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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 26 Mai - 19:27

    Vu sur Indymedia Toulouse



    http://indytoulouse.nokods.org/article.php3?id_article=24311



    RDV
    CONVERGENCE DES LUTTES



    Suite à la manifestation du 22 mai, une AG publique est prévu mardi 27 mai 20h place du Capitole



    Je lance un appel à tout individu souhaitant apporter ses idées, son énergie, sa créativité ou son réseau au projet de convergence.

    Il devient urgent de trouver un lieu ou se reunir pour le coordonner !

    En attendant rdv place du Capitole, mardi 20h donc.

    (juste après le cercle de silence RESF et le rassemblement de soutien pour Olivier Theron)

    Faites marcher le bouche à oreille et n'hésitez pas à copiez ce message sur votre site.

    Merci

    Juanito0, citoyen solidaire
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 2 Juin - 17:22

    Bonjour,

    Lycée Paul Bert (14ème ).
    François FILLON Rachida DATI et Xavier DARCOS devaient venir ce matin, le
    thème : l'addiction (cf. protestation des parents d'élèves.)
    Ils sont bien venus, avec les journalistes par un côté de la rue Huyghens.
    De l'autre côté, il y avait des barrières. La CPE faisait rentrer au début
    de la rue les élèves du lycée et (du collège qui se situe en face.)
    Les professeurs ont refusé de faire cours.
    Les élèves sont restés devant le lycée. (Sauf les 30 élèves préalablement
    été pressentis pour rencontrer la délégation ministérielle, qui attendaient
    au réfectoire.)
    Les élèves ne pouvaient plus ni entrer dans le lycée ni repartir. Ils ont
    attendu devant le lycée. La police les a repoussés vers le boulevard
    Raspail, tout en laissant le début de la rue bloquée.
    Puis les C.R.S. sont arrivés et ont chargé, les ont matraqués. Certains
    élèves sont arrêtés. Il semble qu'un lycéen ayant des problèmes de santé ait
    également été durement frappé.
    Les parents d'élèves présents, se sont fait frapper aussi, ils ne savaient
    plus où donner de la tête.
    Le commissariat du14ème en retient quelques uns.

    À diffuser.
    bye
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    Message par bye Lun 2 Juin - 21:43

    même sujet que post précédent


    Manifestations à la venue des ministres - lycée, paul, bert, manifestations, ministres -



    https://www.dailymotion.com/mychannel/gerardv/video/x5n3qw_lycee-paul-bert-manifestations-a-la_news?from=rss




    https://www.dailymotion.com/mychannel/gerardv/video/x5n40n_heurts-entre-crs-et-lyceens_news?from=rss
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Sam 7 Juin - 12:03

    Foyer Bara samedi 6 juin 18h

    NON AUX VIOLENCES POLICIERES INADMISSIBLES !
    POUR L'UNITÉ DANS ET AUTOUR DU FOYER !
    POUR LA RÉGULARISATION DES SANS-PAPIERS!

    PROJECTION – DÉBAT
    "TOUT À REFAIRE"
    film de Sadio Doucouré
    (32 min. 2007 France)
    La cuisine du foyer BARA,
    18 rue Bara,
    93100 Montreuil

    Samedi 7 juin 2008 à 18h

    Le film de Sadio Doucouré raconte l'histoire d'un jeune "sans-papier" bien
    intégré dans sa vie en France, et qui se fait expulser à Bamako suite à un
    contrôle de papiers dans une voiture.

    Projeter ce film au foyer BARA sera l'occasion pour tous et toutes de
    discuter:
    - du mouvement des sans-papiers pour leur régularisation, mouvement qui
    aujourd'hui passe par des grèves dans les entreprises qui les embauchent ou
    par des occupations de lieux symboliques (Bourse du Travail à Paris, Eglise
    Saint Paul à Nanterre... )
    - de la mobilisation de tous (travailleurs sans-papiers, résidents et
    travailleurs avec papiers, sympathisants, voisins, associations, syndicats)
    pour faire balancer le rapport de forces du côté de la régularisation du
    plus grand nombre,
    - des violences policières inacceptables et brutales à Montreuil de cette
    semaine, de la nécessité de préparer le foyer en case de contrôle massif
    comme on en a déjà vu au foyer Terre aux curés (Paris 13ème) au mois de
    février,
    - de l'engagement des jeunes dans la vie du foyer et dans la vie en France.
    Des jeunes de l'association les Engreneurs de Pantin, où travaille Sadio
    Doucouré, seront là pour participer au débat.

    Venez nombreux

    A l'initiative du COPAF (Collectif pour l'avenir des foyers) avec la
    participation du Comité de résidents du foyer, Les Engreneurs et le CSP
    Montreuil
    bye
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 11 Juin - 0:59

    Bonjour,

    Voici le N° 65, JUIN 2008, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du
    réseau : http://resistons.lautre.net/
    Si le journal vous plaît vous êtes invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    Visitez le site du réseau : tous les numéros de RE à télécharger, guides
    juridiques, nouvelles, inscription aux listes de diffusion ....
    http://www.resistons.lautre.net



    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 65 / juin 2008


    À nos « frères » morts
    Contribution à la défense de La Rumeur

    Lors du procès le président n’a cessé de répéter que l’affaire s’arrête
    en 2002, comme s’il n’y avait pas une continuité dans la violence,
    parfois meurtrière de la police. Et pourtant elle continue. Ce mois-ci
    c’était le tour *d’Abdelakim Ajimi* mort étranglé à Grasse et de *Joseph
    Guerdner* tué menotté de 7 balles dans le dos dans le Var. Leurs morts
    viennent s'ajouter à une liste qui est loin d’être complète.

    Et cette liste ne contient que les morts qui ont été portées à notre
    connaissance et qui sont parues depuis 2002 dans les bulletins de
    /Résistons ensemble/. Car qui connaît réellement le nombre et l’identité
    de toutes les victimes des « bavures » policières et pénitentiaires ? La
    justice n’admet que très exceptionnellement la responsabilité directe ou
    indirecte des policiers, des gendarmes ou des matons dans les balles
    perdues ou tirées sans raison, dans des accidents cardiaques, cérébraux,
    des noyades, des suicides, des accidents de motos non éclairés, des
    morts dans les commissariats, dans la rue ou dans les prisons.

    *Xavier Dem,* tué par balle à Dammarie-les-Lys (77) [mai 02] – *Mohamed
    Berrichi* mort en scooter lors d’une poursuite à Dammarie-les-Lys (77)
    [mai 02] – *Georges Mondésir* mort, plaqué au sol à Châtenay-Malabry
    [sept 02] – *Ricardo Barrientos* étouffé à Roissy dans un avion suite
    lors d’une expulsion [déc 02] – *Getu Hagos*, éthiopien mort lors d’une
    expulsion dans un avion [janv 03] – *Manikkavasakar Kanavathipphillai*
    mort lors d’une garde à vue Saint-Ayber [fév 03] – *Mourad Belmokhtar*,
    17 ans, une balle dans la nuque à Nîmes [mars 03] – *Aurélien Joux*, 24
    ans, meurt tué par balle à Feurs (Gers) [mars 03] – *Léon*, 50 ans,
    meurt pendant qu’il est « maitrisé » sur le trottoir [août 03] –
    *Sofian*, 18 ans, meurt dans la prison de Pontet (Vaucluse) [déc 03] –
    *Abdelkarim*, meurt dans un commissariat de Marignan [fév 04] – *Un
    jeune de 20 ans* meurt dans la maison d’arrêt d’Elsau [mars 04] –
    *Hassan*, mort d’une balle dans tête à Strasbourg [mars 04] – *Mickaël*,
    grapheur de 19 ans, noyé dans la Marne (94) lors d’une poursuite [avril
    04] – *Ibrahim Diakite*, 7 ans, meurt d’une balle à Paris [juin 04] –
    *Abdelhafid Rouag*, mort après un passage dans le commissariat de Paris
    17ème [oct 04] – *Abou Bakari Tandia* meurt des suites de sa garde à vue
    au commissariat de Courbevoie [janv 05] – *Un jeune de 17 ans* tué en
    scooter lors d’une poursuite à Aubervilliers (93) [avril 05] – *Samir
    Abbache*, 26 ans, meurt à la prison de Mulhouse [oct 05] – *Zied et
    Bouna* morts électrocutés dans un transformateur, Clichy-sous-Bois [oct
    05] – *Eric Blaise*, meurt dans les conditions plus que suspects au
    mitard de Fleury-Mérogis [nov 05] – *Eric Mourier*, 28 ans morts au
    mitard de la prison Saint Joseph [janv 06] – *Nicolas Billotet*, 23 ans,
    tué par balle, à Lyon [mars 03] – *Nourredine*, poursuivit par la police
    sa moto aura percuté un mur à Montpellier [mai 06] – *Fethi Traoré*, 31
    ans, noyés dans la Marne (94) lors d’une poursuite [juin 06] – *Vilhelm
    Covaci*, 20 ans, noyés dans le canal de Saint Denis (93) lors d’une
    poursuite [juin 06] – *Deux réfugiés*, un afghan et un érythréen
    poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais [juil 06] – *Jonathan*,
    24 ans grapheur, meurt en tombant d’un toit voulant échapper à la police
    à Montpellier [janv 07] – *Deux jeunes de 15 et 17 ans*, meurent lors
    d’une poursuite à Saint-Fons, près Lyon [fév 07] – *Un homme de 58 ans*
    mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux, [juin
    07] – *Lamine Dieng* 25 ans, trouvé mort entre les mains de la police,
    Paris 20ème [juin 07] – *Nelson*, 14 ans fauché par une voiture de
    police sur un passage clouté à Marseille [juin 07] – *Elmi Mohammed*, 23
    ans poursuivi par la police se noie dans la Saône [juin 07] – *Ait
    Brahim Moulay Mohamed*, 27 ans, a été retrouvé pendu dans les douches du
    centre de rétention administrative, au commissariat à Bordeaux [juil 07]
    – *Un homme de 37 ans*, meurt lors de sa garde à vue à Rouen [juil 07] –
    *Un algérien de 45 ans* est tué de 6 coups de feu à la gare du Nord,
    Paris [août 07] – *Un homme de 48 ans* est mort dans la cellule de
    dégrisement au commissariat de Dieppe [sept 07] – *Chulan Liu* sans
    papiers de 51 ans saute par la fenêtre à l’arrivée de la police [sept
    07] – *Larami et Mushin* meurent à Villiers le Bel suite à un choc avec
    une voiture de la BAC [nov 07] – *Lucilia*, 28 ans décède à la prison de
    Fresnes, suite à un refus de soins [janv 08] – *Reda Semmoudi,*
    sans-papiers tombé du 9ème étage lors d’une perquisition [janv 08] –
    *Baba,* Malien de 29 ans se noie dans la Marne (94), poursuivie par la
    police [avril 08].


