LIBRE DISCUSSION DANS LES COULISSES DE DEMAIN

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    Quelle société pour demain?

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    Message par ecotone Dim 30 Mar - 10:17

    bye a écrit:Ou bien on se satisfait d'un monde de jungle, de violence. Le constat est éloquent, soit, mais voyons plutôt avec qui on peut desserrer l'étau: les penseurs, les militants, les expériences, les alternatives dans tous les domaines existent ou sont débattues.

    Alors, on refait le monde ?
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    Message par ecotone Dim 30 Mar - 10:22

    Rabasse du sud a écrit:Quelle société pour demain? Rubon60
    Rabasse, on va essayer de le bichonner ce monde bounce
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    Message par ecotone Dim 30 Mar - 11:22

    Mon cher Bye, ce sujet me plaît.

    Je me suis dit qu’il faudrait qu’on détermine les priorités. Pour moi, il y la planète, les besoins alimentaires et en eau potable, la santé, le logement, l’éducation. Tout le reste pour moi, l’argent, l’économie, le travail (ou l’activité, ou les actions je préfère), les besoins de la collectivité et de toute organisation de la société,… ce ne sont que les moyens qui nous permettent de parvenir aux priorités de l’humanité.

    Je pense que ces priorités suppriment la violence.
    Se pencher sur les besoins communs nous poussent à la solidarité et l’empathie naturelle.
    Une organisation autour de l’éducation, le partage de la connaissance en vue d’une vraie prise en charge de la planète et tous ce qui s’y trouve dessus, cela favorise les échanges. Ces échanges engendrent le pacifisme, cette organisation est forcément pacifique pour une vraie distribution, ou répartition des besoins pour tous.
    Il faut rejeter la loi de la jungle, il faut apprendre à nos enfants que d’autres fonctionnements sont possibles.

    En effet, d’autres personnes bien plus callés que moi y ont déjà pensé, notamment pour la question de l’argent qui est devenu une fin en soi, alors que ce n’est qu’un moyen détourné de la part des dominants pour conserver le pouvoir. En attendant de pouvoir supprimer la cupidité et la fascination du pouvoir, la réflexion sur le calcul de la richesse, est-ce produire de l’argent et détruisant ce qui nous donne la vie. Ou comptons nos richesses : nos vies, la planète, nos échanges sociaux, nos découvertes, nos enfants,… et entretenons les. Nos richesses augmenteraient naturellement.

    Tout cela implique automatiquement le raisonnement inverse de ce que nous faisons depuis très longtemps.
    Pensons comment nous y prendre pour préserver et améliorer le positif, ou ce qui contribue à un certain confort pour l’humanité et ce qui l’entoure : la planète, l’alimentation, l’eau, la santé, un toit, la culture avec la connaissance les arts, toutes les infra-structures nécessaires à la collectivité.

    Bon, il se peut que j’oublie des choses, mais disons que ma pensée en est là. J’attends la vôtre pour voir comment l’ensemble, ou des nouvelles organisations peuvent s’articuler…
    bye
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    Message par bye Dim 30 Mar - 12:20

    bonjour Ecotone, j'interviendrai ( peut-être ) plus tar; pas pour le moment, celà m'est impossible.
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    Message par ecotone Dim 30 Mar - 18:03

    bye a écrit:bonjour Ecotone, j'interviendrai ( peut-être ) plus tar; pas pour le moment, celà m'est impossible.

    Ok, Bye, j'attends bounce yeux
    bye
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    Message par bye Jeu 3 Avr - 20:13

    Je suis d'accord avec ton énumération de priorités, Ecotone.
    J'y ajouterais une petite priorité, qui peut apparaître secondaire, mais puisque l'on se situe sur le thème de l'organisation de nouveaux échanges, de l'édification de la vie, enfin!, il conviendrait de réfléchir au projet de vie pour tous. Peut-être que ces priorités définissent celui-ci, mais je préfèrerais qu'il soit , sinon ajouté, du moins réfléchi.
    C'est-à-dire, que chaque individu puisse prétendre à un vrai trajet, épanouissement, plutôt que la caricature de vie imposée aujourd'hui.

    Comme ce projet est révolutionnaire, le heurt avec les structures étatiques, marchandes, ou même administratives,..à un moment donné, est inévitable. Des possibilités existent.De même, il faudra que les frontières tombent, car il est anormal que la forteresse Europe continue à se développer sur les richesses minières et rares des autres continents, notamment l'Afrique.

    Pour revenir aux priorités énoncées, l'éducation ne doit pas fournir de la matière à travail, à patrons. L'éducation, c'est donner à tous, l'ouverture et la connaissance dans un nombre de matières le plus large possible.Bien sûr, la notion de diplômes, de notes,..est à proscrire.Il faut abandonner la constitution d'une élite , "éduquée" dans les canaux de la hiérarchie et de la domination depuis le jeune âge, comme actuellement.
    Les méthodes, comme la pédagogie Freinet existent, où l'enfant s'affirme dans la maîtrise de sujets qui l'intéressent, principalement. Il asseoit rapidement son autonomie, en réalisant lui-même des études, dossiers sur le thème de son choix.
    Bien sûr, les notions de non-violence et de gestion des conflits sont diffusées régulièrement, avec exercices pratiques réguliers.

    Concernant les études, l'enseignement pour adolescents et au-delà, il conviendrait que cette éducation ne soit pas assenée en blocs pendant des années, comme des bêtes de somme.
    Je pense que pour que l'épanouissement puisse se réaliser pleinement, la scolarité même, doit être revue.
    En fait, il faudrait aménager des temps d'éducation, programmés avec des temps de sport, d'initiation et de connaissance des arts, de la vie sociale.
    Et même transformé, ce principe peut être étendu à toute une vie.
    Il est stupide de faire avaler une masse de connaissances énormes, pour uniquement le savoir. Une fois sorti du cursus scolaire et universitaire, pratiquement plus rien n'est proposé.
    L'éducation doit donc correspondre à une demande de l'individu, et aménagée suivant son rythme, toute la vie, avec le sport, l'expression artistique..
    bye
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    Message par bye Ven 4 Avr - 5:55

    Bonaventure
    : mode d'emploi.

    Ecole libertaire, centre d'éducation
    libertaire, république éducative libertaire, BONAVENTURE fait assurément
    partie de ces trop rares petits perce-neige têtus qui taraudent inlassablement
    le grand manteau blanc de l'hiver éducatif pour y mettre quelques touches
    de couleur antiautoritaire et faire des pieds de nez à un système qui
    conjugue la réussite (et l'échec) scolaire au temps lourd de l'origine
    sociale et qui envoie des générations entières se faire couper les ailes.

    Mais Bonaventure ce n'est pas que cela !
    En brandissant haut et clair le drapeau de la laïcité, de la gratuité,
    d'un financement social, de l'égalité des salaires, de la propriété collective...
    En tissant des liens avec des alternatives sociales, culturelles, syndicales,
    politiques... anticapitalistes et antiautoritaires...
    En affirmant la nécessité d'un service social d'enseignement qui soit
    vraiment celui de l'égalité des chances...
    Bonaventure se veut, en effet, l'un des fantassins de cette petite armée
    de gueux qui labourent inlassablement les terres ingrates d'une transformation
    sociale radicale.

    Bonaventure : cette association
    (type loi 1901) scolarise des enfants de 3 à 11 ans. Les parents déscolarisent
    leurs enfants ( loi sur l'instruction).
    Bonaventure, c'est qui ?
    * Une douzaine d'enfants de 3 à 11 ans ; un(e) instituteur(trice) ; un(e)
    animateurs(trice)
    * des parents ; les membres du réseau ; toutes celles et ceux qui soutiennent
    le projet à un niveau ou à un autre

    Bonaventure, c'est où ?
    * Sur l'île d'Oléron en Charente Maritime (France). Depuis septembre 1993.

    Bonaventure, ca repose sur quels principes ?
    * Sur celui de l'éducation permanente à et par la liberté, l'égalité,
    l'entraide, l'autogestion et la citoyenneté
    * Sur ceux de la laïcité, de la gratuité, de l'égalité des salaires, de
    la propriété et de la gestion collective... Bonaventure, ça marche comment
    ?
    * Sur le modèle d'une classe unique à pédagogie Freinet mélangeant classes
    d'âges et groupes de niveaux (petite section de maternelle à CM2).
    * En externat. La scolarité se déroule au rythme de cycles d'apprentissage
    fondamentaux de 2, 3 ans. Chaque cycle s'effectue par le biais de projets
    élaborés conjointement par les enfants et les éducateurs et faisant l'objet
    de contrats. Pendant et à l'issue de chaque contrat il y a auto évaluation
    par l'enfant et évaluation par le groupe. L'école dans son ensemble s'auto
    évalue en permanence via ses A.G. et est évaluée régulièrement par une
    commission externe dite de " regard extérieur " qui comprend des sociologues,
    des psychologues, des enseignant(e)s.. en sympathie avec le projet mais
    n'y participant pas directement.
    * Enseignement des matières " traditionnelles " le matin ; activités artistiques,
    sportives, manuelles... l'après-midi .
    * La participation à la vie institutionnelle de l'école et à sa gestion
    (sur un mode autogestionnaire) fait partie du processus éducatif (apprentissage
    de la citoyenneté) et se trouve de ce fait soumise à évaluation.
    * Bonaventure cherche à se fédérer avec des écoles libertaires et autogérées
    étrangères. L'apprentissage d'une langue étrangère et de l'Espéranto est
    donc dans ses projets. Bonaventure collabore avec des centres éducatifs
    du mouvement d'éducation populaire au Sénégal.
    * Bonaventure est adhérente au mouvement Freinet. Bonaventure participe
    dans la mesure de ses moyens aux activités de l'I.C.E.M., de l'A.C.E.P.P.
    17.
    *Le cursus scolaire, comme la vie à l'école, s'effectue au rythme de l'accompagnement,
    de l'entraide et du marrainage. Dans le cadre de projets Bonaventure effectue
    régulièrement des séjours dans différentes structures (agricoles, économiques,
    culturelles, sociales...) alternatives.
    * En fin de scolarité Bonaventure prépare les enfants à l'entrée en sixième
    et en cas de départ avant cette échéance Bonaventure prépare le retour
    à la norme scolaire.

