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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

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    admin
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    Féminin
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    Date d'inscription : 23/11/2007

    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par admin Lun 24 Mar - 16:01

    Le rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation a condamné l'utilisation, de plus en plus croissante, de terres, jusque-là réservées aux cultures vivrières, pour la production de Biocarburants.

    Jean Ziegler a plaidé pour un moratoire de l’ONU sur cette pratique qu'il qualifiée de "crime contre l'humanité", et qui fait monter les cours mondiaux des denrées alimentaires.

    S'exprimant au siège de l'ONU à New York, le rapporteur spécial a indiqué que "la ruée soudaine et mal inspirée vers la conversion de nourriture comme le maïs, le blé, le sucre et huile de palme -- en biocarburants est une recette pour le désastre"

    Il a donc appelé à l’adoption d’un moratoire qui interdirait pendant cinq ans cette pratique.

    Alternatives
    Jean Ziegler estime qu'avec les progrès rapides de la recherche scientifique, "il sera possible de produire en cinq ans des biocarburants à partir de déchets agricoles" comme les épis de maïs ou les feuilles de banane plutôt que les cultures elles-mêmes.

    La production de biocarburants a pris de l’ampleur, en partie, par la volonté de trouver des alternatives moins néfastes à l’environnement que le pétrole.

    Mais la situation a entrainé une augmentation des prix des denrées alimentaires surtout que certains agriculteurs, particulièrement aux Etats-Unis, ont remplacé leurs cultures de blé et de soja, par du maïs, qu’ils transforment ensuite en éthanol.

    Lors d'une intervention devant une commission de l'Assemblée générale de l'ONU, Jean Ziegler, qui est basé à Genève, s'est déclaré "gravement préoccupé par le fait que les biocarburants vont causer une aggravation de la faim" dans le monde.

    "Il y a des risques sérieux de créer une lutte entre nourriture et carburant qui va mettre les pauvres et les sous-alimentés dans les pays en développement à la merci de prix en hausse rapide pour la nourriture, la terre et l'eau", a-t-il ajouté.

    M. Ziegler ne mène pas un combat solitaire : le Fonds monétaire international avait aussi averti la semaine dernière qu'un recours massif aux carburants tirés des céréales pourrait entraîner une hausse vertigineuse des prix de la nourriture dans les pays en développement, "avec des conséquences sérieuses".

    Opposition
    Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit a l’alimentation a affirmé que les Etats-Unis et le Brésil, les deux premiers producteurs mondiaux d'éthanol, s'opposent fermement à son idée de moratoire.

    Le Brésil produit de l'éthanol à partir de canne à sucre, les Etats-Unis à partir du maïs.

    Washington prévoit de multiplier par 35 sa production d'éthanol entre 2000 et 2017, en partie pour réduire leur dépendance du pétrole importé.

    Lors de sa dernière tournée en Afrique, mi-octobre, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a appelé les pays du continent à se joindre "la révolution des biocarburants".
    bye
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Lun 24 Mar - 18:46

    J'abonde tout à fait dans le sens de M.Ziegler, bien connu depuis un certain nombre d'années pour son combat intègre et régulier contre les forces maléfiques de l'argent et du capitalisme.
    Cependant, je suis plus réservé sur la qualification de " crimes contre l'humanité " qui correspond bien précisément à une fraction criminelle comprenant l'assassinat,l'extermination, la
    réduction en esclavage,la deportation et tout acte inhumain commis
    contre une population civile.
    ( article 7 du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale , Tribunal militaire International de Nuremberg article 6).

    Encore une fois, je partage complètement l'argumentation et la fougue de M.Ziegler, mais il faut faire attention à ne manier les qualificatifs ou charges qu'à bon escient, surtout quand celles-ci revêtent une identification bien marquée ( concept ancien ,mais utilisé surtout juridiquement dans des circonstances bien précises: crimes nazis, guerre et persécutions en ex-Yougoslavie, Rwanda,.. ).

    Mais ma remarque n'a pas pour objet, bien entendu, de voiler l'étendue et le danger pour les populations de voir leurs conditions de survie, de nutrition,...encore s'aggraver.
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par Rabasse du sud Lun 24 Mar - 20:17

    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Industrie_biocarburantLes biocarburants : un crime contre l'humanité ? Medium_ethanol
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par ecotone Lun 24 Mar - 21:43

    Ah! Mon cher Bye, je comprends bien ce que tu dis, pour autant, j'emploie moi aussi bien volontiers ce terme, comme celui de mafieux vis-à-vis des néolibéraux.
    Et lorsque qu'un marché de produits conduit à la famine, puis à la mort des populations par milliers, c'est vrai que la loi n'a pas encore prévu de le qualifier "crime contre l'humanité", ou génocide... Dans les faits, avérés, les politiques préfèrent parler de problèmes démographiques, ou de pauvreté des populations, juste nous faire croire que la production n'est pas suffisante à nourrir les 6 milliards et demi de terriens, c'est moins violent, mais tout autant spécieux... Je sais, je ne t'apprends rien!
    Tout comme ceux qui utiliseraient abusivement le terme de rafles pour qualifier les arrestations massives françaises lors de la chasse aux étrangers, ou la comparaison à vichy période noire, à la quelle parait-il, ne ressemble en rien la politique menée aujourd'hui...
    Et puis aussi, "biocarburants", c'est tellement plus joli à l'oreille qu'agrocarburants ou nécrocarburant!


    Bon, mais tu as raison mon cher Bye attention à ce que nous racontons ; je vais rester zen, sinon mes plaques d'urticaires vont revenir...

    J. Ziegler est passé, encore, récemment sur france inter, j'adore. On peut ré-écouter les bandes dans le site de là-bas.org.
    Je ne l'ai jamais vu chez PPDA, ni chez pujadas! On devrait écrire au médiateur de france télévision!!!LoL
    bye
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 25 Mar - 7:22

    oui, chère Ecotone, j'adhère à ce que tu développes, mais je voulais seulement souligner que l'emploi de certaines expressions comme " crimes contre l'humanité" ou " nazis ", " fachistes",...étaient tellement chargés d'histoire et d'évènements précis, qu'il convenait d'être prudents, selon moi, sur leur utilisation.
    Le concept juridique de " crime contre l'humanité " s'appuie sur une volonté avérée d'élimination d'une population, d'une ethnie, et je ne crois pas que le président Lula, par exemple, ait cette intention contre son propre peuple. ( j'en suis même certain ).

    Sinon, nous pouvons tout aussi bien affubler le système capitaliste de machine à vocation criminogène, portant en lui de manière délibérée cette finalité de " crime contre l'humanité " ( ce que je crois profondément, en regard de tout son passif, notamment ).

    Enfin, de manière plus générale, l'utilisation de tels concepts peut faire perdre les repères, tendant à gommer, lisser des passages de l'histoire: par exemple, en droit français, c'est la seule qualification retenue comme imprescriptible ( et maintenant dans le droit internatinal ).Pour celà, Kluas Barbie a pu être jugé, plus de 40 ans après les faits; alors que les crimes de guerre sont retenus à 20 ans après les crimes.
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par Rabasse du sud Mar 25 Mar - 7:31

    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Crime1
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par Rabasse du sud Ven 4 Avr - 9:57

    Agrocarburants : pas si verts que cela ! (on le savait déjà !!!!)

    Par Jean Etienne, Futura-Sciences
    Un temps présentés comme la solution miracle, les agrocarburants (incorrectement appelés biocarburants) suscitent de moins en moins d’enthousiasme… et de plus en plus d’inquiétudes au vu d’effets délétères déjà largement mesurables.

    A la différence des combustibles fossiles traditionnels, les agrocarburants, habituellement produits à partir de la canne à sucre, du colza, du maïs ou du palmier à huile étaient jusqu’ici présentés comme particulièrement "propres", car ils absorbent le gaz carbonique pendant leur développement. Mais le bilan est loin d’être aussi idyllique…

    Ainsi, l’Indonésie. Cette république née en 1945 s’est rapidement imposée comme région de référence pour la culture du palmier à huile (Elaeis guineensis). Au prix d'une catastrophe écologique, l'Indonésie est devenue le deuxième producteur mondial d'huile de palme avec 11,4 millions de tonnes par an. L'huile de plame est aussi la principale ressource alimentaire de l’archipel. Elle sert notamment à la confection du nasi goreng, le plat national (désormais répandu dans le monde entier), ainsi qu’à la cuisson des viandes et des poissons.

    Pour les Indonésiens, la conséquence de cette mutation ressemble à un cauchemar : le prix de l’huile de palme à usage alimentaire a augmenté en très peu de temps de 70 %, valeur que l’augmentation des salaires ne suffit pas à compenser, ce qui force de nombreuses familles à se restreindre… lorsqu’elles ne basculent pas au-dessous du seuil de pauvreté.


    Plantation de palmiers à huile au Sénégal (Source : GFDL)
    Mais ce n’est pas tout. Pour devenir le premier producteur mondial d’huile de palme, le gouvernement indonésien a entrepris de faire raser d’immenses forêts naturelles, dont une majeure partie sur tourbières. Or, une forêt sur tourbière contient en moyenne trente fois plus de carbone qu’une forêt conventionnelle. Sa destruction suivie de sa conversion en plantation conduit au dégagement d’énormes quantités de gaz carbonique, à retrancher du gain obtenu par l'utilisation de cet agrocarburant. Une étude récemment parue dans Science affirme qu’il faudrait 840 ans pour compenser cette émission supplémentaire de CO2… Et l’Indonésie est déjà passée du 21ème au 3ème rang des plus importants pays émetteurs de gaz à effet de serre, juste derrière les Etats-Unis et la Chine.

    Josette Sheeran, directrice du Plan Alimentaire Mondial (PAM) de l’ONU, en appelle à la vigilance en ce qui concerne les terres détournées de la chaîne alimentaire en raison de l’impact inévitable sur les plus démunis. Le problème n’échappe d’ailleurs pas aux multinationales. Le patron de Nestlé, Peter Brabeck, reconnaît que la production d’agrocarburants met directement en péril les populations qui en dépendent parfois entièrement.

    La liste des agressions environnementales ne se limite pas à ces effets

    La quantité accrue de gaz à effet de serre relâchée dans l’atmosphère est en constante augmentation, malgré les ambitions exposées par les délégués des nations actuellement réunis à Bangkok, qui promettent un accord ambitieux visant à réduire les émissions devant être signé en 2009. L'impact du réchauffement climatique sur la culture du riz, notamment, est déjà mesurable.

    Cette source de nourriture est incontestablement la plus importante de la planète, et son rendement risque de chuter rapidement dès que les moyennes de température diurne dépasseront les 30° C. L’accroissement du taux d’ozone atmosphérique, dont les précurseurs sont les oxydes d'azote, le CO, le méthane et les hydrocarbures imbrûlés (entre autres), produit un impact important sur les moissons. La concentration d’ozone, qui atteint par endroits 60 parties par milliard, a déjà provoqué une réduction de rendement dans certaines fermes aux Etats-Unis et en Chine de 14 %.

    Cependant les scientifiques estiment qu’il est encore trop tôt pour évaluer précisément l’impact produit par l’effet combiné de l’ozone et du gaz carbonique sur les cultures, car jusqu’ici ces deux effets étaient étudiés séparément.

    Bref, la filière des biocarburants, malgré des publicités où l’on peut admirer des voitures parcourant un paysage bucolique agrémenté de fleurs et d’oiseaux gazouillants, a du plomb dans l’aile… Et les mesures prises peut-être un peu précipitamment par certains gouvernements, visant à imposer jusqu’à 10 % de ce type de combustible dans les pompes à l’horizon 2020, sont peut-être à revoir…
    bye
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Sam 31 Mai - 11:49

    1 Manger ou conduire : à vous de choisir...Votez !


    Le président de la Commission européenne a lancé un sondage électronique sur l'objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les carburants automobiles.


