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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 5 Avr - 19:32

    Faitsdivers : Woippy : un jeune accuse la police

    http://www.europe1.fr/Faits-divers/Woippy-un-jeune-accuse-la-police-168088/[/url]
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    Message par bye Lun 5 Avr - 20:46

    Loi contre les bandes : cent dix manifestants arrêtés... pour rien | Rue89

    http://www.rue89.com/2010/04/04/loi-contre-les-bandes-110-manifestants-arretes-pour-rien-145794http://www.rue89.com/2010/04/04/loi-contre-les-bandes-110-manifestants-arretes-pour-rien-145794]http://www.rue89.com/2010/04/04/loi-contre-les-bandes-110-manifestants-arretes-pour-rien-145794[/url[/url]]
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mar 6 Avr - 4:04

    Le texte a été appliqué pour la première fois lors d'un rassemblement devant la prison de la Santé le 28 mars. L'objectif ? Surveiller.

    C'est une affaire qui a fait peu de bruit, comme le remarquait lundi le site Arrêt sur images. Dimanche 28 mars, 110 personnes ont été interpellées lors d'une manifestation anti-carcérale aux abords de la prison de la Santé, à Paris.

    C'est la première fois qu'est appliquée la loi sur les violences en bande, promulguée le 2 mars 2010. Les manifestants n'ont pas été arrêtés pour avoir commis des violences mais pour avoir été soupçonnés d'en préparer. L'article 222-14-2 du code pénal stipule désormais :

    « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »

    Un risque insuffisant pour annuler, suffisant pour interpeller

    Selon le parquet de Paris, la police a arrêté ces 110 personnes pour « participation en attroupement en vue de commettre des violences volontaires en groupe. » Que leur reproche-t-on en juste ? A la préfecture de police de Paris, les réponses sont vagues :

    - « Ils ont lancé des projectiles sur la police ?
    - Non.
    - Ils portaient des cagoules ?
    - Non plus. La police est intervenue pour éviter à un groupe la commission de violences volontaires, de destruction et de dégradation de biens. »

    Tract de la manifestation anticarcéraleLa manifestation, pourtant déclarée, aurait pu être annulée si la préfecture l'estimait particulièrement dangereuse.

    Pourquoi attendre sa tenue pour arrêter ses participants ? La préfecture se défend en expliquant qu'au moment de sa déclaration, la manifestation ne paraissait pas si sensible :

    « On a jugé que le risque n'était pas suffisant pour annuler. »

    Organisée tous les ans par des militants opposés à la prison, la manifestation anticarcérale était menée ce dimanche par un camion-concert du rappeur La K-Bine. Plusieurs témoignages permettent de reconstituer le fil des événements.
    Un défilé plutôt sage

    La manifestation a démarré autour de 15 heures. Une petite foule d'une centaine de personnes défilent plutôt sagement, comme le suggère cette vidéo tournée par le réalisateur Christophe Del Debbio.

    Tournées entre 16h30 et 17h15, ces images ne diffèrent pas de celles de centaines de manifestations. Défilé plus ou moins bruyant, concert, prises de parole contre la politique carcérale. (Voir la vidéo)


    Selon le récit d'un manifestant publié sur Indymedia, « deux fusées de détresses sont tirées en direction de la prison, dont une qui finit sa course dans un immeuble, peut-être l'un des délit qui servira de prétexte ».

    Le manifestant raconte son incrédulité face au nombre de CRS présents :

    « Les CRS sont déjà présent à l'entrée de la petite rue avec casque bouclier et grille anti-émeute. La sono s'engage et se met face à ce cordon de flics, quelques types mettent des écharpes mais sans plus, de toute manière le rapport de force est inégal, rien que les flics en civils pouvaient foutre tout le monde à terre.

    S'ensuit un ballet assez émouvant, les cordons de CRS s'installent tranquillement, d'abord derrière, empêchant toute retraite, puis sur les côtés (…)

    Le joyeux bordel continue presque comme si de rien n'était, le concert se poursuit sur le camion, mais rapidement le malaise s'installe, ceux qui veulent sortir sont refoulés et l'encerclement se resserre. Les “civils” font deux percées pour serrer un organisateur et un autre type qu'ils emmènent dans une camionnette banalisée.

    Les CRS finissent le boulot, resserrant de plus en plus l'étreinte, ils embarquent les militants un par un dans les cars stationnés non loin. »

    « On reçoit de la bouffe, c'est végétarien mais dégueulasse »

    A 17h30, les interpellations commencent. Dans un long témoignage, un autre détaille sa garde à vue, d'une durée de 24 heures. Sans bien comprendre ce qu'il faisait là, il raconte :

    « (22h00-23h00) On reçoit de la bouffe, c'est végétarien mais c'est dégueulasse. Je n'ai pas le temps de finir, on m'emmène voir l'avocate commise d'office, celle du jour sans doute puisque je suis le seul à la rencontrer, et le premier. Elle ne sait rien à propos de l'affaire.

    Apparemment, les flics sont désorganisés, l'équipe de nuit relaye l'équipe de jour et ils n'ont jamais eu à gérer autant de personnes.

    Elle se dit interloquée par l'arrestation pendant la manifestation, et par notre garde à vue dans un parking. Elle l'écrit sur un papier. Je m'assure d'avoir le droit de ne rien dire et de ne rien signer, elle me dit que je peux, mais que c'est fortement déconseillé. »

    Après avoir été pris en photo, le manifestant est interrogé. Il refuse de répondre aux questions. Selon son témoignage, ceux qui ont répondu ont eu droit à des « questions absurdes » comme : « Etes-vous en accord avec la phrase “Faut-il brûler le système”, du groupe La K-bine ? »

    Selon un témoignage anonyme recueilli par Rue89, les interrogatoires ne portaient pas sur les jets de projectiles -la préfecture de police a confirmé que les interpellations n'avaient pas été causées par cela- mais sur la participation même des manifestants au concert et au défilé anticarcéral.
    « Ils étaient très nombreux, c'est pour les intimider »

    Amaël François, porte-parole de Sud Etudiants dont deux membres ont été arrêtés, affirme que les interpellations ont été si nombreuses que les manifestant ont été installés dans quatre commissariats différents et deux sous-sols du parking du commissariat de Ledru-Rollin (XIe). Il estime que le but de l'opération était de ficher les participants :

    « Le but était forcément d'envoyer un message fort politiquement et “policièrement”. Ils étaient très nombreux, c'est pour les intimider. Ils fichent les militants pour pouvoir suivre leurs activités. »

    Yannick Danio, délégué national de l'union Unité Police SGP-FO, hostile à la loi contre les bandes « parce qu'un arsenal juridique existe déjà », explique les raisons qui ont pu motiver la police :

    « Sur la thématique anticarcérale, on sait que sociologiquement, ce ne sont pas des syndicats, des associations ou des partis mais des individus, dont beaucoup peuvent être proches de ce qu'on appelé le mouvement “anarcho-autonome”.

    C'est le type de manifestation qui peut dégénérer, même si je ne veux pas généraliser. La difficulté dans la mission de maintien de l'ordre, c'est de pouvoir filtrer, de distinguer le casseur du manifestant ordinaire. »

    Pour Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM) interrogé par Le Monde, les arrestations de dimanche illustrent le fait que « cette loi permet de ratisser large dans les manifestants en leur imputant un phénomène de bande ».

    Selon le parquet de Paris, les 57 personnes gardées à vues (dont 11 personnes jusque mardi) ont toutes été remises en liberté. Sans plus de suites judiciaires.



    http://lelaboratoire.over-blog.com/article-manifestation-anti-carcerale-devant-la-prison-de-la-sante-39039542.htmlhttp://lelaboratoire.over-blog.com/article-manifestation-anti-carcerale-devant-la-prison-de-la-sante-39039542.html]http://lelaboratoire.over-blog.com/article-manifestation-anti-carcerale-devant-la-prison-de-la-sante-39039542.html[/url[/url]]
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 7 Avr - 13:36

    Décision attendue sur l'appel du n on-lieu en faveur des policiers de Villiers-le-bel

    c'est fait :
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/villiers-le-bel-la-justice-relance-l-enquete_882564.htmlhttp://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/villiers-le-bel-la-justice-relance-l-enquete_882564.html]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/villiers-le-bel-la-justice-relance-l-enquete_882564.html[/url[/url]]

    Un complément d'enquête a été ordonné ...



    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/07/decision-attendue-sur-l-appel-du-non-lieu-en-faveur-des-policiers-de-villiers-le-bel_1329758_3224.html#xtor=RSS-3208http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/07/decision-attendue-sur-l-appel-du-non-lieu-en-faveur-des-policiers-de-villiers-le-bel_1329758_3224.html#xtor=RSS-3208]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/07/decision-attendue-sur-l-appel-du-non-lieu-en-faveur-des-policiers-de-villiers-le-bel_1329758_3224.html#xtor=RSS-3208[/url[/url]]_______________________________________________
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Ven 9 Avr - 13:46

    Bientôt 1/2 heure que j'essaie de le mettre en forme; j'ai les nerfs..

    Voici le N° 85, avril 2010, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement. Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur
    le site du réseau : http://resistons.lautre.net/ Si le journal vous
    plaît vous êtes
    invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à
    l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    +++++




    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 85 / avril 2010



    SOMMAIRE

    - Abstention – boycott dans les quartiers populaires
    - Les inculpés de la révolte de Vincennes font appel du verdict
    - RIPOSTE dans les quartiers populaires – Tremblay – Epernay – Woippy <
    - [ C H R O N I Q U E D E L ' A R B I T R A I R E ]
    Terrorisme d’Etats
    Du bon désencerclement
    l’Etat assassine
    Ceux qui subissent au quotidien la violence et le racisme des flics Pour Voynet, les Rroms ne sont toujours pas écologiques

    Impunité pour la BAC à Saint-Fons

    Le flicage, un business très lucratif
    Martinique : Encore un œil crevé par un flashball ?
    Arrestations massives - la loi sur les « bandes » est testée
    Dernière nouvelle : Villiers-le-Bel

    ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘
    ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘


    Abstention – boycott dans les quartiers populaires

    C’était il y a cinq ans, en 2005. Les révoltes ont balayé les quartiers
    populaires du pays. Isolement, répression, mépris ont eu raison d’elles.
    Pourtant ses causes, la misère (un tiers des habitants y vivent
    en-dessous du seuil de pauvreté), le racisme officiel, le harcèlement
    policier et judiciaire n’ont pas disparu avec les années… tout au contraire.
    Cinq ans plus tard : abstention record dans le pays en général,
    abstention dévastatrice dans les cités, frôlant les 80-90% des inscrits
    dans certains quartiers. C’est pourtant dans ces mêmes cités que la
    gauche a obtenu des votes élevés en 2007. Par exemple à Clichy-sous-Bois
    Ségolène Royal obtenait 61,7% des inscrits avec 18% d’abstention
    seulement. Même dans les quartiers où les partis politiques ont réussi à
    embaucher des représentants de la soi-disant « diversité » c’est pareil.
    Cette abstention est donc aussi une manière d’exprimer son opinion sur «
    la gauche ». Pour cause, 20 régions sur 22 en métropole étaient déjà
    dirigées par « la gauche ».
    A cette abstention écrasante il faut rajouter les non-inscrits et ceux
    qui sont privés de droit de vote (étrangers, sans-papiers, prisonniers).
    D’après les calculs « maison », la « majorité » de 54% obtenue par la
    gauche est réduite en réalité à 22,2 % ! Il est significatif que ce
    résultat (très approximatif) soit introuvable dans les statistiques
    officielles. Pour cause, la majorité électorale, qu’elle soit de «
    gauche » ou de droite est en réalité ultra-minoritaire dans le pays.
    Alors, à cette échelle, le bilan de ces élections, ce n’est plus une
    abstention par indifférence, mais l’expression, par le canal électoral
    très déformant, d’une résistance populaire. Ca s’appelle un boycott à
    caractère politique.


    Les inculpés de la révolte de Vincennes font appel du verdict

    Le 17 Mars,14h45, après avoir fait expulser une personne du public et
    fait confisquer un téléphone portable, la juge Dutartre, fidèle à elle
    même, annonce en quelques minutes le verdict : des peines allant de 8
    mois à 36 mois de prison ferme et en prime des amendes « cadeaux »
    allant de 700 à 2500 euros au bénéfice des flics (de ce qu’on sait :
    irritation due à l’inhalation de fumée, doigt de pied écrasé ou moral à
    zéro). Dutartre accède aussi à une autre demande du procureur Flam : une
    expertise technique afin de déterminer si les matériaux et le mobiliers
    étaient conformes aux normes et quelles ont été les causes de la
    propagation de l’incendie. Cette expertise que réclamaient les avocats
    et qui leur a toujours été refusée aura finalement bien lieu mais dans
    le but de faire payer aux 10 inculpés la reconstruction du nouveau
    centre de Vincennes. En tous cas plus de 80 personnes étaient encore là
    pour les soutenir et nous serons à nouveau nombreux au tribunal lorsque
    le jugement sera réexaminé en appel car aucun des inculpés disposant
    d’un avocat ne s’est résolu à accepter ce nouvel affront.


    RIPOSTE dans les quartiers populaires

    Tremblay – Au lendemain de la diffusion d’un reportage qui présentait
    leur cité et leur ville comme un carrefour de la drogue tenu par des
    dealers et la descente de police qui l’a précédée, la collusion entre
    journalistes et politiques ne fait plus de doute pour les habitants de
    Tremblay (93). Beaucoup refusent désormais de répondre aux questions des
    journaleux et les envoient au diable et ces derniers de s’interroger :
    serions nous pour quelque chose dans la stigmatisation de ces quartiers
    ? Halte à la mascarade.
    Epernay – On nous raconte que c’est l’œuvre des voyous, des bandes,
    l’influence des rappeurs gangsta… On nous dit que les pierres balancées
    sur les policiers le 8 mars c’est à la suite d’un simple contrôle
    routier. Simple ? Oui, à condition que l’on admette que c’est « normal »
    : « Lui (le policier) prend les nerfs, sort ses armes: arme de poing,
    gaz lacrymogène, matraque. Et fait une gestuelle genre “tu vas voir ce
    que je vais te faire”. » raconte celui qui en était l’objet. La suite ?
    Sept voitures ont été brûlées, Fillon n’a pas hésité à enterrer
    précipitamment, dans un but électoral, le policier blessé, qui depuis
    est sorti du coma.
    Woippy – C’était en janvier 2010. Le « parchocage » des flics a encore
    frappé. Un mort, deux blessés graves à Woippy. Un « accident » pour les
    autorités : comme en mai 2002 à Dammarie-les-Lys (77), en avril 05 à
    Aubervilliers (93), en mai 2006 à Montpellier… voir RE N° 83
    http://resistons.lautre.net/spip.php?article444
    Mais cette fois-ci il y a des survivants. Nabil est sorti de plusieurs
    semaines de coma, il est en chaise roulante mais il accuse : « Ils (les
    policiers municipaux, ndlr) nous ont coursés, ils nous ont fait tomber
    », puis « Quand nous étions à terre, ils nous ont frappés »
    affirme-t-il. Après les manifestations des jeunes du quartier en
    janvier, cette fois-ci c’est le survivant lui-même qui attaque. D’après
    l’avocate de Nabil : « Ce dossier est une patate chaude. Il risque de
    réserver des surprises ».