    Bonaventure, c'est géré
    comment ?

    * Chaque année un congrès réunissant l'ensemble des acteurs directs (enfants,
    éducateurs, parents...) et indirects (membres de commissions, sympathisants...)
    définit les grands objectifs de l'année à venir. Pendant l'année, dans
    le cadre des décisions du congrès, les acteurs directs de Bonaventure
    autogérent leur quotidien pédagogique, éducatif, matériel, financier...
    Bonaventure, ça appartient à qui ?
    * Les biens mobiliers et immobiliers de l'école sont la propriété collective
    de tous les acteurs(trices) du projet. Bonaventure, c'est financé comment
    ?
    * Les bâtiments et leurs aménagements sont financés par la vente de parts
    de 5OO F. Le fonctionnement de l'école (dépenses pédagogiques, salaires,
    électricité...) est financé par souscriptions ( chaîne de prélèvements
    automatiques, dons,...) et par la vente des productions de Bonaventure
    ( brochures, livres, affiches, productions enfantines, posters...).

    Bonaventure, ça coûte combien
    ?

    * Projet collectif, financé collectivement, la scolarité à Bonaventure
    est gratuite.

    Quelle société pour demain? Bonav_ecole
    Bonaventure
    : 35 allée de l'Angle Chaucre 17190 Saint-Georges d'Oléron
    Tél. / Fax /Rép. 05 46 75 08 92
    E-Mail : bonaventure@wanadoo.fr




    Autres
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    :
    Francisco Ferrer et l'école
    moderne ; La ruche une école
    libertaire avant 1914 ; Francisco
    Ferrer y Guardia ;
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    Faure ;
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    anarchistes sou Jules Ferry ; Paul
    Robin et l'horphelinat de Cempuis
    Tivaouanne
    une expérience alternative sociale au Sénégal

    ;
    Education & mondialisation : construire des pratiques d'entraide égalitaire

    A
    lire
    :
    Bonaventure une école libertaire.
    (
    Éditions du Monde
    Libertaire
    )
    Sébastien Faure écrits pédagogiques
    (Editions
    du Monde libertaire) ; Cempuis une expérience libertaire à
    l'époque de Jules Ferry
    (Editions du Monde libertaire ; CIHPL
    Francisco Ferrer
    ; l'Affaire Ferrer (Bianco, Rébérioux,...)
    ; L'enseignement intégral (Paul Robin Volonté Anarchiste)






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    Message par bye Ven 4 Avr - 6:12

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    Pédagogie Freinet : où j'en suis?

    Quelle société pour demain? Bannom

    Pourquoi changer ?

    l'écriture

    la lecture

    Le
    travail personnel


    Les temps de projets

    Les moments collectifs

    Quel bilan?

    Quelques
    réflexions


    Poursuivre
    la lecture


    Le site de la classe
    [size=7](prix
    Nouveaux Gutenberg 2000 -
    prix
    Globe-Trotter de l'internet 2001)

    Utilisation
    des TICE dans la classe


    Téléchargement
    fichiers


    exercices en
    ligne
    Créations mathématiques
    Projet Coménius "Découvrons l'Europe sur les Ailes des Oiseaux"
    Tutorat CM-Maternelle
    Histoire des enfants
    Liens
    Freinet


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    depuis le 3 septembre 2001

    Texte écrit en août 2001. Si vous voulez savoir ce qui se passe dans ma classe au jour le jour, vous pouvez consulter le cahier de vie qui est actualisé chaque soir. Vous pouvez en profiter pour visiter notre site internet (qui a reçu le prix Nouveaux Gutenberg 2000 désignant le meilleur site internet scolaire primaire du Grand Ouest, ainsi que le prix Globe-Trotters de l'Internet 2001 décerné par AOL).

    Dans le texte ci-dessous, il vous sera nécessaire d'installer le logiciel Acrobat Reader pour pouvoir lire de nombreux liens. Vous pouvez le télécharger gratuitement en cliquant ici.


    Pourquoi changer?

    Quelle société pour demain? Red_SwirlA095Je
    suis professeur des écoles à Blain, un bourg de 8000 habitants de Loire-Atlantique.
    J’exerce dans l’école depuis 25 ans. Nous sommes un gros groupe scolaire de 14 classes primaires, et 7 maternelles, classé« école à favoriser ».
    J’ai cette année un cm1-cm2.


    J’ai longtemps exercé mon métier de façon plus ou moins traditionnelle, même si j’avais été très impressionné durant mes études à l’Ecole Normale par la lecture du Poème Pédagogique
    de Makarenko et par Naissance d’une Pédagogie Populaire d’Elise Freinet.
    On pourrait dire que ma façon d’enseigner ne correspondait pas à ma façon de
    concevoir l’enseignement.


    J’ai fait diverses tentatives de changement : j’ai eu très tôt un conseil de classe, un quoi
    de neuf
    , des moments de travail individualisé. J’ai contribué à créer
    une Bibliothèque Centre de Documentation dans l’école. Nous avons écrit
    des romans collectifs sous forme d’histoires à suivre avec d’autres classes,
    les enfants faisaient des exposés, de l’informatique.


    Mais j'avais le sentiment de tourner en rond.

    Fonctionner de façon classique pour les autres matières ne me satisfaisait pas : j'avais un sentiment d'échec pour certains élèves qui décrochaient, ma manière de travailler ne me semblait pas efficace. J’avais quelquefois d’impression d’être celui qui fait avaler
    de force à des élèves plus ou moins récalcitrants des connaissances prédigérées.
    J’étais obligé d’établir un rapport de force pour contraindre certains à « suivre ».


    J’ai fait un premier essai de stage Freinet il y a une quinzaine d’années, ce qui a amené quelques nouveautés dans ma pratique. Mais toujours pas de rupture nette par rapport à ce que je
    faisais auparavant, principalement à cause du fait que je me trouvais isolé
    dans ma démarche.


    Quelques années plus tard, suite à plusieurs conférences pédagogiques ayant pour thème Pédagogies Nouvelles, j'ai fait un nouveau stage, pendant l'été 97, à Saint-Brévin, sur la pédagogie Freinet, avec des membres de l'IDEM 44 (Institut Départemental de l'Ecole
    Moderne) et d'autres instits désirant comme moi aller plus loin dans ce type
    de pratique.


    Et... je me suis lancé...
    bye
    bye
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par bye Ven 4 Avr - 6:30

    L'ÉCOLE EN
    BATEAU


    Parmi toutes les expériences
    "post-soixante-huitardes", L'ÉCOLE EN BATEAU est une des rares
    qui continue d'exister de nos jours.


    Un beau jour de 1969, cinq gosses et un homme
    décident de partir sur un voilier Partir car ce n'est pas
    exactement par l'école qu'ils pensaient s'épanouir. Les
    murs, les "gueulantes" des profs, les colles, la discipline
    bornée très peu pour eux. Alors un bateau et à
    nous la Méditerranée. A l'heure actuelle
    l'expérience continue avec plusieurs groupes d'adultes et
    d'enfants, plusieurs voiliers. La Tunisie et
    le
    Maroc sont traversées par
    d'étranges caravanes de gosses sur des ânes
    achetés puis revendus lorsqu'on arrive puis qu'on quitte le
    pays. C'est l'Éducation par le voyage, l'apprentissage de
    l'autonomie, la liberté en un mot.


    L'école en bateau, c'est aujourd'hui un
    ensemble de petits groupes, composés chacun de 2 à 4
    garçons et filles entre 10 et 16 ans, avec un adulte et qui
    vont lentement leur vie d'itinérance en Espagne, au Maroc, en
    Tunisie, en Sicile, en Grèce, en Turquie. A pied, en
    bivouaquant avec des ânes, en chariot ou en bateau à
    voile. Deux bases fixes : l'une arboricole dans une île grecque
    à Chios, l'autre artisanale intégrée à la
    Médina d'Azou (Atlas marocain). Pas d'année scolaire
    mais le rythme saisonnier des travaux et des jours.

    En itinérance, on s'emploie quelques jours
    par mois à des travaux à la sauvette mais suffisants
    pour se nourrir. Le reste c'est une coopérative de parents qui
    le finance. Parents pauvres qui paient peu, parents aisés qui
    paient plus.