    Le score vendredi à 17 h est en faveur de cet objectif catastrophique sur les plans environnemental et social... L'industrie a bien mobilisé...................
    Oui 67 % 3551 (61.9%)
    Non 41 % 2182 (38.1%)
    Total des votes : 5733


    Ce samedi matin la tendance s'est inversée : 75% de contre. Accentuons la tendance en transférant ce message ;o)


    Vous pouvez réagir et voter contre. Donnez votre avis
    http://ec.europa.eu/commission_barroso/president/focus/cap/index_fr.htm


    A droite sur la page. Cliquez
    bye
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 3 Juin - 6:41

    Greenpeace demande à OMV de renoncer aux agrocarburants tropicaux

    VIENNE - L'association écologiste Greenpeace a occupé jeudi matin une
    station-service de Vienne pour demander au groupe pétrolier autrichien OMV de
    renoncer à recourir aux agrocarburants d'origine tropicale, responsables selon
    l'ONG d'une accélération de la déforestation.

    Quelques 25 militants, pour certains déguisés en ourangs-outangs, ont déployé
    des banderoles portant l'inscription "OMV: pas de forêt vierge dans mon
    réservoir", a constaté un photographe de l'AFP.

    Greenpeace a affirmé dans un communiqué avoir détecté jusqu'à 15% d'huile de
    soja et jusqu'à 5% d'huile de palme dans le diesel commercialisé par OMV.

    "Un plein chez OMV détruit jusqu'à dix mètres carrés de forêt tropicale. Nous
    demandons au patron d'OMV (Wolfgang) Ruttenstorfer de garantir qu'à l'avenir ses
    agrocarburants soient exempts de matières premières liées à la déforestation", a
    indiqué un porte-parole de Greenpeace, Jurrien Westerhof.

    L'ONG, qui affirme que les importations d'huile de palme ont triplé en cinq ans
    en Autriche, estime que le recours accru aux agrocarburants est "directement
    lié" à la destruction des forêts tropicales, en raison de l'accroissement des
    surfaces agricoles qu'il favorise.

    OMV, premier groupe gazier et pétrolier d'Europe centrale, n'a pas souhaité
    s'exprimer immédiatement à ce sujet.

    Comme plusieurs autres organisations de défense de l'environnement, Greenpeace a
    par ailleurs demandé au ministre de l'Environnement autrichien Josef Pröll de
    renoncer, à l'instar de l'Allemagne, à porter à 10% dès 2010 le taux de
    biocarburants dans les carburants traditionnels.

    Selon certaines études, le recours massif aux biocarburants aurait un impact
    négatif sur le réchauffement climatique qu'ils sont censés combattre, en raison
    notamment de la déforestation.

    OMV

    Source vérifiée

    http://www.romandie.com/ats/news/080529112001.pramj42f.asp
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 2 Déc - 7:11

    On connaissait les agro-carburants (que leurs promoteurs essayent de nous
    > vendre sous l'appellation de bio-carburants). Mais ces agro-carburants
    > sont tout sauf "durables" et n'ont surtout rien à voir avec l'agriculture
    > biologique : non seulement leur culture se fait aux dépens des cultures
    > vivrières et poussent les prix alimentaires à la hausse, mais en plus, ils
    > exigent engrais et pesticides en grandes quantités pour pousser et
    > contribuent à la déforestation dans les pays producteurs. Bref, leur
    > impact environnemental et social est désastreux (Voir le dossier réalisé
    > par Les Amis de la Terre :
    > http://www.agrocarb.fr/data/File/dossier-complementaire.pdf ).
    >
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Jeu 16 Avr - 6:18

    Les algues et les algocarburants peuvent-ils sauver le monde ?Les algues et
    les algocarburants peuvent-ils sauver le monde ?
    Les algues pourraient servir à produire des biocarburants, les
    algocarburants, dont la production serait neutre en carbone et serait basée sur
    des cultures non alimentaires. Les algues avaient déjà rendu l’atmosphère
    terrestre viable il y a plusieurs millions d’années.

    Les algues peuvent-elles à nouveau sauver le monde ? Ces plantes vertes
    microscopiques ont nettoyé l’atmosphère terrestre il y a plusieurs millions
    d’années et les scientifiques espèrent qu’elles pourront refaire la même chose
    en aidant le monde à se débarrasser des gaz à effet de serre et à créer de
    nouvelles réserves de pétrole.

    Il y a longtemps, les algues avaient aidé la Terre à passer d’une
    atmosphère inhospitalière à une atmosphère capable de supporter la vie moderne,
    grâce à la photosynthèse, que les plantes utilisent pour transformer le dioxyde
    de carbone et les rayons du soleil en sucres et en oxygène.

    Certaines de ces algues ont coulé en mer ou dans les lacs et se sont
    lentement transformées en pétrole.

    Les algocarburants sont des agrocarburants de la famille des
    biodiesels

    « Tout ce que nous faisons est de remonter le temps » a déclaré Steve
    Skill, un biochimiste au Laboratoire Marin de Plymouth. « La nature a fait cela
    il y a plusieurs millions d’années en produisant le pétrole brut que nous
    brûlons aujourd’hui. Donc en ce qui concerne la nature, il n’y a rien de nouveau
    ».

    L’objectif est maintenant de trouver des manières économiques de
    transformer l’algue, l’une des formes de vie terrestres les plus anciennes, en
    huile végétale qui peut être transformée en biodiesel, en carburant d’avion ou
    autres algocarburants et produits plastique.

    Les algocarburants sont des agrocarburants de la famille des biodiesels.
    Appartenant à la troisième génération d’agrocarburants, leur production est
    prévue à partir de microalgues à haute teneur en lipides.

    « Nous moissonnons les rayons du soleil en utilisant les algues, puis nous
    extrayons cette énergie stockée sous la forme d’huile à partir des algues, et
    enfin nous l’utilisons pour faire des carburants et autres produits » explique
    Steve Skill.

    Le biochimiste pense que d’ici une décennie l’industrie cultivera des
    algues en quantités viables pour la production commerciale
    d’algocarburants.

    De tels carburants sont considérés comme étant neutres en carbone parce que
    les algues absorbent les gaz à effet de serre pendant leur croissance.

    De nombreuses compagnies travaillent actuellement sur les algues et les
    algocarburants, tels que les groupes américains Sapphire Energy, OriginOil,
    BioCentric Energy et PetroAlgae.

    Parmi les différents tests effectués, la compagnie aérienne Japan Airlines
    a réalisé un vol d’essai le mois dernier avec un avion volant grâce à un mélange
    de carburant comprenant de l’huile d’algue.

    Le Laboratoire Marin de Plymouth explique qu’il applique à la
    biotechnologie ce que nous savons des algues dans les océans, une approche qui
    diffère de la plupart des recherches commerciales en cours. Certains affirment
    par ailleurs que le potentiel des algocarburants est surestimé, comme l’indique
    Carole Llewellyn, une chimiste marine.

    « Les algues ont beaucoup d’attributs positifs mais il y a beaucoup
    d’obstacles à surmonter avant que les algocarburants ne deviennent une réalité
    commerciale » a-t-elle précisé.

    Les biocarburants issus de cultures alimentaires ont été accusés d’avoir
    une part de responsabilité dans la hausse considérable des prix de
    l’alimentation. Or, les algocarburants présentent l’avantage d’être produits à
    partir de cultures non alimentaires et les algues poussent d’ailleurs dans des
    endroits inhabités, que ce soit des déserts ou des marécages.

    Les algues peuvent pousser 20 à 30 fois plus rapidement que les cultures
    alimentaires.


    http://www.actualites-news-environnement.com/19621-algues-algocarburants.html
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 28 Avr - 0:36

    Agrocarburants : plus néfastes que les carburants fossiles?




    Les agrocarburants ont souvent été présentés comme étant LA solution pour limiter le réchauffement climatique. Théoriquement, il est vrai que ces carburants issus de plantes telles que la
    betterave, la canne à sucre, le
    colza ou le maïs représentent une réponse privilégiée pour réduire les émissions de gaz à effet de serre(GES).

    Entre engouement et scepticisme, la France s'est en tout cas très vite investie dans les
    agrocarburants. Actuellement, 49 usines en produisent :

    • 20 dans la filière éthanol,


    • 29 dans la filière Diester.

    Ainsi, le rapport d'expertise effectué en décembre 2008 par un groupe de chercheurs au ministère de l'Ecologie entraîne une vive inquiétude quant à l'impact environnemental de ces carburants "propres" et remet en cause leurs vertus en matière de lutte contre le réchauffement climatique. De plus, le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité, qui avait réclamé une
    étude d'impact en 2006, voit ses craintes s'accentuer.

    Les agrocarburants polluent plus que les carburants fossiles


    D'après ce rapport, la culture des plantes utilisées pour la fabrication des agrocarburants requiert un usage plus important de pesticides et d'engrais azotés et phosphorés polluant les eaux. Les agrocarburants sont donc en contradiction avec les objectifs
    internationaux
    de mettre un terme à la perte de biodiversité dès 2010, et nationaux de réduire de moitié la consommation de produits phytosanitaires d'ici à 2018.

    De plus, l'utilisation des engrais émet du protoxyde d'azote à la capacité de réchauffement 300 fois supérieur au CO2, ce qui anéantirait les gains d'émission de gaz à effet de serre prévus.

    Par ailleurs, une très récente étude vient une fois de plus porter atteinte à l’image devenue peu rassurante des agrocarburants. En effet, d’après ce rapport réalisé par le cabinet indépendant de consultants Scott Wilson Group et complété par l’association des Amis de la Terre Royaume-Uni, les agrocarburants employés depuis un an en Grande-Bretagne pourraient avoir doublé les émissions de gaz à effet de serre des
    carburants fossiles qu'ils
    remplacent...


    • les agrocarburants auraient ainsi généré 1,3 million de tonnes de GES en un an, équivalant à 500 000 véhicules supplémentaires sur les routes !

    Selon les Amis de la Terre, cette antithèse entre les promesses gouvernementales et ce rapport préoccupant est dû au fait que le point de vue gouvernemental ne prend pas en compte les changements d’affectation des sols. En effet, les agrocarburants utilisés au Royaume-Uni issus principalement de soja du Brésil, d’Argentine et des Etats-Unis, ont de lourdes répercussions sur
    ces pays producteurs.

    Les terres monopolisées par le développement progressif des agrocarburants, dont le soja, entraînent :

    • la disparition de cultures agricoles existantes,



    • et la fin annoncée d’écosystèmes naturels inestimables.


    Ainsi, l'expansion des agrocarburants provoque le sacrifice de ] forêts tropicales, forêts sèches et tourbières. Or, ces milieux stockent d’impressionnantes quantités de carbone qui, au moment de leur transformation en champs d’agrocarburants, sont libérées
    dans la
    biomasse ou dans le sol.

    Evidemment, ce constat ne concerne pas que le Royaume-Uni, mais aussi l’ensemble des pays revendiquant actuellement le
    recours aux agrocarburants.

    Le coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre France, Sébastien Godinot, ajoute : "En France également, le
    gouvernement ne prend pas en compte les changements d'affectation des
    sols dans ses statistiques. Plutôt que de s'entêter dans cette voie, il devrait se concentrer sur le développement des transports[/size][size=9] publics et doux, le transfert de la route sur le rail, et la réduction de la vitesse, qui ne comportent aucun risque, contrairement aux agrocarburants. "...

    Le saviez-vous?

    • En 2005, l’UE a produit 3,9 millions de tonnes d’agrocarburants (hausse de 60% par rapport à 2004).