    Nouveau procès du groupe La Rumeur

    *« Les rapports du ministère de l’intérieur ne feront jamais état des
    centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun
    des assassins n’ait été inquiété » *voilà une partie du texte d'Hamé du
    groupe /La Rumeur/ qui lui a valu la vindicte de Nicolas Sarkozy,
    ministre de l’intérieur à l’époque de la publication, en 2002.

    *Compte rendu du procès. *Plainte du ministère de l’intérieur, relaxe,
    appel du Parquet, confirmation de la relaxe, pourvoi en cassation du
    Parquet. La Cour de cassation n’a pas fait dans le détail, et dans un
    arrêt dépourvu de motivation et truffé d’erreurs de fait, a fini par
    casser la décision. Voilà comment Hamé se retrouvait le 3 juin dernier
    et pour la troisième fois sur le banc des accusés, à Versailles.

    Outre Maurice Rajfus, qui témoignait de la justesse des propos reprochés
    au prévenu, la défense avait appelé à la barre Jean-Luc Einaudi, qui a
    rappelé les centaines de morts victimes de la police autour du 17
    octobre 1961. Une linguiste et un sociologue ont insisté sur les
    qualités de texte incriminé, montrant en particulier qu’il ressortissait
    au genre du pamphlet, dont le style polémique était adapté à son propos.
    Un spécialiste du rap a montré l’importance du groupe /La Rumeur/ dans
    le paysage artistique contemporain. Et Hamé lui-même a expliqué les
    enjeux, artistiques, politiques, historiques et de mémoire collective de
    son texte.

    Cela n’a pas empêché le Parquet général de requérir une peine «
    significative ». Les avocats de Hamé et de son éditeur ont montré les
    failles de la procédure, et la mauvaise foi des poursuites. Quant à
    savoir si l’acharnement judiciaire de Sarkozy contre droit de dire la
    vérité sur les crimes policiers portera ses fruits, on le saura le 23
    septembre, date à laquelle la décision sera rendue.


    Dura vita pour les étrangers en Italie

    En même temps qu'est proposé par le gouvernement Berlusconi un nouveau
    projet de loi sur l’immigration qui définit l’immigration clandestine
    comme un crime devant être puni d'une peine de prison, presque chaque
    jour se produisent en Italie des épisodes de violence et de racisme
    anti-immigrés. Descentes contre les Rroms à Naples, « rondes de quartier
    » des habitants organisées dans plusieurs villes du Nord de l'Italie, un
    immigré mort au Centre de détention provisoire de Turin à cause du
    retard des secours, à Milan, autobus publics, équipés de fenêtres
    blindées qui attendent à l’arrêt des bus pour intercepter les
    clandestins...Ces derniers mois, l'opinion publique italienne ne débat
    plus que de « l’illégalité » de l’immigration, alors qu'on minimise
    l’illégalité des violences continuelles contre les immigrés commises
    soit par les citoyens, soit par la police.

    > [ S U R L E V I F ]
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 11 Juin - 1:00

    résistons ensemble ( suite )

    Montreuil sous répression

    « 60 pas plus, des personnes que les flics connaissent pour les avoir
    déjà vues sous leurs fenêtres après les arrestations de sans-papiers ;
    des sans-papiers, plus nombreux que d’habitude, venus avec la colère de
    savoir que l’un des leurs venaient d’être arrêté à deux pas du foyer
    Rochebrune. Voilà comment tout a commencé à Montreuil, mercredi 4 juin.
    Devant le comico, nous avons bloqué la circulation, exigé la libération
    du copain Doukouré. Sommation du commissaire, lâcher de chiens. Ils ne
    repoussent pas sur le trottoir d’en face, ils tabassent. Aucun de nous
    n’a échappé aux coups. Huit ont été interpellés, dont trois
    sans-papiers. Mais ce soir-là, ce sont des centaines de personnes qui
    ont convergé. Des ami-e-s, des copains, des complices anonymes de tous
    âges. Et certains des interpellés ont été libérés en pleine nuit. Les
    trois copains du foyer comparaîtront à leur procès libre, le 4 juillet.
    Doukouré, quant à lui, est en centre de rétention. Chacun pense à lui. »

    > [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]


    Éducation : énième « provocation »

    Les élèves du lycée Paul Bert à Paris (touché de plein fouet par les
    mesures de restriction budgétaire en vigueur dès la rentrée) ont été
    très actifs lors des récentes mobilisations, il a alors semblé logique
    et urgent au gouvernement d'y envoyer Darcos, Dati et Fillion annoncer
    leur plan contre la drogue en milieu scolaire (plan dont la présence de
    la garde des Sceaux signifie clairement qu'il sera là encore axé sur la
    répression). Les profs, les élèves et les parents ont compris cette
    visite comme une « provocation » et se sont rassemblés aux abords du
    lycée pour protester. Ils se sont alors fait violemment charger par les
    flics : des lycéens, des parents, des profs brutalisés, trois lycéens
    interpellés puis relâchés après avoir été accusés dans la presse d'avoir
    molesté un gendarme. Mais plus grave peut être, alors qu'on aurait pu
    s'attendre à une réplique massive des enseignants à cette nouvelle
    répression : il n'y a eu aucune réaction de la part des syndicats
    enseignants, aucune manif devant le ministère, rien ...


    Nouvelles de Grigny

    Le 8 mai 2007 une émeute éclate à la Grande Borne (Grigny) contre des
    flics protégeant le tournage d'un clip. 7 à 9 coups de feu policiers
    sont tirés. Le rapport de l'IGPN conclut sur la "légitime défense" des
    flics et le parquet d'Evry classe l'enquête arguant de la concordance de
    leurs déclarations avec celle du garçon touché au bras, qui a avoué un
    jet de cocktail Molotov éteint lors de sa GAV qu'on imagine sereine.
    Celui-ci reste en détention provisoire de mai à février (sa famille
    demande aujourd'hui non-lieu et indemnisations), au moment où le juge
    instructeur reprend le rapport qui contient des "zones d'ombre". Ca
    alors. Le 24 avril dernier le proc d'Evry décide finalement de commander
    une nouvelle enquête de l'IGPN. Cette affaire révèle surtout plus
    crûment la guerre armée déclarée aux banlieues-ghettos.


    Quel guet-apens sur qui ?

    Le 13 octobre 2006, une semaine après une violente arrestation dans la
    cité d'Orgemont, trois BACqueux sont caillassés à Epinay-sur-Seine. L'un
    deux a la mâchoire ouverte. Et voilà le déferlement médiatique sur le
    "guet-apens d'Epinay". 5 jeunes sont inculpés. Mais le 30 mai dernier,
    après 8 jours de procès à huis clos pour "tentative de meurtre" et
    "association de malfaiteurs", les 8 à 10 ans fermes requis par la proc,
    et près de 11 heures de délibéré, la cour d'assises des mineurs de
    Seine-Saint-Denis en a acquitté deux et condamné les trois autres à
    trois ans fermes, en requalifiant les faits en "violences". Le parquet
    général a aussitôt fait appel du verdict avec le parquet de Bobigny.

    Notons au passage le prometteur concept de "guet-apens" et trinquons
    malgré tout à l'effarement des flics lors du verdict.


    Comparutions immédiates, un front de la guerre sociale

    Le 25 mai Kamel ne peut pas payer sa note de 11,50 euros dans un
    restaurant. La police arrive pour interpeller le dangereux
    crève-la-faim. Kamel a 40 ans, il est sans papier, sans emploi et sans
    revenu. Lors du procès en comparution immédiate sa voix trop forte, son
    franc-parler et son assurance (d'être innocent) agacent le tribunal qui
    l'expulse de la salle d'audience. La procureure demande un an de prison
    ferme pour tout ce qui lui est reproché, c'est-à-dire rien, une note
    d'un resto impayée et le hasard de ne pas être né du bon côté de la
    frontière. L'audience aura duré 9 minutes en tout. Au final Kamel
    ramasse 3 mois ferme, une interdiction de séjour sur le territoire
    pendant 3 ans et un mois ferme pour le refus de prélèvement ADN… Source
    : http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=100484


    Vélorution

    Le 27 mai à Toulouse, Olivier Théron est libéré après six mois
    d’emprisonnement assortit d'un rab d'une semaine de mitard. Un
    rassemblement s’est tenu pour l’occasion devant le palais de justice.

    Entaulé pour avoir jeté en 2004 deux pots de yaourts périmés sur la
    vitre arrière de la limousine du Ministre de l’Intérieur de l’époque,
    Nicolas Sarkozy. S’ensuit un acharnement policier et judiciaire
    :condamné pour des faits initialement qualifiés d’infraction au code de
    la route ou d’entrave à la circulation, puis requalifié au commissariat
    d’outrage ou de rébellion. La répression ne s’arrête pas là puisqu’il
    doit encore comparaître pour outrages en décembre. À suivre… infos :
    http://olivierlibre.bloguez.com/


    Tours, face à la justice…

    Sébastien était accusé d'outrage à agent à main armée, à savoir d'un
    ballon de baudruche rempli de peinture. Faute d’avoir pu identifier les
    auteurs des faits, les flics ont préféré se contenter d'une personne
    qu'ils avaient déjà repérée selon leurs propres dires. Les violences
    lors de l’interpellation se sont poursuivies en GAV, tête cognée contre
    une porte, humiliations, injures… il est condamné le 22 mai à 120 heures
    de TIG…


    Ivan, Bruno et Farid libérés sous contrôle judiciaire !