    Expérience éducative hors de la
    famille : on se débrouille, vivre sa vie en, trouvant sur
    place dans un petit groupe autonome. Les parents ne sont pas exclus ;
    leur action se fait à distance et indirectement par
    l'intermédiaire d'une association loi 1901 et une
    coopérative.

    Pas de ponts coupés non plus avec
    l'Étude. Nulle idée d'un programme scolaire ! Mais
    l'anglais qu'on apprend pour et par nos voyages. Les maths et la
    physique qu'on fait pour la navigation, la plongée, le
    bâtiment. La botanique, la géologie ' la
    géographie, l'histoire qu'on. vit dans nos
    déplacements. Tout cela nous maintient dans les eaux du
    sacro-saint Programme. Et lorsqu'un enfant retourne aux
    Études, en Classe... il le fait sans problèmes dans la
    classe qui correspond à son âge.

    Neuf (1) ans que cela dure, trente ans que l'on
    cherche. "L'École en Bateau" : École parce que sans
    cela elle ne serait pas. En bateau parce que le bateau, notre seul
    mode d'itinérance à nos débuts, reste le
    modèle organique et jouissif de notre existence : le petit
    équipage où chacun doit trouver sa place. Pourquoi un
    enfant dès qu'il sait lire, compter, cuite un œuf ne
    court-il pas le monde ? N'aurait-il déjà
    plus
    de pattes ?

    L'École en Bateau

    bye
    bye
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par bye Ven 4 Avr - 6:54

    Lu sur Le recours aux forêts : "Henry David THOREAU (1817-1862) est né et mort à Concord.Quelle société pour demain? Arton5A
    l'âge de vingt-huit ans, Thoreau quitte Concord pour aller « vivre sa
    vie » à deux kilomètres à peine du village, dans une forêt que lui cède
    Emerson. Il y construit sa cabane sur les bords de l'étang de Walden.
    En s'installant « hors du monde » à vingt minutes de Concord, il
    prétend démontrer la nécessité d'être présent au monde ici, maintenant
    et non dans un ailleurs indéfini. C'est au cours de sa retraite de deux
    ans qu'il écrit Walden ou la vie dans les bois, son livre le plus
    célèbre, partie d'une oeuvre monumentale largement inédite en français,
    ou épuisée. Outre Walden, considéré dans le monde entier comme un
    classique de la littérature américaine, Thoreau laisse A Week on the
    Concord and Merrimack Rivers (1845) , un journal : The Maine woods et
    Cape cod, publiés après sa mort.




    L'homme et les idées

    "Dès que Thoreau commence à écrire, il se pose comme élève d'Emerson,
    de quatorze ans son aîné : mêmes idées, même style mais avec davantage
    de mouvement et de passion. Il est l'ami des philosophes
    transcendantalistes, en particulier du poète Walt Whitman. Emerson et
    Thoreau ont eu conscience qu'à ce tournant de l'histoire de leur pays,
    ils pouvaient par leurs idées, exercer une action morale décisive. Ils
    ont essayé à Concord de former un foyer rayonnant, tout en sachant fort
    bien que sa tonalité portait un démenti à l'atmosphère générale.
    Ce que Barbizon (en forêt de Fontainebleau) a été pour les peintres
    impressionnistes, Concord l'a été à la même époque pour une école de
    philosophie. Henry David aspire à « une vie transcendantale dans la
    nature », c'est-à-dire à rejoindre l'être profond des choses et à y
    accorder sa conscience. Il veut adapter sa vie à sa philosophie,
    incarner la self-reliance (l'autosuffisance) et montrer, lui-même, que
    les véritables besoins matériels de l'homme sont dérisoires et doivent
    laisser s'épanouir l'esprit.
    La préoccupation essentielle de Thoreau est de se mettre en résonance
    avec la vie universelle : « Vraiment voir le soleil se lever ou
    disparaître tous les jours, nous rattacher ainsi à un fait universel,
    voilà qui nous conserve à jamais sain ».
    Cette plénitude, il tâche de l'apprendre au jour le jour, au contact
    des mille et une rencontres des bois, des champs, des cours d'eau et
    des gens simples de son entourage immédiat.
    Observateur authentique et passionné de la nature sauvage et son
    premier défenseur (les parcs nationaux américains sont nés de son
    inspiration), Thoreau est autant poète que naturaliste. Il aime
    s'imprégner de la puissante vitalité de la nature sauvage ; il est
    l'incarnation de la liberté dans la nature. Sa force est issue d'une
    vision cosmique où le souffle de la vie absorbé par tous les pores lui
    fait découvrir les lois supérieures. Il ne prend pas seulement refuge
    dans la solitude de la nature mais aussi dans son être profond : c'est
    un grand amateur de philosophie et de spiritualité orientales qu'il met
    toujours en rapport avec sa propre expérience de marcheur.
    L'homme de Walden fut un des leaders spirituels des hippies américains
    des années 1966-1970, de la contre-culture et du mouvement écologique.
    Bien plus qu'un grand classique des lettres américaines, Thoreau est
    devenu un archétype de la conscience collective. Et il a donné à notre
    génération les bases d'une réflexion écologique sur une nouvelle
    manière de vivre qu'il a résumée en trois mots : simplifiez,
    simplifiez, simplifiez. "

    Walden et les autres



    Walden, publié en 1854, dans lequel il relate deux ans de sa vie passée
    dans une petite cabane de 10 x 15 pi qu'il a bâtie lui-même en bordure
    du lac Walden, près de Concord, au Massachusetts.
    C'est dans cette cabane dénuée de tout confort que Thoreau a élaboré
    ses célèbres pensées basées sur la simplicité, la nature et le réalisme
    qui continuent encore aujourd'hui d'influencer une foule de personnes.
    Thoreau a vécu à Walden Pond en 1845 et 1846.

    "Outre Walden, considéré dans le monde entier comme un classique de la
    littérature américaine. Se plaçant au coeur de la tradition libérale
    américaine, Thoreau voit la nécessité de la participation directe de
    l'intellectuel aux événements de son propre pays. En 1849, il publie un
    opuscule, Désobéir, après un séjour en prison pour avoir refusé de
    payer ses impôts, en signe de protestation contre la guerre du
    Mexique...
    L' idéologie de cette oeuvre ramène aux principes de la Déclaration des
    Droits de l'homme et elle se situe à la source de tous les mouvements
    d' opposition non violente qui suivirent. Gandhi et le pasteur Martin
    Luther King s'en inspirèrent directement. "

    La cabane



    Thoreau a construit sa cabane sur un terrain légèrement pentu menant à
    un plan d'eau. Le terrain avait été coupé à blanc environ 15 ans
    auparavant et la régénération en arbustes à petits fruits, en sumacs,
    pins rigides, caryers et chênes y était abondante.
    "My house was on the side of a hill, immediately on the edge of the
    larger wood, in the midst of a young forest of pitch pines and
    hickories" (Walden, Sounds)

    Selon Thoreau, il est tout à fait naturel pour l'homme de construire de
    ses mains sa propre demeure, à l'image des oiseaux qui construisent
    leur nid. Aussi, il a lui-même construit sa petite cabane avec un souci
    constant d'économie et d'harmonie avec la nature.
    Par exemple, Thoreau a fait le compte détaillé des coûts de
    construction de sa cabane. L'utilisation de matériaux en bonne partie
    usagés ou rebutés lui a permis de réduire ses coûts de construction à
    28.1212 $, ce qui correspondait selon lui au coût d'un loyer pour une
    année.

    Peu de temps après son séjour, la cabane fut vendue et déménagée chez
    un fermier des environs qui s'en servit comme entreprôt. Aujourd'hui on
    peut visiter une réplique fidèle de sa cabane construite non loin du
    site originel.
    Walden est devenu un parc public fréquenté par quantité de gens qui viennent y chercher détente et inspiration.

    ci-dessus, un livre - clé relatant cette mise en expérience de toute la conception de Thoreau concernant le respect de la nature, la défiance contre la consommation vestimentaire, mobilière,..

    Thoreau ne travaille qu'à l'ensemencement de la terre pour y récolter légumes. Il se nourrit de pêche, non de chasse.

    Il y traite de ses rapports aux saisons, au temps qui passe, à ses congénères, de la solitude vécue non comme un faix, mais comme une chance.
    En quelque sorte, il s'agit d'une éducation totale.
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par ecotone Sam 5 Avr - 18:37

    C'est ok mon cher Bye, je souscrit à ce que tu dis, mais comme je n'ai que 3 m', j'y reviendrai...

    Je voulais vous faire part d'une émission que j'ai écouté, avec Michel Serre, (vous pouvez la podcaster)
    http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/
    Il dit des trucs supers intéressants, il parle de la salissure et la pollution qui est un signe d'appropriation. Un parallèle avec l'éthologie, l'urine et autres déjections qui délimitent le territoire, la distance sociale ; il fait un lien avec l'état de la planète, la pollution de toute sorte, y compris ce qui est visuel comme les panneaux publicitaires qui est une façon d'être possédés, dans le même sens, par ceux qui polluent ou produisent, qui se sont appropriés des territoires qui appartiennent à tous ou à personne... repenser à la notion de propriété,... à bas les frontières,...

    Et il donne un conseil aux jeunes en fin de son intervention : "désobéissez, désobéissez, repensez le monde, désobéissez aux politiques, aux médias, désobéissez et repenser le monde!"