    • Le Brésil est le premier producteur mondial de bioéthanol,
      avec près de 13 millions de tonnes produites en 2005, suivi des États-Unis avec 11,8 millions de tonnes produites.



    • L’UE a prévu de faire passer le volume d’oléagineux destinés à
      la production d’agrocarburants d’un peu plus de 10 millions de tonnes en 2006 à 21 millions de tonnes en 2016.

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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 28 Avr - 0:47

    Biocarburant, euphémisme à l’exhalaison nauséabond





    Aujourd’hui, en faisant le plein de nos bagnoles, nous avons le sentiment de remplir leurs ventres de salade verte et de tomates bio. Encore un peu, et on les entendrait hennir, nos pauvres tires. On est en droit de se demander pourquoi les agrocarburants sont ainsi affublés d’un tel euphémisme, « biocarburants », sinon pour nous tromper une fois de plus grâce à la magie des mots. Pauvres grecs ! S’ils pouvaient savoir entre quelles mains allait tomber
    leur rhétorique, ils auraient certainement fait un immense autodafé de leurs livres, de leur savoir et de leur art.




    En gratifiant ces carburants du préfixe "bio", les promoteurs de ce type d’énergie cachent, assez mal d’ailleurs, une vraie arnaque ; car à l’opposé de ce qu’ils prétendent, l’utilisation massive de céréales de betteraves et d’oléagineux pour remplir le ventre glouton de nos voitures nécessitera une extension des zones de culture, provoquant déforestation, pollution des nappes phréatiques et hausse des émissions de CO2 . Les végétaux servant à la production des agrocombustibles exigent d’énormes quantités d’intrants chimiques et provoquent de graves dommages écologiques. Il est donc plus approprié et plus juste, pour parler de cette nouvelle source d’énergie, d’opter pour la neutralité du préfixe “ agro ” qui établit un lien objectif entre le produit fini et la matière première végétale .



    L’Agrocarburant se subdivise en deux catégories : l’Agroéthanol et l’Agrodiésel.
    L’agroéthanol est obtenu à partir de la fermentation de matières riches en sucre, comme la betterave et la canne à sucre, ou en
    amidon, comme le maïs et le blé. Dans l’Union européenne, l’éthanol est utilisé dans la fabrication d’ETBE pour être incorporé à l’essence. Quant à l’Agrodiesel, il est obtenu à partir des huiles issues de plantes comme la palme, le colza, le jatropha, le
    tournesol, le soja, le ricin, l’arachide. Il peut être transformé sous la forme d’EMHV pour être incorporé au diesel.




    Depuis quelques années, une alliance des forces économiques et politiques les plus puissantes du monde chantent en choeur les bienfaits des « biocarburants ». Dans son discours sur l’état de l’Union en 2007, Georges W.
    Bush a proclamé l’objectif de remplacer 20% d’essence par des agrocarburants en dix ans. L’Union Européenne s’est fixé un
    objectif similaire. le G-8 a accueilli avec enthousiasme les efforts majeurs consentis pour développer l’utilisation d’agrocombustibles, et les institutions financières internationales se sont empressés de créer dans ce but des instruments de prêts de plusieurs milliards de dollars. Un tel engouement ne peut qu’inquiéter.




    La vérité est que quatre groupes de pression à l’échelle mondiale s’entendent pour développer la production de l’agrocarburant. Ce sont les industries de l’agrobusiness, du pétrole, de l’automobile et des biotechnologies.



    Des compagnies d’agrobusiness,comme ADM , Cargill, Bunge, Dreyfus et tant d’autres ont sauté sur ce nouveau filon encouragées par des subsides gouvernementaux qui coulent à flots et par les énormes profits qui peuvent être réalisés à travers le monde. Pour les compagnies pétrolières, l’incorporation et la distribution de l’agrocarburant n’exigeant que peu de restructuration font qu’elles considèrent ce nouveau produit comme une sorte d’élixir de longévité.
    En autorisant une composante de 5 à 10% d’éthanol ou d’agrodiesel dans le gasoil habituel, l’utilisation des carburants fossiles peut être prolongée de plusieurs générations.




    L’industrie automobile peut rêver de jours meilleurs. Rien qu’en France, seules les voitures fabriquées après 2000 sont en mesure de supporter l’éthanol. Ces sociétés peuvent donc tabler sur un accroissement des ventes de nouvelles voitures adaptées à l’utilisation des agrocarburants.



    L’industrie biotechnologique, est en position de faire d’énormes gains malgré les réactions de rejet qu’elle suscite. Les cultures de plantes génétiquement modifiées (OGM) fournissent un moyen d’obtenir des gains de production à court terme . Des variétés génétiquement modifiées de maïs et de canne à sucre, spécifiquement adaptés à la production d’éthanol, sont déjà largement utilisées. 90% de l’éthanol états-unien provient du maïs génétiquement modifié.



    Il est donc clair qu’en matière d’agrocarburants les choix reposent
    davantage sur des considérations économiques, c’est-à-dire offrir des débouchés à l’agriculture industrielle intensive et rentabiliser des investissements industriels que sur des considérations environnementales. Le comble est que tout se fait sur le dos des contribuables . En effets tous ces projets bénéficient de prêts avantageux, de subventions et d’exonérations fiscales. Bien des années après les premiers investissements, les industriels continuent à bénéficier de subventions, car l’envolée du prix des denrées alimentaires multiplie les coûts de production des agrocarburants. En France, sans les importantes subventions accordées par le ministère de l’Agriculture et l’Union européenne, la filière s’effondrerait .




    Dans leur obsession de trouver de nouvelles sources d’énergie, les pays occidentaux font semblant d’ignorer l’impact d’une telle politique et les conséquences qui en découleront sur l’environnement et l’alimentation humaine.



    Les modifications dans l’utilisation du sol entraînées par la stratégie en faveur des agrocarburants transformeront les paysages et les vies, non seulement aux États-Unis et dans l’Union européenne, mais aussi et surtout dans le tiers-monde . Même avec des rendements agricoles accrus et des modifications génétiques, la production d’agrocarburants aux États-Unis et en Europe sera très loin d’atteindre les objectifs récemment fixés en matière de consommation d’agrocarburants.




    Un grand nombre de pays sud-américains allouent de plus en plus de terres pour la culture des végétaux qu’exige la fabrication d’agrocarburants. L’agrobusiness équatorien projette d’augmenter les surfaces consacrées à la production de canne à sucre de 50’000 hectares et de défricher 100’000 hectares de forêts vierges pour la production d’huile de palme. En Colombie, la production d’huile de palme est déjà surnommée le « diesel de la déforestation
    ». Le Brésil produit 17 milliards de litres d’éthanol par année, et vise à contrôler 50% du marché mondial . Pour atteindre ses objectifs, ce pays projette de défricher encore 60 millions d’hectares pour la production de canne à sucre.




    En Asie du Sud-Est l’extension de la culture de palmier à huile est
    considérée comme la principale menace actuelle et à venir pour les forêts . En Malaisie, le développement des plantations de palmier à huile est responsable de 87% de la déforestation entre 1985 et 2000. En 2020, en Indonésie, la superficie des plantations de palmiers à huile pourrait avoir triplé et atteindre 16,5 millions d’hectares. L’extension massive des cultures de palmier à huile pour la fabrication d’agrocarburants pourrait entraîner la destruction des dernières forêts primaires d’Asie du Sud-Est. La pression pour les agrocarburants en Afrique est qualifiée de future « ruée vers l’or vert ». Les investisseurs se pressent pour privatiser les terres afin
    d’y établir leurs plantations, tandis que les gouvernements allouent
    volontairement des millions d’hectares . Le jatropha est vanté comme étant la nouvelle plante miracle des petits agriculteurs
    africains qui veulent produire du carburant. Mais, en réalité, cette ruée vers l’or est contrôlée d’une main de fer par des entreprises transnationales géantes qui s’emparent de la terre africaine à une vitesse incroyable, et qui génèrent un impact socio-économique et environnemental désastreux . Certains pays font déjà les frais de cette réorientation, tels laTanzanie, l’ Ouganda, l’Éthiopie et la
    Zambie.




    Si cette marche glorieuse du capitalisme continue, la planète ne se relèvera probablement pas de ces ablations criminelles. A cause des monocultures de l’aube des indépendances imposées aux africains, aux sud-américains et aux asiatiques pour assurer certaines matières premières comme le coton ou même des produits relativement superflus et exotiques tels le café, le cacao, les bananes etc... l’agriculture vivrière a disparu transformant les
    populations autochtones en assistés endémiques et provoquant des famines à répétition surtout en Afrique sud-saharienne. Mais
    voilà qu’aujourd’hui , nous assistons à un retour de l’histoire mais gratifié cette fois-ci par un désastre écologique sans précédent !




    La course des entreprises et des investisseurs pour acquérir de nouvelles terres entraîne le déplacement de populations pauvres dont les droits d’accès à la terre sont peu protégés. Aujourd’hui, 60 millions de personnes sont sous la menace d’être délogées de leurs terres pour laisser la place aux plantations nécessaires à la
    production d’agrocarburants . En Colombie, de groupes
    paramilitaires usent de toutes les forme de violences (déplacements forcés, menaces d’assassinat) en préalable à l’installation d’une monoculture de palmiers à huile.




    Chassés de leurs terres ancestrales, les masses paysannes ont le choix entre peupler les bidonvilles ou accepter de devenir des esclaves au service des multinationales.
    En Indonésie, les femmes travaillent souvent gratuitement dans les plantations de palmiers à huile pour permettre à leurs maris d’atteindre leur quota de production. Elles continuent d’effectuer en parallèle leurs tâches quotidiennes épuisantes de ménagères paysannes. En Malaisie, les femmes représentent environ
    la moitié de la main-d’oeuvre des plantations. Elles sont habituellement recrutées pour la pulvérisation des herbicides et des
    pesticides hautement toxiques, sans formation adéquate ni équipement de sécurité. Au Brésil, des ouvriers peuvent travailler jusqu’à douze heures d’affilée, à une température supérieure à 30 °C. De 2004 à 2006, quatorze employés seraient ainsi morts de fatigue durant les récoltes dans des plantations de canne à sucre. L’absence de droit du travail et le recours à l’intimidation sont autant d’obstacles à la syndicalisation. En Colombie, des
    syndicalistes travaillant dans le secteur de l’huile de palme ont été torturés et assassinés.




    La terre produit aujourd’hui suffisamment pour nourrir l’ensemble de la population mondiale. Pourtant, dans le monde, 862 millions de personnes souffrent de la faim, dont les trois quarts en milieu rural dans les pays du Sud. Cependant, Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 83 % au cours de ces trois dernières années
    rendant la situation encore plus difficile. l’OCDE estime que près de 60 % de l’augmentation de la consommation de céréales et d’huiles végétales est, entre 2005 et 2007, imputable aux agrocarburants et le Fonds monétaire international considère que l’augmentation de la demande en agrocarburants compte pour 70 % dans la hausse des cours mondiaux du maïs en 2007. En France, 64 % de l’huile de colza, jusqu’alors en majeure partie exportée en tant que denrée alimentaire, a été transformée en agrodiesel en 2007.




    Cette même année, les États-Unis, principaux exportateurs de maïs, ont détourné l’essentiel de leur production vers la fabrication d’agrocarburants. Même le riz a subi indirectement les répercussions de la hausse des prix des autres produits. On estime qu’entre 2004 et 2030, 600 millions de personnes supplémentaires devraient alors souffrir de la faim.



    Une part de plus en plus considérable des terres ne cesse d’être orientée vers des productions non alimentaires à travers le monde. Après les textiles, les fruits exotiques, les produits cosmétiques qui ont complètement destructuré l ’agriculture vivrière dans le tiers-monde pour assurer des besoins superflus , oila que l’homme blanc se tourne encore une fois vers le Sud pour arracher de
    la bouche des affamés le peu qu’il leur a laissé !