    Isa, par contre, est toujours détenue à la prison de Lille-Séquedin. *La
    semaine de solidarité prévue du 9 au 16 juin est évidemment plus que
    jamais maintenue, pour la liberté d'Isa et de tous les autres
    prisonniers. Rassemblement contre la machine à expulser dimanche 15 juin
    2008 16h00 - métro : la chapelle.* Pour le reste, voir :
    http://paris.indymedia.org/

    Deux textes intéressants à lire : la brochure Mauvaises intentions –
    l’outil « antiterroriste » et la « mouvance anarcho-autonome »
    http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=99573, et une
    description de quelques-unes des tactiques d’interrogatoire
    http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=100553


    Abou Bakari Tandia

    Rebondissement dans l'affaire de la *garde à vue mortelle d’Abou Bakari
    Tandia* sans-papiers Malien, en décembre 2004 au commissariat de
    Courbevoie. Le juge a ordonné un réquisitoire supplétif : « vol » (pour
    le dossier médical disparu) et « dégradation de biens publics » (pour la
    caméra de la cellule de garde à vue « débranchée »). On attend la suite
    ! Info : http://abtandia.free.fr/


    Lamba Soukouna,

    gravement malade et handicapé a été victime d’une expédition punitive
    policière dans le quartier de Fontaine Mallet à Villepinte (93). Deux
    cents habitants ont marché le samedi 31 Mai jusqu’au commissariat pour
    protester contre la brutalité et l’impunité policières. La mobilisation
    continue. Contact : justicepourlamba@yahoo.fr



    Solidarité Kanaky - justice coloniale et répression antisyndicale

    23 syndicalistes de l'USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et
    des Exploités) ont été condamnés en avril 2008, à Nouméa, à des peines
    de prison et à une privation des droits civiques. Leur crime : une
    manifestation syndicale de soutien aux salariés de l'entreprise Carsud
    (filiale de Véolia Transport) en lutte depuis des mois contre le
    licenciement d'un délégué syndical. L'intervention violente des forces
    de l'ordre avait entraîné des affrontements pendant 12 heures le 17
    janvier dernier. Un rassemblement a eu lieu le 7 mai à Paris pendant
    l'assemblée générale des actionnaires de Véolia complice de la
    répression antisyndicale. info : http://solidaritekanaky.org/

    > [ A G I R ]


    Le TASER tue, le TASER torture,

    c’est pour avoir dit la vérité que l’association RAIDH est traînée
    devant la justice. Son procès est prévu pour le 30 juin au TGI de Paris.
    Solidarité ! Info : www.raidh.org


    Lamine Dieng

    *Il y a un an, 17 juin 2007, Lamine Dieng, 25 ans, est mort dans un
    fourgon de police. La famille attend toujours vérité et justice. Marche
    et musique pour Lamine le 14 juin à 14 heures.* RDV 58 rue des
    Amandiers, Paris 20ème, M° Père Lachaise.


    Nos enfants sont fichés : ne nous en fichons pas !

    A la rentrée 2009, tous les enfants des écoles maternelles et
    élémentaires devraient être fichés dans « Base-élèves » ! Collectif pour
    le retrait de Base élève. Contact : crbe26@yahoo.fr
    ; pétition nationale
    htpp://www.nosenfantssontfichés.org
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    Message par bye Dim 22 Juin - 22:36

    l'usage du taser à Vincennes

    http://www.vacarme.eu.org/article1623.html
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Sam 19 Juil - 0:03

    Voici le N° 66, JUILLET 2008, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du
    réseau : http://resistons.lautre.net/
    Si le journal vous plaît vous êtes invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    Visitez le site du réseau : tous les numéros de RE à télécharger, guides
    juridiques, nouvelles, inscription aux listes de diffusion ....
    http://www.resistons.lautre.net


    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 66 / juillet 2008
    SOMMAIRE :

    - Les retenus ont fermé leur centre
    - Citoyens électeurs, l’anti-terrorisme veille
    - Le goût fugace de la liberté
    - Arrestation massive à Rennes
    - Témoignages du CRA de Vincennes
    - Carcassonne : Quand l’élite de l’élite tire…
    - [ S U R L E V I F ]
    Témoignage de Maria Vuillet
    - [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]
    Encore trois mensonges d’Etat
    Violences policières à Vénissieux
    Tunisie – les crimes d’un « régime ami »
    « Les bandes organisées » fêtent la fin du bac
    Justice pour Lamba

    Des nouvelles de Big Brother : fichier « Edvige »
    Exiger la libération de Marina
    « L’été risque d’être chaud en Bretagne »
    - [ A G I R ]
    Pétition de soutien à Rodolphe
    Italie, non au fichage ethnique des Rroms
    Appel à soutien
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    Message par bye Sam 19 Juil - 7:39

    ITALIE
    Violences du G8 de Gênes : 15 responsables condamnés
    NOUVELOBS.COM | 15.07.2008 | 07:44
    Quinze membres des forces de l'ordre ont été condamnés à des peines de prison allant de cinq mois à cinq ans pour les violences qui avaient
    accompagné en juillet 2001 le sommet du G8 à Gênes, dans le nord de l'Italie.

    Durant le G8 de Gênes (Sipa)
    Quinze responsables médicaux et des forces de sécurité italiens ont été condamnés à des peines allant de quelques mois à cinq ans de prison, lundi 14
    juillet, pour les violences commises contre les manifestants lors du sommet du G-8 à Gênes en 2001.
    Les condamnés comprennent notamment des médecins et des policiers, selon l'avocat Alfredo Galasso, qui représentait certaines des victimes. L'avocat
    de l'un des condamnés a prévu de faire appel. Vingt autres responsables ont été relaxés. Le procès avait commencé à Gênes en 2005. (AP)
    bye
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    Message par bye Mar 5 Aoû - 15:17

    « Article paru le : 4 août 2008 50 000 volts dans la tête ! http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/32113/


    Une blessure de 8 mm causée par l'électrode d'un Taser Il est minuit quand David Sémy, 26 ans, se présente à l'hôpital de Vernon, dans la nuit de vendredi à samedi. Blessé à la tête par un Taser, c'est avec un trou de huit millimètres dans le crâne qu'il arrive aux urgences.
    Cette nuit-là, selon le substitut du procureur à Evreux, Elodie Blier, « des policiers de la BAC (brigade anticriminalité) auraient été outragés par une dizaine de jeunes de Vernonnet, dans la rue de Magny. Ces provocations ont généré un contrôle d'identité. Les policiers auraient donc voulu procéder à une interpellation. Celle-ci a mal tourné ».
    Il échappe à la police
    Le jeune homme s'est donc trouvé mêlé à la bagarre, écopant ainsi d'une décharge de Taser (1) en pleine tête. Echappant ensuite à la police, il part seul se faire soigner aux urgences au centre hospitalier de Vernon. A la vue de cette spectaculaire blessure - le blessé avait encore l'électrode du Taser fixée dans la tête ! - les urgentistes lui ont fait passer des radios.
    « Celles-ci ont dévoilé un trou de trois millimètres et demi dans la voûte crâniènne frontale droite », explique le radiologue Emmanuel Colletis, « ce à quoi il faut ajouter les 4,8 millimètres d'os crânien transpercés par l'électrode. Au total, cette sorte de balle est donc responsable d'un trou de plus de huit millimètres. »
    Suite à ces examens, David Sémy a été transféré dans la nuit au CHU de Rouen afin d'y être opéré samedi. Ses jours ne sont pas en danger.
    Il « s'embrouille » avec les policiers
    «La victime m'a dit que le policier était à un mètre cinquante quand il a tiré », témoigne le docteur Colletis, « vu la puissance de cet engin, ce n'était pas une distance réglementaire ».
    Un de ses amis, blessé également, a reçu quelques points de suture avant d'être placé en garde-à-vue. Selon Fabrice, le frère de David, « il s'était embrouillé avec les policiers de la BAC et David est intervenu pour le défendre. C'est à ce moment que le fonctionnaire de police a tiré ». La famille du jeune homme devrait déposer une plainte au parquet d'Evreux.
    Mélanie Favreau
    (1) Pistolet à impulsion électrique, destiné à neutraliser un individu. Il projette deux électrodes et une décharge de 50 000 volts
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Jeu 18 Sep - 6:18

    Témoignage d'un militant politique.

    Les 3 premières gardes à vue pour outrage envers CRS et
    l'agression d'un policier effectuées en 2005 étaient jugées ce mardi 16 septembre 2008.
    Mais à 120 km de distance...
    En effet, grâce à l'obligeance "désintéressée" d'un président de Boulogne-sur-Mer, le procès contre le policier agresseur fut placé le même jour qu'un appel à Douai. Sans moyen de locomotion, il était facile de rater le deuxième procès où pour une fois, un policier agissant sur Calais se retrouvait prévenu.

    Le matin, Cour d'appel de Douai, 3 dossiers: les 3 premières gardes à vue de ma vie succédant à des rafles et violences envers les réfugiés politiques, je dus à nouveau raconter le contexte policier ultra-violent de l'époque et tenter de démontrer les mensonges des policiers par l'apport de vidéos prises aux moments de mes arrestations.
    Le tribunal de Douai fut d'emblée agressif. La présidente ne m'accorda pas le report et pressa mon temps de défense pour avoir le temps matériel de regagner la gare et me rendre à Boulogne-sur-Mer. S'apesantissant sur les propos que j'aurais tenus selon les policiers, j'ai du batailler ferme pour resituer le cadre préfectoral des violences décidées contre les réfugiés. "Faites attention! Vous pourriez utiliser d'autres mots pour décrire la situation" me reprocha l'avocat général. Je lui ai demandé lesquels et ai fait remarquer que les personnes extérieures à Calais, ignoraient totalement l'anormalité des actes de la police. "Les policiers font leur travail. Ils obéissent à des ordres" a considéré l'avocat général. J'ai rétorqué que "les CRS sont missionnés auprès de la PAF pour les aider au port. Leur travail ne consiste pas à interpeller les gens dans la rue, à effectuer des contrôles au faciès, à détruire les squats et les affaires des gens. Et j'aimerais mieux porter au tribunal le sous-préfet et le préfet du Pas de Calais."