    Je ne sais pas si en ce moment les jeunes commencent à devenir des nouveaux penseurs, mais ils contestent bien! Nous les "vieux", on va les soutenir, et repenser avec eux!
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    Quelle société pour demain? Empty Politique :projet de société

    Message par barbaa Dim 6 Avr - 10:15

    Je suis avec vous pour ce projet de société qui s'inscrit dans un avenir possible.
    Quelles sont les priorités qui le constituent.
    J'avais proposé de revoir la gouvernance de nos pays démocratiques qui pour l'être pourrait tout d'abord abandonner le principe du "chef unique" avec une gouvernance à trois têtes : un représentant(e) de l'humanisme, un représentant(e) de l'économie ou des échanges entre les hommes, un(e) juriste pour légiferer sur les droits et devoirs, les échanges, le respect de la nature.
    En finir avec le leadreshep me parait assez fondamental pour changer de mentalité. le leadership d'aujourd'hui est un show marchand qui nous fait voter sur les apparences et pas sur un projet d'humanité et de son milieu. C'est aussi un modèle de fonctionnement élitiste et donc profondement conservateur.
    Comme je l'ai déjà dit, la droite/gauche est une ineptie qui ne représente que la moitié d'un pays, et que fait l'autre moitié ? Donc les parties politiques ne nous représentent pas. Pourquoi doit on choisir entre la solidarité et la liberté ? nous voulons les deux ! Ce ne sont que des choix forcés.
    Excusez moi pour les fautes dans ce texte, je ne me relie pas.
    bye
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par bye Dim 6 Avr - 21:57

    Ci-dessous, un communiqué qui sera adressé très bientôt aux petits hobereaux ou roitelets de mairie, notamment. Il va déclencher une campagne de sensibilisation pour la satisfaction d'un droit élémentaire que ces responsables de façade ignorent ou renvoient aux associations caritatives. Ces petits maîtres ont voulu le pouvoir, et bien...qu'ils l'assument.Comme des associations ont oeuvré pour sensibiliser à la juste reconnaissance du droit au logement, notamment, les élus du peuple seront interpellés très bientôt sur cette carence inique.Médias, journaux, affichages,.. ne seront pas oubliés.





    Droit de se nourrir





    Le droit de se nourrir pour tous est fondamental, au même
    titre que le droit au logement, à l’énergie, au chauffage, à l’éducation, au
    travail.


    Cependant, il reste purement formel. Face à la paupérisation
    accélérée de notre société, la commune en tant qu’entité publique de proximité,
    devrait s’obliger à nourrir les plus démunis, de les restaurer dignement dans
    des espaces aménagés et pensés socialement. Les politiques se dédouanent
    aujourd’hui de leur responsabilité sur les associations caritatives.





    Il est primordial que toute personne puisse se nourrir
    régulièrement de repas adaptés aux saisons ( repas chauds l’hiver ) dans des
    espaces de restauration décents et gratuits. Alimenter l’autre est une exigence
    , une responsabilité collective et surtout politique, qui ne doit pas se
    satisfaire de la charité ou de la pitié, de la bonne volonté et du bénévolat
    des associations de solidarité.


    Celles-ci, dont l’activité débordante n’est pas à remettre
    en cause, ne devraient intervenir qu’en cas d’urgence ou pour pallier à un
    besoin ponctuel. En réalité, elles sont institutionnalisées , servant
    d’alibi ou de pansement à une politique d’exclusion exercée par un pouvoir
    responsable de cette misère, et de plus refusant d’assumer les maux qu’il
    commet. Les profits augmentent de façon exponentielle
    pour les grands actionnaires. Les packs fiscaux ne profitent qu’aux plus
    riches, certains « parachutes dorés » viennent récompenser des
    gestions désastreuses et frauduleuses des magnats des banques et de l’industrie
    en toute impunité. Ces richesses accumulées ne sont pas redistribuées, les
    écarts se creusent, les licenciements se multiplient, tandis qu’une partie de
    plus en plus importante de la population se paupérise.



    De même que certaines utopies, affirmées par les
    Anarchistes, ou jugées telles comme le transport gratuit pour tous, sont à
    présent appliquées dans un nombre croissant
    de communes, nous exigeons que ce besoin essentiel pour tout être humain
    soit pris en charge rapidement par ceux qui prétendent être responsables des
    faits et gestes de leurs concitoyens.





    Le droit au pain pour les plus démunis, au regard du prix de
    la baguette, devient un luxe. Quelle honte pour cette société de faire le choix
    politique de préférer nourrir des voitures plutôt que des êtres humains. Les
    Anarchistes ont le sens du partage ; ils militent pour une société
    égalitaire et responsable qui prenne soins de l’ensemble de sa population. Ceci
    n’est pas de la charité chrétienne, c’est une exigence éthique que nous devons
    avoir collectivement. Pour information
    citoyenne, les Anarchistes ne s’appellent jamais camarade entre eux, mais
    compagnon ce qui signifie étymologiquement, celui ou celle avec qui l’on
    partage le pain, certains devraient en prendre de la graine : Rappelons la conduite scandaleuse de la marie UMP de
    DIGOIN en Saône et Loire, qui avait donné ordre en mai 2007 à ses agents de ne pas ouvrir ses services
    sociaux aux familles de sans papiers frappées d’expulsion Effet immédiat : Gracia, 5 ans, et Béni, 3
    ans, d’origine Congolaise, scolarisés à la maternelle n'ont plus eu accès à la
    cantine.
    . «Contrairement à la scolarisation, la
    cantine n'est pas une obligation, » explique le responsable des services
    administratifs de la ville. Le maire a donc décidé de ne pas se mettre en
    travers de la décision de la préfecture. Cette décision vaut aussi pour ceux
    qui ne peuvent payer la cantine». En effet nous pouvons citer l’exemple de
    cette autre mairie de la région Parisienne ou de très jeunes enfants de
    maternelle qui ont été « condamnés » à un repas de pain et d’eau,
    devant tous leurs camarades au prétexte que leurs parents n’avaient pas payé la
    cantine ! Dans ce cas les dispositifs de recouvrement sont implacables,
    l’impayé étant adressé à la perception de la commune, puis transmis à des
    cabinets d’huissiers et les enfants radiés des cantines.



    Compte tenu de leur coût malgré les
    tarifs liés aux conditions de ressources, nombre de parents n’inscrivent plus
    leurs enfants, et beaucoup ne mangent pas à leur faim. Par conséquent il nous
    paraît indispensable que la cantine soit gratuite pour toute famille disposant
    du SMIC comme ressource et en deçà.







    A tous ceux qui ont voulu le pouvoir et l’ont obtenu,sans
    nous, nous exigeons que leur
    boursouflure démocratique soit au moins mise à contribution pour
    l’indispensable, avant que nous ne les délogions avec notre colère, et avec
    celle de ceux qui ont faim !
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par ecotone Mer 9 Avr - 15:00

    Alors ça, mon cher Bye, c'est une belle démarche! Il faudra que tu nous tiennes au courant...

    La pauvreté sur la planète ne cesse d'augmenter, des peuples sont de plus en plus affamés, et des sorman passent aux heures de grandes écoutes pour déclarer que "grâce au capitalisme et l'industrialisation de partout dans le monde la misère recule!! Un autre négationniste à la manière d'allègre, un sur le réchaffement climatitique et l'autre sur la faim dans le monde.

    Nous avons du boulot en matière de démontage de contre vérités!
    bye
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par bye Jeu 10 Avr - 5:26

    Ma chère Ecotone, le communiqué ci-dessus a déjà été envoyé à la presse locale, militante,..Début mai, ( en ce moment beaucoup de boulot en préparation autour du 1° mai ), diffusion sur les marchés, collages,..
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    Quelle société pour demain? Empty Ecart entre bénéfice sociale "humain" et bénéfice "individuel" monétaire.

    Message par Ego autem semper Mar 6 Mai - 15:40

    J'avais ouverts (jeudi 6/12/2007) un fil sociologie et actualité, toutes mes excuses pour la redondance donc.

    Une constante! Déjà significative la racine du mot, étymologiquement, nous sommes face à socio pour société.

    Allons plus loin, dans la pensée de Mauss un mot clé "le don" dans la pensée de Durkheim une autre clé "le fait sociale" et une autre clé "conscience collective" sans oublier "l'individualisme méthodologique" de Boudon; pour terminer avec la notion de "légitimité" de Weber.

    Sans la moindre prétention, je vais ajouter ma touche personnelle, sous forme d'hypothèse:

    Une société étant un ensemble d'individus, à différentes échelles pour tant, nous sommes face à une notion récurrente de pluralité, d'ailleurs la notion "démocratie" n'est pas distante voir elle est indivisible de la société. Pour ne pas braquer la pensée capitaliste voir la pensée de droite, je suis près à admettre que le mot social, ou encore socialisme soit bannit, mais alors il nous faut du point de vu sémantique et sémiologique trouver un mot qui puisse remplir le vide qui nous laisse le socialisme. Inutile ici de faire appel au communisme! Quel horreur!

    Dans vous interventions il y a un lien récurent entre la société, les faits, la volonté et les relations. Ce lien reste sous forme de mise à la disposition de la société des outils, au plus loin de toute idée de rentabilité financière.