    Peut-être même qu’il s’agit de faire d’une pierre deux coups : produire de l’énergie et éliminer une bonne partie d’une population inutile...



    En faisant notre plein de nécrocarburant, nous ne pouvons plus faire semblant...Des cohortes d’affamés errants, hagards, à travers des déserts , hier verdoyants, hanteront notre conscience ô combien assoupie...



    Fethi GHARBI



    Source : http://www.legrandsoir.info/article8447.html
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 28 Avr - 19:03

    Les agrocarburants, la nature sacrifiée ?


    Les agrocarburants utilisés en Europe sont issus principalement de soja du Brésil, d’Argentine et des Etats-Unis, et ont de lourdes répercussions sur ces pays producteurs.
    Les terres monopolisées par le développement progressif des agrocarburants[/size], dont le soja, entraîneraient ainsi :

    • la disparition de cultures agricoles existantes,


    • et la fin annoncée d’écosystèmes naturels inestimables.

    Ainsi, l'expansion des agrocarburants provoque le sacrifice de forêts tropicales, forêts sèches et tourbières. Or, ces milieux stockent d’impressionnantes quantités de carbone qui, au moment de leur transformation en champs d’agrocarburants, sont libérées
    dans la
    biomasse ou dans le sol.

    Évidemment, ce constat concerne l’ensemble des pays revendiquant actuellement le recours aux agrocarburants.

    Le coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre France,
    Sébastien Godinot, ajoute : "En France également, le gouvernement ne prend pas en compte les changements d'affectation des
    sols dans ses statistiques. Plutôt que de s'entêter dans cette voie, il devrait se concentrer sur le développement des transports publics et doux, le transfert de la route sur le
    rail, et la réduction de la vitesse, qui ne comportent aucun risque,
    contrairement aux
    agrocarburants. "...

    Le saviez-vous?

    • En 2005, l’UE a produit 3,9 millions de tonnes d’agrocarburants (hausse de 60% par rapport à
      2004).



    • Le Brésil est le premier producteur mondial de bioéthanol,
      avec près de 13 millions de tonnes produites en 2005, suivi des États-Unis avec 11,8 millions de tonnes produites.



    • L’UE a prévu de faire passer le volume d’oléagineux destinés à
      la production d’agrocarburants d’un peu plus de 10 millions de tonnes en 2006 à 21 millions de tonnes en 2016.



    Les agrocarburants carburent à l'eau...


    La culture des agrocarburants issus du maïs ne fait pas qu’entrer en concurrence avec la culture alimentaire : elle est aussi très
    consommatrice en eau, selon une
    étude américaine parue le 10 mars dans la revue Environmental science and technology. Les chercheurs ont analysé les besoins en eau pour produire 1 litre de bioéthanol, de la culture du maïs à la pompe, dans 41 Etats entre 2005 et 2008 :

    • la consommation en eau pour produire 1L de bioéthanol varie de 5 (Ohio) à 2138 litres (Californie) selon les pratiques
      d’irrigation (des études précédentes l'ont estimé entre 263 et 784 litres).



    • L’étude indique que la consommation d’eau nécessaire à la production de bioéthanol a augmenté de 246%, passant de 1900 à 6100 milliards de litres entre 2005 et 2008,
      alors que la production de bioéthanol en elle-même n’a augmenté «que» de 133% pendant la même période, passant de 15 à 34 milliards de litres.



    Et l'avenir n'incite pas à l'optimisme : cette consommation d’eau devrait encore s'accroitre puisque la capacité annuelle américaine de production de bioéthanol devrait atteindre 57 milliards en 2015 contre 34 milliards de litres en juillet 2008. Or 95% des agrocarburants américains sont issus de la culture de maïs…
    *"Water embodied in bioethanol in the United States", Sangwon Suh et al.(Université du Minnesota, Etats-Unis), Environmental science and technology, mars 2009.
    Lire également



    • Tout savoir sur les biocarburants et les transports
    • Du Biocarburant et des voitures hybrides
    • Bio-carburants, voitures « propres » : gadget ou réalité ?
    • Le bioéthanol : l’or vert
    • Les biocarburants condamnés ?
    • Zoom sur le réchauffement climatique (1)
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Sam 9 Mai - 19:39

    Le plan de Barack Obama pour de
    nouveaux agro-carburants





    Écrit par Claire Goujon-Charpy Le 09 mai 2009

    L’administration Obama a mis
    sur pied un plan de 1,8 milliards de dollars pour développer une nouvelle
    génération d’agro-carburant plus respectueuse de l’environnement. But du jeu :
    concocter des carburants qui ne seront pas basés sur des cultures alimentaires
    et qui auront une moindre empreinte carbone; le tout en apportant une aide aux
    actuels producteurs, qui souffrent de la crise économique, la baisse des prix du
    pétrole engendrant une baisse de la demande d’éthanol à la pompe.

    En annonçant clairement qu’il ne considère pas les
    agro-carburants basés sur des cultures alimentaires comme des solutions de long
    terme face aux changement climatique, Barack Obama affronte de puissants
    intérêts agricoles.

    Ces propositions en faveur d’une nouvelle
    génération d’agro-carburants - faites malgré les pressions des compagnies
    agricoles et des membres du congrès des Etats producteurs de céréales - sont
    considérées comme un premier test des promesses de Barack Obama de fonder ses
    décisions concernant les énergies futures sur des avis scientifiques plutôt que
    politiques.

    Le programme envisage d’utiliser 1,1 milliards de
    dollars pour aider les producteurs à commercialiser leurs agro-carburants et à
    convertir leur système de production à l’utilisation des énergies renouvelables.
    786 millions de dollars iraient au développement des nouvelles raffineries pour
    les agro-carburants et à la conception de nouvelles voitures adaptées
    (FlexFuel).

    Par ailleurs, l’Agence pour la protection de
    l’environnement (EPA) a proposé de nouvelles normes pour les futurs
    agro-carburants, afin de s’assurer qu’ils soient au moins 50% plus « propres »
    que le pétrole (L'EPA considère que les agrococarburants actuels n'apporte
    qu'une réduction de 16% des émissions de CO2).

    Les écologistes voient dans les propositions de
    l’administration Obama le premier signe d’une résistance face aux puissants
    intérêts industriels. L’avenir dira s’ils ont tort ou raison.

    Source : http://www.ddmagazine.com/200905091174/Actualites-du-developpement-durable/Le-plan-de-Barack-Obama-pour-de-nouveaux-agro-carburants.html
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Mar 26 Mai - 7:22

    Le Vigeant, premier site au monde à produire un agrocarburant de 3ème génération à base d'algues



    Le 25 Mai 2009

    La Région Poitou-Charentes innove dans les "agrocarburants" avec le lancement en mai 2009 de la première unité au monde de production de carburant de troisième génération à base d'algues, sur le site du Vigeant. La production industrielle devrait débuter dès
    2010.


    Lundi 18 mai 2009, Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes déclarait : "Avec le site de production du Vigeant, la Région Poitou-Charentes se révèle une fois de plus pionnière et
    novatrice : elle inaugure le premier site au monde de production des écocarburants de troisième génération à base d'algues. C'est assurément un pas décisif pour préparer l'après-pétrole et lutter contre le réchauffement climatique, générer une croissance économique durable. »


    Le site du Vigeant : une première mondiale en termes d'innovation

    En 2007, un premier programme de recherche a été lancé par Valagro (un centre de Recherche & Développement pour la valorisation industrielle des agroressources) afin d'étudier la
    possibilité de produire des carburants à partir de microalgues. Très vite, les travaux confirment la forte productivité des microalgues par rapport aux oléagineux terrestres et identifient les algues métropolitaines comme potentiellement intéressantes.


    Valagro développe alors un procédé qui permet transformer la biomasse algale en "écocarburant". Nous noterons que
    l'appellation évolue en même temps que la génération, de biocarburant, trompeur, puis d'agrocarburant, en partie inadapté pour la culture d'algues, le terme écocarburant est ici valorisé par ses promotteurs. Au delà de cette bataille sémantique quelque peu futile, cette troisième génération naissante mérite cependant que l'on s'y attarde.


    Les algues comme source de carburant

    Les algues, comme les plantes et certaines bactéries, sous l'action du soleil, fixent le CO2 de l'atmosphère pour se développer, c'est le principe de la photosynthèse. Ce qui est remarquable,
    c'est que la production d'un kg de biomasse algale utilise en moyenne 1,7 kg de CO2 et ce, sans aucun apport d'intrants phytosanitaires, ce qui n'est pas le cas des agrocarburants actuels.


    D'un point de vue chimique, la photosynthèse est la réaction qui, à partir d'eau et de CO2, conduit à la formation de glucose, intermédiaire pivot qui est ensuite stocké au coeur de l'algue sous forme d'amidon, de cellulose et de sucres solubles. Dans un second
    temps, en fonction des conditions de culture, une partie plus ou moins importante de ces hydrates de carbone est transformée en
    lipides.

    À titre d'exemple, une microalgue comme l'espèce Chlorella peut contenir, en fonction de la souche considérée, jusqu'à 35 % d'amidon, source potentielle de bioéthanol, et 40 % de lipides dont la composition est relativement proche d'une huile de colza ou de palme. En outre, du fait de leur remarquable efficacité à transformer le CO2, les microalgues produisent intrinsèquement bien plus de lipides que les oléagineux terrestres.
    Ainsi, Chlorella présente un rendement à l'hectare trente fois supérieur à celui du colza. Par conséquent, la biomasse algale peut constituer une source double d'écocarburants :


    une source de bioéthanol obtenu par fermentation des hydrates de carbone ;

    une source d'huile extractible qu'il appartiendra de transformer en esters.


    Une culture qui exploite l'énergie tirée des déchets

    Pour cultiver ces algues, le site de Vigeant va profiter de la présence d'un centre de stockage et de traitement de
    déchets de classe 2 non dangereux (ordures ménagères et assimilés, boues urbaines, déchets industriels banals, déchets industriels ultimes et déchets verts non compostés).


    Ce site comprend une installation de tri et de préqualification des déchets et des alvéoles de stockage des déchets. Il bénéficie également d'une installation de valorisation du biogaz généré par les déchets qui permet la production d'électricité correspondant à une puissance de 3 mégawatts.

    En effet, la décomposition, en anaérobie, des déchets enfouis dans un centre de stockage produit du biogaz qui est brûlé pour fournir de l'électricité et de la chaleur avec du CO2. Le biogaz est le résultat de la dégradation de la partie fermentescible (matière
    organique) contenue dans nos déchets. Naturellement riche en méthane, ce biogaz est récupéré grâce à un important réseau de canalisations déployé dans le massif de déchets, ce qui permet de valoriser l'énergie potentielle contenue dans les déchets.


    La chaleur ainsi récupérée sert à réchauffer des bassins dans lesquels sont cultivées les algues. Grâce à la chaleur et à la reconduction de CO2, le rendement est très nettement amélioré :

    - la culture algale devrait à terme absorber la totalité de la chaleur produite et passer au stade industriel.
    L'utilisation de la chaleur, dans la production des microalgues favorise leur croissance et leur développement ;


    - injecté dans les bassins de culture algale, le CO2, généré lors des opérations de production d'électricité, favorise la croissance des microalgues. Ces dernières l'absorbent presque en totalité
    lors de leur développement.


    Enfin, les algues subissent ensuite un traitement spécifique qui leur fait libérer, en fonction de l'espèce cultivée, de l'huile ou des sucres. Une fois récupérés, l'huile ou le sucre sont ensuite
    traités pour un faire un "écocarburant".


