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    DCRI versus MAAF : arrestations TGV

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    Message par bye Jeu 13 Nov - 21:34

    TRANSPORTS
    Sabotage à la SNCF : huit interpellations dans l'ultra-gauche

    11.11.2008, 08h04 | Mise à jour : 08h12

    Huit personnes «appartenant à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-
    autonome», ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur «les actes
    de sabotage commis contre des caténaires SNCF ces derniers jours», a
    annoncé mardi matin la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

    «Cette opération réussie, conduite en plusieurs points du territoire,
    a été rendue possible grâce au travail de renseignement effectué
    depuis des mois sur cette mouvance par la Direction Centrale du
    Renseignement Intérieur (DCRI), et aux investigations conduites sur
    ce groupe par la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT)», souligne Mme
    Alliot-Marie.

    La ministre «adresse ses plus vives félicitations aux services de
    police et de gendarmerie dont la diligence a permis l'identification
    et l'interpellation de huit personnes appartenant à l'ultra-gauche,
    mouvance anarcho-autonome, en lien avec les sabotages commis contre
    les caténaires SNCF ces derniers jours», dans un communiqué transmis
    à l'AFP.
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    Message par bye Jeu 13 Nov - 21:39

    HS:Comment je n'ai jamaispu interviewer un autonome | Rue89



    http://www.rue89.com/2008/11/12/comment-je-nai-jamais-pu-interviewer-un-autonome
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    Message par bye Dim 16 Nov - 20:38

    Saboteurs présumés de la SNCF: un air de résistance souffle sur le plateau de Millevaches - LA MOUETTE - Blog LeMonde.fr



    http://lamouette.blog.lemonde.fr/2008/11/15/saboteurs-presumes-de-la-sncf-un-air-de-resistance-souffle-sur-le-plateau-de-millevaches/
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    Message par bye Dim 16 Nov - 20:41

    LA NOUVELLE REPUBLIQUE : LA VOIX DE SON MAITRE !

    Dans son édition du 12/11/08, La Nouvelle République consacre une page aux
    fameux anarcho-autonomes, cette nouvelle ''mouvance'' politique inventée par
    le ministère de l'intérieur. Depuis un an, on nous rebat les oreilles sur
    ces nouveaux ''terroristes''. Cette campagne de falsification a déjà conduit
    des gens en prison, Un exemple parmi d'autres :deux personnes ont été
    incarcérées de manière préventive parce qu'elles transportaient des clous et
    des fumigènes dans une voiture en se rendant à une manifestation devant le
    camp de rétention de Vincennes.
    Cette campagne a pris plus de vigueur en raison des ''sabotages'' dont
    aurait été victime la SNCF. Le sabotage n'est pas du terrorisme, mais une
    pratique militante inscrite dans l'histoire du mouvement ouvrier. Emile
    Pouget (un des fondateurs de la CGT) a publié en 1911 une brochure
    justifiant le sabotage comme moyen d'action. Sera-t-elle interdite par la
    ministre de l'intérieur ?
    Que l'on soit d'accord ou pas avec ces formes d'action, amalgamer le fait de
    s'en prendre à un outil de travail et tenter de semer la terreur dans la
    population ne vise qu'à criminaliser tous les militants s'opposant à la
    société capitaliste, en faisant d'eux des terroristes. Militer pour la
    régularisation de tous les sans papiers, pour l'arrêt du nucléaire, contre
    la culture des OGM devient un acte terroriste pouvant porter atteinte à la
    vie d'autrui ou à la sûreté de l'Etat.
    Mais la police inspire plus de terreur que des militants : combien de
    personnes
    se sont défenestrées ou noyées à la seule vue d'uniformes bleus, parce
    qu'il
    leur manquait le papier que leur refuse le ministère d'Hortefeux ? Le 18
    octobre, une femme s'immolait au Mans et décédait le lendemain à l'hôpital
    de Tours parce qu'elle ne supportait pas que son compagnon soit expulsé.
    La Nouvelle République n'échappe pas à cette propagande. Et publie le
    12/11/08, un encart sur la situation en Indre et Loire. « l'ultragauche
    [synonyme d'
    anarcho-autonomes] tourangelle s'agrège surtout autour des comités de
    soutien aux demandeurs d'asile et aux sans-papiers. Il y a une dizaine de
    ''meneurs''
    qui se sont aussi illustrés lors des manifestations contre le CPE et la LRU.
    Ils ont, à plusieurs reprises, occupé la faculté des Tanneurs. Ils ont aussi
    organisé un squat de sans-papiers place de la Victoire. S'ils ont eu affaire
    à la justice, c'est pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre
    ou diverses légères dégradations. ».
    Une fois de plus la NR est en dessous de tout travail journalistique. Nous
    savons qu'il y a un seul Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux
    Sans Papiers en Indre et Loire. Ce pluriel recouvre-t-il aussi RESF 37,
    Chrétiens Migrants, voire la CIMADE, qui sur le département, militent aussi
    en soutien aux sans papiers et aux demandeurs d'asile ?
    La NR affirme qu'il y aurait 10 meneurs : quelles sont ses sources ?
    Les militants du CSDASP participent aux luttes universitaires : quoi de plus
    normal, puisque plusieurs sont étudiants et qu'ils s'opposent à la
    marchandisation de l'éducation. Que d'autres du collectif se sentent
    concernés, quoi de plus normal, lorsqu'ils luttent pour des services publics
    gratuits et dignes de ce nom !
    Le CSDASP lutte aussi sur la question du logement : il interpelle les
    autorités pour dénoncer que des hommes, des femmes et des enfants soient
    laissés à la rue, qu'ils aient des papiers, ou pas, ou qu'ils soient
    français. Il milite pour la réquisition de logements vides : la mairie, la
    préfecture ne veulent pas réquisitionner des logements vides, comme les
    autorise la loi, alors nous montrons que c'est possible, en ouvrant un squat
    à la Victoire avec d'autres.
    Mais il n'y a jamais eu de sans papiers à la Victoire. Ainsi donc, pour
    conforter son oeuvre de propagande, la NR publie des informations
    mensongères !
    Le fait que des militants se fassent interpeller lors de manifestations,
    cela fait partie, des pratiques régulières de la police, qui cherche aussi à
    criminaliser certaines personnes et qui n'hésitent pas à mentir, en sachant
    que bien souvent la justice ira dans leur sens. Combien d'entre nous ont
    subi des arrestations musclées et ont été accusés d'outrage et/ou de
    violence ?
    Est-ce que les militants anticapitalistes sont plus destructeurs que les
    traders qui ont déjà coûté, au bas mot, 1500 milliards d'euros à la
    Communauté européenne et dont les activités spéculatives sont à l'origine de
    la misère et la précarité grandissantes en France et dans le monde ? Les
    millions de chômeurs à venir en raison de la crise pourront poursuivre
    pénalement les capitalistes qui les auront conduit à percevoir le RMI et à
    faire appel aux associations caritatives pour pouvoir se nourrir,
    s'habiller, obtenir un hébergement ?
    Nous ne pouvons passer sous silence le choix de l'expert par ce quotidien :
    Jean Phillipe Roy, maître de conférence de sciences politiques à
    l'université de Tours. Il déclare « Elle [l'utragauche] me paraît relever de
    l'anarcho-syndicalisme, c'est à dire à la fois une vision anarchisante de la
    société et une organisation qui essaie de se mettre en place. » Ramener
    l'utragauche à l'anarcho-syndicalisme c'est faire preuve d'une profonde
    méconnaissance de l'histoire du mouvement ouvrier, de la Révolution
    espagnole.
    Mais nous laissons les anarchosyndicalistes de Solidaires, de la
    Confédération Nationale du Travail ou ceux qui seraient encore à la CGT, le
    soin de développer ce point.
    Ceci nous confirme que ce quotidien régional est un outil de propagande à la
    solde des pouvoirs locaux et la voix de la police.
    Plus grave, il y a tout lieu de craindre, que l'encart cité plus haut soit
    la version policière de la ''réalité'' de ''l'utragauche'' en Indre et
    Loire.
    Préfigurerait-il une vague de répression dont nous serions parmi les cibles
    ? Il devient urgent, qu'à l'échelle locale mais aussi nationale, voire
    internationale, la solidarité entre les personnes, organisations politiques,
    associations, collectifs, etc. luttant contre l'exploitation et la
    domination capitalistes se concrétise. Les classes dirigeantes cherchent à
    imposer les élections comme seul espace politique accessible, afin de
    pouvoir s'assurer leur pérennité.
    Le CSDASP participe à la construction d'une coordination dans le grand ouest
    des différents collectifs soutenant les sans papiers, mais cela n'est pas
    suffisant.
    Réfléchir et agir pour la convergence des luttes. rendra crédible la rupture
    avec la société capitaliste pour qu'enfin, les êtres humains soient au
    centre des rapports sociaux et en finir avec les profits, l'exploitation et
    la domination.
    Nous sommes révolutionnaires car nous voulons construire une société fondée
    sur les valeurs de liberté, d'égalité sociale et de solidarité.
    Tours, le 16/11/08
    Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
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    Message par bye Lun 17 Nov - 16:13

    Les habits neufs de l'ennemi intérieur

    En France aujourd'hui, le nombre augmente sans cesse de ceux pour qui "ça ne peut pas durer", de ceux pour qui "ça va mal finir". Quand les banques perdent des fortunes, quand on tire au fusil sur la police dans les banlieues, quand on trouve alternativement dans la rue des magistrats, des lycéens, des chauffeurs de taxi et des sans-papiers, il y a bien de quoi s'inquiéter. Et, comme souvent en pareil cas, le réflexe de l'oligarchie est de créer un ennemi intérieur, pour recueillir l'assentiment général dans le resserrage de son dispositif militaro-policier.