    > [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]

    Terrorisme d’Etats

    Le 18 avril 2009 Jon Anza, militant indépendantiste basque, disparaît
    dans le train Bayonne-Toulouse où il va rejoindre des membres de l’ETA.
    Le 29 avril il est trouvé inconscient dans un square toulousain et
    hospitalisé. Il meurt le 11 mai, sans que l’hosto ni la préfecture
    n’arrivent à l’identifier. Ce n’est qu’en mars qu’une employée «
    retrouve » son corps dans une morgue de Toulouse... Les recherches
    menées par la famille et le collectif de soutien auprès des hôpitaux et
    morgues n’avaient jamais abouti. Selon l’autopsie pratiquée le 15 mars
    il serait mort des suites de son cancer du nerf optique, attrapé après
    20 ans de taule. Et beaucoup d’affirmer que Jon a été enlevé par un
    corps spécial de la police espagnole entre Bayonne et Toulouse,
    interrogé, torturé. Comment ne pas y croire ?! Alors que les
    séquestrations de militants se succèdent depuis un an sous diverses
    formes avec menaces, demande de collaboration, tabassages : en juillet
    par exemple, après que de faux clients aient requis ses services de
    maçon, Alain Berastegi est enlevé par douze personnes cagoulées et
    armées de mitraillettes et retenu en haute montagne pendant au moins
    sept heures. Il faut savoir que la guerre ouverte est menée par les
    Etats espagnol et français contre le mouvement indépendantiste basque
    sous toutes ses formes. L’enjeu est une souveraineté territoriale, une
    autonomie politique et culturelle loin de tout nationalisme.


    Du bon désencerclement

    Ha ha. Le 16 février, au centre d’entraînement de la gendarmerie de
    St-Astier (24), 16 gendarmes mobiles ont été blessés alors qu’ils
    jouaient les manifestants face à des gardes républicains dans le cadre
    d’une formation sur les « émeutes urbaines ». Un malheureux gradé leur a
    en effet balancé une grenade de « désencerclement » dans les jambes au
    lieu de la cage en béton prévue pour atténuer sa déflagration lors de
    l’exercice. Hin hin. Une cheville blessée et des tympans abimés. Ces
    grenades doivent en vrai permettre à un flic ou gendarme pris dans une
    échauffourée de se dégager. Cette violence prédestinée n’est pas
    étonnante, votre sourire à la lecture de ce fait-divers non plus. Hu hu.
    En manif pas de cage à béton, ce qui est un accident pour un gendarme
    mobile devient la norme pour un manifestant.
    Le 29 janvier 2009, la grande manif intersyndicale avait regroupé 25000
    personnes à St Nazaire; du jamais vu. Les CRS habituellement discrets,
    étaient pour l’occasion, déployés et particulièrement agressifs avec une
    visible volonté d’en découdre. Résultat: quatre arrestations violentes
    et des blessés. Pascal Vaillant est atteint au pied par le tir d’une
    bombe sonore à déflagration et se retrouve amputé de 2 orteils. Il
    décide de porter plainte, aidé par le CODELIB (collectif pour la défense
    des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires), le
    procureur de la république vient de classer cette plainte sans suite.
    Avec la multiplication des armes dite « non létales », c’est un permis
    de mutiler qui est donné aux forces l’ordre.


    l’Etat assassine

    Abou Bakari Tandia est mort lors d’une garde à vue au commissariat de
    Courbevoie en janvier 2006, son seul délit : défaut de titre de séjour.
    Quelques semaines après, l’affaire est classée sans suite par le parquet
    de Nanterre, qui se contente des allégations d’un flic qui prétend que
    Mr Tandia s’est projeté tout seul contre le mur, et d’un rapport
    d’autopsie réalisé sans le dossier médical de la victime. La famille
    décide de déposer plainte avec constitution de partie civile pour « acte
    de torture et de barbarie ». Maitre Yassine Bouzrou, l’avocat, fait
    constater la disparition du dossier médical et la panne de la caméra de
    surveillance et demande une nouvelle expertise. Le 24 février, les
    nouvelles conclusions rédigées avec le dossier complet viennent
    contredire la version policière. Mr Tandia a du subir « un ébranlement
    cérébral par secousses » tellement violent qu’il a privé son cerveau
    d’oxygène, de plus il a été « maintenu » à l’aide d’un « étranglement
    avec l’avant bras », ce qui lui a été fatal. L’avocat se demande
    pourquoi « les fonctionnaires de police ne sont pas encore mis en examen
    »… site : http://abtandia.free.fr/


    Ceux qui subissent au quotidien la violence et le racisme des flics

    À Martigues, un congolais est invité à dîner, il se fait fracturer le
    bras par des baqueux intervenus suite à un appel d’une voisine dérangée
    par le bruit du dîner ; cette intervention lui a valu une
    hospitalisation, une opération en urgence, 45jours d’ITT (dont 15 d’ITT
    pénale) et une accusation d’outrage et rébellion. Il décide quant à lui
    de porter plainte contre ses agresseurs. Pétition à signer sur:
    http://www.lapetition.be/en-ligne/comite-de-soutien-a-yannick--6521.html,
    collectif de soutien : soutienyannick@yahoogroupes.fr
    A Toulouse, une enquête vient d’être ouverte pour traiter 2 autres
    plaintes déposées contre la police. Cette fois il s’agit de deux groupes
    de personnes Rroms : les premiers ont été interpellés alors qu’ils
    mendiaient et ont été tabassés avec un gant plombé par un flic qui
    sentait l’alcool à plein nez, les secondes ont été contrôlées alors
    qu’elles lavaient les pare-brises de voitures, les flics leur ont
    confisqué passeports et cartes d’identité.


    Pour Voynet, les Rroms ne sont toujours pas écologiques

    On ne sait pas grand chose du projet d’aménagement d’un éco quartier par
    la mairie de Montreuil ; une chose est sûre d’après les plans c’est que
    le « logement tsigane » prévu juste à côté de la déchetterie n’en fera
    pas partie. La mairie de Montreuil poursuit son grand nettoyage.


    Impunité pour la BAC à Saint-Fons

    En février 2007, deux ados sont mort dans un « accident de la
    circulation » lors d’une course-poursuite avec la BAC à Saint-Fons (69).
    Sans surprise et dans la continuité de ses jugements habituels en faveur
    de l’impunité policière, la cour d’appel de Lyon a confirmé le non-lieu
    pour les policiers de la BAC.


    Le flicage, un business très lucratif

    En matière d’écoutes téléphoniques l’État ne chôme pas. Quelques
    chiffres lâchés dans la presse sur l’activité policière officielle en la
    matière sont assez édifiants. 29000 « interceptions judiciaires » en
    2009 bien sûr facturées par les opérateurs pour un montant de 33
    millions d’euros auxquels s’ajoutent 22 millions d’euros en frais de
    location de matériel… plus de 5000 ans de SMIC, flicage et profits font
    bon ménage.


    Martinique : Encore un œil crevé par un flashball ?

    Un jeune martiniquais accuse la police d’avoir délibérément tiré sur lui
    avec un flashball dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 mars. Alors
    qu’il s’arrêtait à un feu rouge, il aurait vu un canon pointé sur sa
    tempe. Un coup serait parti. Pris de panique, il aurait cherché à
    accélérer et aurait provoqué un accident ; moment choisi par les
    policiers pour lui tirer une seconde fois dessus. Transporté au CHU de
    Fort-de-France dans un état jugé sérieux, il pourrait perdre un œil.
    Selon la police, le jeune aurait d’abord brûlé un feu rouge, puis refusé
    d’obtempérer, plusieurs grammes de marijuana auraient été retrouvés dans
    son véhicule. Quand bien même, les flics auraient le droit de crever un
    œil pour ça ?


    Arrestations massives - la loi sur les « bandes » est testée

    Le 28 mars 2010 une manifestation anticarcérale à Paris, a regroupé une
    centaine de personnes à proximité de la prison de la Santé. Bien que le
    trajet ait été déposé et la manif autorisée, les flics n’attendaient
    qu’un prétexte pour intervenir. La nouvelle loi sur les bandes leur en a
    fourni le cadre juridique. Il suffit qu’une personne se cache le visage
    ou qu’un flic prétende avoir vu quelqu’un le faire ou encore qu’un flic
    infiltré cache le sien pour que l’intention soit constituée et qu’une
    rafle de l’ensemble des participants soit opérée. Pire que la loi « anti
    casseurs », abrogée en 1981, la loi sur les bandes offre un boulevard à
    la répression.


    Dernière nouvelle :

    La mort de Moushin et Larimi ne sera pas étouffée aussi vite que le
    souhaitait le juge d’instruction qui avait ordonné le 23 octobre un non
    lieu et blanchi les policiers à propos de la collision entre un véhicule
    de police et leur moto le 25 novembre 2007 à Villiers-le-Bel
    (Val-d’Oise). La chambre de l’instruction de la cour d’appel de
    Versailles a annulé le 7 avril le non-lieu en faveur des quatre
    policiers et ordonné un supplément d’information en vue « de la
    notification de la mise en examen du conducteur (du véhicule de police)
    du chef d’homicide involontaire », a déclaré un de leurs avocats à
    l’issue d’une audience à huis clos.
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 10 Mai - 6:04

    Voici le N° 86, MAI 2010, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement. Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur
    le site du réseau : http://resistons.lautre.net/http://resistons.lautre.net/]http://resistons.lautre.net/[/url[/url]] Si le journal vous
    plaît vous êtes
    invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à
    l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    L'équipe de réaction

    sommaire
    ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' '
    > Sécuriser la ville

    > RIPOSTE dans les quartiers populaires
    Grigny (91) – Caen - Les Mureaux (78) - Tremblay - Corbeil-Essonnes (91)

    > [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]
    - Les balles passent au-dessus des têtes des enfants qui jouent
    - Assassiné par la police suisse
    - « Coup de vent » policier
    - Un homme dans le coma
    - Sur la vie des Bulgares turcophones en France
    - Pascal Taïs - 17 ans après, les meurtriers courent toujours
    - Justice de classe, justice raciste…vous voulez des preuves ?

    > [ A G I R ]
    - Semaine contre la vidéosurveillance
    - Concert de soutien aux 4 personnes accusées d’avoir détruit des DAB
    - Journée d’action pour la liberté de circulation
    - Tournée de soutien aux incarcérés des émeutes de Villiers-le-Bel
    - Contre « l’évolution » actuelle du travail social et médico-social
    - Pétition de soutien en ligne et envoi de cartes d’anniversaire pour
    Mumia Abu Jamal
    - Mobilisation anticarcérale à Lyon
    - Parution du 1er tome d’un guide d’autodéfense numérique
    - Le festival des résistances et alternatives de Paris
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 19 Mai - 11:31

    http://www.lemans.maville.com/actu/actudet_-Cagnotte-de-la-tombola-volee-les-gendarmes-deboulent-en-classe-_dep-1378042_actu.Htmhttp://www.lemans.maville.com/actu/actudet_-Cagnotte-de-la-tombola-volee-les-gendarmes-deboulent-en-classe-_dep-1378042_actu.Htm]http://www.lemans.maville.com/actu/actudet_-Cagnotte-de-la-tombola-volee-les-gendarmes-deboulent-en-classe-_dep-1378042_actu.Htm[/url[/url]]
    Cagnotte de la tombola volée : les gendarmes déboulent en classe

    Photo d'illustration
    Fouille des cartables et des casiers, poches des enfants palpées, menaces de
    relever les empreintes digitales. L'enquête à l'école pour 260 € suscite
    l'émoi à Saint-Jean-d'Assé. Relever les empreintes digitales d'enfants de
    10-11 ans. La menace, lancée par un gendarme et relayée par la directrice de
    l'école publique, a semé l'émoi à Saint-Jean-d'Assé, commune d'un millier
    d'habitants, à une quinzaine de kilomètres au nord du Mans. À l'origine, le
    vol de la cagnotte de la tombola : 260 € en liquide, nichés dans le bureau de
    la directrice.

    Vendredi 7 mai, en milieu de matinée, l'enseignante s'aperçoit du vol de la
    cagnotte. Et de son porte-monnaie. Coup de fil aux gendarmes. Qui débarquent
    aussitôt. Et invitent les enseignants à s'assurer que l'argent n'est pas déjà
    parti : examen des cartables, des casiers, palpation des poches des enfants,
    en présence des gendarmes. « La directrice a palpé les poches des filles et un
    collègue masculin celle des garçons », indique le colonel Jullien, patron des
    gendarmes sarthois. Dont les collègues récupèrent la boîte en plastique rigide
    où se trouvaient les billets. Et l'envoient au labo pour analyser les
    empreintes digitales.

    Le lundi, un gendarme revient dans la classe. Il fait la leçon, en évoquant la
    série TV Les Experts sur le mode : « On a retrouvé des empreintes, si personne
    ne se dénonce, on prendra vos empreintes pour comparer. » La tournure des
    événements fait réagir les parents. Et incite la directrice à glisser un
    courrier d'explication dans le carnet de liaison. En confirmant la menace de
    prise d'empreintes ? « L'inspection d'académie et la gendarmerie m'ont dit que
    je ne devais pas parler à la presse sans leur autorisation », répondait hier
    soir Marie Carmona, directrice de l'école, qui ne souhaitait pas répondre à
    nos questions. Mais a dû organiser une réunion en urgence, hier soir, avec
    gendarmes et parents d'élèves, pour « dédramatiser ».