    L'après-midi, TGI de Boulogne-sur-Mer: Hervé Flavier, policier travaillant pour la PAF, les CRS et "ponctuellement présent au commissariat de Calais" (selon son avocate), m'avait agressée à la fin de ma première garde à vue, le 25 mai 2005, histoire de m'empêcher de remarquer l'effaçage presque complet des images et vidéos comportant les CRS et le sous-préfet de Calais venu tenir des propos odieux pour justifier les actes illégaux de ses policiers.

    Le 27 mai 2005, Hervé Flavier m'agressait en pleine rue, sous témoins qui avaient accepté de déposer.
    Ô miracle, grâce à la lenteur toute réfléchie du procureur Lesigne, son acte d'agression serait "éteint". Il a fallu attendre jusqu'à 20h, ce mardi, pour entendre le jugement.
    (Remarquons que le policier avait déjà été condamné pour faits de violences envers sa conjointe en 2003.)

    Epilogue: le matin, à Douai, on m'a reproché de qualifier Calais comme "une terre d'expériences fascistes". Le soir à Boulogne-sur-Mer, j'ai pu faire constater à l'ensemble du tribunal encore présent dans la salle, la justesse de mes qualifications. Le tribunal et le procureur Lesigne ont souri aimablement.
    J'ai remercié le commissariat de Calais qui n'a pas hésité à me proposer de porter plainte contre ce policier en 2005.
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    Message par Manumax Jeu 18 Sep - 12:23

    Merci Bye pour ces informations, ce qui me cidère le plus c'est que les victimes doivent ce battrent contre la justice pour être reconnues et écoutées.

    Après la double peine, voici le double combat Sad
    bye
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Jeu 18 Sep - 17:10

    oui, et peut-on en ce cas, toujours garder le même sens à " Justice " ?Elle est souvent rendue, dans des circonstances analogues, selon un rapport de forces profitable au pouvoir dont elle est chargée d'appliquer sa politique répressive, et dont elle tire sa légitimité.
    bye
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    Message par bye Ven 26 Sep - 6:04

    pouvez-vous faire suivre, svp




    appelé pour aller chercher un blessé au squatt des migrants afin de le
    conduire à l'hôpital, en arrivant sur place je suis tombé sur des cars de
    CRS qui ceinturaient le site.

    des interpellations s'opéraient, honteusement coutumières d'ailleurs

    quatre coups de feu ( je présume ) ont retenti à une vingtaine de mètres
    quand j'arrivais

    arrivant à cet endroit, je fus pris à partie par un CRS , puis un deuxième
    qui me prit à la gorge , me plaqua contre le mur, me menaçant, etc...

    d'autres arrestations suivirent et dos tourné j'ai entendu nettement des
    coups portés notamment près d'un véhicule de CRS tandis que des femmes et
    des enfants hurlaient !

    un gradé a tenté de calmer relativement en vain ces deux CRS que j'ai pu
    très distinctement identifier en dépit de l'obscurité

    un des CRS m'a menacé en partant

    je reconnais que je n'avais pas été témoin d'une telle violence depuis un
    moment,

    est-ce le retour à l'actualité de la présence continue des migrants sur
    Calais ?

    cela laisse t'il présager des moyens employés pour fermer les squatts ?

    comme je le disais à nos amis migrants , nous ne pouvons tolérer de tels
    agissements, il nous faut les dénoncer à haute voix, je m'en vais donc
    porter plainte

    calais,
    bye
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    Message par bye Ven 3 Oct - 11:47

    des anarchistes du Laboratoire interdit d'assister aux procés des violences de Romans - le blog lelaboratoire



    http://lelaboratoire.over-blog.com/article-23366914.html
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    violences policières - Page 2 Empty appel à témoin

    Message par bye Sam 4 Oct - 12:12

    En plus de prendre connaissance par la lecture de ce récit, de l'état
    >> démocratique de notre société, vous pouvez aussi, réfléchir aux
    >> personnes que vous connaissez qui étaient à Avignon pendant le festival,
    >> le leur envoyer, afin de trouver d'autres témoins...
    >>
    >>
    >> Je m'appelle Patrick Mohr. Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je
    >> suis acteur, metteur en scène et auteur. A Genève je dirige une
    >> compagnie, le théâtre Spirale, je co- dirige le théâtre de la Parfumerie
    >> et m'occupe également du festival « De bouche à oreille. Dans le cadre
    >> de
    >> mes activités artistiques, je viens régulièrement au festival d'Avignon
    >> pour y découvrir des spectacles du « in » et du « off » Notre compagnie
    >> s'y est d'ailleurs produite à trois reprises. Cette année, je suis
    >> arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j'ai assisté à de
    >> nombreux spectacles. Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma
    >> fille et trois de ses camarades d'une représentation d'une pièce très
    >> dure
    >> sur la guerre en ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l'ombre du
    >> Palais des Papes, en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un
    >> couple d'acrobates. A la fin de leur numéro, je m'avance pour mettre une
    >> pièce dans leur chapeau lorsque j'entends le son d'un Djembé
    >> (tambour africain) derrière moi. Etant passionné par la culture
    >> africaine. (J'y ai monté plusieurs spectacles et ai eu l'occasion d'y
    >> faire
    >> des tournées.) Je m'apprête à écouter les musiciens. Le percussionniste
    >> est rejoint par un joueur de Kamele Ngoni. (Sorte de
    >> contrebasse surtout utilisée par les chasseurs en Afrique de l'Ouest.)
    >> A peine commencent-ils à jouer qu'un groupe de C.R.S se dirige vers eux
    >> pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me
    >> décide à intervenir. Ayant déjà subit des violences policières dans le
    >> même type
    >> de circonstances il y a une vingtaine d'année à Paris, je me suis
    >> adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente
    >> mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j'étais plus âgé, que
    >> l'on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une
    >> démocratie et que j'avais le droit de m'exprimer face à ce qui me
    >> semblait une injustice. J'aborde donc un des C.R.S et lui demande : «
    >> Pourquoi contrôler vous ces artistes en particulier et pas tous ceux
    >> qui se trouvent sur la place? » Réponse immédiate. « Ta gueule, mêle-toi
    >> de ce
    >> qui te regardes! « Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude
    >> discriminatoire. » Regard incrédule. « Tes papiers ! » « Je ne
    >> les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. »
    >> « Mets-lui les menottes ! » « Mais vous n'avez pas le droit de… » Ces
    >> mots semblent avoir mis le feu aux poudres. « Tu vas voir si on n'a pas
    >> le droit.» Et brusquement la scène a dérapé. Ils se sont jetés sur moi
    >> avec
    >> une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma fille, ses camarades et les curieux
    >> qui assistaient à la scène ont reculé choqués alors qu'ils me
    >> projetaient
    >> au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes
    >> leurs forces les bras en arrière comme un poulet désarticulé et
    >> m'enfilaient
    >> des menottes. Les bras dans le dos, ils m'ont relevé et m'ont jeté en
    >> avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m'a tordu le
    >> poignet et a pénétré profondément mes chairs. J'ai hurlé : « Vous n'avez
    >> pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! » « Tu vas voir
    >> ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur
    >> le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! » Et ils me frottent la
    >> tête
    >> contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent
    >> à terre. La foule horrifiée s'écarte sur notre passage. Mon amie essaie
    >> de
    >> me venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s'indignent,
    >> sifflent, mais personne n'ose interrompre cette interpellation d'une
    >> violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu'à leur
    >> fourgonnette qui se trouve à la place de l'horloge 500 m . plus bas.
    >> Là, ils me jettent dans le véhicule, je tente de m'asseoir et le plus
    >> grand de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me
    >> donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre,
    >> il me plaque un pied sur les côtes et l'autre sur la cheville il appuie
    >> de tout son poids contre une barre de fer. « S'il vous plait, n'appuyez
    >> pas comme ça, vous me coupez la circulation. » « C'est pour ma
    >> écurité. »Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu'au
    >> commissariat de St Roch. Le trajet est court mais il me semble
    >> interminable. Tout mon corps est meurtri, j'ai l'impression d'avoir le
    >> poignet brisé, les épaules démises, je mange la poussière. On m'extrait
    >> du fourgon toujours avec autant de délicatesse. Je vous passe les
    >> détails de l'interrogatoire que j'ai subi dans un état lamentable. Je me
    >> souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la femme qui
    >> posait les questions. « Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. »
    >> « Vous êtes un sacré fouteur de merde ». « Vous n'avez pas le droit de
    >> m'insulter ». « C'est
    >> pas une insulte, la merde » (Petit rire.) C'est fou comme la mémoire
    >> fonctionne bien quand on subit de pareilles agressions. Toutes les
    >> paroles,
    >> tout les détails de cette arrestation et de ma garde à vue resterons
    >> gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des coups subits
    >> dans ma chair. Je remarque que l'on me vouvoie depuis que je ne suis
    >> plus entre les griffes des CRS. Mais la violence physique a seulement
    >> fait place au mépris et à une forme d'inhumanité plus sournoise. Je
    >> demande que l'on m'ôte les menottes qui m'ont douloureusement entaillé
    >> les poignets et que l'on
    >> appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j'aurais
    >> mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de
    >> protester,
    >> on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu'ici on ne peut
    >> pas s'exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant de
    >> m'enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne
    >> sens plus ma main droite. Fouille intégrale. On me retire ce que j'ai,
    >> bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte. « Enlevez vos
    >> vêtements ! » J'ai tellement mal que je n'y arrive presque pas. «
    >> Dépêchez-vous, on n'a pas que ça à faire. La boucle d'oreille ! »
    >> J'essaye de l'ôter sans y parvenir. « Je ne l'ai pas enlevée depuis des
    >> années. Elle n'a plus de fermoir». « Ma patience à des limites vous vous
    >> débrouillez pour l'enlever, c'est tout ! » Je force en tirant sur le
    >> lob de l'oreille, la boucle lâche.« Baissez la culotte ! » Je m'exécute.
    >> Après la fouille ils m'amènent dans une petite cellule de garde à vue.
    >> 4m de long par 2m de large. Une petite
    >> couchette beige vissée au mur. Les parois sont taguées, grattées par les
    >> inscriptions griffonnées à la hâte par les détenus de passage. Au
    >> briquet
    >> ou gravé avec les ongles dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim,
    >> Rachid…… chacun laisse sa marque. L'attente commence. Pas d'eau,
    >> pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler
    >> mon bras. Les murs et le sol sont souillés de tâches de sang, d'urine
    >> et
    >> d'excréments. Un méchant néon est allumé en permanence. Le temps
    >> s'étire. Rien ici qui permette de distinguer le jour de la nuit. La
    >> douleur lancinante m'empêche de dormir. J'ai l'impression d'avoir le
    >> c¦ur qui pulse dans ma main. D'ailleurs alors que j'écris ces lignes une
    >> semaine plus tard, je ne parviens toujours pas à dormir normalement.
    >> J'écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort.
    >> Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m'est arrivé est
    >> tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque
    >> ville de France des dizaines de personnes subissent des
    >> traitements bien pires que ce que j'ai enduré. Je sais aussi que si
    >> j'étais noir ou arabe je me serais fait cogner avec encore moins de
    >> retenue. C'est pour cela que j'écris et porte plainte. Car j'estime que
    >> dans la police française et dans les CRS en particulier il existe de
    >> dangereux individus qui sous le couvert de l'uniforme laissent libre
    >> cour à leurs plus bas instincts. (Evidement il y a aussi des arrestations
    >> justifiées, et la police ne fait pas que des interventions abusives.
    >> Mais je parle des dérapages qui me semblent beaucoup trop fréquents).
    >>
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    violences policières - Page 2 Empty appel à témoin (suite )