    C'est dans Le Figaro (8 juin 2007) que paraît le premier article sur les "anarcho-autonomes", reprenant sans état d'âme un communiqué des Renseignements Généraux. Notons en passant que le doublet est un procédé policier habituel pour désigner des groupes à la fois dangereux et repoussants, judéo-bolcheviques, hitléro-trotskistes, islamo-fascistes. Dans ce numéro, on apprend que "les autorités s'inquiètent de la résurgence de groupes extrémistes [...] qualifiés d'anarcho-autonomes par les services de police". Il s'agit de former le profil de la menace, de forger un sujet responsable des actions qui ont entouré l'élection du Président - attaques de locaux de partis politiques, confrontations avec la police, émeutes organisées. Il s'agit de répandre l'idée d'un partage séparant la population, incarnée par son gouvernement, de quelques individus dangereux qu'il faut neutraliser dans l'intérêt de tous.


    L'article date donc de juin 2007. Puis vient le "mouvement" contre la loi Pécresse dans les universités. Une vague d'occupations incontrôlées se répand, sur la simple base de la haine politique contre le nouveau régime. Les organisations militantes ne sont pas seulement débordées, elles sont souvent exclues, inadéquates qu'elles sont pour lutter contre un monde qui leur ressemble tant, un monde de gestion et de manipulation. Et comme il faut bien donner un nom à ce qui vous échappe, les organisations commencent à voir partout se propager le péril autonome. Hallucinées, elles imaginent des "totos" partout. A voir le président de Science-Po Grenoble frapper à la barre de fer un malheureux partisan du blocage, on en vient à redouter qu'il ait été lui aussi, homme si doux par ailleurs, atteint du terrible virus.


    Le dispositif est en place, il ne reste plus qu'à le nourrir. On arrête donc à Toulouse, dans les derniers jours de novembre 2007, trois jeunes gens transportant en voiture un engin explosif. Deux sont déjà fichés comme "anarcho-autonomes". On trouve chez eux un exemplaire de L'Insurrection qui vient, livre publié chez La Fabrique, et un exemplaire du second numéro de la revue Tiqqun. En janvier 2008, c'est le tour de deux jeunes parisiens, fichés eux aussi: ils sont arrêtés alors qu'ils se rendent à une manifestation contre le centre de rétention de Vincennes. Dans leur voiture, des fumigènes artisanaux. Enfin, quelques jours plus tard, deux automobilistes, dont l'un connu des services comme "anarcho-autonome", sont fouillés et trouvés en possession de chlorate de soude, d'un livre en italien détaillant la fabrication de bombes, et d'un plan de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville.


    Le 2 février 2008, c'est au tour du Monde de se prêter à l'opération médiatico-policière: l'article est intitulé "Les RG s'inquiètent d'une résurgence de la mouvance autonome". La veille, dans Le Figaro, la ministre de l'Intérieur récitait d'ailleurs, avec sa maladresse de vieille fille, la leçon apprise: "Depuis plusieurs mois, j'ai souligné les risques d'une résurgence violente de l'extrême gauche radicale."


    La vérité de l'opération policière en cours, c'est ce versant médiatique. Un système qui ne se maintient plus que par l'inflation de ses forces de police doit donner des rebelles une image haïssable: ce sont évidemment "des terroristes" - terme qui désignait, je m'en souviens parfaitement, les combattants de la Résistance à la radio de Vichy. Mais si nul n'a jamais réussi à produire une définition incontestée du "terrorisme" - tant il est vrai que le terroriste de l'un est toujours le résistant de l'autre -, on sait bien ce qu'est l'antiterrorisme, au nom duquel sont poursuivis les huit individus mentionnés plus haut. D'après les lois antiterroristes françaises, ce qui qualifie une infraction de "terroriste" n'est pas intrinsèque à l'infraction. Ici, c'est l'intention qui compte, dès lors que l'on est "en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". Ainsi, les détenteurs de fumigènes dont j'ai parlé ne seraient pas incarcérés à l'heure actuelle s'ils n'avaient pas été préalablement fichés aux RG, s'ils n'étaient pas déjà tenus pour des individus dangereux. De même, c'est par pure construction policière que le chlorate de soude et le document italien sont devenus une bombe "en puissance", destinée à faire sauter la prison pour mineurs de Porcheville.


    En réalité, l'antiterrorisme n'a rien à voir avec le "terrorisme". Il s'agit d'une technique de gouvernement visant à éliminer par la force les cellules rebelles de l'organisme social. C'est pourquoi nous devons soutenir les subversifs récemment arrêtés : au moment où l'on s'attend à des troubles graves, leur incarcération préventive est une pure manœuvre d'intimidation menée par la police politique. Ne la laissons pas sans réponse.


    Eric Hazan, éditeur, directeur de la maison d'édition La Fabrique.
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    Message par Rabasse du sud Lun 17 Nov - 20:31

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    Message par bye Ven 21 Nov - 5:39

    :"Terroristesd'ultra-gauche" : Comment justice et presse prennent le trainde la police - Politis



    http://www.politis.fr/Terroristes-d-ultra-gauche-Comment,4923.html
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    Message par bye Ven 21 Nov - 9:35

    L’anarchie (du grec αναρχία -anarkhia-, du an-, préfixe privatif : absence de, et arkhê, commandement,
    ou « ce qui est premier ») désigne la situation d’une société où il n’existe ni autorité, ni pouvoir,
    ni domination, ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut étymologiquement également être
    expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication
    de la multiplicité face à l’unicité. Son symbole se traduit par un A inscrit et dépassant du O.

    Le mot anarchie est employé tantôt comme synonyme de désordre social (que l’on retrouve dans le sens courant,
    qui se rapproche de l’anomie), tantôt comme un but pratique à atteindre dans le cadre d'une idéologie (c’est le cas pour les anarchistes).

    Le sens courant

    Le mot anarchie est souvent employé comme un repoussoir par des personnes considérant essentiel
    le principe fondamental d’autorité pour indiquer une situation de désordre, de désorganisation, de chaos,
    sur la base de l’hypothèse implicite que l’ordre nécessiterait une hiérarchie. On retrouve déjà dans le Littré
    (le mot est très peu usité avant le XVIIe siècle) la définition de l’anarchie comme « absence de gouvernement,
    et par suite désordre et confusion ». Par extension ce sont toutes les formes de trouble et de désordre qui
    sont appelées anarchie ; c’est cette façon d’employer le mot qui prévaut dans l’usage courant, comme dans
    la plupart des dictionnaires.

    L’anomie

    Le mot correct pour une situation de désordre social, sans lois, sans règles, où les différends se régleraient
    par la seule violence physique (armée ou non), est l’anomie. L’anomie est une dissolution des normes sociales,
    règles, lois, coutumes : cette situation peut être liée à une volonté de domination réciproque de plusieurs pouvoirs
    concurrents, à une réaction de désespoir (L'anarchie est la formulation politique du désespoir, Léo Ferré) face à une société moribonde.

    À ce sujet, bien que Anomie soit mieux adapté, le terme « Anarchie » est utilisé systématiquement par
    les pouvoirs pour indiquer une situation politique qu’ils ne maîtrisent pas (et qu’ils désireraient maîtriser),
    où leur pouvoir politique est en difficulté.