    Nous sommes d'accord! Du moment où nous sommes face à la recherche de profit sous forme de capital en monnaie. La réussite humaine c'étiolé. (au bénéfice d'une minorité égemonique)

    C'est tout pour aujourd'hui.
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    Quelle société pour demain? Empty Re: Quelle société pour demain?

    Message par Rabasse du sud Mer 7 Mai - 11:32

    Quelle société pour demain? 006_pour_mailMarquage_Societe_02a


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    Message par ecotone Mer 7 Mai - 11:52

    Rabasse du sud a écrit:Quelle société pour demain? 006_pour_mailMarquage_Societe_02a


    Quelle société pour demain? Piercing_brebis

    Et c'est qui le berger????? lol!
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    Message par ecotone Mer 7 Mai - 12:41

    gramophone a écrit:J'avais ouverts (jeudi 6/12/2007) un fil sociologie et actualité, toutes mes excuses pour la redondance donc.

    Une constante! Déjà significative la racine du mot, étymologiquement, nous sommes face à socio pour société.

    Allons plus loin, dans la pensée de Mauss un mot clé "le don" dans la pensée de Durkheim une autre clé "le fait sociale" et une autre clé "conscience collective" sans oublier "l'individualisme méthodologique" de Boudon; pour terminer avec la notion de "légitimité" de Weber.

    Sans la moindre prétention, je vais ajouter ma touche personnelle, sous forme d'hypothèse:

    Une société étant un ensemble d'individus, à différentes échelles pour tant, nous sommes face à une notion récurrente de pluralité, d'ailleurs la notion "démocratie" n'est pas distante voir elle est indivisible de la société. Pour ne pas braquer la pensée capitaliste voir la pensée de droite, je suis près à admettre que le mot social, ou encore socialisme soit bannit, mais alors il nous faut du point de vu sémantique et sémiologique trouver un mot qui puisse remplir le vide qui nous laisse le socialisme. Inutile ici de faire appel au communisme! Quel horreur!

    Dans vous interventions il y a un lien récurent entre la société, les faits, la volonté et les relations. Ce lien reste sous forme de mise à la disposition de la société des outils, au plus loin de toute idée de rentabilité financière.

    Nous sommes d'accord! Du moment où nous sommes face à la recherche de profit sous forme de capital en monnaie. La réussite humaine c'étiolé. (au bénéfice d'une minorité égemonique)

    C'est tout pour aujourd'hui.

    Bonjour Gramophone, au risque d'être moi aussi redondante, et m'attachant à la sémantique.
    La notion de pluralité de la société n'a rien de récurent, elle est le propre de l'humanité.
    La notion de "démocratie" n'est pas distante ou indivisible de la société. La démocratie est un concept, celui de la souveraineté des peuples.
    Ne mélangeons pas le sens de choses, que ce soit d'un point de vue sociologique ou autre, les mots ont un sens, et ne travestissons pas la sémantique.
    Je dirai alors, que la démocratie, bien joli mot, galvaudé par nos dirigeants, elle nous fait défaut de plus en plus, et comme tu le dis si bien, la réussite humaine se traduit dans le capitalisme par la recherche de profits, en monnaie, je rajouterai, profits importants, indécents et immédiats. Oui, je suis d'accord, au bénéfice d'une minorité hégémonique.

    Alors? L'analyse, nous la connaissons. Ton hypothèse, c'est quoi?

    As-tu pensé a redonner du sens au "lien social", ou tout simplement comment participer à le re-construire?????
    bye
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    Message par bye Sam 28 Juin - 19:36

    Quand la non-violence vient à bout de la sacro-sainte violence d'Etat

    Little Brother is watching you. Ce slogan-ci n'est guère plus agréable que celui qui scande les pages de 1984, mais il a l'avantage de ne concerner qu'une frange réduite de la population, nos amis les flics. Qui nous surveillent de partout; qui nous vidéottent dans les magasins, dans les rues, dans les stades, dans les transports en commun, dans les administrations , dans les aéroports ( une petite photo obligatoire et au moins l'empreinte d'un doigt si vous voulez pénétrer sur l'auguste territoire américain ), cependant que notre téléphone portable, un objet convivial et non-polluant, a de surcroît l'avantage de signaler notre localisation en permanence. Au cas où notre maman nous chercherait, bien sûr, qu'allez-vous imaginer ? Un peu agacés par cette universelle sollicitude, et un peu énervés par la vigueur physique de celle que leur témoignent les policiers nord-américains, des centaines de personnes ont décidé de se servir, elles aussi, des merveilles de la technologie. Pour surveiller les surveillants.
    On les appelle les " Copwatchers ". Cop signifie flics, watcher observateur. les Copwatchers suivent les flics dans leurs patrouilles, afin de prévenir par leur présence les bavures policières, ou, si les serviteurs de l'ordre commettent quand même quelques désordres, de témoigner de ce qui s'est réellement passé. Car les policiers américains, comme tant d'autres, multiplient les bavures; le 25 mai 2007, au Vagabond Inn de San José, les défenseurs de la paix envahissent les chambres de cet hôtel, tombent sur M. Salinas, tout nu dans sa douche. Ils ont l'idée intelligente de le " taser ". Bref, de lui infliger une décharge de taser, cette arme dont Nicolas Sarkozy impose l'usage à nos policiers ( il ne les force pas beaucoup, soit dit en passant ), et qui fonctionne en envoyant une décharge électrique. Sur un homme nu dans sa douche, l'effet est définitif. Au moins M. Salinas aura eu la joie de mourir presque comme Claude François. Sa fille a moins apprécié, elle a fondé le groupe de Copwatchers de San José, qui recrute beaucoup parmi les Latinos de San José. Ces Latinos se sentent un peu trop visés par la police, moins en tout cas que les Caucasiens ( ah, le beau pays où ces distinctions sont des distinctions légales.. ). Depuis, Mlle Salinas et ses amis tentent de localiser les patrouilles de police, puis de les suivre, et de filmer tout ce qui se passe, en transmettant les images à un local sûr dès que ça chauffe un peu.
    Mlle Salinas n'a pas eu la première l'idée des Copwatchers. Le besoin se faisait tellement sentir que ce mouvement est né il y a plus de 18 ans. Lassés de l'arrogance des flics assassins, violeurs de prostituées, maître chanteurs, racistes, protecteurs dse mafieux, défourailleurs à tout va - on en passe et des meilleures - les premiers Copwatchers se sont organisés en 1990, à berkeley sur Telegraph Avenue. Bien sûr, les Copwatchers se recrutent surtout parmi les Noirs, les Latinos, les privilégiés de tout poil du melting-pot américain, parmi ceux qui habitent les paradis de l'American Dream où le crack coûte moins cher que le steack.
    Les Noirs et les Latinos n'attirent pas le touriste. La municipalité, elle, souhaitait que le touriste vienne garnir la bourse civique. D'où la campagne de nettoiement de la vermine urbaine, qui se rebiffa. Et fonda Copwatchers. Et décida de surveiller la police, d'informer les habitants de leurs droits et des manières les plus efficaces de résister aux abus de cette vénérable institution. Voire, d'essayer de faire le moins possible à elle. Car pour les Copwatchers " il est crucial de faire comprendre à nos communautés qu'elles n'ont pas à être dépendantes de la police et des tribunaux pour leur sécurité ". Certes, c'est là un art difficile, dans un pays assez idiot pour autoriser l'usage des armes à feu, pardon l'usage des mitraillettes Uzi, des kalachnikov, des M16, et où père et mère enseignent à des enfants de 10 ans à se servir de ces instruments d'amour chrétien.
    On lit l'histoire des Copwatchers de Berkeley sur un site remarquablement riche d'enseignements et d'informations pratiques " copwatchla.org ". nous ne saurions trop recommander une visite. On y comprend très vite les dangers auxquels s'exposent les Copwatchers, en lisant quelques recommandations techniques pour leurs patrouilles.
    " Ne criez pas.
    Parlez d'une voix calme, audible.
    Evitez les mouvements brusques lorsque vous êtes à proximité des flics.
    Ne courez pas. Marchez.
    Restez visible ( pour les flics ) à tout moment. En particulier, gardez vos mains visibles à tout moment.
    N'utilisez pas de flash lors des contrôles de routine.
    Si un contrôle tourne au vinaigre, utilisez tous les moyens à votre disposition pour enregistrer tout ce qui se passe."
    On y trouve encore une liste précise des menaces et des intimidations les plus fréquentes exercées par les policiers à l'égard des Copwatchers qui les suivent de bloc en bloc.Ainsi que, divine surprise, une liste des réponses précises à leur apporter, et à enregistrer sur-le-champ sur téléphone portable, de façon que le quartier général des Cpwatchers puissent en conserver la trace, quoi qu'il arrive. Les policiers le savent..A chaque intimidation policière correspondent des mots-clés à utiliser; si le policier accuse les Copwatchers de le menacer, ceux-ci doivent répondre, textuellement, qu'ils n'utilisent aucune " force physique ". S'il les accuse d'outrage, ils doivent immédiatement répliquer, toujours à courte distance d'un micro, que leur langage demeure " emprunt de respect ", etc..Le site donne une liste des codes radio de la police de Los Angeles. Et une très, très longue liste des délits dont les policiers peuvent se servir pour tenter de coincer des Copwatchers: à la lire, on comprend que seule une momie inconsciente et ligotée au fond d'une pyramide cadenassée ne risquera pas de commettre un délit, au pays de la liberté.
    On y lit les méthodes et les principes dse patrouilles de Copwatchers; on demande d'arriver à l'heure, de faire comme les flics et de ne patrouiller qu'à plusieurs, de façon à ce que le témoignage de chacun corrobore celui des autres. D'ailleurs, une large part du travail de l'organisation consiste à enseigner aux militants de Copwatch, aux victimes, et aux habitants à témoigner dans un tribunal, à comprendre leurs droits, à noter de manière précise et factuelle ce qui se passe, à ne pas se laisser pièger par les provocations policières. Et à savoir point par point, avec les articles correspondants du Code pénal californien, ce qu'ils sont en droit tant d'exiger que de refuser des flics.
    On peut patrouiller à pied, une excellente idée pour se faire connaître des habitants du quartier, leur distribuer des tracts, dse listes de conseils, les manuels de formation de Copwatch, etc..Si l'on patrouille en voiture ou en bicyclette, on conseille alors de vérifier que voiture ou bicyclette passeront l'examen policier le plus détaillé; les policiers, face aux militants de Copwatch, ne cherchent pas la petite bête, mais la molécule, l'atome, le quark et le gluon! Quand on patrouille, on emmène un bloc-notes bien sûr, mais aussi un magnétophone et une caméra ( c'était à l'époque préhistorique d'avant le Grand Bond en Avant Technologique ), et maintenant des portables à caméra. Et des formulaires Copwatch pour établir des constats, qui rappellent aux Copwatchers de noter l'adresse complète de l'incident, l'heure, le numéro de plaque de la voiture de police, les numéros de badge des policiers, la description physique des victimes si on ne connaît pas leur nom, les actes et les mots des flics. Et on emmène des liasses de manuels de Copwatch, en particulier les petits manuels de droit. Sans oublier le scanner pour écouter la police, légal aux Etats-Unis. Si légal même qu'il suffit de se brancher sur Internet pour écouter la police de Berkeley. Franchement, Mozart c'est mieux. Le site comporte d'excellents conseils techniques sur l'art de filmer des policiers dans la rue ( cela aussi, c'est légal aux Etats-Unis ), tout en rappelant que filmer d'autres personnes requiert que l'on demande leur autorisation.
    On recommande évidemment de faire très attention à ce que l'on porte sur soi ( pas de coupe-ongles, de clés, d'outils, de substances difficiles à identifier..), puisque les Copwatchers sont fréquemment arrêtés et fouillés. On recommande de ne pas s'arrêter dans les cafés, d'autant que l'alcool risque de pousser le Copwatcher entraîné par l'indignation à injurier le policier, voire à oublier les stricts principes de non-violence de ce groupe.
    L'onglet sur le recrutement des Copwatchers explique que les personnes qui pensent que le contact avec les forces de l'ordre serait malsain pour elles peuvent néanmoins aider le groupe avec un travail de militantisme classique; trouver de l'argent, tenir des permanences, former des gens..Cet onglet sur le recrutement comporte un long paragraphe sur les personnes qui ne sont aps les bienvenues au sein de Copwatch:les flics, d'abord. Ensuite, les " hotheads ", les excités. Copwatch est, rappelle-t-on, une organisation non-violente d'une part, d'autre part une organisation de quelques habitants fauchés contre une bande organisée solide, bien financée, bien entraînée, disposant d'armes mortelles et de moyens techniques puissants, soutenue par un système judiciaire notoirement injuste et un système pénitencier des plus accueillants. Les Copwatchers, eux, n'ont que leur bloc-notes, leur portable, et leur connaissance de la loi. C'est maigre. D'où la suite des personnes que l'on ne souhaite pas dans les Copwatchers. Par exemple, celels qui ne veulent participer que pour se venger personnellement d'un flic, ou des flics en général, sans comprendre qu'il s'agit d'un travail de longue haleine, etq u'il importe de diminuer les dégâts à long terme. Celles aussi qui sont incapables d'écouter, de négocier, de participer à une action de manière égalitaire et respectueuse des droits et des idées de chacun. On lit d'excellents conseils sur l'art et al manière de gérer des organisations entièrement égalitaires, sans chefs et sans bureaucratie; encore un exemple prouvant que les principes anarchistes voyagent tout seuls comme des grands!
    Cela dit, cela n'étonnera personne de découvrir que l'on compte nombre d'anarchistes chez les Copwatchers..
    bye
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    Message par bye Ven 18 Juil - 23:04