    Message par bye Sam 4 Oct - 12:14

    Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d'un service
    >> public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un
    >> état de droit. J'ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu'un de
    >> profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me
    >> renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des
    >> outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la
    >> violence et l'envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d'action
    >> de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu'augmenter
    >> l'insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d'une
    >> partie de la population (Des jeunes en particulier.) face à la Police.
    >> En polarisant ainsi la population on crée une tension perpétuelle
    >> extrêmement perverse. Comme je suis un homme de culture et de
    >> communication je réponds à cette violence avec mes armes. L'écriture et
    >> la parole. Durant les 16h qu'a duré ma détention. (Avec les nouvelles
    >> lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue.) Je n'ai vu dans
    >> les cellules que des gens d'origine africaine et des gitans. Nous
    >> étions tous traité avec un mépris hallucinant. Un exemple, mon voisin
    >> de cellule avait besoin d'aller aux toilettes. Il appelait sans relâche
    >> depuis
    >> près d'une demi heure, personne ne venait. Il c'est mit à taper contre
    >> la porte pour se faire entendre, personne. Il cognait de plus en plus
    >> fort, finalement un gardien exaspéré surgit. »Qu'est ce qu'il y a
    >> ? ». « J'ai besoin d'aller aux chiottes. » « Y a une coupure d'au. »
    >> Mais j'ai besoin. » « Y a pas d'eau dans tout le commissariat, alors tu
    >> te la coince pigé. » Mon voisin qui n'est pas seul dans sa cellule
    >> continue de se plaindre, disant qu'il est malade, qu'il va faire ses
    >> besoins dans la cellule. « Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-
    >> shirt. » Les coups redoublent. Une voix féminine lance d'un air
    >> moqueur. « Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de
    >> moins. » Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une
    >> bonne plaisanterie. Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me
    >> chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil,
    >> avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s'occupe de
    >> cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de
    >> compassion depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont
    >> pas raté. C'est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu'on a aussi des sacrés
    >> cas sociaux chez nous. Mais ils ne sont pas tous comme ça. » J'aimerais
    >> la croire. Un officier vient me chercher pour que je dépose
    >> ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m'ont
    >> interpellé. J'apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation
    >> à l'émeute et violence
    >> envers des dépositaires de l'autorité publique. C'est vraiment le
    >> comble. Je les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement.
    >> Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi
    >> éhontement ?
    >> Je raconte ma version des faits à l'officier. Je sens que sans vouloir
    >> l'admettre devant moi, il se rend compte qu'ils ont commis une gaffe.
    >> Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis
    >> finalement libéré. J'erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je
    >> marche
    >> péniblement. Un mistral à décorner les b¦ufs souffle sur la ville. Je
    >> trouve un avocat qui me dit d'aller tout de suite à l'hôpital faire un
    >> constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je
    >> patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle
    >> d'attente, je lis un journal qui m'apprend que le gouvernement veut
    >> supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois
    >> dans l'éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j'ai pu lire
    >> qu'il allait être rénové pour 19 millions d'Euros.Les budgets de la
    >> sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et
    >> l'éducation. Pas de commentaires. Je n'écris pas ces lignes pour me
    >> faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui
    >> tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m'indigner. La
    >> plupart des Français auxquels j'ai raconté cette histoire ne semblaient
    >> pas du tout surpris, et avaient connaissance de nombreuses anecdotes du
    >> genre. Cela me semble d'autant plus choquant. Ma naïveté, je la
    >> revendique, comme je revendique le droit de m'indigner face à
    >> l'injustice. Même si cela peut paraître de petites injustices. C'est la
    >> somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut
    >> conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires
    >> systèmes totalitaires. (Nous n'en sommes bien évidement heureusement pas
    >> encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place de papes
    >> et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté
    >> d'écrire leur version des faits qui corroborent tous ce que j'ai dis.
    >> Ils certifient tous que je n'ai proféré aucunes insultes ni n'ai commis
    >> aucune violence. Les témoignages soulignent l'incroyable brutalité de
    >> l'intervention des CRS et la totale disproportion de leur réaction face
    >> à mon intervention. J'ai essayé de retrouver des images des faits, mais
    >> malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la
    >> police et, comme par hasard elles sont en panne depuis début juillet. Il
    >> y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu
    >> témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner
    >> et de récupérer suffisamment d'énergie pour pouvoir tenter de les
    >> retrouver. Je n'ai pu en rassembler qu'une douzaine. J'espère toujours
    >> que peut être quelqu'un ai photographié ou même filmé la scène et que je
    >> parvienne
    >> à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui
    >> c'est passé. Après 5 jours soudain, un monsieur africain m'a abordé,
    >> c'était l'un des musiciens qui avait été interpellé. Il était tout
    >> content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se
    >> sentait mal de n'avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier
    >> d'être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris
    >> par mon intervention et m'a dit qu'il habitait Grenoble, qu'il avait 3
    >> enfants et qu'il était français. Qu'il viendrait témoigner pour moi.
    >> Qu'il s'appelait Moussa Sanou. « Sanou ,
    >> c'est un nom de l'ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo- Dioulasso ? » «Oui. »
    >> Nous nous sommes sourit et je l'ai salué dans sa langue en Dioula. Il
    >> se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à
    >> Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de
    >> nouvelles de l'auteur Mozambicain Mia Couto s'appellera « Chaque homme
    >> est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se
    >> nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas. Je suis content
    >> d'avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore. La
    >> pièce commence par ce dialogue prémonitoire. Quand on lui demanda de
    >> quelle race il était, il répondit : « Ma race c'est moi. » Invité à
    >> s'expliquer il ajouta « Ma race c'est celui que je suis. Toute personne
    >> est à elle seule une humanité. Chaque homme est une race, monsieur le
    >> policier. »
    >>
    >> Patrick Mohr 28 juillet 2008
    >>
    >> --
    >> « Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. »
    >> Rosa Luxembourg
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mar 7 Oct - 6:12

    CRS de Calais: vers la disparition définitive du problème ou des réfugiés?


    Ce lundi soir, les CRS rataient sans doute leur prélèvement d'humains aux abords du parc, vers 20h20. Tenaces car le fourgon était vide, les mêmes policiers sont revenus aux abords de la porte du squat des réfugiés politiques soudanais et érythréens, se cacher derrière un immeuble tandis que des réfugiés couraient se mettre à l'abri.
    Deux d'entre eux, inconscients du danger, traversaient la route et entraient dans le parc sombre.
    Les CRS ont jeté alors leur véhicule à leur poursuite, pénétrant dans le parc à toute vitesse. Je les ai poursuivis et me suis retrouvée coincée entre le car et le fourgon de ramassage. Nous ne sommes pas allés bien loin. Près de l'entrée, le car avait déjà stoppé et j'imaginais aisément la poursuite des deux hommes dans l'obscurité protectrice.
    Pas du tout! A l'avant du car de chasse, un réfugié plié en deux et audiblement en train de souffrir, marchait ainsi, avec derrière lui le CRS. "qu'est-ce qui s'est passé?" ai-je demandé très surprise. "vous lui avez fait mal?!!" Le CRS ne me répondit pas.
    Il amena le réfugié jusqu'au car tandis que j'appelais une humanitaire qui m'escortait pour ma tache de surveillance.
    L'homme s'effondra près de la porte du fourgon en gémissant., le bras laissé le long du corps. Malgré les marques de gentillesse de l'humanitaire et ses questions alarmées, les CRS ont tenu à ramasser l'homme dont la jambe ne touchait plus le sol. Le réfugié en mauvais état a été placé sans souci humain, comme cela sur l'un des sièges du car, la douleur continuait à être visible.Son copain assis sur un buisson, se mit à pleurer. Les CRS l'ont cueilli également.
    L'un des CRS, celui qui l'a interpellé, a déclaré que l'homme était tombé à ses collègues sortis d'une allée.

    Je suppose que n'ayant entendu aucune porte s'ouvrir, ni les pas de course des brodequins policiers, que le jeune homme a été heurté par le car de CRS qui roulait à grande vitesse dans une allée étroite du parc.
    Le CRS interpelleur s'est contenté d'aller le ramasser

    Nous sommes allées ensuite visiter l'hôpital deux fois de suite. personne n'a vu l'homme. Pire, une vingtaine de minutes après l'interpellation au parc, nous avons vu les mêmes CRS se dirigeaient vers la zone des dunes. Le fourgon devait contenir encore le blessé.