    Le poète Armand Robin (1912-1961) définit "l'anarchiste" comme celui qui est "purifié volontairement,
    par une révolution intérieure, de toute pensée et de tout comportement pouvant d'une façon quelconque
    impliquer domination sur d'autres consciences".

    la totale :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchie
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    Message par bye Ven 21 Nov - 9:35

    Comité invisible : l'affaire du sabotage des lignes SNCF.
    http://www.republique-des-lettres.fr/10585-comite-invisible.php

    Petit conte ordinaire de la paranoïa antiterroriste dans la France éminemment démocratique
    de Nicolas Sarkozy. Neuf personnes, quatre hommes et cinq femmes âgés de 22 à 34 ans,
    supposées être les auteurs d'actes de malveillance contre la SNCF, ont été déférées samedi
    15 novembre devant les juges d'instruction Thierry Fragnoli et Yves Jannier de la section
    antiterroriste de Paris. Le Parquet les accuse d'avoir constitué une "association de malfaiteurs"
    et d'être responsables de "dégradations en réunion", le tout "en relation avec une entreprise terroriste",
    délit passible de dix ans d'emprisonnement. Quatre d'entre elles ont été remises en liberté sous
    contrôle judiciaire mais les cinq autres, considérées par la police comme le noyau dur d'un groupe
    révolutionnaire dénommé "Cellule invisible" ou "Comité invisible", ont été placées en détention
    provisoire et mises en examen. Julien Coupat, leader présumé du groupe, est poursuivi à titre de
    dirigeant d'une "structure à vocation terroriste", crime passible lui de vingt ans de réclusion.
    L'instruction judiciaire doit déterminer si les jeunes gens sont bien les auteurs des sabotages de cinq
    caténaires de voies ferroviaires, commis fin octobre et début novembre dans l'Oise, l'Yonne,
    la Seine-et-Marne et la Moselle. Les dégradations avaient perturbé une partie du trafic SNCF,
    entraînant des retards dans la circulation de quelques dizaines de TGV.

    Après une série de perquisitions qui ont mobilisé pas de moins de 150 policiers dans toute la France,
    Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, se félicite du succès de son opération "Taïga" pilotée par
    la sous-direction antiterroriste (SDAT). Elle offre en pâture à la presse une dizaine de suspects qu'elle
    présente comme des "nihilistes" membres d'un réseau de "l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome".
    Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, lui emboîte le pas, affirmant disposer "d'indices
    graves et concordants" contre cette "cellule qui avait pour objet la lutte armée". Ministre et Procureur
    restent toutefois assez vagues sur les preuves matérielles. Et pour cause, lors des perquisitions, les policiers
    n'ont trouvé aucune arme ni aucun élément matériel permettant de confondre les suspects. À leurs domiciles,
    ils n'ont saisi que du matériel d'escalade, des outils de bricolage, un plan du réseau SNCF, une perruque de
    fête, un fugimène, quelques banderolles et talkies-walkies et divers documents de littérature anarchiste
    disponibles dans le commerce. Aucune preuve formelle, pas de témoin, pas de trace ADN, pas d'empreinte
    digitale sur les lieux des sabotages. En outre les accusés restent muets pendant leur garde à vue prolongée
    (96 heures en matière d'enquête antiterroriste). Enfin, malgré l'étroite surveillance policière dont était l'objet
    la fameuse "cellule invisible" -- une enquête préliminaire avait déjà été ouverte sur Julien Coupat et sa compagne
    Yldune en avril dernier dernier, à la suite d'un signalement du FBI aux autorités françaises car ils avaient été
    repérés lors d'une manifestation anti-militariste à New York -- aucune preuve tangible, pas même une écoute
    téléphonique ne permettent de les impliquer directement. Qu'à cela ne tienne, d'autres éléments qualifiés de
    "troublants" sont mis en avant par Jean-Claude Marin: les membres de la dite "cellule invisible" auraient été
    aperçus début novembre "par des policiers" en Seine-et-Marne, à proximité des lieux où les dégradations ont
    été commises. Il n'y a donc aucun doute. Quant au repaire des "anarcho-autonomes", la ferme dite du Goutailloux
    à Tarnac en Corrèze, c'est à coup sûr pour le Procureur de la République "un lieu d'endoctrinement et une base
    arrière pour des actions violentes contre des personnes". D'ailleurs, le fait que les suspects restent murés dans le
    silence pendant les interrogatoires "n'est pas une preuve mais il montre que ce ces gens sont déjà ancrés dans un
    parcours de marginalisation et de radicalisation violente".

    Le lendemain des mises en examen, Michèle Alliot-Marie en rajoute une couche sur une radio juive sarkozyste,
    Radio J, afin de justifier les incarcérations et le déploiement des forces antiterroristes. Selon elle, "la justice dispose
    d'éléments suffisamment convaincants", sans préciser lesquels. Elle "sait" qu'il existe en France d'autres groupes
    de la mouvance anarcho-autonome, "probablement de l'ordre de 300 personnes", où "il peut y avoir une radicalisation
    allant jusqu'à des actions violentes". Pour la ministre de l'Intérieur, ces groupes anarchistes "qui refusent le dialogue
    démocratique" auraient en outre des "relais à l'étranger", notamment en Allemagne, en Italie, en Belgique en Grèce,
    au Canada et aux USA. Elle s'inquiète enfin de la sortie de certains films récents comme ceux sur Jacques Mesrine
    ou la Bande à Baader, craignant leur effet sur les "esprits fragiles".

    Bref, ces monstrueux "nihilistes clandestins potentiellement très violents" (pour employer cette fois la terminologie
    du Figaro et de France 2, entre autres) sont coupables, même sans preuves. Identifiés par leur "philosophie d'insurrection
    contre les institutions", ils sont, c'est clair, membres d'une "entreprise terroriste" aux ramifications internationales dont
    le but est de "troubler l'ordre politique, économique et social et d'atteindre l'appareil d'Etat par la violence". Là encore,
    on a des preuves, et quelles preuves ! Tous les suspects arrêtés ont au moins bac + 5 et un casier judiciaire vierge. Mieux,
    Julien Coupat, 34 ans, diplômé de l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales (Essec) et doctorant
    en histoire et civilisation à l'Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales (EHSS) jusqu'en 1999, a écrit un livre.
    Il est l'auteur avec Benjamin Rosoux d'un essai néo-situationniste intitulé L'Insurrection qui vient, publié en 2007 sous
    le nom de "Comité invisible" à La Fabrique éditions. Le livre s'est vendu à ce jour à quelque 7.000 exemplaires, mais
    il est également téléchargeable gratuitement sur internet. Pour les autorités judiciaires comme pour les principaux grands
    médias cet ouvrage est un dangereux manuel pratique de terrorisme. Il appellerait à la lutte armée, préconiserait les actions
    de sabotage et donnerait des consignes militantes à tenir face aux forces de police. Pourtant, pour qui sait lire et dispose
    de trois notions d'histoire littéraire, L'insurrection qui vient est un texte plus métaphorique et littéraire que théorique.
    Construit comme L'Enfer de Dante en sept cercles ou "impasses" (Le soi, les rapports sociaux, le travail, l'économie,
    l'urbain, l'environnement et la civilisation), il explique que "sous quelque angle qu'on le prenne, le présent est sans issue,
    ce n'est pas la moindre de ses vertus"; "Ce n'est pas l'économie qui est en crise, c'est l'économie qui est la crise";
    "Le désert ne peut plus croître: il est partout, mais il peut encore s'approfondir". Quelques petites phrases ont surtout
    retenu l'attention des fins lettrés de la brigade antiterroriste: "Saboter avec quelque conséquence la machine sociale
    implique aujourd'hui de reconquérir et réinventer les moyens d'interrompre ses réseaux. Comment trouver les points
    faibles des réseaux informatiques, comment brouiller des ondes radios et rendre à la neige le petit écran ? A chaque
    réseau ses points faibles, ses noeuds qu'il faut défaire pour que la circulation s'arrête, pour que la toile implose" suivies
    d'un "Il n'est pas question d'occuper, mais d'être le territoire". Sur la question de la violence et de la lutte armée, ils ont
    également pu lire ceci: "Il n'y a pas d'insurrection pacifique. Les armes sont nécessaires: il s'agit de tout faire pour en
    rendre l'usage superflu", et en conclusion: "Rien ne paraît moins probable qu'une insurrection, mais rien n'est plus
    nécessaire". L'ambiguïté et le polysémantisme poétique, mais c'est bien sûr, voilà une preuve flagrante. Julien Coupat
    co-animait également une revue de métaphysique critique, Tiqqun, Organe conscient du Parti Imaginaire (autodissoute
    en 2001), inspirée par le Situationnisme et les travaux de Gilles Deleuze, Giorgio Agamben et Toni Negri, où l'on peut
    découvrir le même style de textes poétiques ironiques entre deux utopiques Théorie du Bloom et Théorie de la jeune fille.
    Toutes ces publications se trouvent facilement en librairie ou sur internet aux côtés d'autres livres de même nature:
    les Manifeste du Surréalisme d'André Breton, La Société du Spectacle de Guy Debord, La Critique sociale d'Auguste
    Blanqui, La Vie Innommable de Michel Bounan, Du progrès dans la domestication de René Riesel, La haine de
    la démocratie de Jacques Rancière, L'abîme se repeuple de Jaime Semprun, le TAZ d'Hakim Bey, Le Sabotage
    d'Émile Pouget, La vie sur terre de Baudoin de Bodinat, la Critique de la violence de Walter Benjamin, le Précis
    de décomposition d'Emil Cioran ou encore Le Gai Savoir de Nietzsche, preuve définitive s'il en est de l'existence
    d'un vaste réseau d'anarcho-autonomes en train de s'attaquer à l'Etat français. Reste à espérer que les magistrats qui
    jugeront Julien Coupat et ses amis ne s'exposeront pas au ridicule d'une lecture au premier degré d'un texte poétique,
    ce qui n'est pas gagné d'avance étant donné le niveau de haute culture du régime sarkozyste.