    Avantage non négligeable et objet de nombreux reproches en ce qui concerne les agrocarburants actuels, l'utilisation de microalgues dans la fabrication de diester ne vient pas en concurrence
    d'autres cultures végétales susceptibles d'être utilisées dans l'alimentation animale ou humaine.


    Actuellement, l'usine produit environ 4 500 litres par hectare, issus de 30 tonnes de biomasse sèche, ce qui est un peu plus faible que la betterave. Cependant, en 2010, 20 000 litres d'éthanol par
    hectare sont attendus.


    Source :http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1993.php
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Ven 24 Juil - 5:32

    Des requins transformés en biocarburant ?



    Groenland - Toutes les espèces de requins ne sont pas protégées et certaines pourraient devenir utiles en tant que biocarburant.

    Le requin du Groenland est une des espèces les plus courantes de requins et représente une nuisance pour les pécheurs. Sa viande est en effet toxique pour les humains. Les chercheurs espèrent désormais qu'elle pourra être utilisée comme biocarburant
    pour les Inuits.

    Des milliers de ces requins sont déjà pris dans les filets des pécheurs et meurent chaque année inutilement puisqu'ils sont rejetés morts dans l'eau. Ils sont très grands, de taille comparable à celle du grand requin blanc : ils pèsent une tonne et mesurent près de 7 mètres.

    Le requin du Groenland est un grand prédateur et détruit les lignes de pêche par sa taille. D'après le centre technologique Arctic Technology Centre (ARTEK) basé à Sisimiut au Groenland, la viande huileuse de ces requins est en mesure de produire du biogaz à partir des déchets de l'industrie de la pêche. Ce biogaz pourrait être utile pour chauffer ou produire de l'électricité pour les Inuits avec une méthode neutre en termes d'émissions de carbone. Le processus consiste à mélanger la viande à des algues et de l'eau usagée.

    Ce projet pourrait aider certains villages à être auto-suffisants. Pour une spécialiste de la WWF, Anne-Marie Bjerg, ce projet n'est pourtant pas une bonne idée car, d'après elle, on ne connaît encore que peu de choses sur ce requin qui vit dans une zone géographique très limitée : l'Arctique. Maxisciences Vous n'avez pas le droit etc....
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    Source : http://fr.news.yahoo.com/68/20090720/tsc-des-requins-transforms-en-biocarbura-04aaa9b.html
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par clearn Dim 17 Jan - 11:58

    Je me rappelle quand le pétrole coulait à flots, quand rouler n'était pas un soucis, quand la filiale garagiste était sûre, quand on ne se posait pas de questions.
    Et puis les écologistes, vus comme des emmerdeurs à l'époque, ont commencé à élever leurs voix, disant que c'était un carburant "sale" et on a commencé à parlé du réchauffement de la planète et des risques climatiques.
    Le "biocarburant", ainsi appelé à l'époque semblait être un retour à la terre, la source miraculeuse qui sauverait nos mauvaises habitudes prises.
    Et tout le monde a foncé vers ce qui était vu comme "l'avenir".

    Le problème c'est qu'au lieu de faire des tests à petite échelle, tout a été fait en grand de suite, sans prendre compte des effets néfastes qui étaient ainsi multipliés par les cultures intensives et leur gigantisme.

    Aujourd'hui, exactement comme pour les cultures à grande échelle pour nourrir nos animaux, les forêts primaires et autres terres sauvages sont détruites pour ces agrocarburants.
    Bien évidemment de grandes entreprises ont leurs intérêts et j'irai même jusqu'à dire leur corne d'abondance en profitant ainsi et des la misères des pays sous développés ou en voie de développement, et des primes et avantages fiscaux divers.

    Heureusement, l'agrocarburant à base d'algue semble être plus qu'intéressante dans un très court terme.

    Mais pour empêcher toutes les dérives existantes, pourquoi les grands groupes mondiaux existants de poussent pas tous les pays à privilégier d'abord une culture d'autosuffisance ?
    Pourquoi ne pas offrir des aides ou même donner la possibilité à ces peuplades affamées d'obtenir des prêts pour d'abord et avant tout se nourrir ?
    Pourquoi pas plus d'envoi de techniciens pour leur apprendre des méthodes simples qui les rendraient autonomes (construire des puits communautaires, quelles cultures éviter en rapport de la nature des sols, des conditions climatiques, etc...).

    Et enfin, ce qui me parait primordial, faire chacun à son niveau un effort dans nos habitudes, que ce soit au niveau utilisation de transports en commun quand c'est possible :
    - regrouper nos achats et besoins pour sortir notre véhicule le moins souvent possible,
    - faire plus de déplacements à pieds, en vélo,
    - ressortir des modèles de tricycles avec porte bagages intégré (pas évident d'en trouver !),
    - remettre au goût du jour les "sacs à roulettes" pour les commissions (parfois on ne prend sa voiture que parce ce qu'on va acheter pèse lourd),
    - développer le covoiturage pour le travail, les achats de courses entre voisins, ou même avec des "étrangers" et pour ça il faut faire confiance : donc créer des associations (ou groupements) par lesquels on montrerait patte blanche (pas d'anonymat).
    Ou au niveau alimentation :
    - manger des fruits et légumes du coin et de saison,
    - manger moins de viande (deux fois par semaine suffisent, d'autant qu'il y a le poisson, les œufs, le fromage et autres laitages...),
    Et j'en oublie sûrement.

    Là où je veux mettre le point c'est que c'est à la portée de nous tous dans notre quotidien et de préciser qu'autant il semble difficile de s'y mettre, autant on peut constater après que c'est tout simple à faire, élémentaire et qu'on a tout à y gagner (équilibre et santé aussi).
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par clearn Dim 17 Jan - 12:01

    Et aussi, d'autres voies de recherches devraient être créées à partir des problèmes que nous rencontrons, comme les "algues tueuses" de Bretagne, qui reviennent chaque années de plus en plus nombreuses et envahissantes.
    Si des débouchés pouvaient être découverts à partir de ce qui est vécu comme une pollution redoutable, ça pourrait devenir une manne d'ici peu.

    Alors : débloquer des crédits pour des recherches en ce sens.
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    Les biocarburants : un crime contre l'humanité ? Empty Re: Les biocarburants : un crime contre l'humanité ?

    Message par bye Dim 24 Mar - 9:56

    Il faut arrêter d’accaparer les terres pour produire des biocarburants
    GRAIN | GRAIN.ORG | LUNDI 18 MARS 2013
    lundi 18 mars 2013


    Il faut arrêter d’accaparer les terres pour produire des biocarburants
    Grain | grain.org | lundi 18 mars 2013

    Zainab Kamara est l’une de ces milliers d’agriculteurs de Sierra Leone dont l’entreprise suisse Addax Bioenergy a pris les terres pour établir une plantation de 10 000 hectares de canne à sucre destinée à produire de l’éthanol pour le marché européen.

    « Aujourd’hui je n’ai pas de ferme. Les gens meurent de faim. Nous sommes obligés d’acheter du riz parce que nous n’en cultivons plus, » explique t-elle.1
    En Guinée, le pays voisin, les paysans tentent de comprendre comment leur gouvernement a pu accepter de céder 700 000 hectares de leurs terres à une entreprise italienne qui veut cultiver du jatropha pour en faire du biodiesel.2
    Sur un autre continent, au Brésil, les communautés Guarani se battent pour leur survie contre des sociétés qui convoitent leurs terres pour y produire de l’éthanol à partir de canne à sucre.3 Même histoire en Indonésie où les Malind et d’autres peuples autochtones de Papouasie Occidentale s’opposent désespérément à un projet qui transformerait leurs terres en plantations de canne à sucre et de palmiers à huile. Même histoire en Colombie où des forces paramilitaires exercent de terribles pressions sur les communautés afro-colombiennes pour leur faire abandonner leurs terres afin de laisser la place aux plantations d’huile de palme.4
    On prévoit que la demande mondiale d’huile de palme s’élèvera à 172 milliards de litres d’ici 2020, alors qu’elle était de 81 milliards de litres en 2008.5 Au niveau de production actuel, cela voudrait dire convertir encore 40 millions d’hectares de terres pour les consacrer aux cultures destinées aux biocarburants.6 Autrement dit, cela représenterait un phénomène d’accaparement de terres équivalent à 1096 fois le projet d’Addax Bioenergy en Sierra Leone.7
    (Le tableau 1 fournit une liste de 292 cas d’accaparement des terres qui touchent le monde entier et ont été rapportés entre 2002 et 2012, soit une superficie de 17 millions d’hectares. Dans tous les cas, les investisseurs avaient ouvertement annoncé leur intention de produire des biocarburants.)


    L’Europe est le moteur principal de l’accaparement des terres pour la production de biocarburants, parce qu’elle importe une grande partie des matières premières dont elle a besoin. C’est aussi en Europe que l’accroissement de la demande devrait être le plus fort au cours des dix années à venir.
    Le mandat UE-27, une nouvelle proposition de la Commission européenne, fixe l’objectif de consommation de biocarburants à 40 Mtep (millions de tonnes d’équivalent pétrole) pour 2020. C’est pour fournir les matières premières nécessaires à cette production que les peuples des pays du Sud sont déplacés en masse et privés de leurs terres.

    Les entreprises et les gouvernements européens se sont efforcés de faire face aux critiques en proposant divers critères pour définir des “biocarburants durables”. Tout récemment, en octobre 2012, la Commission européenne a publié une proposition pour limiter la part des cultures alimentaires dans son objectif d’énergies renouvelables pour le domaine des transports. Selon cette proposition, les États doivent s’assurer que les biocarburants issus de cultures alimentaires ne constituent pas plus de la moitié de l’objectif total de 10 pour cent ; le reste des biocarburants doit provenir de sources non alimentaires.
    Cependant, toutes les campagnes, les négociations et les critiques n’ont guère réussi à modérer la hausse de la consommation de biocarburants en Europe. L’Union européenne (UE) n’a fait que quelques gestes symboliques pour masquer d’une couche de vert la brutalité de l’accaparement des terres que provoque cette consommation partout dans le monde.
    L’Europe continue à s’emparer des terres pour produire ses biocarburants
    Dans l’univers des biocarburants, les trois marchés importants sont les États-Unis, l’UE et le Brésil. À eux trois, ils représentent 80 pour cent de la consommation mondiale de biocarburants et cette réalité n’est pas près de changer.8 (voir Encadré 1)
    Parmi ces trois marchés, l’UE est le seul qui dépend très largement des importations, tant pour la matière première (les cultures qui seront utilisées pour la production de biocarburants) que pour l’alimentation, pour remplacer les oléagineux européens détournés pour produire des biocarburants. En 2008, l’UE a importé près de 41 pour cent de ses besoins en matières premières nécessaires à la fabrication des biocarburants.9
    La dernière proposition de la Commission européenne stipule que d’ici 2020, les biocarburants issus de cultures alimentaires devront constituer cinq pour cent de la consommation européenne de carburants destinés aux transports.10 Compte tenu de la hausse générale des carburants destinés aux transports attendue en Europe, cela correspondra à 21 Mtep de biocarburants, dont la plus grande partie sera constituée de biodiesel à base d’oléagineux ou d’huile de palme.11 Les cultures d’oléagineux servant à fabriquer le biodiesel en Europe ont un rendement situé entre 0,8 et 1,2 tep par hectare. Si l’on prend une moyenne de 1 tep par hectare, cela signifierait que l’UE devrait consacrer 21 millions d’hectares à la production des biocarburants pour pouvoir satisfaire la demande prévue pour 2020 aux taux de rendement actuels. Ce serait pratiquement le double de la superficie totale occupée par les oléagineux en Europe en 2012, ou encore l’équivalent de la totalité des terres arables d’Italie ajoutées à celles d’Espagne.
    Il ne fait aucun doute que l’UE devra aller chercher ailleurs une proportion croissante de ses biocarburants pour pouvoir atteindre ses objectifs.
    Des plantations, des plantations et encore des plantations
    L’huile de palme bon marché est la solution de remplacement la plus évidente. Sous les tropiques, les plantations de palmiers à huile produisent quatre fois plus de biodiesel par hectare que les oléagineux européens. Une superficie de 5,5 millions d’hectares de plantations de palmiers à huile suffirait à satisfaire la totalité de la demande européenne de biodiesel à base de cultures alimentaires à l’horizon de 2020.
    Toutefois, l’établissement de ces plantations n’est pas tâche aisée. En Malaisie, Sime Darby, le plus gros producteur mondial d’huile de palme, a passé des dizaines d’années à élargir la taille de ses plantations exploitées pour arriver à un total de 500 000 ha. Pour importer assez d’huile de palme pour couvrir l’objectif européen de cinq pour cent de biofuels basés sur des cultures alimentaires en 2020, il faudrait créer une douzaine de nouvelles entreprises de la taille de Sime Darby.12


