidé de rentrer à leur tour dans le conflit. Loin des grands festivals, ils veulent faire entendre leur voix. Leurs actions seront plus confidentielles, plus isolées que dans des grandes villes, mais ne sont pas dénuées de sens. Ce qu’ils veulent, c’est montrer qu’ici aussi la fin de l’intermittence, c’est la mort du spectacle.

    « En 2003, à Châteauroux, on s’était beaucoup impliqué dans le conflit, explique Nico, technicien-lumière. Cette année aussi, on se devait de réagir. » C’est lui qui a, en quelque sorte, initié le mouvement dans l’Indre. Non syndiqué et loin de se décrire comme un leader, le jeune homme au look de baroudeur reconnaît trouver sans peine les heures nécessaires au renouvellement de son statut, mais pas sans effort. « Si je suis chez moi une semaine par mois, c’est cool. » Ce métier-passion qu’il exerce depuis douze ans est à ce prix. « On ne se mobilise pas, on n’annule pas les spectacles par plaisir. Ça ne fait jamais plaisir aux intermittents de ne pas jouer. Mais on ne pouvait pas laisser passer cet accord. » Au sein du petit collectif de Castelroussins, des propositions d’action émergent : intervenir lors de spectacles, diffuser un extrait sonore d’une tribune avant les concerts… Mais avant tout, ils s’interrogent sur les moyens d’alerter les spectateurs tout en gardant leur sympathie. Et leur expliquer en quoi consiste ce statut, pourquoi ils ne sont pas des assistés.

    L’exception culturelle française repose sur la précarité

    L’intermittence n’est pas un métier, c’est plutôt l’opposé : un statut de chômage. Il concerne les ouvriers, techniciens ou artistes dont le travail est, par nature, discontinu et précaire. Un dispositif « unique au monde » fondé lors du Front populaire qui a permis un « foisonnement créatif inouï », rappelle la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, dans une tribune publiée dans Le Monde du 30 juin. Issus du monde du spectacle, du cinéma, de la production ou de l’audiovisuel, tous doivent travailler un minimum de 507 heures, sur une période de dix mois pour les techniciens (annexe 8 de l’Unedic) et de dix mois et demi pour les artistes (annexe 10). Cette durée travaillée ouvre un droit à 243 jours indemnisés, indemnités qui seront perçues les jours « chômés » ou non payés, entre deux contrats.

    Chaque fin de mois, l’intermittent déclare donc ses jours travaillés, Pôle Emploi complète pour assurer un salaire complet. En moyenne, un intermittent perçoit 2322 € par mois, un revenu composé pour moitié de son activité et pour moitié de ses indemnités. S’il existe des disparités entre techniciens, mieux rémunérés, et artistes, l’exception culturelle française repose sur la précarité : 87% des contrats sont des CDD, et un tiers des intermittents perçoivent des revenus inférieur au salaire médian français (1 675 euros bruts mensuels) [1]

    Travailler 30 heures, payées 10

    Pendant la durée d’indemnisation, pas question de se tourner les pouces. De nouveaux cachets et contrats permettront de renouveler le statut en travaillant le nombre d’heures demandé. Pour un salarié à temps plein, 507 heures de travail s’effectuent en un peu plus de trois mois. Et pourtant, pour obtenir leur statut, ces hommes et femmes scrutent tout au long de l’année l’avancée de leurs prestations, réalisent de vrais comptes d’apothicaire, tout en travaillant sans compter leurs heures. C’est la nature contradictoire de leur métier. « Si l’emploi est intermittent, le travail, lui, est permanent ! Avant de jouer, il faut s’être formé, avoir répété, avoir cherché inlassablement le moyen de donner au public le meilleur de soi-même », décrit la ministre de la Culture.

    Amélie, une jeune technicienne-son, ne la démentira pas. « Lors de l’une de mes dernières dates, j’ai été payé pour dix heures : préparer la scène, gérer le son lors du concert et ranger. Mais je considère que j’en ai travaillé trente : la préparation du matériel, le chargement du camion, le transport et au retour le déchargement du matériel et le rangement… Tout ce temps là, je bosse, mais je ne suis pas payée par mon employeur. » Impossible de savoir le nombre d’heures réellement accomplies par un intermittent sur cette période de dix mois. En France, en 2011, près de 254 400 personnes ont, un moment ou un autre, cotisé au régime des intermittents. Seul 108 600, moins de la moitié, ont obtenu leur statut, 46% de techniciens et 54% d’artistes.