    Pendant ce temps, il est inutile de préciser que, des journaux dits "de référence" aux chaines et radios
    publiques ou privées, l'affaire des "anarcho-autonomes" tourne en boucle, générant les pires délires sur
    la présence de "l'ultra-gauche", ce nouvel ennemi intérieur qui réunirait les enfants d'Action Directe, des Brigades rouges,
    d'Al-Quaïda, de l'ETA et de la Fraction Armée Rouge réunis. Spécialistes es Anarchie et Terrorisme occupent
    les plateaux entre deux flashs d'info TGV pour expliquer que la France risque bientôt de sombrer sous l'action
    violente des terroristes de "l'ultra-gauche".

    Au vu des premiers éléments du dossier, les avocats des inculpés ramènent bientôt l'affaire de la "Cellule invisible"
    à ce qu'elle est réellement, à savoir plutôt une affaire politico-judiciaire pour délit d'opinion. Me Dominique Vallès,
    avocate de deux accusés estime qu'il y a "une disproportion totale entre la qualification d'association de malfaiteurs
    en relation avec une entreprise terroriste et ce qu'on peut réellement leur reprocher", ajoutant qu'il est "choquant
    de stigmatiser à ce point à partir de données floues". Pour Me Cédric Alépée, avocat d'un autre accusé, "il n'y a
    strictement aucune charge" pouvant être reprochée à son client concernant des activités terroristes. "On a ratissé large,
    on a interpellé des gens sans prendre le temps de vérifier, de faire les investigations complémentaires pour être sûr
    qu'on avait des choses à leur reprocher", déclare-t-il. Me Steeve Montagne a lui aussi de son côté "le sentiment
    d'une instrumentalisation par le pouvoir de l'appareil judiciaire aux fins de restreindre la liberté d'opinion".
    Pour Me Irène Terrel, avocate de Julien Coupat, c'est également une "affaire aux dimensions totalement démesurées" [...]
    "Il n'y a aucune proportionnalité entre les faits reprochés qui ne sont en rien établis et qui, quand bien même ne seraient
    que des dégradations qui n'ont même pas mis en danger de vies, et une procédure terroriste", estime-t-elle. De fait,
    il semble bien que les faits reprochés au groupe "anarcho-autonome" de Julien Coupat sont montés en épingle par
    le régime et que ce dont on l'accuse réellement via des lois antiterroristes scélérates, c'est surtout de réunir des militants
    libertaires intelligents participant activement à la contestation du capitalisme et du contrôle social par des écrits,
    des pratiques de vie alternatives et d'improbables actions poétiques de désobéissance civile comme celles de ralentir
    les TGV (ceci avec suffisemment de précautions pour ne pas causer de victimes).

    Pour Eric Hazan, éditeur de L'Insurrection qui vient et auteur notamment de Changement de propriétaire, la guerre
    civile continue, interrogé sur le site Médiapart, l'opération "Taïga" de Michèle Alliot-Marie est l'illustration d'un
    "antiterrorisme comme moyen de gouvernement" qui menace sérieusement la démocratie et les libertés fondamentales
    en France. Selon lui, l'Etat doit aujourd'hui "justifier l'empilement de lois antiterroristes qui n'ont plus rien à voir avec
    le droit" et "tous les moyens sont bons pour construire l'ennemi intérieur". Du côté de la ferme de Tarnac où vivait
    en communauté une partie des membres du groupe, les villageois ont pour leur part créé un un comité de soutien.
    Les inculpés étaient en effet parfaitement intégrés. Ils vivaient de façon ouverte, entretenaient d'excellentes relations
    avec le tout le monde et avaient même relancé l'exploitation de l'épicerie du village qu'ils ont transformé en bar magasin
    restaurant ouvrier, station-service et salle de spectacles fonctionnant sur un mode autogeré par plus de 150 habitants
    du village. Pour ceux-ci, "la façon dont on les présente est différente de la réalité partagée ici" et l'opération de police
    est "une rafle" doublée d'une cabale médiatique qui tombe bien pour Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie.
    "Avec les actes de malveillance qui se passent sur le réseau SNCF [27.500 en 2007, ndlr], ça tombe à pic d'aller
    à Tarnac et de rafler quelques gauchistes. Souvenez-vous de l'affaire des Irlandais de Vincennes, cela tombait
    à pic aussi !" explique l'un deux. Un train peut en cacher un autre.

    Copyright © Noël Blandin / La République des Lettres, dimanche 16 novembre 2008
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    Message par bye Ven 21 Nov - 10:05

    Je ne suis pas terroriste… mais je me soigne
    http://rewriting.net/2008/11/16/je-ne-suis-pas-terroriste-mais-je-me-soigne/


    Posted By jmm On 16/11/2008


    A défaut de preuves formelles, les policiers anti-terroristes ont [1] trouvé “un manuel contenant des indications sur le comportement à adopter lors d’une garde à vue pour résister au mieux à la pression des policiers” lors de leurs perquisitions, dans l’affaire de la “mouvance anarcho-autonome“, qu’ils surveillaient depuis des mois (voir ce qu’en disait, en juin dernier, le Syndicat de la Magistrature :
    [2] La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout).

    J’avoue, je le confesse et passe à table : je possède moi aussi un tel “manuel“…

    Parce que nul n’est censé ignorer la loi, mais que, comme presque tout le monde, je n’y connais pas grand chose, mais qu’il est tout de même préférable de connaître (au moins) ses droits.

    Parce que le nombre de gardes à vue a aussi explosé ces dernières années ([3] +… 179% en 7 ans !), tout simplement, et que cela peut arriver à n’importe qui, simple passant, journaliste ou manifestant, notamment.

    Parce que de nombreux juristes ont donc, et dans le même temps, publié ce type de guides pratiques.

    [4] PENSE BETE JURIDIQUE Pour les manifs et toute autre action militante
    http://rewriting.net/wp-content/commentaiderlesforcesdelordre1.png

    Agir ensemble contre le chômage en a répertorié cinq, compilés et diffusé
    par [5] Technoplus, No Border 2002, G8 Gênes, G8 Evian, Syndicat de la Magistrature.

    Certains tiennent en deux pages de sorte de pouvoir être conservés sur soi en permanence, d’autres sont plus longs, plus étoffés, détaillés, et… mis à jour, les lois évoluant sans cesse (cf, à ce titre, l’édifiante “[6] Petite anthologie des lois sécuritaires” que j’ai compilé pour le [7] livre que viennent de publier les Big Brother Awards).

    Comme je n’aime pas voir traiter de “terrorisme” le simple fait de vouloir faire respecter ses droits, permettez-moi de dresser la liste de tous ces guides de protection juridiques (j’en oublie peut-être, n’hésitez pas à m’en signaler d’autres en commentaire) :

    - le livre [8] Face à la police / Face à la justice Guide de self-défense juridique (d’Élie Escondida et Dante Timélos, probablement le plus complet, également [9] disponible en livre via l’Altiplano),

    - [10] Comment réagir quand on est accusé d’outrage et rébellion? des mêmes ([11] version longue), sur [12] le site qui leur permet d’actualiser leur bouquin,

    - le [13] Kit Keuf, guide juridique du contrôle d’identité (RAIDH : Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme),

    - le [4] Pense bête juridique pour les manifs et toute autre action militante du Collectif de solidarité antifasciste,

    - le [14] Petit guide juridique : Une manif n’est pas une promenade de santé ! de Rebellyon,

    - [15] Le guide du manifestant d’Ecologie urbaine,

    - [16] Je viens de refuser le prélèvement ADN, je fais quoi ? (RefusADN),

    - [17] Aide juridictionnelle - Guide pratique. Qui peut en bénéficier ? Comment faire ? …,

    - le [18] GUIDE JURIDIQUE du réseau Résistons ensemble (contrôle d’identité, fouilles, palpations de sécurité, visites de véhicule, qui contrôle quoi ? les PV, délit de fraude d’habitude, etc.),

    - le [19] Guide du manifestant inculpé du CAMI (Collectif d’Aide aux Manifestant-e-s Interpellé-e-s),

    - le [20] Guide des manifestant-es actif-ves de la CNT,

    - le [21] Guide du sans-papiers interpellé (Gisti),
    - [22] Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion - Que faire en cas d’arrestation ?,

    - “[23] Jeunes scolarisés et parents sans-papiers : Régularisation, mode d’emploi” (RESF)…

    … sans oublier, on aurait tort de s’en priver, le trop méconnu [24] Code de déontologie de la police nationale.