    "Reconstruire l'éducation ou le désir d'apprendre"
    Concernant les possibilités de notre système scolaire de s'auto-réformer en repensant tout : finalités, évaluation, modes d'apprentissage, statut de l'élève, horaires et locaux, recours aux NTCI, travail d'équipe des enseignants.
    Un livre "Reconstruire l'éducation ou le désir d'apprendre", par Gilbert Dalgalian, en co-édition FSU/Editions du Temps, donne le détail de ces propositions et pistes de reconstruction et d'auto-réforme. Chaque fois que l'on défend 'seulement' les acquis sans rien proposer de constructif, c'est comme si on donnait aux ennemis de l'enseignement public des verges pour se faire battre. Ce fut le cas en 2003 malgré la grande grève quasi héroïque des enseignants.
    Gilbert Dalgalian, ex-expert de l'UNESCO, linguiste et formateur.
    (En ce moment travaille avec Pierre Ecsudé de l' IUFM de Toulouse)
    http://www.edutemps.fr/index.php?page=shop.product_details&flypage=shop.flypage&product_id=50&category_id=17&option=com_virtuemart&Itemid=1&vmcchk=1&Itemid=1

    Prendre en compte l’extrême diversité des profils d’élèves, apprendre en produisant et en manipulant, réhabiliter le partage du savoir, tester ses acquis sur le réel, saisir les premières initiations au texte avant la lecture, repenser le statut de l’élève dans l’éducation, révolutionner l’évaluation : voilà autant de pistes pour que désormais l’institution éducative anticipe au lieu de subir.

    Successivement instituteur, professeur d’allemand, enseignant de français langue étrangère, producteur de matériel pédagogique et audiovisuel, expert UNESCO en technologies éducatives, directeur pédagogique de l’Alliance française, enfin linguiste spécialisé dans les apprentissages précoces de langues, Gilbert Dalgalian est parvenu à cette conclusion : on apprend souvent mieux dans l’action, la production et l’échange que sur les bancs de la fac, même si l’étude des ouvrages théoriques reste indispensable.

    Ses convictions d’expérience dans vingt contextes et neuf pays différents, Gilbert Dalgalian les confronte ici aux données récentes des neurosciences (Jean-Pierre Changeux) et de la psycholinguistique acquisitionnelle (Jean Petit). D’où ce livre-kaléidoscope truffé de pistes pour repenser l’éducation sans la référence nostalgique au passé. « Seul le feu de la passion nous permettra de couver un projet d’avenir pour nos enfants », nous dit-il.
    bye
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    Message par bye Ven 1 Aoû - 11:32

    Une voie pratique et subversive: la réappropriation de l'espace !

    par Laurent Ott, éducateur et enseignant, docteur en philosophie, membre de l'ICEM Pédagogie Freinet

    Le rapport à l'espace a toujours été un rapport de pouvoir. La su-mobilité fière d'elle-même des classes dites supérieures passe, nous le savons, par l'enfermement des classes inférieures.
    En éducation, nous connaissons la condition des enfants et de leur famille qui sont de plus en plus relégués dans l'espace enclavé du quartier. Pire, on chasse les familles et les jeunes des espaces publics, on pénalise le stationnement dans les cages d'escaliers, on ferme tout local libre.
    Depuis plus de 20 ans, nous subissons une politique scolaire et éducative qui vise à renvoyer les enfants pauvres..chez leurs parents et à les exclure y compris des lieux d'éducation populaire qui avaient été construits et conçus en leur nom.
    Aujourd'hui, les enfants dont les parents sont au chômage ou aux minimas sociaux ont le plus grand mal à avoir le droit de fréquenter la cantine ou le centre de loisirs, et plus encore les séjours de loisirs ( hors de prix ) qui ont remplacé les colos. Aujourd'hui, la " réforme Darcos " éclaircit encore les choses ; pour les enfants désignés en difficultés, plutôt que des loisirs, on fera des heures et des stages " de rattrapage des bases "; les autres auront la culture et les sorties.
    Bien entendu, cette rélégation forcée, cette assignation à résidence des enfants pauvres, s'accompagne aussi de la pénalisation de leur circulation ou " stationnement " dans les espaces publics : digicodes à tous les étages, amendes dans les cages d'escaliers, chasse au faciès dans les rues de centre-ville, tout est bon pour renvoyer.. l'enfant de milieu populaire chez lui.
    Comme toute injustice sociale, celle-ci ne serait pas complète si l'on n'en rendait pas responsable et qu'on n'en accusait pasen premier lieu..les victimes !Par un étrange retournement de situation, les médias, le pouvoir accusent ceux qu'ils ont enfermés de " nationalisme de cage d'escalier ", d'handicapés de la socialisation, de " communautaristes " et menacent d'organiser de force et par bus l'éloignement des " plus méritants " , c'est-à-dire des " moins gênants " ( Plan espoir banlieue, mesure du bus-ing; dispositif de " Robien ", permettant aux meilleurs élèves des établissements scolaires en quartier défavorisé de déroger à leur secteur ).
    La gestion sécuritaire de l'espace et son emploi répressif pour assurer une forme de " police des caractères " sont incontournables à l'école. La " police " des corps est à la base de la violence scolaire et impose son ordre à ses exclus : ceux qui ont du mal à s'y conformer, ceux qui bougent tout le temps et qu'on se propose de considérer à présent comme de futurs délinquants ou atteints de " psychopathie " ( rapport Inserm 2006 ).
    Le tableau est donc tracé, c'est par l'espace que s'impose l'ordre scolaire et ce n'est pas nouveau. Ce qui l'est davantage se concentre dorénavant et( s'accentue sur les enfants de milieux populaires.
    A l'opposé de cette tendance qui interdit la découverte et la libre circulation de son propre environnement, les pédagogies sociales proposent depuis longtemps une autre voie : celle de la réappropriation, de la découverte, de la conquête de leur espace proche par l'enfant et sa famille.
    Extrêmement subversive, cette voie qui passe par la libération de la circulation des enfants et des parents autour de l'école se heurte à de multiples obstacles administratifs et réglementaires ( dont l'éternel Plan Vigipirate ), mais fait tout de même, ici ou là, la preuve de son efficacité.
    En soi, la réappropriation de l'espace éducatif par ses acteurs, dans et autour de l'école, pose de façon très concrète, non idéologique, la 1° pierre d'une réappropriation de l'école elle-même.