    « Des enfants pleuraient »

    Motif ? Hier matin, estimant que « l'école n'est pas le lieu adapté pour
    prendre des empreintes », Jean-Michel Bourdin, dont le fils se trouve dans la
    classe de CM2 suspecte, sonne l'alerte : « Des enfants pleuraient pendant la
    palpation. Dans le carnet de liaison, le courrier annonçait une prise
    d'empreintes. Sans dire quand. » Avec cette précision : « Vous serez invités à
    une réunion pour en savoir plus. »

    « Ce parent d'élève assimile cette action à un chantage. Mais les empreintes,
    ça ne fait pas mal. Et si ça ne correspond pas, elles sont détruites, il n'y a
    aucun fichage, aucun enregistrement », estime Emmanuel Roy, inspecteur
    d'académie, pour qui « on est aussi dans de l'éducation civique. Les gendarmes
    font leur enquête, les enfants peuvent comprendre que la société ne laisse pas
    un vol impuni et recherche le coupable. »

    Des doigts d'adulte

    Hier soir, nouvel épisode. Le résultat de l'analyse de la boîte ne révèle
    aucune trace d'empreinte digitale d'enfant. Mais une trace de doigt d'adulte.
    Les enseignants, qui ont tous accepté de donner leurs empreintes, sont hors de
    cause. « Et on ne prélèvera pas les empreintes des enfants », précise le
    colonel Jullien, qui reconnaît « une certaine maladresse » de la gendarmerie.
    Et envisage d'envoyer la brigade de prévention de la délinquance juvénile dans
    la classe. « Pour bien expliquer ce qui s'est passé. »

    Florence LAMBERT et Jérôme LOURDAIS.
    Ouest-France

    cordialement,
    jean marc manach
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 19 Mai - 11:35

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Bordeaux, le 12 mai 2010



    A Bordeaux, comme ailleurs « Police partout, justice nulle part ! »

    Appel à Soutien pour Magalie et Myriam, Victimes d'abus policiers


    -> Rassemblement Solidaire, Vendredi 4 juin 2010, Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, 14h

    -> Concert Solidaire Contre Les Abus Policiers, Samedi 5 juin 2010, Rock School Barbey, 20H30


    Le 10 juillet 2008, en marge d’un procès fait à des faucheurs volontaires, un automobiliste est arrêté. Alors que cette arrestation tourne mal, les faucheurs tentent de discuter pacifiquement avec la police. Trois policiers reviennent un peu plus tard et Magalie, faucheuse, est durement interpellée et mise en garde à vue alors qu’elle saisit le bras d’un camarade que les agents sont en train d’arrêter.

    Le 15 juillet 2008, jugée en première instance pour outrage et violences à agents, elle est tout d’abord relaxée. Le procureur et les 3 policiers ayant fait appel, Magalie est condamnée le 5 juin 2009 à 1000 euros d’amende pour rébellion (requalification des violences en rébellion au cours de l’audience). Elle a aussi 3000 euros de frais.
    Son pourvoi en cassation est rejeté le 31 mars 2010. Deux des trois policiers restent « en course » pour l’audience au civil qui aura lieu le 4 juin 2010 à Bordeaux pour fixer d’éventuels dommages et intérêts.

    Le 19 mars 2009, Myriam, militante de plusieurs collectifs et membre du groupe de musique O.P.A, est violemment interpellée, après une charge sans sommation des forces de l’ordre, alors qu’elle participe à un rassemblement pacifiste, rue Saint Genès à Bordeaux. Lourdement blessée (sept points de sutures, de nombreux hématomes), elle passe sa nuit en garde à vue à l’hôpital Pellegrin.

    Le 22 mars 2009, elle se rend au commissariat de Mériadeck afin de porter plainte contre les forces de l’ordre pour violences volontaires.

    Le 9 avril 2010, elle reçoit un courrier du Procureur de la République qui reconnaît qu’il y a eu des violences fomentées par un groupe de quatre CRS. Mais ne pouvant identifier précisément lequel des quatre policiers a porté les coups, le Procureur classe l’affaire sans suite, laissant le choix à Myriam de saisir les juridictions civiles ou pénales compétentes.

    >>> La répression policière va croissante. Pire, les délits d’outrage et de rébellion sont souvent les moyens légaux qui permettent d’asphyxier financièrement les militants ou celles et ceux qui seraient tenté-e-s de porter plainte contre la police. Ces victimes, fortement traumatisées, se retrouvent prises dans un processus long et coûteux et sont psychologiquement mises à mal.>>>


    Rassemblement Solidaire
    Vendredi 4 juin 2010,
    Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, Parvis des droits de l’homme, 14h


    C’est pour apporter un soutien moral à nos camarades que les collectifs Inougav (soutien à Magalie) et C.L.A.P33 (Contre Les Abus Policiers) vous convient à vous rendre nombreux devant le tribunal de Bordeaux le vendredi 4 juin 2010 pour assister à l’audience civile de Magalie.


    Concert Solidaire
    Samedi 5 juin 2010,
    Rock School Barbey, 20H30


    C’est pour apporter un soutien financier à nos camarades que ces mêmes collectifs organisent un concert le samedi 5 juin 2010. Rendez-vous à 20h30 à Barbey (18 cours Barbey – Bordeaux) où des artistes ont répondu présents :
    Keny Arkana, O.P.A, Mell et La Collectore.


    INOUGAV (Le collectif de soutien à Magalie) et le collectif Contre Les Abus Policiers de Bordeaux

    http://inougav.blogspot.com/http://inougav.blogspot.com/]http://inougav.blogspot.com/[/url[/url]]
    inougav@gmail.cominougav@gmail.com]inougav@gmail.com[/url[/url]]

    http://clap33.over-blog.com/http://clap33.over-blog.com/]http://clap33.over-blog.com/[/url[/url]]
    collectif.clap33@gmail.comcollectif.clap33@gmail.com]collectif.clap33@gmail.com[/url[/url]]

    **
    Chronologie des évènements

    L’histoire de Magalie

    10 juillet 2008 - Procès de 12 faucheurs volontaires - Bordeaux.
    En marge du procès, l'arrestation d'un automobiliste accompagné de son fils de 5 ans tourne mal sous les yeux d'une quarantaine de faucheurs qui interviennent pacifiquement.
    Plus tard, les policiers reviennent pour arrêter l'un d'entre eux, Dominique. Magalie, qui lui prend le bras par solidarité, est menottée, projetée au sol, la tête lancée contre le trottoir, la respiration nasale bloquée volontairement par la main d'un policier.
    Magalie et Dominique terminent en garde en vue....et les policiers portent plainte contre Magalie.

    15 Juillet 2008
    Magalie est jugée en première instance pour violences et outrages à agents. Le tribunal relaxe Magalie (et donc déboute les trois policiers de leur demande de dommages et intérêts au civil). Les policiers et le procureur font appel.

    10 février 2009

    Magalie est convoquée par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).

    20 mars 2009
    Procès en appel.

    25 mai 2009

    La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) renvoie dos à dos Magalie et les policiers.

    5 juin 2009
    Rendu de l'appel.
    Magalie est relaxée pour l'accusation d'outrages. Les violences à agents sont requalifiées en rébellion et Magalie est condamnée à 1000€ d'amendes.
    Une audience au civil doit se tenir le 2 octobre 2009 (les trois policiers se sont constitués parties civiles).
    Magalie se pourvoit en cassation.

    2 octobre 2009

    L'audience au civil est renvoyée au 4 juin 2010 à 14h au tribunal de Bordeaux.

    31 mars 2010
    Le pourvoi en cassation est rejeté. L’audience au civil aura bien lieu.

    Le myspace de Magalie
    http://www.myspace.com/magalievrashttp://www.myspace.com/magalievras]http://www.myspace.com/magalievras[/url[/url]]

    ****
    L’histoire de Myriam

    Mercredi 19 mars 2010 – Bordeaux

    19h
    Myriam reçoit un texto l’invitant à se rendre à un rassemblement de soutien à un squat menacé d’expulsion, rue St Genès à Bordeaux.

    19h30
    Elle arrive sur les lieux et rejoint la quarantaine de militants pacifistes qui se trouve sur le trottoir, à une vingtaine de mètres de l’entrée du squat, derrière un cordon policier.

    20h30
    Cinq fourgons de CRS viennent grossir les effectifs des forces de l’ordre constitués jusqu’ alors de 5 véhicules et de deux fourgons.
    Les policiers s’équipent de leur tenue anti-émeute.
    La rue est bloquée par la police.

    20h50
    Sans aucune sommation, une première vague de crs se jette sur le rassemblement.
    Myriam reçoit d’abord un violent coup de tonfa (matraque) sur le derrière du crâne. Elle s’effondre face contre terre.
    Inconsciente, elle subit les coups de quatre policiers et se retrouve menottée.
    On l’assied au pied d’un mur.
    Elle est conduite dans un fourgon de police.
    Le squat est évacué, le reste du rassemblement fuit après avoir subi six charges de crs et l’intervention de la brigade canine.
    De nouveaux interpelés rejoignent Myriam dans le fourgon. Toujours menottée, elle n’a reçu aucun soin.
    Le fourgon démarre en direction du commissariat central de Mériadeck où tous les interpellés de la rue Saint Gènes sont regroupés.
    Myriam attend toujours un médecin.
    Aux alentours de 21h30, les pompiers arrivent au commissariat et Myriam est amenée à l’hôpital Pellegrin, encadrée par deux policiers.

    Le médecin de garde établit un certificat médical :

    - Hématome fronto-pariétal droit ;
    - Volumineux hématome frontal médian ;
    - Dermabrasion étendue frontale gauche + aile du nez ;
    - Plaie en regard des OPN avec stigmates d’épistaxie bilatérale ;
    - Hématome péri-orbitaire gauche ;
    - Plaie profonde à la lèvre supérieure gauche ;
    - Contusion molaire gauche ;
    - Hématome en regard de la tête du quatrième et cinquième métacarpien droit.

    Myriam est enfin soignée et sa plaie à la lèvre nécessite sept points de suture.

    Vers minuit, elle est mise en garde vue pour « dégradation de bien publique et violation de domicile ».

    Elle passe sa nuit de garde à vue à l’hôpital.

    Jeudi 20 mars 2009
    Myriam est conduite au poste de police pour une déposition.
    Elle est relâchée aux alentours de 11h30.

    Dimanche 22 mars 2009

    Myriam se rend en compagnie de trois amies au commissariat de Mériadeck pour déposer plainte pour violence volontaire contre les forces de l’ordre.
    Malgré les pressions, sa plainte est enregistrée.

    Lundi 23 mars 2009

    Myriam est convoquée au commissariat pour un interrogatoire.

    Courant mai 2009
    L’enquête est confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale à Paris.

    Le 9 avril 2010
    L’affaire est classée sans suite par le Procureur de la République.

    Le 21 avril 2010
    Myriam est convoquée par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS).

    Le myspace de Myriam
    http://www.myspace.com/orchestrepoetiquehttp://www.myspace.com/orchestrepoetique]http://www.myspace.com/orchestrepoetique[/url[/url]]
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 28 Juil - 4:50

    ça se passe comme celà, au pays des droits de l'homme, de la femme et de l'enfant!

    voir la vidéo sur la manière extrêmement délicate avec laquelle les
    robocops évacuent les squatters de La Courneuve. 2mn49 d’horreur ! comment
    s’en prendre avec tellement de violence à des femmes et des enfants ?

    http://www.mediapart.fr/journal/france/270710/les-squatteurs-de-la-courneuve-deloges-jusque-dans-la-rue

    Et il faudrait qu’on se taise sur les violences policières ? et hortefeux
    ose porter plainte contre 2 sites qui dénoncent ces violences ?
    bye
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 9 Aoû - 13:36

    Yvelines: un adolescent se noie en tentant d'échapper à la police
    http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/societe/20100808.OBS8252/yvelines-un-adolescent-se-noie-en-tentant-d-echapper-a-la-police.html]
    bye
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    Message par bye Sam 28 Aoû - 6:37

    Guet-apens policier Calais: la Justice a démasqué les CRS !

    Après deux articles agressifs dans la presse locale, contre deux jeunes de
    la Zup de Calais, leur procès s'est déroulé ce vendredi après-midi.

    Les deux jeunes avaient été accusés d'avoir commis, en réunion, des
    violences sur deux CRS n°7, le samedi 24 juillet. Les CRS prétendaient que
    les deux jeunes hommes avaient fait une sorte de guet-apens contre des
    policiers.
    Ce qui est très
    grave.http://www.nordlittoral.fr/actualite/Faits_divers/Tribunal/2010/07/31/article_vous_aviez_bu_la_belle_excuse.shtml

    Pas de CRS comme lors de la première audience. 25 personnes de la zup
    étaient présentes en soutien. La présidente a montré les photos de l'une des
    victimes blessée à la tête.

    Le substitut du procureur s'est étonné des trois versions différentes des
    policiers victimes, de l'absence de certains témoignages et s'en est remis à
    la Présidente pour le jugement. L'avocate de Lille a démontré que les
    blessures relevées par l'hôpital ne correspondaient pas aux versions
    policières et qu'il était impossible que les deux jeunes connaissent leurs
    victimes.
    Il s'agirait plutôt d'un guet-apens policier contre ces deux jeunes.
    Le commissariat de Calais a aussi commis quelques oublis dans l'instruction
    de cette affaire et a produit un faux témoin anonyme, tout en refusant
    d'autres témoins...

    En fait ce sont 4 policiers ivres qui ont provoqué les deux calaisiens.

    Les jeunes qui risquaient de lourdes peines de prison, seront libres ce
    soir. Ils devront payer des amendes. Ils ont passé tout de même 1 mois en
    prison.

    bye
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Sam 11 Sep - 11:43

    Mort de Zyed et Bouna : non-lieu requis pour les policiers

    http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/societe/20100910.OBS9654/mort-de-zyed-et-bouna-non-lieu-requis-pour-les-policiers.html

    bye
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Dim 12 Sep - 19:09

    Voici le N° 89, SEPTEMBRE 2010, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement. Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur
    le site du réseau : http://resistons.lautre.net/ Si le journal vous
    plaît vous êtes
    invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à
    l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction


    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 89 / septembre 2010

    **Quand la peur change de camps

    Certains diront que c’est peut être le fait le plus marquant de cet été
    mais d’autres savent que c’est le fait le plus marquant de ces quarante
    dernières années ; c’est un tournant dans le conflit entre la population
    des quartiers et l’Etat. Un point de non retour a été franchi avec
    l’échec le plus total de la lutte menée par la première génération
    d’enfant d’immigrés dans les associations et en direction des partis
    politiques. Nous sommes au-delà de ce point,en plein passage à une lutte
    armée. Certes cette lutte ne s’est pas généralisée mais elle est de plus
    en plus ancrée dans les esprits comme le seul moyen de ne pas se laisser
    humilier. Alors face à l’inaction générale peut-on reprocher à des
    hommes et à des femmes de vouloir se battre à armes égales face à une
    police brandissant avec arrogance ses flashballs, ses armes de poing,
    patrouillant en plein milieu des cités devant hommes femmes enfants et
    vieillards ?