    Post Scriptum qui n’a (presque) rien à voir : si nul n’est censé ignoré la loi (mais que se renseigner sur ses droits serait une circonstance aggravante, et “suspecte“), nul n’est de même obligé d’apprendre à sauver des vies. C’est bête :

    “Près de 20 000 personnes meurent chaque année, en France, d’accidents dans un environnement familier (à la maison, sur les routes, au travail,…). Et 50% des tragédies survenant à la suite d’un accident domestique ou de la route pourraient être évitées si une personne connaissant les gestes qui sauvent intervenait.”

    Ce qui ne serait malheureusement le cas que de 7% de la population, [25] dixit la Croix Rouge.

    [25] "Gestes d'urgence - le don de sauver des vies" :
    Pourquoi en parler ici ? Parce que je suis prévoyant, et que je ne cherche pas seulement à protéger mes droits, mais aussi ma vie, celle de mes amis, des gens, tout simplement.

    J’ai donc aussi chez moi un guide consacré aux premiers secours, [25] Gestes d’urgence - le don de sauver des vies.

    Las ! Exception faite de cette [26] plaquette de la MACIF, je n’en ai pas trouvé de “version courte” que je pourrais porter par devers moi, en toute situation, dans mon portefeuille, à la manière de certains des pense-bête juridiques sus-cités.

    Comme s’il était plus important de connaître ses droits que de savoir sauver des vies…

    Si quelqu’un a une idée, un lien, un pdf… merci.


    --------------------------------------------------------------------------------

    Article printed from rewriting.net: http://rewriting.net

    URL to article: http://rewriting.net/2008/11/16/je-ne-suis-pas-terroriste-mais-je-me-soigne/

    URLs in this post:
    [1] trouvé: http://www.lepoint.fr/actualites-societe/null/920/0/290982
    [2] La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout:
    http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article724
    [3] +… 179% en 7 ans !: http://www.profencampagne.com/article-18980817-6.html
    [4] Image: http://solidarite.samizdat.net/article183.html
    [5] Technoplus, No Border 2002, G8 Gênes, G8 Evian, Syndicat de la Magistrature:
    http://www.agirensemblecontrelechomage.org/spip.php?article582
    [6] Petite anthologie des lois sécuritaires: http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=80
    [7] livre: http://www.editions-zones.fr/spip.php?article80
    [8] Image: http://www.guidejuridique.net/
    [9] disponible en livre: http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/Face-a-la-police-Face-a-la-justice.html
    [10] Comment réagir quand on est accusé d’outrage et rébellion?:
    http://www.actujuridique.com/index.php?2007/03/01/4-outrage-et-rebellion
    [11] version longue: http://resistons.lautre.net/article.php3?id_article=38
    [12] le site: http://www.actujuridique.com/
    [13] Kit Keuf, guide juridique du contrôle d’identité: http://www.raidh.org/RAIDH-lance-la-3eme-version-du-Kit.html
    [14] Petit guide juridique : Une manif n’est pas une promenade de santé !: http://rebellyon.info/article1410.html
    [15] Le guide du manifestant: http://www.ecologie-urbaine.org/Le-guide-du-manifestant.html
    [16] Je viens de refuser le prélèvement ADN, je fais quoi ?: http://refusadn.free.fr/spip.php?rubrique32
    [17] Aide juridictionnelle - Guide pratique. Qui peut en bénéficier ? Comment faire ? …:
    http://resistons.lautre.net/article.php3?id_article=87
    [18] GUIDE JURIDIQUE du réseau Résistons ensemble: http://resistons.lautre.net/article.php3?id_article=15
    [19] Guide du manifestant inculpé: http://membres.multimania.fr/raptag/Guide.html
    [20] Guide des manifestant-es actif-ves: http://www.cnt-f.org/com-juridique.rp/images/aj39.htm
    [21] Guide du sans-papiers interpellé: http://pajol.eu.org/article23.html
    [22] Sans-papiers : s’organiser contre l’expulsion - Que faire en cas d’arrestation ?:
    http://sanspapiers.internetdown.org/
    [23] Jeunes scolarisés et parents sans-papiers : Régularisation, mode d’emploi:
    http://www.educationsansfrontieres.org/guide
    [24] Code de déontologie de la police nationale: http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/connaitre/textes_fondamentaux/code_de_deontolog
    ie.htm
    [25] dixit la Croix Rouge: http://www.croix-rouge.fr/goto/outils/publications/index.asp#secourisme
    [26] plaquette: http://www.macif.fr/WCM/NWCMInter.nsf/vRESSOURCES/Gestes.pdf/$File/Gestes.pdf
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    Message par bye Dim 30 Nov - 11:28

    Tarnac: «La ministre de l'Intérieur est dans une construction idéologique du terrorisme» - Tout savoir sur les dernières actualités politiques, monde, société, sports, écologie avec le journal en ligne Libération



    http://www.liberation.fr/societe/0601407-tarnac-la-ministre-de-l-interieur-est-dans-une-construction-ideologique-du-terrorisme
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    Message par bye Lun 1 Déc - 4:38

    dimanche�30�novembre�2008 (18h14)
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75339

    les délires policiers de Alliot Marie s'étendent jusqu'en Belgique
    Arrestation et perquisition chez des membres Belges du Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre

    25 novembre, 20H: création à Bruxelles d'un Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les sabotages des TGV en France. Les neuf inculpés sont poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste , et cinq d'entre eux sont maintenus en détention provisoire après une garde à vue de 96 heures et une opération très médiatisées dans le petit village de Tarnac.

    27 novembre, 10H45: lors d'un contrôle routier sous caméras de repérage, un membre du Comité fraîchement créé est interpellé à Bruxelles parce que la voiture qu'il conduit est signalée dans le fichier Schengen. Alors que lui-même ne fait l'objet d'aucun signalement de recherche, il est immédiatement arrêté et menotté lorsque les policiers découvrent des documents relatifs au Comité. La voiture, un rétroprojecteur et tous les documents trouvés dans le véhicule sont saisis. L'automobiliste est emmené au commissariat de la rue Marché au Charbon et maintenu menotté à un banc et sans pouvoir manger de 11 H du matin à 20H. Il est interrogé par des inspecteurs du Parquet fédéral qui l'interrogent au sujet du Comité et cherchent à savoir qui est le responsable du Comité de soutien. A 20H il est emmené avec trois voitures de police place du Jeu de Balle.

    27 novembre, 20H: sept inspecteurs du Parquet fédéral font irruption au domicile de Philippe Simon, au-dessus de la librairie l' Imaginaire , place du Jeu de Balle à Bruxelles. Pendant deux heures, en l'absence de Philippe Simon, munis d'un mandat de perquisition sur lequel était mentionnées apparemment les infractions d' association de malfaiteurs , et de détérioration en réunion , les policiers fouillent minutieusement l'appartement et copient tous les fichiers de son ordinateur pour finalement emporter celui-ci. Des revues politiques et des cd ont également été saisis.

    28 novembre, 1H: le membre du comité est relâché mais la voiture, la liste d'adresse électronique et tout le matériel du Comité sont saisis.

    Cette arrestation, cette perquisition et ces saisies laissent présumer qu'une procédure pour faits de terrorisme a été ouverte en Belgique en relation avec les évènements français. S'organiser en vue de soutenir des personnes incriminées pour terrorisme est désormais criminalisé. Détenir des documents relatifs à un Comité de soutien est directement prétexte à arrestation, perquisition. La saisie des documents du Comité et d'un fichier d'adresses est inacceptable. Les adresses des personnes reprises dans le fichier saisi apparaissent dorénavant dans une enquête pour faits de terrorisme! Dorénavant ils peuvent craindre d'être poursuivis eux-mêmes. Philippe Simon et le membre du Comité de soutien arrêté se voient également, tous deux, associés avec l'enquête menée en France. Ceci est excessivement grave.

    Il y a clairement amalgame entre lutte politique et terrorisme. Le Comité de soutien bruxellois aux inculpés du 11 novembre s'est constitué non seulement pour obtenir la remise en liberté des personnes arrêtées en France mais également pour dénoncer les législations anti-terroristes qui prolifèrent partout en Europe. L'utilisation du terme " terrorisme " pour qualifier les idées portées par certaines personnes constitue une épée de Damoclès qui plane au-dessus de toutes les formes d'actions politiques et sociales. Cet incident en est une nouvelle preuve.

    Selon nous, les opérations de police de ce 27 novembre sont clairement une tentative d'intimidation à l'encontre du Comité de soutien bruxellois. Nous denonçons catégoriquement ces pratiques. Nous exigeons la restitution immédiate des objets et documents saisis. Nous protestons à nouveau contre l'existence et l'utilisation de ces législations anti-terrorisme ainsi que la libération des inculpés français.