    « Avec cette réforme, je suis à nouveau perdue »

    Amélie entame sa saison d’été, la plus chargée de l’année, mais ce conflit ne se ferra pas sans elle. Cette petite blonde de 24 ans n’a pas vécu la réforme de 2003, mais elle en subit les conséquences : notamment faire ses 507 heures en 10 mois plutôt qu’en 12 mois comme c’était le cas avant. Si aujourd’hui, elle est pratiquement incollable sur le statut et les façons de l’obtenir, cela n’a pas toujours été le cas. « A la sortie de ma formation, j’ai mis au moins deux ans pour bien comprendre comment ça fonctionnait. Et aujourd’hui avec cette réforme, je suis à nouveau perdue, j’ai du mal à voir ce que ça va changer et j’ai l’impression que c’est le cas pour beaucoup d’entre nous. » Plusieurs heures à surfer sur le net l’ont tout de même aidé à y voir plus clair : « Ce qui m’inquiète surtout, c’est le délai de carence. Pour moi, cela devrait représenter 38 jours où je risque de ne pas pouvoir déclarer mes heures. »

    C’est l’un des points conflictuels de l’accord du 22 mars. Un délai de carence doit systématiquement se mettre en place lors du renouvellement du statut : plus d’un mois d’attente pour toucher le premier versement. Devant l’ampleur des contestations, le Premier ministre Manuel Valls s’est engagé, le jeudi 19 juin, à ce que l’État prenne en charge cette période désormais non couverte par l’Unedic. Cela n’a pas suffit à apaiser les esprits. Pour Amélie, un problème persiste : l’impossibilité de compter ses heures réalisées au cours du délai de carence. Celles-ci ne seront pas validées dans le décompte des fameuses 507 heures, ce qui oblige les professionnels à anticiper et à calculer la meilleure date pour renouveler leur intermittence. « Notre statut ne se fait pas forcément sur un an pile. Nous pouvons écouler nos 243 jours d’indemnités en 18 mois, parfois plus. Si une année, je renouvelle mon statut juste avant ou pendant l’été, sur la période des festivals, je risque de perdre 120 heures déclarées d’un coup, et de mettre mon statut en danger. »

    « On est loin d’être des privilégiés »

    Car qui dit « pas d’heures déclarées », signifie « pas de statut ». C’est ce qui est arrivé à Sophie, comédienne, et intermittente depuis cinq ans. Faute d’un nombre de prestations suffisant, il y a quelques années, il lui a fallu faire sans pendant quelques mois. « On reste toute l’année dans l’incertitude, on passe notre temps à chercher du travail, à faire fonctionner notre réseau. On est loin d’être des privilégiés. » Depuis le mois d’Avril, la jeune artiste travaille comme attachée de production auprès d’un festival et réalise ses heures en cumulant deux emplois régis par le statut de l’intermittence. Sans ça, elle aurait peut-être à nouveau perdu son statut et ses revenus. « Je soutiens le mouvement de revendication, et je me déplacerai sur les différentes actions quand j’en aurai l’occasion. Mais impossible pour moi de faire grève et perdre des heures déclarées. »

    Pour Sophie, le message est clair : « Aucun intermittent n’est opposé à ce que le statut soit retravaillé, mais pas comme ça. » Outre la suppression du temps de carence et le retour au 507 heures sur douze mois, elle souhaiterait voir revenir les activités de transmission artistique dans le décompte de leurs heures. Ces temps d’échanges, souvent à destination des collégiens, permettent à tout à chacun de s’initier à une pratique en compagnie d’artistes. Depuis 2003, les intermittents peuvent en déclarer un maximum de 50 heures, le reste est compté sous le régime général. Une proposition qui, dans le cadre d’une reprise des négociations, permettrait selon elle de désamorcer le conflit.