    Peut-on reprocher a une certaine jeunesse de n’avoir plus peur de rien
    ni même de la police? on ne peut même pas leur reprocher d’être des
    révolutionnaires qui s’ignorent, jouant leur avenir sur une bataille.
    Personne ne sait mieux qu’un banlieusard « tel acte telle peine de
    prison », on en est à un point tel que l’Etat est contraint de durcir le
    dispositif judiciaire pour faire face par exemple avec le projet de
    déchéance de la nationalité pour les « français d’origine étrangère ».
    Mais qu’en a à foutre de la nationalité française quelqu’un qui risque
    entre 30 ans et la perpétuité ?Et quelqu’un qui est forcé à entrer dans
    la clandestinité après le passage des vautours,ces même vautours qui à
    Grenoble ont tous demandé leur mutation après l’envoi d’un message leur
    promettant un déplumage ?

    Alors la vraie question demeure : quelle solidarité construire face a
    cela ? condamner la violence de part et d’autre ou soutenir une lutte
    face a la répression ? A chacun de choisir son camps.


    Vers l’épuration ethnique ?

    L’expulsion des Rroms roumains et bulgare n’a pas commencé hier. Il y en
    a eu 11 000 en 2009. La différence est que jusqu’ici ça se passait dans
    une complète discrétion médiatique. A part quelques associations et
    collectifs tout le monde s’en foutait. Les Rroms ne constituent-ils pas,
    et ce depuis des siècles, pour les pouvoirs et pour beaucoup de gens
    qu’une minorité qu’on exclut et méprise de façon presque « naturelle »
    (ce serait de « leur faute »)?

    * *

    C’est le contenu de la propagande et des mesures législatives de style
    vichyste proposées cet été qui est nouveau. Pour la première fois,
    depuis la 2ème guerre mondiale une minorité est attaquée comme
    criminelle dans son ensemble sur une base « ethnique ». Bien entendu, on
    n’envoie, pas encore, les Rroms vers les camps de concentration, mais
    néanmoins les similitudes existent : en les expulsant on les traite
    comme des « européens light », des sous citoyens et donc des sortes de
    sous hommes.

    Derrière la brusque médiatisation de ces mesures il pourrait y avoir un
    plan plus large. Il s’inscrit dans les lois que l’Etat prépare face au
    vent nouveau radical qui s’est levé ces mois-ci dans les quartiers
    populaires face à la police.

    Après les « sans-papiers », après les Rroms, la prochaine cible visée
    par l’Etat serait les enfants d’immigrés en révolte. Une preuve ? La
    dernière décision de Sarkozy d’éliminer la bigamie et l’escroquerie pour
    ne laisser « que » l’atteinte à la vie d’un flic comme cause de
    déchéance de la nationalité française. Déjà déclarés criminels en
    groupe, privés de leur nationalité française, les émeutiers des cité
    pourraient devenir à leur tour expulsables. En utilisant les procédures
    « légales » expérimentées sur les Rroms la République pourrait alors se
    débarrasser des Arabes et des Noirs des quartiers populaires. Les
    fondements idéologiques et légaux d’une épuration ethnique à grande
    échelle pourraient être en préparation. Pas possible en France ? en tous
    cas ce ne sont pas des jérémiades de curés et de politicards de gôche
    qui les arrêteront.

    > RIPOSTE dans les quartiers populaires

    L’affaire a été plutôt médiatisée : dans la nuit du 15 juillet un casino
    d’Uriage-les-Bains en Isère est braqué par deux hommes pris en chasse
    par la BAC, échange de coups de feu, la course se finit à pied dans le
    quartier de la Villeneuve à *Grenoble (38)*. Karim Boudouda, 27 ans, est
    abattu par la police. Le procureur invoque la légitime défense, la mère
    du jeune homme parle de porter plainte. /« Dans la fusillade, Karim a
    d’abord été blessé à une jambe, et ensuite, ils l’ont abattu comme un
    chien, de deux balles dans la tête. Pour moi, c’est un assassinat. Même
    s’il a fait un braquage, on ne le tue pas. »/ Du 16 au 18 juillet, le
    quartier de la Villeneuve où habitait Karim, vit trois nuits
    d’affrontements. La police déployée en nombre, 300 CRS, des hommes du
    GIPN et du RAID, essuie ponctuellement des tirs d’armes à feu. Dans un
    discours le 30 juillet Sarkozy parle de « guerre nationale », de
    déchéance de la nationalité française, de peine de 30 ans
    incompressible, d’élargissement des peines planchers, d’expulser les Rroms…

    Dans le Loir-et-Cher, dans la nuit du vendredi 16 au 17 juillet, Luigi
    Duquenet, 22 ans est abattu par un gendarme. La voiture aurait forcé un
    barrage, pour le conducteur /« Il n’y a jamais eu de barrage. Les
    gendarmes nous attendaient. Quand je les ai vus, j’ai pilé. Ils nous ont
    alors tiré dessus »/. Le dimanche une cinquantaine de gens du voyage ont
    attaqué la gendarmerie de *Saint-Aignan (41)* à coups de haches et de
    barres de fer. En réaction quelques 300 militaires sont déployés sur place.

    Mi juillet, un an après la mort en garde à vue au commissariat de
    *Chambon-Feugerolles (42)* de Mohamed Benmouna (voir RE78), la contre
    enquête n’a pas progressé, une marche silencieuse a eu lieu pour
    continuer de réclamer justice.

    Mardi 3Août à *Auxerre (89)*, quartier Sainte Geneviève un jeune homme
    échappe à une interpellation grâce à l’intervention d’un groupe d’une
    dizaine de personnes au visage masqué; plus tard dans la soirée une
    voiture de police est visée par un tir d’arme à feu. Jeudi matin à
    *Villefontaine (38)* près de Lyon des coups d’arme à feu sont tirés
    contre le domicile d’un policier. On comprend que les syndicats de
    police s’inquiètent.

    Dans le quartier parisien de *Belleville*, vendredi 6 Août 20h30 une
    patrouille de 3 policiers interpellent une femme chinoise sans papier,
    elle proteste avec force, ils la menottent et l’entraînent en direction
    de leur voiture. Mais de nombreuse personnes, chinoises elles aussi, se
    mettent à suivre les flics en exigeant de savoir pourquoi cette femme
    est arrêtée. Ils ne lâchent pas le morceau et continuent d’encercler la
    voiture où la femme est enfermée, menottée. Alors les policiers craquent
    et la libèrent. Tout le monde exulte.

    Jeudi 12 Aout dans la cité des Tarterêts* à Corbeil-Essonnes (91)* une
    patrouille de l’UTEQ veut contrôler un jeune mineur. Celui-ci sort un
    marteau et appelle à l’aide. Une soixantaine de jeunes gens descendent
    des immeubles et s’en prennent aux policiers en leur lançant des pavés
    et en les frappant. Les policiers ripostent en jetant des grenades
    lacrymo et tirant au flashball. 5 policiers finissent à l’hôpital.
    Quelques jours plus tard, 2 hommes d’une vingtaine d’années passent en
    jugement avec pour base d’accusation les témoignages de policiers : le
    1er accusé d’avoir arraché le casque d’un policier écope d’un an de
    prison dont 7 mois ferme et le 2nd accusé d’avoir injurié et fait des
    doigts d’honneur, de 3 mois ferme. Mais le parquet d’Evry a fait appel :
    la peine ne convient pas aux policiers venus très nombreux assister au
    procès, ils voudraient plus de prison, des mandats de dépôt*…*

    A *Roubaix (59)* Samedi 21 Aout un homme de 27 ans roule à moto, il est
    poursuivi par la police, il finit par chuter et se retrouve à l’hôpital
    avec la mâchoire cassée, une fracture ouverte à la jambe et de multiples
    contusions. Pour les habitants de son quartier, l’Epeule, ce sont les
    flics qui l’ont poussé. Pendant deux nuits ils s’affrontent à la police,
    5 d’entre eux sont interpellés. Pour le maire PS (comme par hasard le
    même qui avait déposé plainte contre le Quick hallal), qui a appelé en
    renfort une compagnie de CRS, ce n’est pas du tout une « bavure »:
    l’homme a refusé de s’arrêter et il était connu des services de police,
    les flics peuvent donc en disposer impunément.

    Dimanche 22 Aout, quartier de la Fontaine Mallet à *Villepinte* (93),
    des flics en patrouille repèrent un jeune de 19 ans qu’ils recherchent,
    ils se servent de leur Taser à plusieurs reprises pour l’interpeller.
    Les habitants du quartier réagissent et s’affrontent aux policiers
    jusqu’à 2h du matin.

    Le 24 août, des tirs éclatent dans la cité de la Bagatelle à *Toulouse
    (31)*. Probablement le résultat de foutues embrouilles qui virent
    parfois à la mort. Le soir vers 23h la police est appelée. Une
    patrouille de la bac débarque, toute philanthrope. De suite elle essuie
    sans être touchée un* *coup de feu, puis prenant en chasse la voiture du
    tireur, deux coups de feu. Arrivés dans une autre cité du Mirail, les
    bacqueux et quelques renforts se trouvent caillassés par 30 à 50
    personnes, celles poursuivies disparaissant dans la nature. Une enquête
    pour « tentative d’homicide sur agents de la force publique » a été
    ouverte. Selon le proc’, « quand des policiers sont pris à partie, cela
    mérite de tout faire pour identifier les auteurs, et quand ces auteurs
    sont identifiés, cela mérite une réponse particulièrement ferme ». La
    vie d’un flic vaut bien plus qu’une autre.

    Aux abords de la *cité du Luth à Gennevilliers *(92) une patrouille de 3
    policiers a été attaquée par une trentaine de personnes, dans la nuit du
    31 août au 1er septembre, par jet de pavés. Un policier a eu un
    traumatisme crânien, leur voiture a été sérieusement endommagée. Deux
    jeunes ont été interpellés. Un peu plus tôt dans la journée deux jeunes
    en scooter avaient déjà été arrêtés pour « crime de rodéo ». Ils ont été
    condamnés en comparution immédiate à 5 mois et à un an de prison (une
    vengeance de la justice ?) pour « refus d’obtempérer », « violences
    volontaires » et « conduite sans permis ».

    > [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]

    Encore deux noyades… et deux autres

    Vous vous souvenez de Mickaël Cohen ou Vilhelm Covaci, poursuivis par la
    police et retrouvés noyés en 2004 et 2006 . La série noire se poursuit.
    Un sans papiers guinéen de 28 ans, chassé par la police se noie dans la
    Seine à Draveil (Essonne), et aussi un adolescent de 15 ans fuyant un
    contrôle routier à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Parions que comme
    d’habitude les enquêtes vont s’enliser, il ne restera que des familles
    en deuil, impuissantes mais qui n’oublieront pas.

    Petite victoire

    Le 19 juillet le Conseil d’Etat a condamné en partie le fichier Base
    élèves premier degré *:* *s*uppression des données sur la santé des
    élèves, réduction de la durée de conservation de celles contenues dans
    la Base nationale identifiant élèves (BNIE), qui est aujourd’hui de 35
    ans… et surtout un droit d’opposition des parents pour que les données
    soient anonymes et ne sortent pas de l’école, pour ne pas être croisées
    avec d’autres fichiers de l’éduc’ nat’ ou d’autres ministères, ni
    auscultées par la mairie et l’inspection académique. Cette petite
    victoire vient après deux ans de bataille de plus de 2 000 parents et
    200 directeurs d’école sur le terrain et dans les tribunaux. L’horizon
    reste la disparition de ce fichier, de la bureaucratie et du flicage
    modernisés qui vont avec, sous prétexte de meilleure gestion
    administrative et de suivi pédagogique.

    L’autre rentrée

    La loi d’orientation et de programmation pour la performance de la
    sécurité intérieure n°2 *est* discutée cet automne par les boîtes à
    dangereux guignols. À chaque fois des caps sont franchis, aussi brutaux
    que l’aggravation est progressive et diffuse. Entre autres ici : 30 ans
    de taule ou perpétuité incompressibles pour le meurtre de personnes
    dépositaires de l’autorité publique (flics, gendarmes, magistrats) ;
    peines-plancher systématiques pour les récidives de « violences
    aggravées », au moins 6 mois fermes ; bracelet électronique pour les
    condamnés en état de récidive à 5 ans fermes au moins, et les
    sans-papiers assignés à résidence ; responsabilité pénale des parents de
    mineurs auteurs de délits et autres infractions ; procédure d’expulsion
    expéditive du préfet pour tout type de squatteurs de logements, locaux,
    terrains, sans jugement, sur simple mise en demeure, et même contre
    l’avis ou à la place du proprio ; etc.

    L’autre cartouche du moment est le projet de loi Besson qui affaiblit
    encore plus la déjà lamentable condition juridique des sans-papiers et
    renforce leur répression. Entre autres : possibilité pour le préfet de
    créer des zones d’attente ad hoc ; une Interdiction du territoire
    français (ITF) accompagnerait toute Obligation de quitter le territoire
    français (OQTF), ; allongement de la durée de rétention ; création d’une
    « carte bleue européenne » pour les travailleurs hautement qualifiés,
    qui illustre bien l’immigration choisie mais ne cache pas que la
    répression accrue ne frappe toujours qu’une partie des sans-papiers
    pauvres pour maintenir la majorité dans la peur et l’exploitation.