    Ecraser un réfugié et puis ne pas le tranporter pour le faire soigner, une vieille pratique de CRS qu'ils ne se gènent pas d'exercer dans les dunes de Calais loin des yeux. Ici, c'est le centre de Calais.

    Pour écrire au sous-préfet de Calais qui dit que la police agit dans un cadre légal: http://www.pas-de-calais.pref.gouv.fr/nous_ecrire_form.php?id_contact=57

    Car le cadre, tout compte fait c'est lui, le sous-préfet. Mais plutôt un cadre illégal: illégal d'entrer à toute vitesse dans un parc non éclairé, à la poursuite de gens soupçonnés d'être sans papier (sur quel critère?) qui marchaient sans crainte et sans reproche.

    Illégal aussi de prévoir ces arrestations avant qu'elles ne se commettent: car j'ai bien remarqué ainsi que l'humanitaire présente qu'une surveillance civile était affectée aux abords du squat. Un véhicule repéré est parti après le départ des fourgons. Si plusieurs CRS ne réussissent pas à comprendre le danger d'une intervention en car dans un parc le soir, c'est qu'ils ont été forcés à agir ainsi.

    Remercions le sous-préfet de conduire ces interventions dangereuses et de vouloir régler si définitivement le problème. (j'espère pour ma part, retrouver la victime et son copain)
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 8 Oct - 16:31

    Calais: de la leçon à la pratique, nouveaux rituels policiers


    Chaque matin, dans un nouvel emplacement trouvé par les réfugiés du squat promis à la destruction, les policiers entrent, matraque à l'épaule, gazeuse à la main, et se mettent à compter les présents allongés.
    Ces policiers arrivent en voiture (donc la PAF) doublée d'un fourgon de ramassage. Personne ne serait interpellé.

    Chaque matin au squat de la gare, d'autres policiers CRS interpellent les personnes. Selon un témoin, les policiers gazent si l'on ronchonne pour se réveiller.

    MODIFICATION DE LA TECHNIQUE D'INTERPELLATION DANS LES RUES

    Dès leur retour, les CRS ont usé de procédures nouvelles: les captures se concentrent sur des petits groupes de deux à trois personnes ciblées. Leur exécution est très rapide. Plusieurs fois, j'eus à me rendre compte qu'ils dégageaient le terrain dès mon approche mais continuaient leur "travail" un peu plus loin ou revenaient sur les lieux.

    Hier soir, la bénévole humanitaire qui m'a accompagnée trois fois dans cette surveillance de soirée, était tombée sur deux policiers accroupis derrière un véhicule en stationnement qui lui ont fait signe de se taire. Deux réfugiés la suivaient sans se méfier. Nous avions pourtant vu les deux cars partir.

    MODIFICATION DU RAPPORT AUX MILITANTS: la leçon du sous-préfet en pratique

    Après l'agression de Jean-Claude Lenoir du groupe Salam, témoin d' une intervention qualifiée de violente et la petite manifestation presqu'immédiate que le représentant de Salam a produit, toutes les forces et pouvoirs ont certainement concocté un petit manuel du savoir-vivre avec les militants, à destination des CRS.

    La preuve en est qu'aucun geste ni contrôle d'identité, ne nous génèrent lorsque nous tombions sur le réfugié blessé dans le parc, lundi soir. Les CRS ne savaient plus quoi nous dire d'autres que "vous êtes docteur? Non, alors dégagez!" à la bénévole alarmée qui tapotait le corps du réfugié.

    S'il n'y a plus d'embarquement du style que j'ai pu connaître personnellement, la répression est beaucoup plus fine: elle agit sur les paramètres de la surveillance. Amende pour s'être trouvé dans un espace ouvert sans signalisation du caractère privé, emploi d'une agence de Sécurité dont les salariés ne savent pas dire exactement ce qu'ils viennent surveiller face au squat de la gare, intimidation des courageux bénévoles qui voudraient exercer une surveillance conjointe.

    Ainsi, la bénévole qui marchait sur le trottoir d'en face et qui découvrait les deux policiers accroupis prêts à sauter sur deux malheureux réfugiés, s'est retournée, a crié aux réfugiés "police, sauvez-vous!" et s'est fait interpellée sans que je ne m'en aperçoive. "Mettez-vous à l'abri" lui a gentiment conseillé le policer en la poussant sous un porche, la faisant disparaître de ma vue.

    Sa disparition subite de la rue ainsi que de celle des réfugiés précéda l'arrivée de 3 CRS au milieu de la route qui me bloquèrent le passage. Ils m'apprirent que la bénévole était en phase de contrôle. Et tandis que nous mobilisions à nous deux les policiers des deux cars, le CRS communiquant et souriant me tenait des propos identiques à celui du sous-préfet Gavory: "Nous agissons dans un cadre légal." J'en ai souri.

    CONSIGNE: EMPECHER LA MULTIPLICATION DES MILITANTS TEMOINS

    A la bénévole contrôlée longuement de telle sorte à ce que je ne puisse ni lui parler ni la voir, à plus de cinquante mètre de moi, les CRS lui ont dit: "vous êtes au courant qu'un réfugié a violé une journaliste?", puis "vous vous rendez compte que notre mission est peut être d'arrêter des délinquants dangereux?!" enfin " ce que vous avez fait, c'est de l'aide à la circulation"

    Je n'ai eu pour ma part aucune autre remarque que les rancoeurs face à mon travail. Ce fut comme si, à moi, on accordait le droit de m'interposer. Mais qu'un quidam s'associe à la surveillance et s'obstine, la chaîne de la répression est enclenchée.

    Il fut évident encore une fois, qu'une surveillance civile s'est opérée de manière disproportionnée, et a continué après l'intervention. Ce fut comme des surveillants d'un spectacle de rue offert gratuitement par la préfecture auquel j'aurais eu droit d'assister mais seulement moi. Il est plus facile aussi de surveiller une personne à pied, que deux en voiture.

    Côté autre témoins plus présentables, selon une bénévole, les réfugiés du squat ont entendu les CRS leur demander de laisser leurs mains sous les couvertures avant de les interpeller. Plusieurs jours plus tôt les CRS avaient en effet été surpris et effrayés de voir surgir de dessous les couvertures une caméra tenue par des journalistes. Prévenants et inventifs, les CRS!

    (la prévention de la "délinquance" militante ne s'arrête pas là: convoquée hier verbalement pour une audition concernant deux réfugiés à qui j'aurai donné mon adresse pour démarrer leur demande d'asile, espérons que les policiers n'aient pas trouvé un moyen supplémentaire de réprimer. Les convocations sans papier ou avec papier, se sont parfois terminées par des intimidations directes mais discrètes)
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    Message par bye Ven 10 Oct - 11:28

    Voici le N° 68, OCTOBRE 2008, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du
    réseau : http://resistons.lautre.net/


    Visitez le site du réseau : tous les numéros de RE à télécharger, guides
    juridiques, nouvelles, inscription aux listes de diffusion ....
    http://www.resistons.lautre.net
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    Message par bye Ven 10 Oct - 20:16

    bye a écrit:Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d'un service
    >> public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un
    >> état de droit. J'ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu'un de
    >> profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me
    >> renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des
    >> outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la
    >> violence et l'envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d'action
    >> de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu'augmenter
    >> l'insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d'une
    >> partie de la population (Des jeunes en particulier.) face à la Police.
    >> En polarisant ainsi la population on crée une tension perpétuelle
    >> extrêmement perverse. Comme je suis un homme de culture et de
    >> communication je réponds à cette violence avec mes armes. L'écriture et
    >> la parole. Durant les 16h qu'a duré ma détention. (Avec les nouvelles
    >> lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue.) Je n'ai vu dans
    >> les cellules que des gens d'origine africaine et des gitans. Nous
    >> étions tous traité avec un mépris hallucinant. Un exemple, mon voisin
    >> de cellule avait besoin d'aller aux toilettes. Il appelait sans relâche
    >> depuis
    >> près d'une demi heure, personne ne venait. Il c'est mit à taper contre
    >> la porte pour se faire entendre, personne. Il cognait de plus en plus
    >> fort, finalement un gardien exaspéré surgit. »Qu'est ce qu'il y a
    >> ? ». « J'ai besoin d'aller aux chiottes. » « Y a une coupure d'au. »
    >> Mais j'ai besoin. » « Y a pas d'eau dans tout le commissariat, alors tu
    >> te la coince pigé. » Mon voisin qui n'est pas seul dans sa cellule
    >> continue de se plaindre, disant qu'il est malade, qu'il va faire ses
    >> besoins dans la cellule. « Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-
    >> shirt. » Les coups redoublent. Une voix féminine lance d'un air
    >> moqueur. « Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de
    >> moins. » Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une
    >> bonne plaisanterie. Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me
    >> chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil,
    >> avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s'occupe de
    >> cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de
    >> compassion depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont
    >> pas raté. C'est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu'on a aussi des sacrés
    >> cas sociaux chez nous. Mais ils ne sont pas tous comme ça. » J'aimerais
    >> la croire. Un officier vient me chercher pour que je dépose
    >> ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m'ont
    >> interpellé. J'apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation
    >> à l'émeute et violence
    >> envers des dépositaires de l'autorité publique. C'est vraiment le
    >> comble. Je les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement.
    >> Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi
    >> éhontement ?
    >> Je raconte ma version des faits à l'officier. Je sens que sans vouloir
    >> l'admettre devant moi, il se rend compte qu'ils ont commis une gaffe.
    >> Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis
    >> finalement libéré. J'erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je
    >> marche
    >> péniblement. Un mistral à décorner les b¦ufs souffle sur la ville. Je
    >> trouve un avocat qui me dit d'aller tout de suite à l'hôpital faire un
    >> constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je
    >> patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle
    >> d'attente, je lis un journal qui m'apprend que le gouvernement veut
    >> supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois
    >> dans l'éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j'ai pu lire
    >> qu'il allait être rénové pour 19 millions d'Euros.Les budgets de la
    >> sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et
    >> l'éducation. Pas de commentaires. Je n'écris pas ces lignes pour me
    >> faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui
    >> tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m'indigner. La
    >> plupart des Français auxquels j'ai raconté cette histoire ne semblaient
    >> pas du tout surpris, et avaient connaissance de nombreuses anecdotes du
    >> genre. Cela me semble d'autant plus choquant. Ma naïveté, je la
    >> revendique, comme je revendique le droit de m'indigner face à
    >> l'injustice. Même si cela peut paraître de petites injustices. C'est la
    >> somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut
    >> conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires
    >> systèmes totalitaires. (Nous n'en sommes bien évidement heureusement pas
    >> encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place de papes
    >> et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté
    >> d'écrire leur version des faits qui corroborent tous ce que j'ai dis.
    >> Ils certifient tous que je n'ai proféré aucunes insultes ni n'ai commis
    >> aucune violence. Les témoignages soulignent l'incroyable brutalité de
    >> l'intervention des CRS et la totale disproportion de leur réaction face
    >> à mon intervention. J'ai essayé de retrouver des images des faits, mais
    >> malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la
    >> police et, comme par hasard elles sont en panne depuis début juillet. Il
    >> y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu
    >> témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner
    >> et de récupérer suffisamment d'énergie pour pouvoir tenter de les
    >> retrouver. Je n'ai pu en rassembler qu'une douzaine. J'espère toujours
    >> que peut être quelqu'un ai photographié ou même filmé la scène et que je
    >> parvienne
    >> à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui
    >> c'est passé. Après 5 jours soudain, un monsieur africain m'a abordé,
    >> c'était l'un des musiciens qui avait été interpellé. Il était tout
    >> content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se
    >> sentait mal de n'avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier
    >> d'être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris
    >> par mon intervention et m'a dit qu'il habitait Grenoble, qu'il avait 3
    >> enfants et qu'il était français. Qu'il viendrait témoigner pour moi.
    >> Qu'il s'appelait Moussa Sanou. « Sanou ,
    >> c'est un nom de l'ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo- Dioulasso ? » «Oui. »
    >> Nous nous sommes sourit et je l'ai salué dans sa langue en Dioula. Il
    >> se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à
    >> Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de
    >> nouvelles de l'auteur Mozambicain Mia Couto s'appellera « Chaque homme
    >> est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se
    >> nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas. Je suis content
    >> d'avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore. La
    >> pièce commence par ce dialogue prémonitoire. Quand on lui demanda de
    >> quelle race il était, il répondit : « Ma race c'est moi. » Invité à
    >> s'expliquer il ajouta « Ma race c'est celui que je suis. Toute personne
    >> est à elle seule une humanité. Chaque homme est une race, monsieur le
    >> policier. »
    >>
    >> Patrick Mohr 28 juillet 2008
    >>
    >> --
    >> « Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. »
    >> Rosa Luxembourg