    La reconquête de l'espace de l'école

    Il me semble évident que la pédagogie Freinet déborde, même si elle n'a pas été initialement prévue pour être mesurée dans toutes ses conséquences, c'est quand même une pédagogie qui déborde.
    Nos collègues le savent bien, c'est souvent ce débordement qui inquiète et qui fait hésiter de se lancer en Pédagogie Freinet ( PF ). On sait bien que les pratiques coopératives, créatrices et émancipatrices de nos élèves vont avoir des conséquences bien au-delà de la classe; celà va se savoir dans l'école que nos élèves sont par exemple libres de circuler, d'utiliser la photocopieuse, de regarder seuls un document vidéo, de se documenter seuls en BCD et d'aller ranger le local sport, ou promener le lapin.
    On sait bien aussi que c'est sur ce genre de tremblement de terre que vont se cristalliser parfois la répression administrative, la résistance des collègues et, bien plus rarement, des parents, à notre pédagogie.
    La participation enfantine est débordante et sans retour, et c'est sans doute pour celà qu'elle est toujours l'objet de la plus vive des discussions ; elle peut aboutir à modifier complètement l'espace de l'école, c'est-à-dire à le déscolariser.
    Pourtant, ceux qui se risquent à s'engager dans cette voie ne tardent pas à découvrir que ce n'est pas si difficile que l'on pouvait le craindre et que, en plus, les enfants mettent rapidement en oeuvre des comportements apaisés, et qu'en fin de compte la sécurité - la vraie ( pas celle qui est de l'ordre du contrôle et de la surveillance vidéo) - en ressort en général renforcée.
    La " libre initiative enfantine " suffit à transformer la géographie de l'école :
    - les visiteurs sont accueillis par des enfants qui leur répondent à l'interphone, voire au téléphone, et qui peuvent les accompagner et même les " encadrer ";
    - toutes les salles sont investies par des enfants qui développent des petits projets, comme répéter des danses, des chants, des sketches, des expos, mais aussi faire de la peinture, de l'encre, du traitement de textes, d'images ou de sons, " tout seuls ";
    - tous les temps sont utilisés ; les enfants sont présents, pendant les récrés, dans toutes les salles possibles, mais aussi sur le temps du déjeuner, pour peu que l'instit participant accepte de rester sur place; c'est négociable.
    Au départ, ce mouvement de réappropriation déstabilise fortement et peut rencontrer l'opposition de nombreux collègues; pourtant avec un peu de recul, les enseignants qui se sont engagés dans une telle voie constatent que même les collègues qui râlaient au départ de rencontrer des enfants " libres " dans les couloirs et la salle des maîtres, finissent par percevoir des aspects positifs à cet état de fait :
    - ces enfants, qui ne sont pourtant pas leurs élèves, leur rendent très facilement et volontiers de nombreux services ; ils acceptent de présenter leurs propres travaux devant leurs élèves, ce qui est motivant ;
    - au bout d'un certain temps, un nouveau bénéfice apparaît ; ces enfants omniprésents dans tous les espaces constituent également des agents d'apaisement de l'école ; moins de vols puisque les locaux ne sont jamais ni déserts ni ouverts à un enfant seul ( ils sont toujours plusieurs );
    - les collègues découvrent que les enfants qui avaient le plus de problèmes dans les espaces collectifs et un peu désertés des adultes, comme la cour ou les couloirs s'ils restent en classe, se tranquillisent, reprennent confiance en eux; du coup, les plaintes, les conflits baissent;
    - les parents, quand ils découvrent une école " occupée " par les enfants, s'y sentent en général bien ; du coup, si la grille est ouverte et s'ils sont venus pour une affaire ou un projet donné, ils peuvent avoir inopinément l'occasion d'aider un groupe d'enfants en difficulté avec une imprimante, un four à allumer, un gâteau auquel il manque un ingrédient.. et ils trouvent naturellement leur place ..
    Bien que tous les obstacles s'accumulent contre toute possibilité de confier aux enfants la liberté et l'initiative dans leurs établissement scolaires, c'est, à l'inverse, en libérant l'initiative, la circulation et l'occupation enfantines que l'on lutte certainement le plus efficacement contre l'ennui, la déception scolaire, les violences et les souffrances qui en découlent.
    J'ai pu expérimenter au fil des années comment la libre circulation mise en place, sans revendication idéologique particulière, était mieux à même d'être admise, voire d'être adoptée ou intégrée par dse collègues que l'on aurait pu croire très éloignés des nouvelles pédagogies.
    C'est tout un ensemble de petits changements et d'actions concrètes que l'on peut réaliser dans les écoles telles qu'elles sont et en dehors de sa classe, qui ne nécessitent pas d'attendre ( inutilement ) l'adhésion de chacun ( la réforme des mentalités ), ou la transformation des structures institutionnelles ( le " grand soir " ).
    Il en est ainsi de toutes les actions qui tendent à déscolariser l'espace de l'école. Dans ce domaine figurent tous les changements dans la manière de présenter, interdire ou autoriser les espaces en dehors de la classe, que ce soit à destination dse enfants, des parents ou des collègues.
    Ces changements ne sont jamais neutres et on rencontre souvent encore, peut-être de plus en plus dans le contexte sécuritaire que nous vivons, dse oppositions farouches de certains collègues. Il en est ainsi quand un enseignant décrète à lui tout seul " la fin du rang ", et qu'il autorise ses élèves à monter ou sortir seuls de classe.
    Il y a même des écoles où ce genre de décision remet en cause tout le système de croyance de certains, enseignants ou directeurs, qui sont persuadés que ce type de libération va entraîner automatiquement de la violence ou des accidents.
    Bien entendu, cette transformation modeste de l'attitude enseignante va pouvoir évoluer; le gain de temps, d'énergie disciplinaire perdue ne tarde pas à convaincre les collègues que d'autres choses tenues pour immuables peuvent être changées et répondent à la fois à la demande des enfants et à l'amélioration du climat de la classe : l'obligation de sortir en récréation, alors que certains enfants préfèrent travailler pour leur compte ou pour la classe est une étape essentielle.
    En ne sortant pas en récréation, c'est l'espace même de la classe qui se déscolarise un petit peu; les enfants qui demandent à travailler pour eux, c'est le collectif, parfois même pour le maître, démontrent une vérité qui choque toujours et dont Freinet a fait un invariant ( le plus important selon moi ), à savoir que ce n'est pas le jeu mais le travail qui est naturel à l'enfant !
    Bref, l'enseignant qui en est à ce stade de la déscolarisation de l'espace et du temps scolaire, sans avoir touché à ses méthodes, est déjà sur " la mauvaise pente "; il risque fort de prendre goût à ce que la situation scolaire lui masquait : le plaisir de travailler non pour mais avec des enfants comme on travaillerait au milieu de collègues.
    Cette réappropriation de l'espace pourrait paraître bien limitée dans ses effets mais également dans ses possibilités d'évolution ; car, enfin, après avoir " banalisé " les récrés, les montées et les descentes, on ne pourra plus changer grand-chose sur ce mode... Justement si ! Le champ des petites révolutions est immense, et il nécessite certainement du temps pour convaincre car il y a là certaines responsabilités à prendre collectivement entre adultes et aussi avec les enfants ; mais le travail en école ouverte peut s'imposer tout doucement et localement ; on ne ferme plus les grilles car on se rend compte qu'elles sont plus dangereuses fermées qu'ouvertes ; on permet aux parents qui ont du temps de remettre en état la salle documentaire, de venir voir comment ça se passe à la cantine, de venir donner des coups de main pour l'informatique,etc..