    Encadré 1 : Au-delà des trois grands
    En plus de ceux qui concernent l’UE, le Brésil et les États-Unis, il existe actuellement des mandats dans au moins 27 pays différents (voir le tableau 2 : Mandats pour les biocarburants dans le monde). Si ces mandats étaient mis en application, le marché mondial des biocarburants atteindrait, selon Biofuels Digest, 227 milliards de litres en 2020, une augmentation conséquente par rapport aux prévisions de 172 milliards de litres de l’OCDE.
    Les mandats étaient une réponse politique à une combinaison de facteurs : des prix pétroliers élevés, des investisseurs étrangers prêts à investir et des espérances insensées concernant des plantes comme le jatropha. Mais la justification politique et économique de la promotion des biocarburants, qui n’a jamais été très solide, est devenue encore plus fragile et pour la plupart des gouvernements du Sud, les mesures visant à encourager la consommation nationale de biocarburants n’existent que sur le papier ; et la situation n’est pas près de changer. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères a dit ouvertement à ses homologues des États du Golfe que son pays, pourtant l’un des grands producteurs de biocarburants émergents, laisserait tomber les biocarburants si ses partenaires exportateurs de pétrole « l’aidaient à assurer la stabilité et l’accessibilité des prix de l’énergie. »1
    Il existe toutefois un second niveau de producteurs de biocarburants importants, dont la production nationale dépasse ou devrait éventuellement dépasser le milliard de litres par an. Il s’agit de l’Argentine, du Canada, de la Chine, la Colombie, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande, dont l’ensemble constitue 18 pour cent du marché mondial des biocarburants.
    Certains de ces pays, en particulier l’Argentine, l’Indonésie et la Malaisie, produisent à la fois pour leur propre marché intérieur et pour l’exportation. Mais leur capacité à exporter des biocarburants plutôt que des cultures destinées à la production de biocarburants, restera limitée parce que la politique des grands marchés (UE, États-Unis et Brésil) est de fabriquer les biocarburants sur le territoire national et de permettre ainsi aux multinationales de garder la mainmise sur les ressources nationales aussi bien que les ressources importées. (voir Encadré 3)
    Les grands marchés potentiels, la Chine et l’Inde, sont limités par leurs préoccupations de sécurité alimentaire. La Chine a interdit de poursuivre la construction d’usines d’éthanol utilisant des céréales et est en train d’explorer les possibilités de développer des cultures non céréalières sur des terres marginales, sans grand succès jusqu’à présent. L’Inde s’abstient également de toucher à sa production de céréales. Les objectifs nationaux de production d’éthanol se concentrent sur la canne à sucre, tandis que les objectifs de production de biodiesel s’appuient sur le jatropha, mais ces deux types de tentative n’ont permis qu’une production vraiment très limitée. Au vu de la situation, les entreprises des deux pays ont été encouragées à aller chercher à l’étranger des possibilités de production de biocarburants.
    L’une des principales entreprises chinoises impliquées dans le développement de la production de biocarburants hors de son territoire est le China National Complete Import and Export Corporation Group (COMPLANT). Ce groupe a fonctionné comme bureau d’aide étrangère pour la Chine jusqu’en 1993. S’il négocie aujourd’hui à la bourse de Shenzhen, son actionnaire majoritaire reste la State Development & Investment Corporation, la plus grande holding d’investissement chinoise appartenant à l’État.
    En 2010, une filiale de COMPLANT, Hua Lien International, a annoncé son intention d’établir avec COMPLANT et le Fonds de développement Chine-Afrique (5 milliards de dollars US) une société en participation, afin de mettre en place des projets de production d’éthanol dans divers pays africains. Les trois entreprises prévoient de lancer leur joint venture au Bénin et d’étendre leurs activités à d’autres pays dans les années à venir. La nouvelle société s’appuiera sur les nombreux investissements réalisés récemment par COMPLANT dans la production de canne à sucre et de manioc : une plantation de 18 000 ha en Jamaïque, un projet de 4 800 ha de canne à sucre et de manioc au Bénin, une plantation de 1 320 ha de canne à sucre avec sa sucrerie en Sierra Leone (COMPLANT a aussi déclaré en 2006 son intention d’étendre ses terres sur 8 100 ha pour se lancer dans la production de manioc), et une société en participation avec Kenana Sugar au Soudan le long du Nil blanc, qui est censée produire le chiffre énorme de 500 000 tonnes de sucre et d’éthanol par an. À Madagascar, COMPLANT gère la sucrerie SUCOMA depuis 1997 et en 2008, dans le cadre d’un contrat de gestion sur vingt ans, il a pris la direction de la raffinerie de sucre SUCOCOMA appartenant à l’État, ce qui lui donne tout contrôle sur une superficie de 10 000 ha pour y produire de la canne à sucre. COMPLANT et la Banque chinoise de développement participent aussi à la construction d’une grande raffinerie de sucre et d’une plantation très controversées dans la région nord-est de l’Afar en Éthiopie.
    _______
    1 Déclaration du coordonnateur ACD par son Excellence M. Tovichakchaikul Surapong, ministre des Affaires étrangères du Royaume de Thaïlande, à la réunion ministérielle de la Dialogue sur la coopération en Asie, Koweït City, le 14 Octobre 2012
    Le palmier à huile ne pousse que dans les zones tropicales proches de l’Équateur, ce qui limite grandement les possibilités d’expansion.13 L’Indonésie continue à offrir les meilleures possibilités d’expansion, mais les deux tiers des nouvelles plantations sont arrachées aux forêts tropicales.
    Plus récemment, les forêts et les terres agricoles d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest ont attiré les convoitises des planteurs. Sime Darby poursuit le développement de ses plantations sur une énorme concession obtenue au Liberia, ce qui va déplacer des milliers de personnes et les priver de leurs terres et de leurs ressources en eau. Quinze mille personnes ont déjà été affectées par l’opération initiale de déboisage de 10 000 ha14 et les communautés locales ont juré d’empêcher l’entreprise d’accéder à leurs terres.15

    Dans les jungles du Gabon, l’entreprise singapourienne Olam prévoit de consacrer 236 millions de dollars US au déboisage de 50 000 ha de forêt pour y établir une plantation de palmiers à huile au cœur d’une concession accordée par le gouvernement.16
    Le mandat européen de 2020 sur les cinq pour cent de biocarburants à base de cultures alimentaires susciterait une demande telle qu’elle nécessiterait la création d’au moins une centaine de plantations de palmiers à huile de la taille du projet Olam.
    L’autre grande culture importée dans l’UE pour y fabriquer des biocarburants est le soja. Le plus gros de toute production supplémentaire pour 2020 viendrait le plus probablement d’Argentine et d’autres pays du Cône Sud de l’Amérique latine. Mais le rendement du soja est loin d’être aussi élevé que celui du palmier à huile : il n’est que de 0,31 tep de biodiesel par hectare.17 Il faudrait, pour remplir l’objectif européen des cinq pour cent de biocarburants à base de cultures alimentaires en 2020 en n’utilisant que du soja, planter quelque 70 millions d’hectares en Amérique latine. Or, le Brésil a lui aussi son propre mandat 2014 concernant les biocarburants, ce qui implique de produire du soja sur 10 millions d’hectares.18 Pour avoir un élément de comparaison, il faut savoir que le Brésil et l’Argentine consacrent actuellement une superficie d’environ 45 millions d’hectares à la production du soja.
    Il ne faut pas oublier non plus la question des cinq pour cent restants. Les nouvelles directives de la Commission européenne stipulent qu’ils doivent provenir de cultures non alimentaires.19 La plupart de ces options non alimentaires, cependant, sont encore très loin de pouvoir faire l’objet d’une production commerciale à grande échelle et ont peu de chances d’être prêtes d’ici 2020 (voir Encadré 2). L’une des rares options économiquement viables qui pourrait satisfaire les besoins de la directive de l’UE est le jatropha.
    Une nouvelle vie pour le jatropha
    L’investissement dans la production de jatropha a connu une forte phase d’expansion au milieu des années 2000. On le présentait comme une plante miracle pouvant être cultivée sur des terres marginales sans nécessiter beaucoup d’intrants et qui allait produire en abondance l’huile nécessaire à la fabrication des biocarburants. Nombre d’entreprises et de programmes gouvernementaux furent alors lancés, mais il fallut rapidement regarder la réalité en face : cette plante était comme toutes les matières premières agricoles. Autrement dit, pour obtenir des rendements élevés, suffisants au moins pour rentabiliser les grands projets, elle avait besoin de beaucoup d’eau, de sols corrects et d’une bonne quantité d’engrais.20


    Encadré 2 : Pas d’alternative en vue pour les biocarburants de première génération
    Les biocarburants devaient en principe contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des transports et cette justification fait partie intégrante de nombreux mandats. Jusqu’à présent toutefois, cela ne s’est pas vérifié. Les réductions de GES permises par la première génération de biocarburants disparaissent quand on tient compte des changes indirects d’affectation des terres liés à la production des cultures destinées aux biocarburants.1
    L’espoir que les biocarburants puissent réellement contribuer à réduire les émissions de GES repose désormais sur le développement des biocarburants de deuxième et troisième générations qui présenteront un bilan carbone plus neutre et ne seront pas en concurrence pour les terres avec les cultures alimentaires. L’UE et les États-Unis ont introduit dans leur politique sur les biocarburants diverses incitations et subventions qui sont censées stimuler le développement de ces biocarburants dits avancés.
    L’éthanol cellulosique fabriqué à partir d’herbe, de copeaux de bois ou de paille, devait être le premier biocarburant avancé disponible. Mais les entreprises n’ont pas réussi à trouver de moyen efficace et rentable de casser la cellulose qui permette une production à grande échelle. L’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine a par conséquent été obligée à plusieurs reprises de déroger à son mandat pour l’utilisation d’éthanol cellulosique (1,9 milliard de litres en 2012 et près de 4 milliards en 2013) par manque d’approvisionnement. Signe des temps probablement, British Petroleum (BP) a annulé en octobre 2012 ses plans de construction de ce qui devait être la plus grande usine d’éthanol cellulosique du monde.2 Les entreprises américaines préfèrent se tourner vers les importations de sucre du Brésil, puisque ce dernier rentre dans la catégorie des « biocarburants avancés » selon la législation américaine.
    Actuellement, le seul succès allant dans le sens d’une production commerciale de biocarburants est la technique connue sous le nom d’hydrotraitement des lipides qui produit du diesel et du kérosène. Mais les usines qui appliquent cette technique dépendent des graisses animales, ce qui présenterait des contraintes d’approvisionnement majeures si l’échelle de la production devait augmenter. Ces usines utilisent également de l’huile de palme, ce qui nous ramène aux problèmes des biocarburants de première génération. Plusieurs grandes usines de biobutanol, un autre « biocarburant avancé », sont prêtes à entrer en activité, mais elles aussi sont dépendantes de cultures nécessaires aux biocarburants de première génération, comme les céréales.3 D’autres alternatives comme les microalgues ont encore besoin de tests et restent bien trop chères pour arriver à une production commerciale d’ici 2020.4
    Dans un avenir proche, les grands marchés de biocarburants vont donc continuer à s’approvisionner en carburants de première génération. Pour une réduction des émissions de GES minime, voire inexistante, le monde s’achemine vers toutes sortes de problèmes pour les ressources alimentaires et les communautés rurales.
    _______
    1 PNUE : “Vers la production et l’utilisation durables des ressources : évaluation des biocarburants," 2009 (pdf)
    2 Kevin Bullis, "BP Plant Cancellation Darkens Cellulosic Ethanol’s Future," MIT Technology Review, 2 November 2012
    3 Tristan Brown, "Summer 2012 State Of The Advanced Biofuels Industry : Hydrocarbons Lead The Way," Seeking Alpha, 13 August 2012
    4 IEA Bioenergy Task 40 Sustainable International Bioenergy Trade, "The potential role of biofuels in commercial air transport- biojetfuel," (pdf)

    En décembre 2012, on comptait plus de 130 cas d’accaparement de terres liés à la production de jatropha, ce qui représentait plus de neuf millions d’hectares dans le monde (voir le tableau 3 : L’accaparement des terres lié à la culture du jatropha, 2002-2012).