    Comité de soutien bruxellois aux inculpés du 11 novembre
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    Message par bye Mar 2 Déc - 18:52

    La cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté de quatre personnes écrouées depuis le 15 novembre dernier dans l'enquête sur un sabotage des lignes de TGV de la SNCF, ont annoncé leurs avocats.
    Les trois magistrats de la chambre de l'instruction n'ont pas suivi le parquet général, qui avait requis vendredi le maintien en détention des quatre suspects, deux femmes et deux hommes, dont le supposé leader du groupe Julien Coupat.

    L'éventuelle remise en liberté d'une cinquième suspecte écrouée sera examinée séparément ce mardi.




    Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse



    http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37771453@7-37,0.html
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    Message par bye Mer 3 Déc - 17:20

    YouTube - Tarnac:Un des inculpés libérés s'exprime



    https://www.youtube.com/watch?v=AGllxgZTt0w&eurl=http://ultragauche.wordpress.com/2008/12/03/tarnac-un-des-inculpes-liberes-benjamin-r-sexprime/
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    Message par bye Jeu 4 Déc - 6:47

    AutonoAutonomes et sabotages : retour sur une enquête très médiatique | Rue89



    http://www.rue89.com/2008/12/03/autonomes-et-sabotages-retour-sur-une-enquete-tres-mediatique
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    Message par bye Jeu 4 Déc - 16:00

    très bonne analyse des lois antiterroristes dont la dernière mouture date du 3 décembre 2008



    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74446
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    Message par bye Ven 5 Déc - 6:08

    La justice court-circuitée | Human Rights Watch



    http://www.hrw.org/fr/reports/2008/07/01/la-justice-court-circuit-e-0
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    Message par bye Sam 6 Déc - 9:38

    Guantanamo à la française.
    http://www.lepost.fr/article/2008/12/03/1345014_guantanamo-a-la-francaise-feuille-de-chou-et-mediamenteurs.html

    La Feuille de Chou l’avait écrit dès le lendemain du 11 novembre: les prétendus terroristes épiciers de Tarnac, ce n’était que du vent! Une vaste manipulation politico-médiatique qui était vouée à s’effondrer, tant, dès les premiers moments, il apparaissait pour n’importe qui sachant lire un article de presse, rédigé par la police, et tenant lieu d’ “information” dans presque tous les médias, que les gentils épiciers de Tarnac n’avaient absolument
    rien à voir avec quelque caténaire que ce soit et encore moins avec des réseaux terroristes internationaux.

    Il a fallu près de trois semaines aux médiamenteurs pour rectifier le tir, (on attend leurs excuses!) certains ayant procédé par étapes, au point de tourner leur veste insensiblement de jour en jour. On n’en cite aucun, pour ne pas leur faire de pub.
    On peut s’interroger sur le fonctionnement des médias en général, et en particulier sur l’écho qu’ils ont donné une fois de plus à ce qui relève d’une construction probablement émanant de telle officine sinon du ministère de l’intérieur même, tant Mme Alliot-Marie était en pointe.

    A quoi servent les médias traditionnels ? A vendre de la pub, entrelardée de désinformations ?

    En attendant, même si des inculpés ont été libérés [hier], il en reste deux emprisonnés, et tous restent inculpés.

    Libérez les deux emprisonnés de Tarnac!

    Levée des inculpations!

    Alliot-Marie, démission!


    http://www.lepost.fr/article/2008/12/03/1344940_2-militants-d-ultragauche-toujours-en-prison-une-defaite-du-droit.html
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    Message par bye Mar 16 Déc - 19:49

    Tarnac: Une affaire politique (enquête de Mediapart 4/4), une vidéo de Mediapart. tarnac, terrorisme, sncf, sabotage, dufresne



    https://www.dailymotion.com/mychannel/gerardv/video/x7qjji_tarnac-une-affaire-politique-enqute_news?from=rss
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    Message par bye Sam 27 Déc - 8:53

    Qui sont les terroristes ?, Qui terrorise qui ?
    Par Alain Badiou, Eric Hazan, 26 décembre

    Introduction
    L’ex-Préfet pasquaïen Jean-Charles Marchiani, reconnu coupable de recel d’abus de biens sociaux – pour avoir touché illégalement des commissions à hauteur de 10 millions de francs – et mis en examen pour avoir pris part à un trafic d’armes avec l’Angola, vient d’être gracié par le président Sarkozy après seulement six mois d’emprisonnement, à l’heure où Julien Coupat croupit encore en prison sans jugement, sous prétexte qu’il est simplement soupçonné [1] d’avoir saboté des caténaires SNCF [2]. Seulement voilà, ce sabotage présumé est élevé par l’Etat sarkozyste au rang d’acte terroriste, qualification qui justifie – elle ne sert qu’à cela – toutes les mesures préventives et tous les traitements d’exception... Alain Badiou et Eric Hazan reviennent, dans le court texte qui suit, sur ce mot de plus en plus important, dont le rôle est décisif dans la pensée et la rhétorique d’État de nos sociétés dites démocratiques : le mot terrorisme.
    Article
    « Entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».

    C’est la définition du terrorisme dans le code pénal. Une telle entreprise, concertée et de grande ampleur, est menée sous nos yeux depuis des mois. Pour l’intimidation, les moyens sont nombreux et variés : contrôles au faciès dans la rue, rondes menaçantes des GPSR (Groupes de protection et de sécurisation des réseaux) avec leurs chiens d’attaque dans le métro, filtrage des issues des cités par la police, surveillance des banlieues depuis le ciel par des drones à vision nocturne. Sans compter l’intimidation des journalistes, menacés de perdre leur place sur appel téléphonique d’en haut.

    Pour ce qui est de la terreur, la récente irruption des forces spéciales cagoulées et surarmées, à l’aube, dans un petit village de Corrèze a été filmée et photographiée, si bien que la France entière a pu imaginer l’effroi des enfants devant le surgissement de ces extra-terrestres.

    On n’a pas oublié la mort de Chulan Zhang Liu, cette fillette chinoise qui s’est jetée par la fenêtre, l’an dernier, tant elle était terrorisée par un contrôle de police à la recherche de sans papiers.

    Ni les adolescents qui poussent l’indiscipline jusqu’à se pendre dans leur prison.

    Ni les fillettes du collège de Marciac terrorisées par les chiens renifleurs.

    Sans oublier la terreur des malades mentaux qui peuplent les prisons et les bancs publics par grand froid, et auxquels le chef de l’État a promis des mesures techno-médicamenteuses appropriées à la menace qu’ils représentent.

    La lutte antiterroriste, avec ses sœurs cadettes que sont la lutte contre l’immigration clandestine et la lutte contre la drogue, ces luttes n’ont rien à voir avec ce qu’elles prétendent combattre. Ce sont des moyens de gouvernement, des modes de contrôle des populations par l’intimidation et la terreur. Ceux qui tiennent aujourd’hui en mains l’appareil d’État ont conscience de l’impopularité sans précédent des mises à la casse qu’ils appellent des réformes. Ils savent qu’une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine. Ils mettent en place un système terroriste pour prévenir et traiter les troubles graves qu’ils prévoient. Les événements de Grèce viennent encore renforcer leurs craintes, dont on peut penser qu’elles sont assez fondées. Car, comme il est écrit à l’article 35 de la constitution de 1793,

    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »



    -
    Julien Coupat maintenu en détention



    La cour d’appel de Paris a décidé vendredi le maintien en détention de
    Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l’enquête sur des
    dégradations contre des lignes SNCF, en validant un appel du parquet qui
    contestait sa remise en liberté ordonnée par un juge.

    Le parquet général avait pris des réquisitions réclamant ce maintien en
    détention.

    La remise en liberté de Coupat avait été ordonnée le 19 décembre par un
    juge des libertés et de la détention (JLD) à la suite d’une demande
    déposée par son avocate, Me Irène Terrel, à l’issue d’un interrogatoire
    devant le juge d’instruction chargé de l’enquête, le 12 décembre. Le
    parquet de Paris s’y était opposé en bloquant la sortie du mis en examen
    par une procédure d’urgence, «le référé-détention», qui a été jugée
    légitime mardi par une présidente de chambre de l’instruction.
    Dégradations de caténaires

    «Le parquet a instrumentalisé une fois de plus cette procédure en faisant
    un référé-détention, ce qui est anormal, et en précipitant
    l’audiencement entre les fêtes devant une chambre de vacation et devant des juges qui ne
    connaissent pas le dossier», a dénoncé Me Terrel. «Et avec un poids
    médiatique et politique énorme, la justice est instrumentalisée. Cette
    décision n’est pas conforme aux exigences légales du droit français en
    premier lieu desquelles figurent le respect de la présomption d’innocence
    et son corollaire, la liberté qui doit être la règle et la détention
    provisoire l’exception», a-t-elle ajouté.

    Présenté par l’accusation comme le «le leader charismatique et idéologue» d’un groupe clandestin «anarcho-autonome», Julien Coupat a été mis en examen le 15 novembre pour direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion. Il est soupçonné d’avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début
    novembre.