    Dernière édition par bye le Sam 2 Aoû - 6:08, édité 1 fois
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    Message par bye Ven 1 Aoû - 11:35

    La réappropriation de l'environnement

    L'inscription de l'école dans son territoire de présente d'une façon un peu différente. En effet, la classe de village Freinet était naturellement inscrite dans son environnement ; la classe lieu de culture devient un repère pour l'ensemble des habitants, les anciens de l'école reviennent chercher des documents pour leurs recherches, tel ou tel adulte vient utiliser un ordinateur et en profite pour donner un coup de main aux enfants engagés dans leurs projets.
    C'est un schéma tout simple, naturel même, mais qui pose des problèmes quant à son extension dans l'espace urbain et surtout pré-urbain : les quartiers.
    Que se passe-t-il quand l'école n'est plus à côté de la mairie, quand elle n'est plus au coeur de la ville, mais qu'elle partage avec le quartier et ses habitants une véritable rélégation sociale, culturelle et économique ?
    On voit à ce moment-là, comment la prise en compte de l'environnement n'est plus de l'ordre de l'option pédagogique ou d'un choix écologique, mais s'impose comme une nécessité pour permettre à l'enfant de comprendre l'école (c'est-à-dire comment l'école est comprise dans la ville ) avant de comprendre à l'école ce qu'on lui apprend.
    L'école n'est pas seulement au coeur du quartier et comprise dans un espace, elle est aussi cet espace qui permet de comprendre les autres et de comprendre le quartier lui-même. A l'école, l'enfant peut envisager ses parents en rapport avec d'autres parents, son école en rapport avec d'autres, et ainsi de sa ville, de sa région, de son pays.
    Un double mouvement d'ouverture est alors nécessaire qui me semble conforme à l'esprit de la pédagogie Freinet mais qui rejoint tout autant celle de Paulo frire. Il s'agit de prendre conscience de ce que nous sommes, en faisant l'inventaire des lieux, des histoires qui nous constituent et dont les autres avec qui on apprend, sont souvent les supports ou les échos.
    Il s'agit de reprendre possession d'une culture, d'une histoire, de savoirs multiples qui habitent mon école, mon quartier, ma ville et ma vie, mais qui sont à l'état inerte. Tout le travail de l'école est de mettre ces savoirs, ces connaissances, ces compétences en état de marche, c'est-à-dire en mettant au jour les conflits de pouvoir, d'intérêt et d'argent qi les ont produits.
    L'ouverture de l'école sur le quartier ne peut plus se déployer dans l'esprit des années 70, comme traduisant juste une volonté de déscolariser les savoirs et d'épanouir l'intérêt des enfants vers le monde.
    D'une part, cette voie n'est plus possible car elle a été trop largement laminée par la pédagogie officielle qui l'a caricaturée à outrance ; d'autre part, cette voie est aujourd'hui trop " gratuite ", pas assez en lien avec l'urgence vécue dans la vie même des enfants et des parents , de comprendre ce qui les opprime.
    Oui, les écoles peuvent et sans doute doivent collaborer largement avec les centres sociaux, les clubs de prévention, les associations locales et les services municipaux. Oui mais celà ne suffit pas, car à ce moment-là ou bien c'est l'école qui consomme, ou bien c'est elle qui est consommée par le maire, ou par certains groupements d'intérêts.
    C'est à partir de sa quête de sens et de compréhension que l'école doit " sortir " de ses propres locaux ; et du coup, elle peut et doit interroger l'ensemble de l'environnement, bien au-delà des espaces et activités culturelles trop " balisés " et prévus pour elle ( avec documents tout faits d'exploitation pédagogique des visites et sorties d'intervenants professionnels ").
    Et c'est une bonne nouvelle ; la jungle des sorties scolaires possibles n'a d'égal que la manque de moyens de ces mêmes écoles et le manque de sens d'une pédagogie qui prend alors tout à l'envers et qui part du " possible " ( l'ensemble des sorties disponibles ) pour aller vers le projet. Bien entendu, c'est le second mouvement, celui qui part du projet et va vers la sortie, qui peut seul donner du sens à l'acte de sortir mais aussi à l'espace qui fait environnement et à l'Histoire qui explique les causes. Et ce mouvement, c'est une classe coopérative, seulement, qui peut le produire.
    Comprendre l'environnement ; un quartier excentré ne peut se comprendre qu'à partir du centre-ville; le vrai sens de la banlieue n'est pas dans la banlieue, mais dans Paris, Marseille ou Lyon. Le sens de la pauvreté n'est pas chez les pauvres, leur façon de vivre et de penser, elle est chez les riches, dans les quartiers, ceux que l'on ne voit jamais.
    Comprendre tout court : le sens de la ville est à la campagne ; les friches industrielles qui nous entourent ont une histoire qui n'est pas étrangère à l'entassement des nouveaux habitants ; un champ de céréales et un lotissement de construction, ça ne s'oppose pas comme la ville et la campagne ; ces 2 éléments sont au contraire en lien avec un 3° qui leur donne sens ; la disparition du maraîchage et de la production agricole vivrière.
    Comprendre le rôle des cours d'eau, des pentes, des vallées, pour la communication, la construction, l'économie, ce n'est pas que dans les livres ; il faut monter les continuités derrière les fragmentations ; je croyais mon quartier unique, isolé, sans raison et je découvre que le long de la même rivière, ville après ville, tous les quartiers de type " grand ensemble " ont été construits en continuité géographique , puis je découvre que cette zone est inondable.
    Après la compréhension qui passe souvent par le déplacement, et qui est une urgence, il y a la réappropriation du savoir et de la culture disponible dans mon quartier, qui passe par l'ouverture constante de l'école sur son environnement ; il s'agit là de valoriser ls savoirs et les compétences des gens à qui l'on ne donne plus de travail, car on leur reproche justement de ne pas être suffisamment compétents ou savants.
    Ouvrir ainsi l'école sur son quartier devient alors l'occasion de le transformer ; ce n'est pas l'école, c'est le quartier qui peut s'ouvrir sur lui-même à partir du travail coopératif de compréhension- réappropriation de l'environnement ; de même que les fêtes d'école permettent banalement à des adultes qui ne se connaissent pas et qui se méfient les uns des autres d'apprendre à parler ensemble, de même le travail coopératif ouvert vers le quartier et sa population permet de rendre un peu d'unité à tout ce qui a été soigneusement fragmenté, spatialement et historiquement. L'école, au fond, c'est qui nous permet de dire " nous ".

    Source Le Monde Libertaire
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    Message par bye Dim 31 Aoû - 9:49

    *Qu'est-ce qu'un Freegan ? (extrait)

    Les freegans ont fait le choix stratégique d'un mode de vie alternatif
    qui limite leur participation dans l'économie conventionnelle et qui
    limite au maximum leur consommation de matières premières. Les freegans
    se retrouvent dans la communauté, la générosité, le souci social, la
    liberté, la solidarité et le partage et sont en total opposition avec
    une société basée sur le matérialisme, l'apathie morale, la concurrence,
    la conformité et l'avarice.

    .../...

    La totale : **http://freegan.info/?page=Francais*

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    Message par Ego autem semper Lun 1 Sep - 2:30

    Excellent topique mais par la qualité de tes écrits.

    J'aimerais écrire au tant! Et avec autant de lisibilité, mais je sais que je suis loin d'une telle maîtrise.

    Par contre, aucune loi, aucun régime, aucune notion ou mouvance pourra aller contre la liberté d'opinion, la liberté de la littérature et des idées qu'elle véhicule

    Les analyses sémantiques, sémiologiques retrouvent ici une importance capitale, car je crois encore que certaines armes ne sont pas dignes de tout être aspirant au titre d'humain. Par contre, les mots eux restent plus puissants, les paroles alors prennent une distance étique, morale vis-à-vis des marchant de la mort qui restent les fabricants de tout type d'armes.

    Le mot société me semble mérite autant que le mot humanité d'être mise à nu, là où ailleurs, pour prouver si besoin est; que l'ensemble d'individus sur la planète doivent chercher à vivre ensemble, et cela par tous les moyens scientifiques et techniques.

    Parlons-y de révolution! De théologie de la libération! Nous n'avons pas le droit! Reste possible parler de démocratie pour ne pas aller trop loin car dessous à droite j'ai l'heure qu'avance alors que je dois dormir, pour travailler tout à l'heure. Démocratie donc, vienne d'un mot du grec ancien démos égale pouvoir cratos égale peuple.

    Oui nous avons tous vu cela, allons! j'avais treize ans si ma mémoire est bonne, quand mon professeur de Histoire, m'a sans doute parlait de ça, puis je peu pas oublier mon professeur de ESPAGNOL, qu'en classe d'orthographie, nous faisiez voir les mots à partir de leurs racines toujours du grec et du latin.

    Donc la vraie démocratie correspond au pouvoir du peuple, est là où cela ne fonctionne pas ainsi; cela est du a l'ignorance du peuple, c'est pour quoi les gouvernements de la planète ont tout intérêt à garder les citoyens ignorants. Sauf qu'un peuple ignorant, est un peuple incapable; c'est la raison principal de tant des pays pauvres, car il y a des pays très riches en ressources naturels, agricoles mais sous-exploités: des pays sur les tropiques, disposant de 12 mois de soleil à l'année, pas besoin de vêtements d'hiver, pas besoin de payer de coûteuses factures pour le chauffage. Pour tant nous parlons des pays pauvres. Pauvres en connaissance! Pauvres en technologie et développement scientifique. Pays où les gouvernants restent des marionnettes d'un pouvoir ou puissance qui généralement reste les USA ou un des plus riches pays d'Europe.

    il est déjà 01:30! zut alors!

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