    Il semblait peu probable que beaucoup de ces projets soient réalisables un jour. Mais la nouvelle proposition de la Commission européenne pourrait bien changer la donne en ouvrant un immense nouveau marché pour les biocarburants issus de cultures non alimentaires, ce qui permettrait au jatropha de ne pas avoir à faire face à la concurrence d’alternatives plus productives comme le palmier à huile.

    Le jatropha n’a pas été à la hauteur des espoirs insensés qu’il avait suscités, mais les biocarburants de 2è et 3è générations sont encore loin d’être au point (Photo : CIFOR)

    Combien de terres faudrait-il donc pour respecter la moitié du mandat que l’Europe réserve pour 2020 aux cultures non alimentaires ? Il est difficile de donner des chiffres précis, car le rendement du jatropha varie considérablement selon les conditions de culture. Mais si nous prenons les données du Brésil où le jatropha est cultivé dans des plantations exploitées et obtient un rendement relativement élevé (1,01 tep/ha de biodiesel), il faudrait 21 millions d’hectares.21 Et ce chiffre pourrait aisément doubler si la production est étendue à des terres moins fertiles, comme l’envisagent les promoteurs du jatropha.
    Au cours des six dernières années, la vague d’accaparement des terres pour la culture du jatropha a été proprement scandaleuse, en particulier en Afrique : 235 000 ha au Ghana, 700 000 ha en Guinée, 550 000 ha au Kenya et la liste est loin d’être complète (voir le tableau 3). Les propositions de la Commission européenne pourraient facilement provoquer une deuxième vague d’accaparement de la même ampleur ; les effets sur le terrain pourraient également s’aggraver à mesure que les nouveaux projets passent en phase de production.
    Les pertes pour les populations risquent d’aller bien au-delà de la perte de leurs terres. Le jatropha a en effet besoin, pour produire un rendement élevé, de beaucoup d’eau. Selon les études disponibles, le jatropha nécessite entre 3 213 et 778 025 litres d’eau pour produire un litre de biodiesel. Par comparaison, il faut environ 1 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé.22
    Pour ces communautés qui ont perdu leurs terres et leur accès à l’eau parce que leurs terres étaient convoitées pour produire des biocarburants, savoir que ces terres seront consacrées à des cultures non alimentaires comme le jatropha ou à des cultures alimentaires comme le soja ne fait aucune différence.
    Pas de place pour les biocarburants « durables »

    Au Guatemala, les plantations destinées aux biocarburants consacrent à l’irrigation une bonne partie des ressources en eau disponibles. (Photo : Richard Perry/The New York Times)

    Devant la montée des critiques concernant les biocarburants, la Commission européenne et les producteurs de biocarburants européens font semblant de réguler le marché et tentent de déguiser les biocarburants en produits « durables ». Selon la directive européenne, les biocarburants doivent respecter les critères de durabilité approuvés par la Commission pour pouvoir contribuer aux objectifs nationaux obligatoires d’énergies renouvelables ou pour obtenir le soutien des gouvernements.
    À ce jour, la Commission européenne a approuvé 12 projets volontaires venant d’organismes tels que la Table ronde sur le soja responsable et la Table ronde sur l’huile de palme durable, deux organismes dominés par les grandes entreprises et qui consacrent tous leurs efforts à l’expansion de la monoculture du soja et du palmier à huile.23 Ceci montre bien les limites des critères de durabilité. Les directives de la Commission européenne ne tiennent aucun compte des effets sociaux ; quant aux effets environnementaux, seuls les changements directs d’affectation des sols, comme le déboisage, sont pris en considération, mais pas les changements indirects dans les cas où les terres agricoles et l’accès à l’eau sont affectés par la production de cultures destinées à la fabrication de biocarburants.24 L’une des études sur les changements indirects d’affectation des sols dus aux biocarburants est parvenue à la conclusion que les objectifs de biocarburants de l’UE auraient pour résultat de convertir jusqu’à sept millions d’hectares d’écosystèmes naturels en terrains agricoles.25
    Malgré tous les rapports et études mandatés par la Commission elle-même et qui montrent l’importance des changements indirects d’affectation des sols pour comprendre l’impact des biocarburants, la Commission a décidé d’exclure les changements indirects de sa proposition d’octobre 2012 et de repousser toute prise de décision jusqu’à 2017, date à laquelle elle promet d’avoir étudié les preuves scientifiques.26

    Encadré 3 : Les entreprises européennes exportent l’accaparement des terres, mais importent les bénéfices
    L’avenir de l’Europe dans le secteur des biocarburants trouve sa parfaite illustration à Rotterdam. Le plus grand port européen est en effet une plaque tournante pour une grande partie des matières premières agricoles et des carburants destinés aux transports que les entreprises européennes se procurent dans le monde entier. Près d’un tiers de toutes les importations européennes d’huile de palme passent ainsi par Rotterdam.1 Il n’est donc pas surprenant que les plus grands noms de l’industrie européenne des biocarburants s’y installent.
    En-tête, on trouve Neste Oil, l’entreprise pétrolière de l’État finlandais. En 2011, Neste a terminé à Rotterdam la construction d’une usine de diesel renouvelable qui doit produire un minimum de 900 millions de litres par an, sur la base d’au moins 50 % d’huile de palme. Cette usine de diesel renouvelable est la deuxième au monde, juste après celle de Neste Oil à Singapour, une usine qui transforme également de l’huile de palme en diesel pour l’exporter vers l’Europe.
    À-côté de l’usine de Neste Oil de Rotterdam, une immense usine d’éthanol appartenant au producteur d’énergie espagnol Abengoa. Au cours des dernières années, Abengoa a massivement investi dans la production d’éthanol en Europe, aux États-Unis, au Brésil, et tout récemment, en Uruguay. Son usine de Rotterdam constitue le pivot qui relie la production mondiale d’Abengoa au marché européen, où les importations d’éthanol sont en hausse. En 2009, un tiers de l’éthanol importé par Rotterdam provenait du Brésil.
    Le suisse Glencore, deuxième groupe de négoce de matières premières agricoles d’Europe, possède deux usines de biodiesel à Rotterdam qui disposent d’une capacité totale de 740 millions de litres par an. Rotterdam est le premier port d’entrée pour le biodiesel à base de soja et grâce à une société en participation avec deux des principaux triturateurs de soja argentins, Glencore est à la fois le plus grand producteur et exportateur de biodiesel argentin, la première source des importations européennes de biodiesel à base de soja.2
    Glencore est non seulement actif dans le négoce des matières premières agricoles mais est également capable de les produire dans ses propres exploitations d’Europe de l’Est, d’Amérique du Sud et d’Australie. La place qu’il occupe souligne toute l’importance de l’intégration verticale qui prévaut dans cette industrie. Les entreprises européennes de biocarburants cherchent de plus en plus à contrôler la production à tous les niveaux, y compris les cultures elles-mêmes. Ainsi, Shell et BP ont dépensé des millions d’euros pour acheter des plantations de canne à sucre et des sucreries au Brésil pour pouvoir produire de l’éthanol. Louis Dreyfus, le géant français des matières premières, achète lui aussi des terres agricoles et des plantations de canne à sucre en Amérique du Sud afin d’approvisionner ses usines d’éthanol et de biodiesel.
    La demande européenne en biocarburants alimente une ruée mondiale pour prendre le contrôle des régions où il est possible de produire à bon marché les cultures qui serviront aux biocarburants. À ce jour, ce sont les Européens qui sont en-tête, aidés très souvent financièrement par leurs gouvernements. Les entreprises européennes sont responsables d’un tiers de tous les cas d’accaparement des terres destinés à la production de biocarburants qui ont été rapportés depuis 2002 (voir le tableau 1).
    L’une des entreprises en question est Tozzi Renewable Energy. Le 16 novembre 2012, des représentants de neuf villages ont organisé une conférence de presse dans la ville d’Antananarivo, à Madagascar, pour dénoncer l’entreprise italienne, l’accusant de s’être emparée de leurs terres pour pouvoir établir sa plantation de jatropha sur 100 000 ha.
    « Nous autres, petits paysans, sommes obligés de partir, parce que des hommes armés sont venus nous déloger de nos terres, » ont-ils expliqué aux journalistes.3
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    1 MVO Palm Oil Fact Sheet (pdf)
    2 Judith Taylor, "EU biodiesel producers eye growing Argentina exports,’ ICIS.com, 13 October 2009 ; "Vicentin and Glencore build a new biodiesel plant in Santa Fe," Cronista.com, 23 January, 2008.
    3 "Soutenons les éleveurs et leur patrimoine contre l’accaparement de vastes surfaces de terres par la société Tozzi Green à Madagascar," TANY, 28 novembre 2012
    Le débat sur la « durabilité » ne doit pas masquer la réalité : il est tout simplement impossible de développer suffisamment de cultures destinées à produire des biocarburants sans déplacer des communautés, sans restreindre la production alimentaire et sans massacrer des forêts. Coller l’étiquette « durable » sur certaines des ressources utilisées ne changera rien à l’équation.
    Donner la priorité au carburant sur la nourriture
    Outre l’accaparement des terres, la flambée de la demande en biocarburants a eu une autre conséquence grave qui a suscité davantage d’attention, à savoir son impact sur les prix alimentaires. Les biocarburants consomment plus du tiers de la production de céréales secondaires des États-Unis, le premier exportateur mondial, et 80 pour cent de la production d’oléagineux de l’UE, le plus gros importateur mondial. C’est ce qui explique en partie pourquoi les stocks mondiaux de céréales et d’oléagineux n’ont jamais été si bas. L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a qualifié les biocarburants de « source la plus importante de nouvelle demande de produits agricoles ces dernières années » et déclaré qu’il constituaient un nouveau « paramètre du marché qui affecte le prix de toutes les céréales. »
    Face à cette nouvelle flambée des prix alimentaires, des experts appartenant à des agences de haut niveau comme la FAO ou l’OCDE (l’Organisation pour la coopération et le développement économiques) appellent aujourd’hui à mettre fin aux réglementations - connues sous le nom de mandats - imposant d’incorporer un certain pourcentage de biocarburants dans les carburants destinés aux transports. Certains poids-lourds de l’industrie alimentaire eux-mêmes, qui doivent faire face à la concurrence des producteurs de biocarburants, partagent cet avis.
    « [L’utilisation des biocarburants] partait d’une bonne intention à, mais une fois mieux informés, il faut être cohérents, » a déclaré Paul Bulcke, le PDG de Nestlé. « Ce que nous disons, c’est pas de nourriture pour des carburants. »
    Selon les estimations les plus sérieuses, la demande alimentaire aura augmenté de 70 à 100 pour cent d’ici 2050.27 Et les conditions dans lesquelles le monde va devoir faire face à cette demande seront beaucoup plus difficiles. La superficie des terres arables a déjà diminué de 0,41 à 0,21 hectare par habitant depuis 1960 et ces terres sont de plus en plus dégradées ; quelque 25 pour cent des terres agricoles dans le monde sont aujourd’hui considérées comme sévèrement dégradées. Le changement climatique fera encore empirer les choses, faisant passer la totalité des zones « touchées par des sécheresses extrêmes// touchées par la sécheresse » de 15,4 pour cent des terres actuellement cultivées dans le monde à 44 pour cent d’ici 2100.
    Il deviendra également difficile d’augmenter les rendements sur les terres disponibles. La FAO affirme que l’accroissement qu’a connu le monde jusqu’ici dans la production agricole n’est pas soutenable et elle prédit que la croissance ralentira d’un tiers dans les dix années à venir. D’autres études suggèrent qu’avec le changement climatique, la production agricole mondiale pourrait baisser de façon dramatique, de 15 à 25 pour cent !28
    L’eau est également un problème majeur. L’agriculture est responsable de 70 pour cent de la consommation d’eau mondiale. Mais l’épuisement des ressources hydriques et la concurrence des autres utilisations, l’industrie et l’urbanisation par exemple, réduiront la part de l’agriculture dans cette consommation : l’agriculture ne devrait plus représenter que 45 pour cent du total d’ici 2050. Il sera difficile, dans de telles conditions, d’arriver à garantir la production nécessaire à l’alimentation de la planète.
    Si l’on ajoute à ce scénario les objectifs actuels en matière de biocarburants, c’est la famine assurée pour de nombreuses communautés. Prenons l’exemple d’Addax : ce projet de production de canne à sucre, à lui seul, doit utiliser 26 pour cent des eaux du plus grand fleuve de Sierra Leone durant les mois les plus secs, de février à avril. L’impact du scénario prévu pour les biocarburants serait mille fois plus lourd.
    La justification politique et économique du boom des biocarburants n’a jamais été très convaincante : les mesures comme le mandat de la Commission européenne ont été une réaction politique à un contexte de prix pétroliers élevés, d’abondance de capitaux et d’espoirs démesurés concernant des plantes comme le jatropha. Les biocarburants étaient également censés être un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais la production actuelle des biocarburants n’a pas permis de réduire les émissions et les carburants de génération ultérieure sont loin d’être au point.
    Il est clairement irresponsable d’utiliser les terres agricoles et les ressources en eau si précieuses pour notre planète pour produire du carburant pour nos voitures. Et ce d’autant plus que les terres en question sont souvent occupées par les communautés dont le système alimentaire peut justement servir de modèle au reste du monde pour inverser la crise environnementale générée par notre dépendance aux énergies fossiles. Ces communautés et les systèmes alimentaires qu’elles font vivre ne sont pas renouvelables.
    Quelques mesures toute simples peuvent faire une énorme différence, en particulier dans l’Union européenne : Il faut abandonner les efforts visant à « réguler » les biocarburants et arrêter les mandats et les subventions accordées à l’industrie. Sans ces béquilles, la demande en biocarburants devrait diminuer considérablement et cela permettrait de soulager les pressions sur la terre et sur l’eau qui perturbent tant de communautés rurales dans le monde.
    Pour aller plus loin :
    Bread for All, "Land grabbing : the dark side of ’sustainable’ investments", Novembre 2011. Voir aussi le résumé en français de Pain pour le prochain,
    Anders Dahlbeck, avril 2005 : “Pourquoi l’Europe doit abandonner sa politique en faveur des agrocarburants industriels" (pdf)
    FOE, ActionAid, Greenpeace, Oxfam, Save the Children, RSPB, "Joint recommendations on the EC proposal on Indirect Land Use Change (ILUC) from biofuels" (pdf)
    Winfridus Overbeek, Markus Kröger and Julien-François Gerber, "An overview of industrial tree plantations in the global South. Conflicts, trends and resistance struggles," EJOLT, June 2012
    Les Levidow, "EU criteria for sustainable biofuels : Accounting for carbon, depoliticising plunder," Geoforum 44 (2013) 211–223.
    ETC Group, "Qui contrôlera l’économie verte ?", novembre 2011
    Oxfam, "Les semences de la faim – La politque de soutien de l’Europe aux agrocarburants : vers un scénario catastrophe," septembre 2012
    Les Amis de la Terre & Basta ! "Huile de palme : vivre ou conduire, il faut choisir. Etude de cas de Sime Darby au Liberia," 2012 (pdf)