    Poursuivi pour *outrage, incitation à l'émeute et violence envers des
    personnes dépositaires de l'autorité publique*, choqué par la violence des
    "forces de l'ordre", Patrick Mohr a porté plainte contre les CRS.

    Son procès a lieu le *lundi 13 octobre à 14 heures* devant le tribunal
    correctionnel d'Avignon. (Rappelons que l'outrage est passible de 7.500 ?
    d'amende et de six mois de prison.) Il est défendu par Me William BOURDON.

    Ce procès scandaleux, nouvel exemple de la banalisation des violences
    policières en France, s'inscrit dans le contexte ultra-répressif, que
    dénonce le CODEDO (Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage)


    Pour en savoir plus sur le CODEDO, et en attendant les procès de Romain
    Dunand (22 octobre) et de Hervé Eon (23 octobre), tous deux poursuivis par
    Nicolas Sarkozy, vous pouvez aller sur notre site :

    http://codedo.blogspot.com/

    CONFERENCE DE PRESSE du CODEDO le 21 OCTOBRE à 16 h

    Librairie RESISTANCES 4 villa Compoint 75017 Paris

    (Métro Guy-Môquet)
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    Message par bye Jeu 6 Nov - 21:40

    La carotte et, de plus en plus, le bâton - Résistons ensemble novembre 2008, N° 69


    Bonjour,

    Voici le N° 69, NOVEMBRE 2008, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du
    réseau : http://resistons.lautre.net/
    Si le journal vous plaît vous êtes invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction


    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 69 / novembre 2008


    La carotte et, de plus en plus, le bâton

    Comme dit Hamé, la meilleure des polices ne porte pas l’uniforme. Taf,
    télé, antidépresseurs, crédits, habitude, et les pauvres savent rester à
    leur place. Et pourtant. Mi-octobre : réunion de chefs européens en
    uniforme sur « les défis des violences urbaines » près de Lyon. La
    direction centrale de la sécurité publique française y expose son modèle
    répressif. Et explique qu’après novembre 2005, cinq émeutes « graves »
    ces douze derniers mois, et les tirs sur les flics, il faut écraser
    toujours plus les banlieues populaires. Tout est pensé. De l’association
    stratégique entre les différents corps dans leurs mouvements de terrain
    (CRS, gardes mobiles, BAC, fraîches compagnies de sécurisation, etc.)au
    matériel sophistiqué de répression et surveillance (flash-balls longue
    portée, tazer, vidéosurveillance, hélicoptères, petits avions, drones
    bientôt généralisés). En passant par la garde-à-vue de 96h jusque-là
    réservée à l’antiterrorisme. Et plus ils développent et perfectionnent
    la répression, plus ils la présentent comme contrôlée, lisse, nette et
    sans bavure (caméras embarquées, alibi du non-létal). Ainsi donc, l’Etat
    français est à la pointe du maintien de l’ordre militarisé.

    Gageons que cet impressionnant déploiement à la française doit aussi
    servir à prévenir les futures réactions aux effets des craquements et de
    la bonne santé confondus du système économique mondial.
    Restructurations, délocalisations, licenciements, fermetures,
    sous-traitance, profits, cracks, fusions, pollution… Déjà ces derniers
    mois d’importantes grèves ont eu lieu dans différentes usines, oùles
    ouvriers ont fait face à la flicaille. Comme récemment à l’usine Lindt
    d’Oloron. Ils goûtent là à ce que vivent quotidiennement les immigrés et
    les habitants des cités-dortoirs. Peut-être qu’un jour cette expérience
    commune à des personnes de milieux différents mais toutes exploitées
    créera des liens pour une solidarité concrète.


    « Et merde René on s'est fait filmer on va morfler »…

    … ont du se dire les Schmidt en voyant leur tronche passant en boucle à
    la télé avec à la clé une garde-à-vue et une mise en examen. Etoui
    c'est fini les ratonnades de banlieusards sans que ça passe inaperçu.Ce
    soir à Montfermeil c’était un jeune homme extirpé manu militari devant
    sa mère et ses petites sœurs, et au passage la porte défoncée,
    l’appartement saccagé. La mère du jeune homme a essayé de s’interposer
    pour que les Schmidt ne fasse pas de mal à son fils et pour comprendre
    ce qu’il se passe et pourquoi ils sont venus l’arrêter. Elle a eu comme
    réponse de la boucler et a été visée volontairement avec un flashball.
    Et oui aujourd’hui dans ces temps merveilleux du tout sécuritaire on
    peut mettre en joue une mère de famille mais pas n’importe quelle mère
    de famille. Aujourd’hui les seules personnes qui ont droit à ce
    traitement de faveur ce sont les hommes et les femmes des quartiers
    populaires. Vieux contre les murs et palpés dans les cafés, parents
    tenus en joue, jeune poursuivi par la BAC. Oui rien ne change tout
    empire, mais une chose est en train de changer : de plus en plus de
    personnes vivant dans ces cités refusent ce silence ou les
    contre-informations des media de masse et ont décidé de diffuser leur
    propre image, leur propre vérité. Avec l’accroissement des sites
    internet de diffusion de vidéo (youtube - dailymotion) et les appareils
    photo et vidéo numériques de plus en plus de vidéos prouvent et montrent
    le vrai visage de la police. Que ce soit par écrit ou par vidéo luttons
    pour que la vérité sur les bavures policières soit la plus diffusée
    possible.


    Fermeture des centres de rétentions !

    Belgique - Le 25 octobre, des militants du Collectif de Résistance aux
    Centres pour Etrangers (CRACPE) ont bloqué les portes du centre ferméde
    Vottem en s’enchaînant aux portes et empêchant tout accès au centre. Des
    actions du même type ont également eut lieu devant des centres situés
    aux Pays-Bas et au Danemark. Le CRACPE réclame notamment la fermeture
    des centres fermés et la régularisation inconditionnelle de tous les
    sans-papiers.

    Nantes – Le 2 octobre, Izzet comparaissait pour avoir détruit sa cellule
    du centre de rétention administrative, en y mettant le feu. Le procureur
    demandait dix mois d'emprisonnement pour « destruction du bien d'autrui
    par un moyen dangereux pour les personnes ». Ce sera trois mois fermes.

    Vincennes - Cinq autres personnes, sans papiers, inculpées ou sous le
    statut de « témoin assisté » suite à l’incendie du centre de Vincennes
    sont en attente de leur procès. Il ne faut pas les oublier. Envoyez vos
    chèques de soutien à l’ordre de CICP-Vincennes, à CICP-Vincennes,21ter
    rue Voltaire, 75011 Paris. Début novembre la machine à enfermer,
    expulser, le centre de Vincennes sera de nouveau opérationnel,
    manifestation le mardi 11 novembre à 15h rdv RER Joinville-le-Pont.