    A ce jour, des neuf mis en examen du dossier, il reste le seul avec sa
    compagne Yldune Lévy à être en détention, lui à la maison d’arrêt de la
    Santé et elle à Fleury-Mérogis.

    (Source AFP)

    http://www.liberation.fr/politiques/0101307931-julien-coupat-maintenu-en-detention
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    Message par bye Mer 31 Déc - 13:36

    "Michèle Alliot-Marie cherche à faire un exemple à t ravers Julien"




    "Michèle Alliot-Marie cherche à faire un exemple à travers Julien"


    Gérard Coupat estime, dans une interview à nouvelobs.com, que le maintien
    en détention provisoire de son fils, Julien Coupat, soupçonné d'avoir
    participé aux sabotages des lignes de TGV, procède d'une volonté politique
    visant à tuer dans l'oeuf toute révolte de la jeunesse contre le
    "totalitarisme mou qui tente de s’installer en France".



    Vendredi, la cour d'appel de Paris a infirmé la demande d’un juge des
    libertés et de la détention de libération de Julien Coupat, en décidant
    son maintien en détention, dans le cadre de l’enquête sur les sabotages de
    plusieurs lignes de TGV commis en novembre. Avez-vous pu voir votre fils
    après l'audience ?

    - Ma femme avait pris un parloir au cas où Julien ne serait pas libéré.
    Elle l'a vu pendant une demi-heure. Il était effondré après ce qu'il
    venait de vivre. Effondré d'avoir subi cinq fouilles à nu entre la prison
    de la Santé et le Palais de justice, en moins de deux heures. Quand il a
    voulu aller uriner avant l'audience, les policiers ont de nouveau procédé
    à des vérifications, il a dû enlever ses lacets, et y est allé sous leur
    étroite surveillance. Ce n'est qu’une fois mis dans cet état d'humiliation
    que l’audience a commencé. Il y a de quoi se demander si la détention
    préventive n'a pas pour but unique de casser les personnes. Ensuite, il
    s'est retrouvé face à trois magistrats en vacation qui ne connaissaient
    pas bien l'affaire, sachant que le dossier de Julien compte 5 tomes et
    qu'ils avaient 17 ou 18 affaires à traiter en moins de 8 heures. D'emblée,
    les magistrats se sont montrés agressifs, l'accusant de mal se tenir et le
    traitant d'"Essec égaré". Julien les a sentis hostiles. Il sentait que ces
    magistrats n'avaient pas envie de contrecarrer la volonté du parquet et du
    ministère de l’Intérieur.

    Comment expliquez-vous son maintien en détention ?

    - A partir du moment où le parquet, qui est le représentant du pouvoir
    politique, a utilisé une procédure exceptionnelle – le référé rétention
    infirmant ce que le juge des libertés, indépendant du pouvoir politique,
    avait décidé, à savoir la remise en liberté immédiate –, on se doutait que
    personne, surtout pendant les vacances où les décisions sont prises par
    des juges vacataires, n'allait aller à l’encontre de l'avis du parquet.
    Résultat, comme l'avocat de Julien va probablement déposer une nouvelle
    demande de remise en liberté mi-janvier, il faudra encore 15 jours pour
    qu'elle soit étudiée, cela signifie que Julien en reprend pour un mois
    minimum, alors que rien ne justifie sa détention. Depuis le début de cette
    affaire, on se trouve face à une justice manipulée directement par le
    ministère de l’Intérieur ou indirectement par le parquet; ce qui revient
    au même.

    Pouvez-vous le voir souvent ? Parvenez-vous à échanger tous les deux ?

    - On a le droit à une visite de 40 minutes environ trois fois par semaine,
    sachant qu’on est sous stricte surveillance pendant les entretiens, vu que
    Julien est considéré comme "un terroriste dangereux". Les conditions de
    détention sont difficiles. Le père d'Yldune (la compagne de Julien,
    également gardée en détention, ndlr), raconte qu'elle est réveillée toutes
    les deux heures, soi-disant pour qu'elle ne se suicide pas. Quand je vois
    Julien au parloir, je passe mon temps à lui dire qu'il faut qu'il tienne
    bon, qu'il prenne de la distance. Même s'il a des gros coups de barre,
    comme vendredi, il reste solide face aux pratiques policières visant à
    l’humilier.

    Vous êtes persuadé de son innocence. Pourquoi ?

    - Je suis convaincu que Julien n'a rien à voir avec le terrorisme. Il est
    en désaccord, comme beaucoup de gens, avec une politique qui instaure une
    surveillance et une répression accrues des individus au nom du "tout
    sécuritaire", qui est le nouveau credo de notre ministre de l’Intérieur.
    Les jeunes de Tarnac considèrent que le capitalisme financier et l'hyper
    consumérisme actuels détruisent la planète et la solidarité entre les
    hommes et entre les peuples. Mais surtout, ce qu'on leur reproche, c'est
    d'être des jeunes plutôt instruits, appartenant à la classe moyenne, et
    ayant décidé de vivre réellement selon leurs idées. Non seulement ils
    contestent notre mode de vie et notre organisation sociale, mais en plus
    ils osent mettre les leurs en application : c’est cela qui fait peur à la
    police. A Tarnac, sur le plateau des Millevaches, ils essaient avec des
    amis de mettre en pratique une nouvelle façon de vivre fondée sur une
    vision collective de la société et sur une certaine frugalité. C'est une
    expérimentation sociale. Et c'est pour cela que leur collectif a choisi le
    plateau des Millevaches, un milieu âpre, pauvre, froid et symbole de
    résistance, pour ainsi développer ces liens sociaux tellement
    enrichissants.

    Que pensez-vous des pièces à charge du dossier ?

    - Dès le premier jour, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a
    clamé qu'elle avait beaucoup de preuves à charge. Et puis, en quelques
    jours, ces preuves sont devenues un faisceau de présomptions, c’est à dire
    pas grand chose. Aujourd'hui, son dossier ne tient tellement pas la route
    qu'elle est obligée d’extirper des bibliothèques un livre aux auteurs
    anonymes. C’est vraiment n’importe quoi. Entre temps, heureusement, trois
    jeunes de Tarnac ont été libérés… Il ne reste que Julien et Yldune.
    La police a donné aux journalistes un certain nombre d'éléments à charge
    pour laisser penser qu'elle avait attrapé un gros poisson. Ces éléments
    étaient censés prouver qu'il s'agissait de terroristes. Selon cette
    version, Julien serait un "grand terroriste" parce qu'il n'utilise pas de
    téléphone portable, parce qu'il est soi-disant caché à Tarnac, parce qu'il
    a passé clandestinement la frontière entre le Canada et les Etats-Unis…
    C’est grotesque. Mais ce que le ministère de l'Intérieur ne comprend pas,
    c'est que tous ces indices ridicules ne sont que des éléments du mode de
    vie que les jeunes de Tarnac ont choisi. Julien, pour ne prendre que la
    dernière accusation, ne se déplace qu'en stop, afin de prendre le temps de
    rencontrer et de comprendre les gens. Quant à se "cacher" à Tarnac, c’est
    tout le contraire : le collectif est très intégré au village, c'est grâce
    aux enfants du collectif que l'école se perpétue, ils tiennent l'épicerie,
    le bar-restaurant, le ciné-club... Je suis allé à Tarnac, et ce que j’ai
    vu, c'est beaucoup de travail et beaucoup de discussions. La notion de
    chef n'existe pas, le collectif refusant toute structure hiérarchique.
    Julien ne peut donc pas être "chef de bande", comme le dit Mme
    Alliot-Marie.
    On est totalement dans la logique du marketing de la peur et de la
    manipulation policière. L'idée géniale mise en avant par le procureur
    général, c'est qu'il faut prendre le terrorisme à la base. Il a fait le
    parallèle avec la Bande à Baader, mettant en avant le fait que cette fois,
    les "terroristes" avaient été pris avant qu’ils ne soient véritablement
    des terroristes ! Mais, hélas pour lui, dans le collectif de Julien, il
    n’ont pas trouvé l’ombre d’une arme. Et pendant les six mois de filature
    et en dépit des dizaines de policiers à leurs trousses, ceux-ci n’ont rien
    trouvé de très répréhensible. Quel gâchis d’argent et d’énergie, dépensés
    pour rien, ou uniquement pour le cirque médiatico-policier mis en scène
    par le ministère de l’Intérieur !