    > [ A G I R ]

    Pour avoir osé comparer le gouvernement actuel à celui Vichy, en matière
    de méthodes de chasse aux sans papier dans un tract, quatre militant-e-s
    tourangeaux se retrouveront au tribunal correctionnel de Tours le jeudi
    16 septembre, poursuivis pour « diffamation publique contre une
    administration publique » par le Ministre de l'intérieur en personne…
    Appel à soutien les 15 et 16/09, 13h00 devant le tribunal de Tours.
    www.baleiniers.org
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 13 Sep - 13:00

    Un gendarme accusé de "coups mortels" devant la justice - LeMonde.fr

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/13/un-gendarme-accuse-de-coups-mortels-devant-la-justice_1410248_3224.html#xtor=RSS-3208
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    Message par bye Mar 28 Sep - 12:23

    Un policier suspendu après un passage à tabac - 28/09/2010 - leParisien.fr

    http://www.leparisien.fr/essonne-91/un-policier-suspendu-apres-un-passage-a-tabac-28-09-2010-1085422.php?xtor=EREC-109

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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mar 12 Oct - 16:56

    Voici le N° 90, OCTOBRE 2010, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement. Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur
    le site du réseau : http://resistons.lautre.net/ Si le journal vous
    plaît vous êtes
    invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à
    l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    +++

    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 90 / octobre 2010

    Quand la peur change de camps (suite)


    Dans l’édito de Septembre il y avait une analyse de la situation des
    quartiers populaires et ce constat : « nous sommes en plein passage à
    une lutte armée ». L’idée était d’au moins provoquer le débat. Car dans
    le monde militant c’est plus ou moins silence radio. N’y a-t-il pas
    problème quand ceux qui se battent contre l’Etat, la répression, la
    rétention, la prison… ne considèrent pas vital de prendre parti par
    rapport à la situation dans les quartiers populaires ? Quelques-uns ont
    cependant réagi à cet édito ou se sont exprimés ailleurs sur ce point.
    Poursuivons le débat. Faut-il parler de « tournant » dans les relations
    entre quartiers populaires et police ou plutôt d’un gonflage médiatique
    confortant la politique ultra-sécuritaire de l’Etat ? Certes les médias
    dominants font leurs choux gras de ces tirs hors-la-loi mais par exemple
    les deux pages de « Ripostes » (rubrique née de l’idée que les révoltes
    quasi quotidiennes face aux flics dans les quartiers populaires
    constituent un courant de résistance réelle et légitime) du dernier n°
    n’appuient-elles pas la réalité d’un tournant radical ? On dit aussi
    qu’il s’agit de bandits et de trafiquants qui comme toujours règlent
    leur compte avec les flics. Les intentions de ces banlieusards porteurs
    d’armes ne sont sûrement pas pures, et après ? Existe-t-il seulement des
    révoltes et des militants purs ? On ne peut nier en tout cas que si les
    insurgés de 2005 n’ont pas usé d’armes à feu ceux de Villiers-le-Bel en
    2007 ou de Grenoble cet été n’hésitent plus à le faire. De plus, parler
    de « lutte armée » serait inapproprié car rien ne laisse supposer
    l’existence d’une organisation collective, d’un plan clair et déterminé
    derrière ces actes isolés et confus ? Sans idéaliser ni y voir une
    quelconque avant-garde, ces gens armés ne luttent-t-il pas ensemble
    contre l’Etat et sa police ? Quel autre gage faudrait-il pour parler de
    « lutte armée » ? Autre époque : Eldridge Cleaver, des Blacks Panthers
    aux militants blancs critiquant leurs modes d’action : /« Il est des
    gens qui ne sont que trop disposés à penser à notre place, même si c’est
    nous qui mourons. Mais ils ne sont plus d’accord pour aller jusqu’au
    bout et mourir à notre place »/. Il ne s’agit pas de parler ou d’agir à
    la place des jeunes des quartiers populaires ou leur dire ce qu’ils
    doivent faire. Il y a deux choix : laisser les tireurs régler cela seuls
    avec leurs armes et la police, ou prendre parti et se poser comme le
    disait l’édito /« la vraie question /[qui]/ demeure : quelle solidarité
    construire face à cela ? »/

    - - - -

    > [ R I P O S T E dans les quartiers populaires ]

    */Deux policiers percutés par une Mercedes à Beauvais/*

    Des policiers municipaux sont intervenus pour « des jets de ballons
    intempestifs dans un jardin ». Ca ne s’invente pas ! D’après les flics
    les policiers auraient été pris à parti en voulant interpeller un «
    lanceur ». C’est à la suite de la résistance des jeunes que deux
    policiers ont été blessés, dont un à la tête. Alors que les syndicats de
    policiers affirment qu’ils seraient devenus des « cibles », les choses
    ne doivent pas être si claires que ça. La preuve : Christopher
    l’agresseur présumé des 2 policiers municipaux n’a écopé « que » de 2
    ans avec sursis alors qu’il encourait sept ans de prison.

    */Bataille rangée au quartier de Pontazen (Brest)/*

    Le 28 septembre la police est venue en nombre pour interpeller un jeune
    accusé de caillassage d’une voiture de police. Une quarantaine de jeunes
    s’est alors opposée à la police en la bombardant de projectiles. Les
    agents ont du reculer et vers 18h ils ont quitté le quartier dans une
    ambiance très tendue, sous une pluie de pierres et sous les yeux de
    nombreux habitants. De nombreux parents revenaient de l’école avec leurs
    enfants. Des témoins parlent de début d’émeute avec tirs de flashball,
    bombes lacrymogènes, insultes, caillassage… Des habitants ont été
    choqués par la violence des affrontements mais aussi par les tirs de
    grenades lacrymogènes dans les couloirs d’une des tours du quartier.
    Deux jeunes et 3 policiers ont été blessés, 2 jeunes arrêtés.

    */C’est vraiment chaud dans le quartier de l’Argonne (Orléans, 45)/*

    Le 24 et 25 septembre, comme réponse à des arrestations pendant les
    semaines précédentes : l’éclairage public est coupé, une voiture-bélier
    tente d’incendier le commissariat, des jets de cocktail molotov vise la
    façade. Parallèlement, à quelques centaines de mètres du rond-point de
    l’avenue des Droits-de-l’Homme, des plots en plastique sont incendiés
    pour tenter de retarder l’intervention des véhicules de pompiers et
    policiers. Dans le même temps, une Ford Mondeo volée à proximité, est
    projetée contre la baie vitrée de la mairie de proximité avant d’être
    incendiée. De plus : deux Ford Fiesta se sont également frottées aux
    véhicules de police en patrouille. Si l’une des Fiesta a frôlé les
    forces de l’ordre, la seconde a carrément heurté l’arrière de la voiture
    de la police municipale, sans causer de gros dommages.

    */La mort de Hakim Ajimi, du nouveau !/*

    Suite à la mobilisation, deux policiers de la BAC responsables de
    l’interpellation qui a coûté la vie à Hakim Ajimi à Grasse sont renvoyés
    devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire d’une part
    et pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril
    d’autre part. Le Comité de soutien Vérité et Justice pour Hakim Ajimi
    appelle à rester /« mobilisé(e)s car cette étape, aussi importante
    soit-elle, n’est pourtant pas la dernière. »/ contact :
    fsqp2007@gmail.fr; info : http://fsqp.free.fr

    > [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]

    Répression préventive

    Un camp /No Border/ (contre tout contrôle des migrations) a débuté le
    25/09 à Bruxelles. Environ 600 participants basés dans un entrepôt. À
    l’image des derniers contre-sommets internationaux, la répression
    s’intensifie. Le 29/09, le cortège No Border (dont 150 personnes sont
    arrêtées dès la sortie du camp), tentant d’intégrer la grande manif
    européenne contre les politiques d’austérité, est harcelé par les flics
    qui, malgré le soutien de cortèges syndicaux, finissent par l’encercler
    et serrer 250 personnes, à coups de gaz et de matraque. Un homme au
    crâne ouvert git une demi-heure dans son sang. Le 1/10 ceux qui se
    retrouvent pour une manif sauvage nocturne sont raflés par dizaines avec
    des passants. Au comico, passages à tabac, humiliations, violences
    sexistes, tortures rappellent Gênes en 2001. Dehors 40 personnes
    attaquent le commissariat à coups de pierres et barres de fer (plusieurs
    arrestations, un flic blessé). Deux actions ont malgré tout réussi : le
    29, 50 personnes bloquent un colloque de l’agence Frontex, deux jours
    après d’autres déversent 40 L d’huile de friture rance dans le hall du
    siège de Sodexo-Bruxelles (restauration et entretien de prisons et camps
    de rétention). Par rapport à une nasse à si grande échelle la difficulté
    est d’être là où l’ennemi ne nous attend pas… La mobilisation continue.
    Les procès à venir sont suivis par la « legal team », chaque personne
    arrêtée peut déposer plainte si elle le veut. Contact :
    juridixnbc@vluchteling.be

    En retrait

    Quel silence sur les violences qui ont émaillé le pacifisme des manifs
    du 23/09 contre la réforme des retraites ! Bar-le-Duc : les manifestants
    sont gazés devant la préfecture. Angoulême : dans le hall de la gare,
    les policiers gazent et matraquent les manifestants qui tentent de
    forcer un cordon pour aller occuper les voies. S’ensuit un face-à-face
    d’une heure et demie. Le Havre : les CRS délogent fermement les
    occupants des voies de la gare. Belfort : deux manifestants sont mis en
    garde-à-vue et poursuivis pour « coups de poing et de couteau ».
    Saint-Nazaire : les flics répriment abondamment les manifestants aux
    abords de la sous-préfecture. Sur les six personnes en garde-à-vue,
    trois prennent un et deux mois fermes en comparution immédiate pour «
    jets de projectile et attroupement illicite avec possession d’armes »
    (des bouteilles). En mars dernier le proc avait classé sans suite la «
    plainte contre X pour coups et blessures involontaires » portée par P.
    Vaillant, amputé de deux orteils suite à l’explosion d’une grenade
    assourdissante lors des affrontements du 29/01/09, en fin de manif et
    devant la sous-préf…

    
Pour la justice, les flics « font leur travail »
    quand ils tirent et quand ils tuent

    A Draguignan en 2008 Joseph Guerdner 27 ans, gitan, s’est retrouvé en
    GAV, il tente de profiter d’une pause cigarette pour s’enfuir en sautant
    du premier étage alors qu’il est menotté et entravé à la cheville. Le
    gendarme chargé de le surveiller décide de tirer sur lui à 7 reprises :
    il le tue. Une information judiciaire est ouverte pour meurtre mais un
    an plus tard la justice ordonne un non-lieu. La famille fait appel. Le
    nouveau procès a eu lieu en septembre devant la cour d’assise du Var. Le
    gendarme reconnaît les faits, /« mais je ne peux pas demander pardon, je
    ne regrette rien, j’ai fait mon travail, Guerdner voulait s’évader,
    c’est pour cela que j’ai tiré. »/ Il est acquitté.
    2 ans plus tard, juillet 2010, l’histoire se répète à Saint Aignan :
    lors d’un contrôle routier, un gendarme tire sur un homme de 22 ans,
    gitan, et le tue. Les membres de sa communauté laissent libre cours à
    leur colère et s’attaquent à la gendarmerie. Fin Septembre suite au
    dépôt de plainte de la famille, le gendarme est mis en examen. Reste
    plus qu’à démontrer qu’il faisait son travail ?

    Volonté de vérité pour les « inculpés de Villiers le Bel » 



    Christopher est le seul témoin qui s’est présenté à visage découvert au
    procès des inculpés de Villiers-le-Bel en juin dernier. Il déclare avoir
    entendu 2 des accusés se vanter d’avoir tiré sur les policiers, alors
    qu’il se trouvait dans les geôles de la cour de Versailles pour une
    autre affaire. Lorsque les policiers ont obtenu son témoignage il avait
    19 ans, était en prison, avait perdu son père et avait tenté de se
    suicider. A l’annonce du verdict (de 3 à 15 ans de prison pour les
    accusés), Christopher change d’avis, il affirme que son témoignage est
    faux, qu’il lui a été soutiré sous la pression et la menace : les flics
    lui ont promis une remise de peine et l’ont manipulé. Selon son avocate
    /« on a dit qu’il se rétractait à cause de menaces d’habitants de
    Villiers-le-Bel. Je ne le crois pas. Il redoute davantage les policiers.
    »/ Elle porte plainte pour subornation de témoin, son client /« a pris
    conscience qu’il fallait que vérité soit faite »/.

    

La justice ne cède rien aux révoltés de 2005

    Vous vous souvenez tous de Zyed, Bouna et Muhttin : les deux 1ers sont
    morts électrocutés, le 3ème a été gravement blessé en octobre 2005 à
    Clichy-sous-Bois alors que tous trois s’étaient réfugiés dans un
    transformateur EDF pour fuir les flics qui les poursuivaient. Pendant 3
    semaines, des habitants des quartiers populaires de toute la France
    avaient riposté face à cette injustice en affrontant la police nuit
    après nuit. Les familles des 2 adolescents décédés avaient quant à elles
    porté plainte contre les flics pour non-assistance à personne en danger.
    A en croire les échanges radio de la police cela semblait clair : un
    flic annonce avoir /« vu 2 individus en train d’enjamber un grillage
    pour se diriger vers le site EDF »/ puis déclare /« en même temps, s’ils
    rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau »/. Mais
    pour la justice qui vient de se prononcer (5 ans après les faits) c’est
    un non-lieu… On se dit que les illusions perdues doivent peser lourd sur
    le cœur des proches des 3 jeunes.

    Outrage sur Internet et Prison ferme 



    La salve d’insulte visant les gendarmes du Faou (près de Brest) était
    accessible à tous, le jeune homme de 19 ans n’ayant pas modifié les
    paramètres de confidentialité par défaut de son compte « facebook ».
    Absent à l’audience, déjà condamné pour outrage : le tribunal se lâche.
    Au départ un coup de sang après un contrôle routier, à l’arrivée 3 mois
    ferme et 750 euros, un nouveau record en la matière…

    > [ A G I R ]

    *Le procès de Tours* intenté par le pouvoir pour avoir osé comparer le
    gouvernement actuel à celui de Vichy a été reporté au vendredi 3
    décembre à 09 h 30. Infos : http://baleiniers.org 



    *Appel : /La Voix des// Rroms/ souhaite créer un fonds pour la Justice.
    *
Ce fonds servira prioritairement à couvrir les frais de procédures
    judiciaires engager contre ceux qui incitent à la haine, au racisme et à
    la discrimination. D’ores et déjà, une telle procédure est envisagée
    contre le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités
    territoriales, qui dans une circulaire du 5 août dernier demande aux
    préfets l’évacuation de 300 campements illicites, « en priorité ceux des
    Roms ». info : http://la-voix-des-rroms.agence-presse.net

    *Pétition Villiers-le-Bel :* « Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel,
    Appel contre une condamnation 
pour l’exemple ». Voir le texte et le
    lien pour la signer sur : http://lille.indymedia.org/article23185.html

    * *

    *Mobilisation à Montréal contre la brutalité policière. *Rassemblement
    devant la Fraternité des policiers et policières de Montréal le vendredi
    22 octobre, et marche commémorative le samedi 23 octobre. Cette
    initiative est née suite au Forum contre la Violence Policière et
    l’Impunité qui a eu lieu de janvier 2010 à Montréal, durant lequel des
    familles ont exprimé leur désir de se réunir pour commémorer leurs
    proches et renforcer leurs luttes pour la dignité, la justice et la
    vérité. Infos : www.22octobre.net
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    Message par bye Sam 23 Oct - 17:37

    Provocations policières : la preuve par l’exemple !