    1 Entretien avec Joan Baxter à l’occasion de la Farmers’ Conference organisée par Green Scenery et le Sierra Leone Right to Food Network, Freetown, avril 2012.
    2 Tommaso Ebhardt & Lauren van der Westhuizen, "Italian Investor’s Biofuel Project Sparks Kenyan Opposition," Bloomberg, 4 August 2010
    3 Survival international, "US food giant Bunge accused over biofuel ’tainted with Indian blood’," 14 November 2012
    4 Down To Earth Indonesia, "The Land of Papua : A continuing struggle for land and livelihoods," 16 November 2011, Jane Monahan , "Afro-Colombians fight biodiesel producers," BBC, 21 December 2008
    5 Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2012-2021
    6 Selon le PNUE, 35,7 millions ha ont été utilisés pour la production de biocarburant en 2008. Le PNUE prévoir un chiffre légèrement supérieur de 80 millions ha en 2020, soit une augmentation de 44,3 millions d’ha par rapport à 2008. Certaines études vont jusqu’à 116 millions ha en 2020, voire 1 668 millions ha d’ici 2050. Voir le rapport du PNUE : “Vers la production et l’utilisation durables des ressources : évaluation des biocarburants," 2009 (pdf)
    7 Le projet d’Addax est censé produire annuellement 83 millions de litres d’éthanol destinés à l’exportation sur une superficie de 10 000 ha.
    8 OCDE-FAO, Perspectives agricoles 2011-2020
    9 Ces calculs sont fondés sur les données contenues dans "Les semences de la faim – La politique de soutien de l’Europe aux agrocarburants : vers un scénario catastrophe," septembre 2012
    10 Ce chiffre pourrait dépasser les 5%. La proposition de la Commission ne concerne que ce que les États-membres peuvent inclure dans la cible de 10 % mais ne fixe pas de plafond pour une production ou une consommation de biocarburants à base de cultures alimentaires.
    11 Final Energy Demand EU-25, Mtoe : Transport : 1990- 273.6 ; 2000- 333.1 ; 2010- 388.6 ; 2020- 428.5 ; 2030- 449.8 (Source PRIMES, ACE).
    12 Sime Darby avait 472 156 ha de plantations de palmiers à huile bien établis en activité. Voir : http://www.simedarby.com/Operational_Statistics.aspx
    13 UNEP, "Oil Palm Plantations," 2011 (pdf)
    14 Les Amis de la Terre & Basta ! "Huile de palme : vivre ou conduire, il faut choisir. Etude de cas de Sime Darby au Liberia," 2012 (pdf)
    15 Liberian community’s statement on expansion of Sime Darby and Golden Veroleum plantations
    16 Compte-rendu (en anglais) d’Olam à la RSPO (Table ronde pour l’huile de palme renouvelable) (pdf)
    17 Données du Brésil Brazil. See : David M. Lapola et al., "Indirect land-use changes can overcome carbon savings from biofuels in Brazil," PNAS, January 2010
    18 David M. Lapola et al., "Indirect land-use changes can overcome carbon savings from biofuels in Brazil," PNAS, January 2010
    19 Les États-membres ne peuvent pas incorporer plus de 5 % de biocarburants ou de liquides issus de “céréales, d’autres cultures riches en amidon , de sucres ou d’oléagineux”.
    20 NPR, "How A Biofuel Dream Called Jatropha Came Crashing Down," 21 August 2012
    21 David M. Lapola et al., "Indirect land-use changes can overcome carbon savings from biofuels in Brazil," PNAS, January 2010
    22 IEA Bioenergy Task 40 Sustainable International Bioenergy Trade, "The potential role of biofuels in commercial air transport- biojetfuel," September 2012 (pdf)
    23 Commission européenne : Energie renouvelable : Biocarburants - Mécanismes de durabilité
    24 La Commission européenne est toutefois obligée de faire son rapport tous les deux ans sur la durabilité de ses politiques en matière de biocarburants, à partir des effets déjà observés. Voir : Anders Dahlbeck, “Pourquoi l’Europe doit abandonner sa politique en faveur des agrocarburants industriels,"ActionAid, avril 2005 (pdf)
    25 FOEI, Greenpeace, Bird Life International, etc. "Conduite à risques : L’impact des plans européens en matière d’agrocarburants sur les émissions de CO2 et les terres”, novembre 2010 (pdf)
    26 Les producteurs sont obligés de rapporter les émissions liées aux changements indirects d’affectation des sols, mais les chiffres des émissions ne sont pas pris en compte pour déterminer si telle ou telle matière première destinée aux biocarburants satisfait aux critères de durabilité de la Commission. La principale étude d’évaluation d’impact mandatée par l’UE sur les effets des changements indirects d’affectation des sols dus aux biocarburants se trouve ici : http://ec.europa.eu/energy/renewables/biofuels/land_use_change_fr.htm
    27 Potsdam Institute for Climate Impact Research and Climate Analytics, "Turn Down the Heat : Why a 4°C Warmer World Must be Avoided", a report for the World Bank, November 2012 (pdf)
    28 Voir l’article de GRAIN, "Le système alimentaire international et la crise climatique," octobre 2009
    29 Statement of ACD Coordinator by His Excellency Mr. Surapong Tovichakchaikul, Minister of Foreign Affairs of the Kingdom of Thailand, at the Asia Cooperation Dialogue Ministerial Meeting, Kuwait City, 14 October 2012
    30 PNUE : “Vers la production et l’utilisation durables des ressources : évaluation des biocarburants," 2009 (pdf)
    31 Kevin Bullis, "BP Plant Cancellation Darkens Cellulosic Ethanol’s Future," MIT Technology Review, 2 November 2012
    32 Tristan Brown, "Summer 2012 State Of The Advanced Biofuels Industry : Hydrocarbons Lead The Way," Seeking Alpha, 13 August 2012
    33 IEA Bioenergy Task 40 Sustainable International Bioenergy Trade, "The potential role of biofuels in commercial air transport- biojetfuel," (pdf)
    34 MVO Palm Oil Fact Sheet (pdf)
    35 Judith Taylor, "EU biodiesel producers eye growing Argentina exports,’ ICIS.com, 13 October 2009 ; "Vicentin and Glencore build a new biodiesel plant in Santa Fe," Cronista.com, 23 January, 2008.
    36 "Soutenons les éleveurs et leur patrimoine contre l’accaparement de vastes surfaces de terres par la société Tozzi Green à Madagascar," TANY, 28 novembre 2012

    http://www.grain.org/fr/article/entries/4654-il-faut-arreter-d-accaparer-les-terres-pour-produire-des-biocarburants

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