    Le cadeau du juge

    Le 22 septembre Ivan et Farid se présentent à la juge Houyvet du pôle
    antiterroriste. Elle les a convoqués en urgence trois jours plutôt, les
    obligeant sous la menace de mandats d’arrêt à renoncer au délai de cinq
    jours préalables à toute convocation pour préparer la défense. Ils ont
    été pris en photo ensemble alors que Farid était filé, ce que leur
    contrôle judiciaire interdisait. Face à la demande du proc’ de les
    incarcérer, la juge leur fait ce cadeau : en plus de l’interdiction de
    communiquer entre mis en examen, du pointage chez les flics, chez
    l’assistante sociale, du travail, elle les assigne à résidence de 21h à
    6h… Un avant-goût du projet de loi pénitentiaire destinée à augmenter le
    nombre de détentions préventives tout en économisant les places de
    prison. Farid se retrouve en plus interdit de communiquer par lettres et
    coups de téléphone (les parloirs lui ayant déjà été interditsà sa
    sortie de prison) avec un prisonnier qui a participé en 2003 à
    l’incendie d’un atelier de la centrale de Clairvaux pour la proximitéde
    ce détenu avec les idées et des personnes fichées comme «
    anarcho-autonomes ».

    > [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]


    Sécurité buziness

    Le sécuritaire : un programme électoral, un arsenal répressif en
    constante progression, une politique de gestion par la force de la
    révolte face à une société inégalitaire, pas seulement… c’est aussi un
    buziness lucratif. SMP Technologies qui distribue le Tazer en France l’a
    bien compris et n’hésite pas à attaquer en justice tous ceux qui
    viendraient contrarier sa plus-value, récemment le réseau RAIDH ou
    encore Olivier Besancenot. Tazer est une marque de pistolet à impulsions
    électriques qui équipe maintenant largement la police nationale et plus
    récemment certaines polices municipales (deux électrodes à fil
    transmettent une décharge électrique paralysante, décrite comme une
    crampe très violente accompagnée d’une douleur intense, une vraie
    torture quoi). Forcément pour une société qui vente les mérites d’une
    arme « anti-bavure » et « non létale » lorsqu’on évoque lesmorts
    touchés par le Tazer (voir le rapport Amnesty international) ça fait mal
    aux ventes. Nouveau revers pour la marque, le Tribunal de Grande
    Instance (TGI) de Paris a reconnu le 27 octobre que le réseau RAIDH qui
    qualifiait le Taser de « dernière gégène au pays des droits de l'Homme »
    n'a pas « abusé de la liberté d'expression » et condamne SMP
    Technologies à payer au réseau la somme de 2000 euros.

    Infos : www.raidh.org


    « Carnets noirs »

    Yves Bertrand est l’ex-directeur central des Renseignements généraux.
    Lorsque dans le cadre de l’affaire Clearstream ses « carnets noirs »
    font surfaces, c’est l’indignation générale dans la classe politique.
    Dépôt de plainte, atteinte à la vie privée… directement concernés les
    politiques s’offusquent, mais, lorsqu’ils organisent le fichage dans le
    cadre d’EDVIGE, pour ne parler que de l’actualité, où est la différence
    ? Plus d’indignation face à cette atteinte à la vie privée ?

    Cet épanchement aura permis de mettre en lumière une certaine pratique
    policière : où comment après la mort de Malik Oussekine en 1986 le
    gouvernement accompagné des RG a tenté de salir la famille du jeune
    homme en diffusant via la presse d’extrême droite de fausses
    informations : un frère aurait eu des démêlés avec la justice, une soeur
    prétendument prostituée. Aujourd’hui le mensonge est toujours présent.
    Pour l’institution policière, Bouna et Zied, ont de suite été considérés
    à tort comme des cambrioleurs, et quand bien même… comme si la
    criminalité pouvait justifier la violence policière, les conditions dans
    lesquelles ils ont trouvé la mort. La méthode est récurrente, la logique
    est puante, seule différence avec aujourd’hui, ce genre de discours ne
    se cache plus derrière une presse d’extrême droite.


    Encore plus biométrique

    Les nouveaux passeports distribués ces deux dernières années ont ouvert
    la marche, l’identité qui se déclinait administrativement sur un simple
    papier sera maintenant augmentée de données biométriques. Ce qui a
    changé c’est l’intégration dans le passeport d’une puce RFID dans la
    couverture cartonnée pouvant être lue à distance, et contenant en plus
    de l’état civil et des données administratives une photo numérisée.
    Photo bien calibrée, pas d’ombre sous le menton etc. histoire de
    faciliter le fichage anthropométrique. Dans les mois à venir il faudra
    également se soumettre à la numérisation des empreintes digitales de
    quoi bien remplir les bases de données policières. Comble du cynisme,
    pour ce nouveau concentré de technologie policière il faudra débourser
    89 euros contre 60 euros aujourd'hui. Le corps devient un identifiant,
    le fichage biométrique est généralisé, le contrôle d’identitéà l’insu
    de l’intéressé devient techniquement possible, ce sont autant de
    libertés qui partent en fumée. Mieux quadriller, surveiller, maîtriser,
    c’est mieux réprimer...


    Mobilisation militante au procès en appel de Romain Dunand

    Membre du réseau RESF et de la CNT, il avait envoyé en décembre 2006 au
    ministère de l'Intérieur un mail de soutien à Florimond Guimard et
    comparé la politique de Nicolas Sarkozy à celle de Vichy. En mai 2007,
    il est poursuivi pour « outrage » et condamné en février 2008 à800
    euros d'amende. A son procès en appel, le 22 octobre, on pouvait
    remarquer que le 11e chambre était trop petite pour permettre à tous ses
    soutiens d'y assister : une quarantaine de personnes dont 25 restèrent à
    la porte de 9h à 12 heures pour attendre le compte-rendu par Me Marianne
    Lagrue et ses deux témoins, M. Rajfus et E. Terray. Parmi les soutiens,
    quelques uns ayant aussi subi des procès pour outrage, des membres de
    RESF, des citoyens concernés par cette attente aux libertés que
    constitue la multiplication des procès pour outrage. En outre, face àla
    préfecture, un groupe d'une vingtaine de personnes et des drapeaux de la
    CNT. Le procureur a demandé 1.000 euros d'amende. Délibéré rendu le 26
    novembre prochain.


    Prague -1969… Le Mans - 2008

    Josiane Nardi 60 ans est morte le dimanche 19 octobre. Elle s’était
    immolée devant la prison du Mans pour protester contre l'incarcération
    et la menace d'expulsion qui pèse sur son compagnon arménien
    sans-papiers. Jan Palach étudiant tchèque de 21ans est mort le 19
    janvier 69 à Prague. Il s’était immolé pour protester contre
    l’occupation de son pays par des chars du Kremlin. A l’époque tous les
    gouvernements, dont le français, les médias, partis ont protesté contre
    un régime qui poussent des gens à se sacrifier pour exprimer leur
    vérité. La mort de Josiane Nardi passe dans un silence assourdissant.
    Comme quoi, la barbarie qui frappe les sans-papiers, leurs proches et
    familles ne serait qu’un fait divers.


    A poil, tous…

    …même habillé, fini les cachotteries. Les prothèses, les parties
    intimes… ne sont plus intimes, tout se voit sur un écran de contrôle.
    Après une carrière internationale, le scanner "Pro Vision", arrive dans
    les aéroports français… au nom de la lutte contre le terrorisme. La
    strip-sécurité obéit, en réalité, à une seule fonction précise : faire
    accepter par l’individu l’humiliation en livrant son intimité au nom de
    l’Etat.


    Bouna, Zied… 3 ans déjà

    …qu’ils ont été grillés dans un transformateur, pourchassés par des «
    forces de l’ordre ». L’enquête s’étire, encore un nouveau juge, une
    reconstitution de plus… tout est fait pour épuiser et écœurer la
    famille, les amis. Une commémoration ici, un dépôt de gerbes là, un
    rassemblement pour exiger la « justice et vérité » au TGI de Bobigny. Ca
    ne dérange pas le pouvoir. La vérité ? Tout le monde la connaît déjà. La
    justice ? Qu’elle dise qu’ils ont été victimes de la police ? Faut pas
    rêver. Mais quand bien même des policiers seraient condamnés qu’est-ce
    que ça changerait ? Les institutions qui les ont tués restent de toute
    façon.

    Construire un rapport de force dans les cités et quartiers face aux
    violences et meurtres policiers. Y a-t-il une meilleure manière
    d'honorer leur mémoire ?


    Gênes, 7 ans après : procès de 29 policiers...

    accusés des violences infligées le 21 juillet 2001 (un jour après la
    mort de Carlo Giuliani , tué par la police en pleine manifestation) aux
    militants anti-G8 logeant à l'école Diaz et qui ont ensuite été
    transférés à la caserne de Bolzaneto pour y être frappés, insultés,
    humiliés, torturés (délit qui n'a pas été retenu, n'existant pas dans le
    Code pénal italien) trois jours durant. Verdict le 7 Novembre.

    > [ A G I R ]


    Liberté pour Jean-Marc Rouillan

    Il a commis l’impardonnable, il a refusé de cracher sur son passé. Vingt
    ans de tôle, ça n’a pas suffit pour abreuver la haine de l’Etat contre
    ce membre du groupe Action directe. Il n’est pas renégat, ni carpette,
    alors de nouveau au trou. Une pétition demande sa libération sans
    condition. ( signatures sur :
    http://marginales.free.fr/spip.php?article94 ). Ne faudrait-il pas crier
    notre colère dans la rue contre ces embastilleurs ?
    bye
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Lun 17 Nov - 21:45

    > Je vous invite à prendre connaissance du rapport 2007 du CNDS qui est > toujours très intéressant et éclairant sur les "dysfonctionnements"de nos > institutions particulièrement en ce qui concerne la police et > l'administration pénitentiaire.
    >

    > http://www.cnds.fr/ra_pdf/ra_2007/Introduction_2007.pdf
    bye
    bye
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mar 25 Nov - 15:32

    au-troisieme-etage-elle-recoit-une-lacrymo-dans-sa-cuisine


    dénoncez, dénoncez, braves français!
    mais pas les faits des policiers....!!
    http://www.rue89.com/2008/11/24/au-troisieme-etage-elle-recoit-une-lacrymo-dans-sa-cuisine
    bye
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    violences policières - Page 2 Empty Re: violences policières

    Message par bye Mer 26 Nov - 21:55

    descente de police dans un lycée professionnel: descente de plus en plus sûre vers l'abject!

    http://www.alterinfo.net/Honteux-!!!!!!!-merci-sarkozy_a26374.html

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