    Chambéry 19/10/2010, 18h00 avenue De Boigne, des jeunes encagoulés jettent des pierres sur un cordon de robocops (CRS ou gendarmes mobiles). Ça dure un bon moment... Puis trois des ces jeunes, l’instant d’avant les plus hardis à jeter des pierres, remontent un brassard orange sur leur manche droite, foncent sur l’un d’entre eux et l’immobilisent. Remarquable coordination car immédiatement surgissent une dizaine de robocops qui protègent le groupe. Et devant les commerçants médusés on voit trois jeunes encagoulés embarquer un de leurs potes sous la protection des robocops.

    Sur la photo jointe, un de ces "brassards oranges", sweat à cagoule gris et bandeau noir, APRÈS l’interpellation ci-dessus racontée.

    (Petite parenthèse : Je me trouvais là pour montrer à un petit jeune comment les choses se passent. En gros j’étais un peu dans le rôle du vieux mustang qui montre à un jeune poulain quelle herbe ne pas brouter. Avec un peu d’expérience et les policiers étant si prévisibles, je savais où me mettre pour montrer, en toute sécurité, la fameuse scène à mon jeune protégé. Merci aux policiers d’avoir été fidèles au rendez-vous. Sans quoi la leçon n’aurait pas été complète.).

    Question de la poule et de l’œuf, ou déduction politique logique : Les mecs en brassard orange, ils entraînent quelques écervelés pour provoquer les violences dont le gouvernement a besoin pour casser la protestation contre une réforme injuste ? Ou sont-ce de gentils policiers "infiltrés" pour arrêter de vilains et bêtes "casseurs" ?

    En tous cas, je vous le dis, ces "casseurs", ils tombent chaque fois rudement bien pour arranger les affaires d’un gouvernement désapprouvé par 71% des Français sur ce projet des retraites, mais certainement approuvé par une majorité pour "maintenir l’ordre".

    Dernière précision : Ce jour, d’après les syndicats, il y avait près de 4 millions de manifestants, et Nicolas Sarkozy mesure 163cm. Selon le Ministère de l’Intérieur, il y n’y aurait eu que 825.607 manifestants, et Nicolas Sarkozy mesure 2,03 mètres...


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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Jeu 11 Nov - 15:50

    http://www.arteradio.com/tuner.html

    "on voulait juste manifester, "reportage d'Arte, manifestations d'automne 2010 et violences policières
    hallucinant!
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mar 14 Déc - 6:51

    Le flash ball a tué ? Il faut s'attendre malheureusement à d'autres drames.
    Communiqué de la famille de Pierre.


    Communiqué de la famille de Pierre, lycéen de 17 ans blessé à l'oeil à
    Nantes dans une manifestation le 27 novembre 2007.

    Après le décès survenu ce matin d'un homme victime d'un tir de flash-ball à
    Marseille, la famille de Pierre réaffirme que :

    1 – Quelque soit le débat sur la légitime défense dans cette affaire, ce
    drame montre que le Flash ball ne peut plus être considéré comme arme « non
    létale » ou même à « létalité atténuée. »

    2 – Alors que les circulaires successives de la Police tendent à généraliser
    l'emploi du nouveau Flash-ball « Lanceur de balles de défense » au lieu de
    le restreindre,
    comme l'indique le site de journalisme numérique Owni,

    http://owni.fr/2010/11/24/application-flash-ball-15-ans-de-documents-reveles-police-leaks-upian-davduf/

    il faudra malheureusement s'attendre prochainement à une augmentation
    sensible du nombre de drames causés par cette arme, proportionnellement à la
    distribution massive en cours de Lanceurs de balles de défense qui arrivent
    actuellement en dotation (avec une formation insuffisante) dans les
    commissariats, brigades et compagnies d'intervention.

    Note 1 : Il ne faut pas confondre l'ancien flash-ball fabriqué par
    Verney-Caron et le nouveau Lanceur de balles de défense/LBD, plus précis et
    plus dangereux, actuellement en dotation massive dans la police, fabriqué
    par Brugger & Thomet, et qui a été expérimenté discrètement in vivo sur des
    manifestants, y compris parfois des enfants, comme à Nantes, et cet automne
    encore à Montreuil, etc.

    Note 2 : Le « Groupe de travail du 27 novembre » rassemblé à Nantes autour
    de la famille de Pierre est en contact coopératif avec les autres personnes
    mutilées au visage ces dernières années (à Paris, à Toulouse, à deux
    reprises à Montreuil, etc) et publie un site remis à jour régulièrement :

    http://27novembre2007.blogspot.com/
    bye
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    Message par bye Lun 17 Jan - 21:52

    Amnesty International et l'association Vérité et Justice pour Abou
    Bakari Tandia* vous invitent à venir soutenir leur action

    *Samedi 22 janvier 2011 de 14h à 17h à Courbevoie, Centre Charras, à
    l’angle des rues Bezon et Baudin.*

    Le 5 décembre 2004, Abou Bakari Tandia tombe dans le coma au
    commissariat de Courbevoie où il était en garde à vue pour défaut de
    papiers en règle. Il meurt sans avoir repris connaissance le 24 janvier
    2005.
    Amnesty International mentionne cette affaire dans son rapport sur les
    violences policières en France.
    6 ans après le décès d’Abou Bakari, ses proches et l’association de
    soutien attendent toujours les conclusions de la Justice.
    -> En juillet 2009, les experts médecins légistes ont pu rendre leurs
    conclusions définitives, le dossier médical d’Abou Bakari ayant enfin
    été retrouvé après avoir été “égaré” pendant quelques années.
    -> Ces conclusions sont contradictoires avec les témoignages des
    policiers du commissariat de Courbevoie, notamment sur l’origine du coma.
    -> En novembre 2010, la juge d’instruction en charge du dossier a achevé
    d’entendre en qualité de “témoins assistés” les 5 policiers présents le
    soir du drame.**
    *-> et maintenant ?*

    Pour que l'instruction judiciaire en cours aille jusqu’au bout ; pour
    que de tels drames ne se reproduisent plus dans nos commissariats ; pour
    que personne ne meurt de n'avoir pu présenter des papiers en règle, en
    France, au XXIe siècle ;
    Apportez votre soutien aux associations : Vérité et Justice pour Abou
    Bakari Tandia

    www.aboubakaritandia.org - Tel : 01
    46 91 08 80 - Mail : abtandia@free.fr
    *Amnesty International*
    www.amnesty.fr - 01 53 38 65 65 -
    webmestre@amnesty.fr

    */Avec le soutien de la CIMADE, de la Dynamique Malienne, des
    associations “Vérité et Justice pour Lamine Dieng” et “Véritéet Justice
    pour Mamadou Marega”, du CSP 92, de SOS Racisme 92, de la LDH section
    Levallois.../*
    */
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    Message par bye Mer 19 Jan - 15:05

    Sujet: violences policières

    à publier, à diffuser
    http://www.lille43000.com/content/view/387/263/


    Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations

    Image La soirée du vendredi 14 janvier organisée au Centre Culturel Libertaire (CCL) en soutien au journal La Brique a rassemblé beaucoup de monde. Des habitués, des militants, mais aussi et surtout de nombreuses personnes étrangères à ce milieu, uniquement présentes pour le concert Hip Hop. A la fin de la soirée, la police a littéralement pris d’assaut les lieux et interpellé brutalement les 53 personnes qui s’y trouvaient encore. Pour plusieurs raisons, nous ne reviendrons que sur les agissements des policiers, depuis le moment où ils nous enfermaient dans le CCL comme des rats jusqu’à notre libération du commissariat. Voici ce que nous avons vu de nos propres yeux et entendu de nos propres oreilles, tant de la part de nos compagnons de cellule que des « fonctionnaires de l'Etat », véritable police idéologique et punitive.

    Entre 3 et 4 heures du matin, la police intervient aux portes du CCL. Avant qu’elles ne soient fermées et barricadées par nos soins, un policier réussit à décharger une grosse dose de lacrymogène poivrée à l’intérieur. Les yeux rougissent, larmoient, les poumons s’irritent, l’air s’opacifie, mais il est encore possible de tenir. Certaines personnes ouvrent la seule salle fermée jusqu’à présent pour s’y réfugier et respirer. Mais cela ne dure pas, car les policiers brisent sa vitre donnant sur la rue et gazent massivement, dans le but d’étouffer ses occupants. La situation est intenable, et l’on se décide à sortir.

    L’ouverture des portes permet aux agents de gazer davantage ce véritable piège qu’est devenu le CCL. Certaines personnes le sont au visage, comme celle qui tente d’expliquer à la police qu’« on va sortir ». Une fois dehors, nous sommes reçus à coups de matraques, bousculés, molestés, jetés au sol. Et, progressivement, nous nous retrouvons à terre, soit sur les trottoirs, soit sur la chaussée. Un mot de trop, un geste – comme lever la tête pour observer la scène –, et les policiers insultent – les hommes en particulier sont traités de « pédale », « tarlouze » – ou frappent – coups de pieds dans les bras, les côtes. Certains sont matraqués à la tête. Un homme a l'œil gonflé de sang. Est-ce un hasard s’il est basané ? Au moins deux personnes sont complètement aveuglées par le gaz. Une autre, asthmatique, s’asphyxie. Un type se retrouve à terre, la tête écrasée par le genou d’un jeune policier très excité, celui-là même qui le menotte brutalement en criant, mot pour mot, à ses collègues : « J’l’ai eu, c’est bon, j’me suis vengé ! »

    Plusieurs camions arrivent. Cela a manifestement tout l'air d'une rafle, avec son lot de personnes impuissantes, apeurées, paniquées et dans une complète incompréhension. Nous sommes menottés dans le dos à l’aide de « serre flex » et conduits par groupes au commissariat. Dans un des camions, un policier déclare à des « raflés » qu’ils sont interpellés parce que, ce soir, ils n’étaient « pas sortis au bon endroit ». D’autres apprennent de la police qu’ils ne sont que de « sales gauchistes ».



    Arrivée au commico

    Au commissariat, les hommes sont parqués dans une seule cellule, les femmes dans une salle, toujours entravé-es. Nous sommes bientôt 53, et étouffons entre ces murs. Certains ont leurs liens trop serrés, dans le dos, et expriment leur douleur aux policiers. Ces derniers rigolent et insultent à nouveau. Comme dans la salle où sont enfermées les femmes, la colère monte dans la cellule des hommes. Quelques uns s’énervent, l’on crie, l’on tape dans la porte, ce qui vaut, pour l’un d’entre eux, d’être sorti de la cellule et tabassé au sol. Il ne se débat pas, tenu qu’il est par le « serre flex », et encaisse les coups.

    L’un après l’autre, nous passons un test d’alcoolémie. Les hommes sont déplacés, toujours les mains dans le dos, dans une autre cellule, un peu plus grande. Les femmes sont les premières à être fouillées, mises à nu une par une, puis déplacées dans les geôles de garde à vue. De là où les hommes sont parqués à présent, on peut observer les derniers interpellés arrivant au commissariat. Parmi eux, une jeune femme perd connaissance, juste devant la cellule. Elle s’écroule sans provoquer la moindre réaction des policiers. Ceux-ci la laissent au sol, inconsciente, durant au moins quinze minutes. Derrière les vitres de la cellule, les hommes protestent, en criant, tapant dans la porte. Ce qui amuse visiblement les agents, qui rigolent entre eux, droits dans leurs bottes autour de la gisante. Elle sera par la suite traînée sur le sol…

    Un type est très mal en point, il ne voit plus rien. On demande un médecin mais les policiers se marrent et attendent un long moment pour le faire examiner. Certains souhaitent que leurs liens dans le dos soient desserrés : ils en sortent un pour… les lui resserrer. L’énervement se fait de plus en plus sentir. Aucune notification, aucune information n’est donnée. Certes, certaines personnes ont trop d’alcool dans le sang, mais celles dont le taux est nul devront quand même patienter plusieurs heures – environ de 4h30 à 8h30 pour les premières – avant de savoir ce qu’elles font ici et connaître leurs droits. Un flic au crâne rasé perd son sang froid, ouvre la cellule des hommes et en frappe un durement au ventre. Il referme la porte. Quelques minutes après, il réitère dans la salle des femmes en infligeant plusieurs coups dans le tas, à l’aveugle. Ses collègues lui demandent manifestement d’aller voir ailleurs, car il vient de commettre, devant tout le monde, une bavure en bonne et due forme. Un autre policier explique aux hommes qu’ils ont « de la chance de pas être en Tunisie », car « là-bas, on aurait eu des armes ». Et à ceux qui lui demandent si c’est ce qu’il veut, utiliser son arme, il répond très sereinement « oui ». Pour justifier leurs agissements, les agents n’ont qu’un mot à la bouche : une « trentaine » de personnes parmi nous ont tabassé un des leurs qui est actuellement dans le coma… Nous apprendrons plus tard la vérité : ce n’est qu’un grossier mensonge.