    Spectacle associatif en grève

    François, comédien et metteur en scène, a été l’un des premiers habitants du département à s’insurger contre l’accord du 22 mars. Le 11 juin dernier, il décide de mettre en grève sa petite salle de spectacle associative, Le 36 Manières, en guise de protestation. « Une mesure plus symbolique qu’autre chose. Mais vu ce qui se passe dans les gros festivals, je ne pouvais pas rester sans réagir », explique-t-il. Ici, l’argent rentre grâce à la générosité des spectateurs, sans aucune subvention. Les artistes acceptent de venir sans toucher de cachet et les heures de spectacle réalisées n’apporteront rien à l’Unedic. Pour autant, « c’est un lieu très lié à l’intermittence, concrétisé avec les intermittents. On voulait recréer un climat favorable, propice à une vraie liberté de création où les artistes aient le temps, détachés des contraintes que l’on voit dans d’autres théâtres habituellement. »



    Pour sa troisième année d’existence, Le 36 Manières propose une programmation plus étoffée que jamais, où les compagnies profitent de cinq jours sur place, presque des mini-résidences. Mais François n’a pas hésité à ajourner cet agenda. Sans subventions, il prend un vrai risque en annulant une partie de sa programmation et en restant porte close. Mais qu’importe, pour le moment, il n’envisage pas de date de reprise. « Le conseil d’administration de l’association a validé la grève. Je ne se sentais pas de rester ouvert alors que de grands festivals n’hésitent pas à annuler. Là, j’attends de voir si Avignon bloque, ça serait déjà un signe très fort. » Le 1er juillet, les représentants du personnel du célèbre festival ont majoritairement voté pour son maintien, sans exclure pour autant « toutes formes d’expression et d’actions, y compris des grèves sous forme de débrayages allant de quelques heures à une journée entière ». Le festival d’Avignon pourrait donc bien être perturbé.

    Un PIB culturel de 58 milliards d’euros

    Nico, Amélie, Sophie et François : tous les quatre ont aussi choisi de continuer à se mobiliser. Et envisagent des actions à Argenton-sur-Creuse, à vingt kilomètres au sud de Châteauroux. C’est la ville que Michel Sapin a dirigée pendant douze ans. L’actuel ministre des Finances a commencé à redéfinir les contours du statut de l’intermittence dès 2012, alors qu’il était ministre du Travail avec l’aide d’Aurélie Filippetti. Depuis, il s’est très peu exprimé sur le sujet, laissant cette tâche à d’autres membres du gouvernement. Pourtant, les questions financières et comptables constituent les principaux arguments des partisans d’une réforme, voire de ceux qui, au sein du Medef, souhaitent carrément supprimer ce statut.

    D’après les chiffres de l’assurance-chômage pour l’année 2011, les intermittents apportent 246 millions d’euros de cotisations, mais perçoivent, du fait de leur régime, 1,27 milliard d’euros d’indemnités. Pour 1€ cotisé, c’est 4€ d’indemnités versées, dénoncent leurs détracteurs, qui ne s’attardent pas sur les fortes disparités au sein du régime, sur la précarité des professions, ni sur la richesse que créent les activités culturelles. En 2011, le « PIB culturel » de la France – spectacles vivants, musées, arts visuels, édition, presse, cinéma... – frôle les 58 milliards d’euros et génère 670 000 emplois directs, selon un rapport de l’Inspection générale des finances publié fin 2013. Une valeur ajoutée équivalente à celle de la filière agricole, et sept fois supérieur au poids de l’industrie automobile (lire ici) ! Et une richesse à laquelle contribuent les intermittents, qu’ils travaillent pour de médiatiques évènements ou pour de petits festivals ruraux.

    « On se trompe de cible en tapant sur les intermittents. On cherche à faire faire 40% des économies de l’Unedic par 3,5% de ses cotisants. C’est impossible ! », critique Frédéric Hocquard, ancien Secrétaire national du PS à la culture, élu à la mairie de Paris. Ses suggestions rejoignent celles de Sophie : le retour à la date anniversaire, la possibilité pour les artistes d’accéder au statut plus facilement, et ainsi soutenir la création artistique en France. Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles a de son côté planché sur un modèle alternatif de l’intermittence « plus juste et économe ». Il propose notamment de plafonner davantage le niveau d’indemnisation en fonction du revenu global du technicien ou de l’artiste, ce qui pourrait faire économiser jusqu’à 100 millions d’euros (voir leur rapport).

    La plupart de ces propositions ont été ignorées par la mouture de l’accord signée par six partenaires sociaux (CFDT, CFTC et FO pour les syndicats et MEDEF, CG PME et UPA pour le patronat). Une mission de « médiation » – composée d’Hortense Archambault, ancienne co-directrice du festival d’Avignon, de Jean-Denis Combrexelle, ancien Directeur général du travail et de Jean-Patrick Gille, député PS – doit elle aussi plancher sur des propositions d’ici la fin de l’année. Le spectacle ne fait que commencer.

    Morgane Thimel

    http://www.bastamag.net/Intermittents-la-lutte-sans-fin

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