    Pour les hommes, les mains dans le dos, l’attente dans cette cellule trop petite est très longue. C’est un peu avant 8 heures que le premier d’entre eux est fouillé, libéré du « serre flex », présenté au médecin puis placé en geôle de garde à vue. Les derniers y seront déplacés en milieu de matinée. Pendant une fouille, des policiers menacent et traitent plusieurs fois un interpellé dénudé de « connard ». Lors d’une autre, ils arrachent sans ménagement l’écarteur d’oreille d’un homme, qui arrive dans sa cellule avec un lobe ensanglanté. On lui donne quelques feuilles de papier toilette. Seize femmes sont placées dans une cellule immonde qui ne peut, humainement, même pas en contenir dix. Dans une autre, plus grande, où quinze hommes sont enfermés, le sol, à plusieurs endroits, est recouvert d’urine, l’air empuanti. Heureusement que le médecin du commissariat conseille à plusieurs d’entre nous d’arrêter de fumer, car c’est mauvais pour la santé…



    Dans l’attente d’une libération

    Nous sommes dans les sous-sols de la forteresse policière lilloise construite il y a trois ans aux portes de Lille Sud. Durant les révoltes de 2005, c’est dans ce quartier que les voitures avaient brûlé. La mesure de cette opération explique peut-être pour la première fois de façon concrète la démesure de l’architecture du bâtiment. Car dans l’ancien commissariat, il aurait été difficile de placer autant de monde en garde à vue simultanément… S’agissait-il d’« anticiper » les éventuelles révoltes des quartiers pauvres de Lille ?

    Tout est vitré, les lumières sont blafardes, les murs de béton, froids et épais, les moindres bruits se propagent en échos qui, à la longue, deviennent insupportables. Il ne se passe d’ailleurs pas dix minutes sans qu’un prisonnier cogne les vitres, ou crie, qu’une porte soit ouverte puis fermée par trois verrous. Il fait chaud mais la fatigue refroidit le corps. Ici, on perd vite la notion de l’espace et du temps. Beaucoup craignent une prolongation de vingt-quatre heures, le cauchemar s’éternise.

    Entre le milieu de matinée et 20 heures, c’est une longue attente où il faut crier, frapper dans les fenêtres et les portes des cellules pour ne serait-ce qu'avoir accès aux toilettes. En guise de repas, vers 10h30, un des policiers dépose une brique de jus de pomme et deux biscuits secs. Quand on leur demandera plus tard à manger, ce qui est un droit des plus élémentaires, ceux-ci hausseront les épaules et diront que les réserves de repas sont vides.

    Les femmes, toujours à seize dans leur cellule exiguë, doivent subir les regards pervers et rigolards des policiers. On ne leur donne pas de biscuits avant plusieurs heures. Et quand elles demandent, à maintes reprises, de pouvoir accéder aux toilettes, on les ignore. Elles réclament alors du papier toilette, et un jeune agent tout juste pubère répond, en cherchant du regard la complicité de son collègue : « Vous avez un petit problème, c'est ça ? C'est pas de chance. » Il continue de rigoler, tourne le dos. Vers 14 heures, les femmes se mettent à crier : elles ont chaud, suffoquent, l'une d'entre elles fait un malaise. Il faudra attendre cinq bonnes minutes avant qu'un des geôliers présents daigne jeter un œil, puis encore cinq longues minutes avant qu'une partie d'entre elles ne soit placée dans une autre cellule.

    Au moment de la notification de garde à vue, une policière demande à un interpellé s'il veut voir un médecin. L'homme hésite, ce qui la pousse à argumenter : « Dans tous les cas, si vous voulez sortir vite d'ici, il vaut mieux ne pas faire traîner ces histoires... » Message passé. Les notifications tardent à venir pour certains interpellés, les dernières d’entre elles arriveront aux alentours de 16 heures, avec pour heure officielle du début de la garde à vue 4h30… D’ailleurs certaines personnes refusent de les signer, choquées d’apprendre à leur lecture qu’elles sont gardées à vue pour « violence collective à agents des forces de police ». Environ la moitié des 53 interpellés demandent à consulter une avocate commise d’office. Rares sont ceux qui la verront avant leur interrogatoire.

    Viennent les auditions, très lentement. Au cours de l’une d’elles, un officier de la police judiciaire (OPJ) demande à un interpellé s'il connaît un certain « cochon ». Réponse négative, qui déçoit l'OPJ : pour le reste de l'interrogatoire, faisant preuve d’un humour très fin, il ne cessera de l'appeler « Monsieur Cochon ». Durant cette même audition, un autre policier entre dans la salle, regarde l’homme interrogé, et lui dit en posant son front juste au-dessus de lui : « Vous aussi, vous ne savez rien et vous n'avez rien vu ! Il n'empêche qu'on a un collègue sur le carreau et qu'on sera sans pitié ». Mais quand il le raccompagne dans sa cellule, l'OPJ, d'humeur plus bavarde, dit au gardé à vue que le collègue en question est sorti de l'hôpital, qu'en fait il n'a pas grand chose et que cette histoire fait beaucoup de bruit pour rien…

    Vers 16 heures, les premiers signes de libération possible apparaissent : les policiers s'agitent pour aller au plus pressé. Des renforts viennent de tous les services de la métropole lilloise, on y rencontre par exemple des officiers de la brigade des mineurs. Les auditions s'enchaînent de plus en plus vite. Durant l’une d’elles, un OPJ souffle à un interpellé qu’il en veut au procureur d'avoir ordonné le placement en garde à vue de tout le monde, il ne comprend pas tout ce raffut, il est d'astreinte, il « faut faire vite ». Dans sa déposition, l'interpellé lui signifie que l'assaut du CCL s'est opéré dans un climat de violence gratuite. Il relit la première version, mais aucune mention de la violence. Il exige alors la correction et l'OPJ réimprime le papier. Globalement, les auditions sont bâclées, certaines ne sont pas signées ce qui dérange nécessairement les officiers. Cela ressemble tellement à une mascarade qu’ils omettront même d’auditionner un type qui, après avoir consulté l’avocate commise d’office, était pourtant prêt à être écouté. Mascarade ? Pas vraiment, si l’on en croit les dires d’un officier qui se confie à une personne en audition : le commissaire aurait voulu marquer le coup, parce que le CCL constitue un milieu d’extrême gauche.

    Les premières empreintes sont prises vers 18h30. Un gardé à vue constate qu’un agent s'amuse tout en rire gras avec son collègue, à battre le record de fichage en une journée : ils en sont à 33 et approchent apparemment du chiffre record, ce qui a l'air de les exciter. Une personne demande pourquoi elle est fichée… « parce que c'est la loi », qu’elle est interpellée et que même sans être inculpée ou déférée, elle sera fichée. Le policier ajoute, sourire aux lèvres, que ce fichage sera effectif « pendant vingt-cinq ans ». Il aura au moins retenu ça de ses cours à l’école de police… Mais ils n'auront pas l'occasion de battre le record, les derniers interpellés ne seront pas fichés. Faute de temps ? Service terminé ?


    Quand nous sortons vers 20 heures, l'air libre a un goût particulièrement bon. Quelques soutiens sont devant le commissariat. On se restaure un peu, prend des nouvelles. Il reste encore du monde dans le central – trois personnes. Un compagnon de cellule a été reconnu par le flic soi-disant blessé comme celui qui l'aurait « alpagué par le col ». Il risque cher, mais il aura pour lui le témoignage et le soutien de cinquante personnes qui ont vu en face la réalité de la violence policière. Inique, gratuite et sans discernement. Si ce n'est pour harceler ses ennemis, et leurs amis.



    Jack et B2B



    NB : nous ne rapportons évidemment pas tout ce qu’ont pu vivre les 53 interpellés, car nous ignorons encore beaucoup de choses. Signalons que les exactions dont nous témoignons ici ne concernent pas tous les policiers rencontrés pendant ce cauchemar. Il nous semble toutefois qu’une majorité d’entre eux a agi de la sorte. Pour les autres, nous parlerons de passivité, l’effroyable passivité qui a déjà fait tant de mal par le passé.
    bye
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    Message par bye Ven 4 Fév - 5:42

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/02/polemique-autour-d-une-video-montrant-des-gendarmes-gazant-des-manifestants_1474151_823448.html#ens_id=1474279




    Une vidéo montrant un gradé de la gendarmerie faisant usage de gaz lacrymogène contre des manifestants apparemment inoffensifs à Anduze (Gard) circule sur Internet et sème l'émoi dans la gendarmerie. Mis en ligne le 23 janvier, le document totalise plus de 85 000 vues mercredi 2 février et a été cité par Le Canard enchaîné.

    Des versions divergentes des faits. Le 21 janvier, des habitants de la région de la Communauté de communes d'Anduze bloquent, par un sit-in sur les voies, un train touristique régional afin de protester contre une réorganisation locale de communes. Comme le montre la vidéo, la manifestation dégénère lorsqu'un gendarme asperge de gaz lacrymogène les protestataires. Les gendarmes portent également des coups de matraque sur des manifestants.

    Joint par Le Monde.fr, un élu socialiste présent sur place et une source proche de la gendarmerie donnent des versions divergentes. Des négociations avaient eu lieu entre le gendarme qui gaze les manifestants et les élus, avant l'incident. Alain Beaud, président de la communauté de communes d'Anduze et maire PS de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, présent en tête de cortège, raconte : "Notre manifestation était motivée par le fait que le président de l'agglomération voisine – le député-maire UMP d'Alès, Max Roustan – souhaitait débuter ses vœux chez nous, en empruntant le train à vapeur des Cévennes, un de nos fleurons. Parce que notre communauté de communes fait l'objet de tentatives de rattachement de sa part, cela a été vécu comme une provocation."

    >> Lire l'entretien avec Alain Beaud : "Le gendarme nous a gazés sans sommation"


    "Nous n'avions pas d'intention d'empêcher le départ du train, simplement de le retarder de quelques minutes", affirme Alain Beaud, qui précise l'avoir dit au commandant Frédéric Warion, avec lequel il négociait. "Quand le délai se serait écoulé, nous avions convenu qu'il me prenne par le bras et qu'on s'écarterait. Mais subitement, il s'est mis à nous gazer."

    Approchée par Le Monde.fr, une source proche de la gendarmerie confirme les négociations mais précise : "Au lieu de rester cinq minutes et de partir, comme prévu, des manifestants se sont assis, se sont tenus par les bras... Certains avaient clairement une volonté différente de celle des élus, qui n'ont pas su maîtriser et se sont fait dépasser. Parmi les manifestants, il n'y avait pas que des défenseurs de la communauté de communes. Dans le train, il y avait une vingtaine d'élus, qui étaient attendus par du public à la salle des fêtes de Saint-Jean-du-Gard. Par ailleurs, la locomotive, qui est classée monument historique, a été dégradée par des jets de pierres."

    Les manifestants assurent avoir agi pacifiquement. Alain Beaud réplique à la DGGN : "Il n'y a eu absolument aucune violence ou dégradation de la part des manifestants, avant l'intervention des gendarmes." Il reconnaît que quelques jets de pierre ont eu lieu mais affirme que le train a commencé presque tout de suite à avancer, lentement, créant un sentiment de panique chez les manifestants.

    Le réalisateur de la vidéo, Edmond Zimmermann, contacté par Le Monde.fr, ajoute qu'il va déposer, jeudi matin, les "rushes" de la vidéo chez un huissier, et qu'"ils sont à la disposition de la justice." Opposant au rattachement de la communauté de communes d'Anduze, ce retraité, vidéaste amateur et blogueur, se défend d'avoir fait des coupes qui cachent des éléments importants : "Il y a au total une vingtaine de minutes de bande, j'ai coupé parce que c'est trop long mais il n'y a rien qui permette de tricher ou qui montre des violences quelconques."

    Il nie que les manifestants aient bafoué le "deal" passé avec la gendarmerie : "Quand le gendarme s'est mis à arroser, tout le monde a été surpris, même certains gendarmes." M. Zimmermann assure qu'il "n'a pas vu" de fauteurs de troubles : "C'était plus une kermesse qu'une manif et on voit



    Des versions divergentes des faits. Le 21 janvier, des habitants de la région de la Communauté de communes d'Anduze bloquent, par un sit-in sur les voies, un train touristique régional afin de protester contre une réorganisation locale de communes. Comme le montre la vidéo, la manifestation dégénère lorsqu'un gendarme asperge de gaz lacrymogène les protestataires. Les gendarmes portent également des coups de matraque sur des manifestants.




    Joint par Le Monde.fr, un élu socialiste présent sur place et une source proche de la gendarmerie donnent des versions divergentes. Des négociations avaient eu lieu entre le gendarme qui gaze les manifestants et les élus, avant l'incident. Alain Beaud, président de la communauté de communes d'Anduze et maire PS de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, présent en tête de cortège, raconte : "Notre manifestation était motivée par le fait que le président de l'agglomération voisine – le député-maire UMP d'Alès, Max Roustan – souhaitait débuter ses vœux chez nous, en empruntant le train à vapeur des Cévennes, un de nos fleurons. Parce que notre communauté de communes fait l'objet de tentatives de rattachement de sa part, cela a été vécu comme une provocation."

    "Nous n'avions pas d'intention d'empêcher le départ du train, simplement de le retarder de quelques minutes", affirme Alain Beaud, qui précise l'avoir dit au commandant Frédéric Warion, avec lequel il négociait. "Quand le délai se serait écoulé, nous avions convenu qu'il me prenne par le bras et qu'on s'écarterait. Mais subitement, il s'est mis à nous gazer."

    Approchée par Le Monde.fr, une source proche de la gendarmerie confirme les négociations mais précise : "Au lieu de rester cinq minutes et de partir, comme prévu, des manifestants se sont assis, se sont tenus par les bras... Certains avaient clairement une volonté différente de celle des élus, qui n'ont pas su maîtriser et se sont fait dépasser. Parmi les manifestants, il n'y avait pas que des défenseurs de la communauté de communes. Dans le train, il y avait une vingtaine d'élus, qui étaient attendus par du public à la salle des fêtes de Saint-Jean-du-Gard. Par ailleurs, la locomotive, qui est classée monument historique, a été dégradée par des jets de pierres."

    Les manifestants assurent avoir agi pacifiquement. Alain Beaud réplique à la DGGN : "Il n'y a eu absolument aucune violence ou dégradation de la part des manifestants, avant l'intervention des gendarmes." Il reconnaît que quelques jets de pierre ont eu lieu mais affirme que le train a commencé presque tout de suite à avancer, lentement, créant un sentiment de panique chez les manifestants.

    Le réalisateur de la vidéo, Edmond Zimmermann, contacté par Le Monde.fr, ajoute qu'il va déposer, jeudi matin, les "rushes" de la vidéo chez un huissier, et qu'"ils sont à la disposition de la justice." Opposant au rattachement de la communauté de communes d'Anduze, ce retraité, vidéaste amateur et blogueur, se défend d'avoir fait des coupes qui cachent des éléments importants : "Il y a au total une vingtaine de minutes de bande, j'ai coupé parce que c'est trop long mais il n'y a rien qui permette de tricher ou qui montre des violences quelconques."

    Il nie que les manifestants aient bafoué le "deal" passé avec la gendarmerie : "Quand le gendarme s'est mis à arroser, tout le monde a été surpris, même certains gendarmes." M. Zimmermann assure qu'il "n'a pas vu" de fauteurs de troubles : "C'était plus une kermesse qu'une manif et on voit qu'il n'y a pas eu de provocations."
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    Message par bye Jeu 10 Fév - 13:06

    Ado éborgné/Doubs : le flash-ball accusé
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/09/97001-20110209FILWWW00495-ado-eborgnedoubs-le-flash-ball-accuse.php
    AFP
    09/02/2011 | Mise à jour : 13:31


    Le jeune homme de 17 ans éborgné lors d'une rixe entre bandes où est intervenue la police a été "victime d'un tir de Flash-Ball", a affirmé aujourd'hui son avocat, alors que l'IGPN, la "police des polices", a été saisie pour déterminer l'origine de la blessure.

    "Lui le dit et le répète avec constance, il a été victime d'un tir de Flash-Ball, tiré à moins d'un mètre, en pleine tête. Plusieurs témoins oculaires dont le copain avec lequel il était au moment des faits disent la même chose", a déclaré Me Alain Dreyfus-Schmidt, qui a déposé plainte au nom de son client.

    Qualifiant l'événement de "bavure policière", l'avocat soutient qu'il s'agit "d'une mutilation par agent de la force publique avec arme, un acte criminel relevant de la cour d'assises". "Il a perdu un oeil et le deuxième est atteint. Le drame c'est qu'il pourrait être aveugle, en plus d'un nez cassé. Sa famille est retournée", a ajouté l'avocat, qui décrit son client comme "un gamin gentil, travailleur qui n'avait rien à voir avec les affrontements". "Il attendait le bus avec un copain qui devait aller passer le permis", a-t-il précisé.

    Quatre personnes interpellées

    L'Inspection générale de la police nationale "devra établir si vraiment la blessure a été causée par un tir de Flash-Ball, ce qui est une hypothèse possible mais pas du tout une certitude", avait indiqué mardi la procureure de la République de Montbéliard (Doubs), Thérèse Brunisso. Si l'hypothèse s'avèrait exacte, l'IGPN devrait également "déterminer si le tir a été effectué dans des circonstances réglementaires", selon la magistrate.

    L'adolescent a été opéré en urgence lundi soir, à la suite d'une rixe entre deux bandes d'une cinquantaine de personnes chacune, avant l'intervention d'une quarantaine de policiers et des CRS. "Deux policiers municipaux et trois hommes de la police nationale se sont retrouvés pris en tenailles entre les deux groupes, dont la plupart des membres étaient armés de barres de fer et de battes. Il y a eu un tir de Flash-Ball", avait expliqué Thérèse Brunisso.

    Quatre personnes dont un mineur ont été interpellées et placées en garde-à-vue, lundi soir et mardi matin.
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    Message par bye Mar 8 Mar - 19:11

    Yep !

    Le 19 mars 2009, à Bordeaux, m., texte et porte-voix chez O.P.A, inscrivait malgré elle son nom sur la longue liste des militant-e-s violenté-e-s par les forces de l'ordre.

    Matraquée alors qu'elle participe à un rassemblement pacifique en soutien à un squat, le visage défiguré, elle devra attendre 1h30 avant de voir un médecin et passera la nuit en garde à vue à l'hôpital.

    Son témoignage, deux jours plus tard, face à la caméra du Droit Au Logement de Dax ainsi que les photos de sa "drôle" de trogne font le tour du web et les messages de soutien affluent sur la boite mail d'O.P.A, sur le myspace du groupe, sur le portable de m.
    https://www.dailymotion.com/video/x8rvho_opa-expulsion-bordeaux_news#from=embed

    Aujourd'hui, alors que le Procureur a reconnu les violences et malgré le fait que 4 CRS connus de celui-ci soient soupçonnés d'avoir porté les coups, il a jugé préférable de classer l'affaire sans suite et le sors de m. est désormais entre les mains du doyen des juges d'instruction.

    En réaction à cette violence inacceptable, le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) a vu le jour à Bordeaux deux mois après les faits, dans le but de soutenir m. mais aussi de dénoncer tous les abus, violences et répressions policières que nous subissons quotidiennement.
    http://clap33.over-blog.com/

    Avec d'autres collectifs anti-répression de France, il a été décidé de faire de la journée du samedi 19 mars 2011 la journée nationale contre la répression et les violences policières et des rassemblements, manifestations auront lieu ce jour-là dans toute la France.

    Cette date, choisie arbitrairement dans le calendrier, revêt pour O.P.A et le C.L.A.P un aspect particulier puisqu'elle fait écho à ce jour sombre que nous n'oublierons pas et que nous aurions aimé voir, bien "utopiquement", comme le dernier jour de répression. Oui, c'est ce que l'on souhaite quand on découvre son visage ravagé dans les toilettes austères d'une chambre-hôpital de garde à vue...

    Mais bien sûr, la réalité est têtue et l'Etat Français devient petit à petit un Etat policier, un totalitarisme qui cherche encore son nom et dont la loi LOPPSI2 est la pierre angulaire, un territoire exigu sur lequel toute contestation est réprimée et où les citoyen-nes sont constamment harcelé-e-s par une police armée jusqu'aux dents pour faire régner... la peur.
    http://clap33.over-blog.com/pages/LOPPSI2_les_grandes_lignes-4274609.html

    Quant à la liste de nos morts et de nos blessés, elle n'a de cesse, elle aussi, de s'allonger. Si notre plus lointain souvenir émerge en 1986 avec Malik Oussekine, les derniers nous viennent d'Anduze, de Toulouse, de Montreuil, de Lyon, de Givors, d'Aulnay sous Bois, de Cenon... Impossible décompte de nos frères et soeurs tué-e-s, gazé-e-s, matraqué-e-s, flashballé-e-s, tasé-e-s, frappé-e-s, humilié-e-s etc...

    Nous nous adressons aujourd'hui aux milliers de personnes qui se sont indignées en apprenant les violences qu'a subi m.

    Où que vous soyez en France ce 19 mars 2011, près de chez vous des gens se mobilisent pour faire de cette journée une journée de refus de la répression. Marquez cette date en rouge sur votre calendrier et venez exercer votre sens de la solidarité, affirmez votre soutien aux victimes. Passez des mots à l'acte, déplacez-vous sur les lieux de résistance, dites haut et fort votre colère et votre rage face à ces violences et abus quotidiens !

    A Bordeaux, une manif'estive aura lieu à ce jour à 16h, départ place Stalingrad, aux pieds du lion bleu.

    Venez nombreux/euses, faites circuler l'information ! Ne laissez pas faire ces atteintes à nos libertés fondamentales : celle de circuler sans peur, celle de revendiquer et de manifester, celle d'habiter les lieux que nous créons, celle d'être ensemble, dans la rue qui nous appartient et que nous devons arpenter, encore et sans relâche, pour nous défaire du joug que les politicien-nes de tout bord ont posé sur nos cous fragiles et délicats.

    L'union fait la force, n'en doutez pas !

    A suivre, la prochaine date de concert, les derniers articles du blog.

    A vos côtés,

    L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A

    ***
    PROCHAIN CONCERT

    SAMEDI 12 MARS - Centre Social de St Michel - 25 rue Permentade - 20h30 - Bordeaux
    Dans le cadre de la journée "Femmes en tête" organisé par 15 jeunes femmes suivies par le CIDFF de Bordeaux.
    Entrez Libres !
    Infos : http://femmesentete.over-blog.com/

    ***
    NOUVEL ALBUM

    En téléchargement libre, O.P.A en concert aux Tourelles - 14 février 2011 - Pauillac
    http://www.dogmazic.net/OPA

    ***
    BORDEAUX ...

    Le Collectif Saint Michel contre la gentrification
    http://collectifsaintmichel.wordpress.com/

    12 mars - Installation d'un campement éphémère - 9h - Place Pey Berland
    http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542316587

    19 mars - Manif'estive contre les violences policières - 16h - Place Stalingrad
    https://www.dailymotion.com/video/xh013t_11-02-3eme-nuit-des-sans-place-st-michel-bordeaux_news

    22 mars - Manifestation contre le centre de rétention - 19h - Porte de Bourgogne
    http://clap33.over-blog.com/article-bordeaux-22-mars-manifestons-contre-la-reouverture-du-c-r-a-67435050.html

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    Libourne fête les 140 ans de La Commune de Paris
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    [Retour sur un fait]Un samedi à Givors
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    Depuis les centres de rétention de France et d'Italie
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    U.S.A - Un ex-agent de la CIA, arrêté et brutalisé pour « contestation pacifique »
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    violences policières - Page 8 Empty Re: violences policières

    Message par bye Dim 13 Mar - 9:18

    samedi 19 mars 2011 la journée nationale contre la répression et les violences policières

    Le 19 mars 2009, à Bordeaux, m., texte et porte-voix chez O.P.A, inscrivait malgré elle son nom sur la longue liste des militant-e-s violenté-e-s par les forces de l’ordre.

    Matraquée alors qu’elle participe à un rassemblement pacifique en soutien à un squat, le visage défiguré, elle devra attendre 1h30 avant de voir un médecin et passera la nuit en garde à vue à l’hôpital.

    Son témoignage, deux jours plus tard, face à la caméra du Droit Au Logement de Dax ainsi que les photos de sa "drôle" de trogne font le tour du web et les messages de soutien affluent sur la boite mail d’O.P.A, sur le myspace du groupe, sur le portable de m.


    --------------------------------------------------------------------------------
    Aujourd’hui, alors que le Procureur a reconnu les violences et malgré le fait que 4 CRS connus de celui-ci soient soupçonnés d’avoir porté les coups, il a jugé préférable de classer l’affaire sans suite et le sors de m. est désormais entre les mains du doyen des juges d’instruction.

    En réaction à cette violence inacceptable, le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) a vu le jour à Bordeaux deux mois après les faits, dans le but de soutenir m. mais aussi de dénoncer tous les abus, violences et répressions policières que nous subissons quotidiennement. http://clap33.over-blog.com/

    Avec d’autres collectifs anti-répression de France, il a été décidé de faire de la journée du samedi 19 mars 2011 la journée nationale contre la répression et les violences policières et des rassemblements, manifestations auront lieu ce jour-là dans toute la France.

    Cette date, choisie arbitrairement dans le calendrier, revêt pour O.P.A et le C.L.A.P un aspect particulier puisqu’elle fait écho à ce jour sombre que nous n’oublierons pas et que nous aurions aimé voir, bien "utopiquement", comme le dernier jour de répression. Oui, c’est ce que l’on souhaite quand on découvre son visage ravagé dans les toilettes austères d’une chambre-hôpital de garde à vue...

    Mais bien sûr, la réalité est têtue et l’Etat Français devient petit à petit un Etat policier, un totalitarisme qui cherche encore son nom et dont la loi LOPPSI2 est la pierre angulaire, un territoire exigu sur lequel toute contestation est réprimée et où les citoyen-nes sont constamment harcelé-e-s par une police armée jusqu’aux dents pour faire régner... la peur.

    Quant à la liste de nos morts et de nos blessés, elle n’a de cesse, elle aussi, de s’allonger. Si notre plus lointain souvenir émerge en 1986 avec Malik Oussekine, les derniers nous viennent d’Anduze, de Toulouse, de Montreuil, de Lyon, de Givors, d’Aulnay sous Bois, de Cenon... Impossible décompte de nos frères et soeurs tué-e-s, gazé-e-s, matraqué-e-s, flashballé-e-s, tasé-e-s, frappé-e-s, humilié-e-s etc...

    Où que vous soyez en France ce 19 mars 2011, près de chez vous des gens se mobilisent pour faire de cette journée une journée de refus de la répression. Marquez cette date en rouge sur votre calendrier et venez exercer votre sens de la solidarité, affirmez votre soutien aux victimes.

    Passez des mots à l’acte, déplacez-vous sur les lieux de résistance, dites haut et fort votre colère et votre rage face à ces violences et abus quotidiens !

    A Bordeaux, une manif’estive aura lieu à ce jour à 16h, départ place Stalingrad, aux pieds du lion bleu.

    Venez nombreux/euses, faites circuler l’information ! Ne laissez pas faire ces atteintes à nos libertés fondamentales : celle de circuler sans peur, celle de revendiquer et de manifester, celle d’habiter les lieux que nous créons, celle d’être ensemble, dans la rue qui nous appartient et que nous devons arpenter, encore et sans relâche, pour nous défaire du joug que les politicien-nes de tout bord ont posé sur nos cous fragiles et délicats.

    L’union fait la force, n’en doutez pas !

    A suivre, la prochaine date de concert, les derniers articles du blog.

    A vos côtés,

    L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre - O.P.A

    *** PROCHAIN CONCERT

    SAMEDI 12 MARS - Centre Social de St Michel - 25 rue Permentade - 20h30 - Bordeaux Dans le cadre de la journée "Femmes en tête" organisé par 15 jeunes femmes suivies par le CIDFF de Bordeaux. Entrez Libres ! Infos

    *** NOUVEL ALBUM

    En téléchargement libre, O.P.A en concert aux Tourelles - 14 février 2011 - Pauillac

    *** BORDEAUX ...

    Le Collectif Saint Michel contre la gentrification

    12 mars - Installation d’un campement éphémère - 9h - Place Pey Berland

    19 mars - Manif’estive contre les violences policières - 16h - Place Stalingrad

    22 mars - Manifestation contre le centre de rétention - 19h - Porte de Bourgogne

    *** ... & ENVIRONS

    Libourne fête les 140 ans de La Commune de Paris http://commune.140.free.fr/

    *** Faire suivre au plus grand nombre si l’envie est là :+) !

    A bientôt,

    L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre - O.P.A
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    — Hacktivismes - Relais associatif - Informations de l’autre monde - 33 (Fr) http://hacktivismes.org/


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    Tue, 8 Mar 2011 16:49:21 +0100

    voir en ligne : samedi 19 mars 2011 la journée nationale contre la répression et les violences policières

    http://clap33.over-blog.com/article-bordeaux-nous-n-oublierons-pas-le-19-mars-2009-69092082.html

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