    L’enquête de police dit tout de même que Julien et Yldune ont été vus près
    de l'une des lignes de TGV qui a été sabotée, le 7 novembre…

    - Comme ils étaient suivis depuis six mois, les policiers savaient déjà
    tout sur eux. Nous étions tous surveillés, les enfants et les parents.
    Pourquoi alors, s'ils disent savoir que Julien était avec Yldune près de
    cette voie ferrée, ne sont-ils pas intervenus aussitôt ? Ils disent qu'ils
    ont perdu leur trace dans le noir pendant 20 minutes avant de les
    retrouver. Or, il est impossible de saboter une caténaire, à deux, pendant
    un laps de temps aussi court. Les professionnels sont formels. Et comment
    se fait-il qu’en retrouvant leur filature, les policiers n’aient pas
    fouillé leur voiture pour trouver des pièces à conviction ? Bizarre…
    De plus, ce que la police nomme des actes terroristes sont en réalité des
    actes vandalisme. La seule chose sur laquelle ils fondent la procédure
    terroriste est le lien qu'ils établissent entre les sabotages sur les
    lignes TGV et le livre "L'Insurrection qui vient", dont ils affirment sans
    aucune preuve que Julien est l'auteur principal. Dans ce livre, il est
    notamment écrit que la révolte peut passer par le blocage des voies de
    communication. Or, couper les voies de communication, n'est-ce pas ce que
    font régulièrement les cheminots en grève, les pêcheurs ou les camionneurs
    ? Cela fait un demi-siècle que les mouvements de contestation emploient
    cette technique. Et soudain, le ministère de l’Intérieur décide que ces
    actes seront dorénavant des actes terroristes. On marche sur la tête…
    Depuis le début, une autre histoire est connue des policiers mais n’a pas
    été prise en compte. Dès le 9 novembre, soit deux jours avant l’attaque
    policière sur Tarnac, les sabotages ont été revendiqués par des
    écologistes allemands militant contre le transport des déchets nucléaires.
    Ils écrivaient dans leur communiqué qu'ils avaient mis des fers à béton
    sur les lignes des TGV allemandes et françaises pour marquer un grand
    coup. Or, de ce que je sais, pas un policier n'est allé enquêter de ce
    côté là.

    Mais pourquoi alors, selon vous, cet acharnement sur Julien ?

    - Déjà parce que la ministre de l'Intérieur ne veut pas perdre la face en
    libérant une personne qu'elle s’est empressées d’accuser à la légère de
    terroriste. En outre, les idées des jeunes de Tarnac dérangent notre
    ministre, qui sait qu'il y a un ras-le-bol chez les jeunes de la classe
    moyenne qui pourrait s'embraser, comme en Grèce. Je pense que Michèle
    Alliot-Marie cherche à faire un exemple à travers Julien et à tester la
    capacité des Français à réagir à cette nouvelle agression liberticide. Ce
    qu'elle fait ainsi savoir c'est : regardez, si vous osez contester, voilà
    ce qu’il vous arrivera. En prenant pour boucs émissaires des jeunes ayant
    un casier judiciaire vierge, plutôt instruits, de la classe moyenne, elle
    réussit bien son coup en distillant la peur à grande échelle et en prenant
    le rôle de la grande déesse protectrice de tous les malheureux… Espérons
    que les Français ne se feront pas prendre à cette mise en scène.

    Vous êtes ultra présent dans les médias. Dans quel but ?

    - A l'inverse de la ministre de l'Intérieur, dont les équipes n'ont pas
    respecté le secret de l'instruction en accusant d'emblée le collectif,
    nous, les parents des inculpés, nous avions décidé d'attendre la fin des
    96 heures de garde à vue avant de parler à la presse. Nous voulions
    respecter la loi républicaine. Mais après toutes ces déclarations qui
    faisaient de nos enfants des coupables – car d'emblée le ministère de
    l’Intérieur a considéré qu'ils étaient coupables –, imaginez le travail
    qu'on a dû faire pour réparer cette image mensongère, qui, de plus, ne
    respecte pas la présomption d'innocence ! Imaginez comme c'est difficile
    de faire en sorte que les gens changent de point de vue quand, dès les
    premiers jours, Mme Alliot-Marie s’est efforcée de convaincre les Français
    qu'elle les a sauvés d'actes terroristes, dans un contexte de peur
    généralisée ! Par notre travail, les journalistes, en allant à Tarnac, se
    sont rendus compte ensuite par eux-mêmes qu'ils avaient été manipulés,
    voire bernés.

    Vous mêlez, au combat du père qui veut sauver son fils, celui du citoyen
    qui s'insurge contre les pratiques politiques actuelles… Pourquoi ce
    deuxième engagement ?

    - Mon premier objectif, c'est, en tant que père, qu'Yldune et Julien
    sortent de prison le plus vite possible. Car le but de la prison
    préventive, je le répète, dans ce cas, c'est de les casser. Plus courte
    sera cette période de détention, mieux ce sera pour nos enfants, qui
    risquent d'en sortir détruits. Nous sommes plutôt pessimistes, car nous
    voyons bien que Michèle Alliot-Marie et sa police politique mettront le
    paquet pour s’opposer à leur libération. Il faut savoir que lorsque les
    magistrats vont ordonner une enquête, c'est cette même police qui va s'en
    charger. On va donc se retrouver immanquablement confronté au ministère de
    l’Intérieur, et cela peut durer des années. Je pense qu'ils vont tout
    faire pour que cela prenne du temps. La justice est instrumentalisée par
    les policiers, c’en est le parfait exemple. Mais je me battrai tant que
    Julien ne sera pas blanchi de cette infamie et que les pratiques
    policières et du ministère de l’Intérieur ne seront pas remises en
    question.
    Mon deuxième but, c'est de montrer à tous ce que je viens de découvrir :
    que ces lois, qui sont des lois d'exception faites pour al-Qaida et
    consorts, sont utilisées pour des personnes qui ne font que contester une
    politique, un mode de société. J'ai découvert la scandaleuse complicité
    entre la justice et le ministère de l'Intérieur, une complicité plus
    proche d'une république bananière que d'une démocratie en bonne et due
    forme. Ce que je veux dire c'est, d'une part, qu'il doit y avoir respect
    de la constitution française, donc présomption d'innocence et non
    présomption de culpabilité, et, d'autre part, qu'il doit y avoir respect
    des droits de l'Homme, donc que la prison doit demeurer un fait
    extrêmement exceptionnel.
    Moi qui n'avais pas de forte démarche politique dans ma vie, qui votait
    tantôt à droite, tantôt à gauche, en fonction des personnalités
    politiques, qui avais été myope, un peu lâche, je sais désormais ce que je
    vais faire du reste de ma vie. Je vais m'engager contre ces lois
    liberticides : ce sont nous, les hommes et les femmes de 40 à 60 ans, qui
    avons laissé les gens au pouvoir mettre en place ces lois scélérates ;
    c’est à nous, avec l’aide des jeunes, de les faire sauter car elles sont
    contraires à l’esprit de la démocratie française.
    Et puis, je vais mettre toute mon énergie pour que Tarnac continue à
    vivre, car c’est pour moi un symbole merveilleux de résistance au
    totalitarisme mou qui tente de s’installer en France. Merci au peuple de
    Tarnac de nous avoir réveillés.

    Interview de Gérard Coupat par Sarah Halifa-Legrand
    (Mardi 30 décembre 2008)


    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20081230.OBS7792/michele_alliotmarie_cherche_a_faire_un_exemple_a_traver.html
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    Message par bye Sam 3 Jan - 1:01

    Del'antiterrorisme vers la guerre sociale






    DE L'ANTI-TERRORISME...
    Suite à l'opération policière du 11 novembre, contre la prétendue
    « cellule invisible », 9 personnes sont en examen pour « association de
    malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste » - dont deux sont toujours
    en prison, sous régime DPS (Détenu Particulièrement Surveillé). Aussi de
    multiples perquisitions sont effectuées dans toute la France et en
    Belgique. En janvier déjà, la découverte d'un engin incendiaire placé sous
    une dépanneuse de police avait amené à l'incarcération de trois camarades
    pour le même chef d'inculpation. L'éventuelle présence de traces ADN sur
    l'engin serait une fois de plus le seul élément qu'aurait la police.

    Toutes ces personnes sont censées appartenir à la « mouvance
    anarcho-autonome ». Création de toute pièce des ministères de l'intérieur
    et de la justice, cette « nébuleuse »n'est qu'un nouveau visage de
    l'ennemi intérieur. Cette figure épouvantail venant s'ajouter à celles de
    l'islamiste, de l'indépendantiste (corse, basque ou breton), du barbare,
    du fanatique, de l'extrémiste, de la « racaille » de banlieue, du casseur
    des fins de manif... bref une longue liste pour ces représentations qui
    sont censées incarner le « mal », la gangrène au sein de la société. Cette
    construction sert à distiller la peur et, par là, à justifier un des
    outils de régulation de la tension sociale. Les loi et les dispositifs
    sécuritaires - plan vigipirate créé en 1978 et sans cesse renforcé depuis
    1991, Loi sur la Sécurité Quotidienne de 2001, Lois sur la Sécurité
    Intérieure en 2003...-, sous couvert de « lutte contre le terrorisme », se
    multiplient, tout comme, inévitablement, la présence policière sur le
    territoire. Cette peur, répandue à grand renfort de médias, habitue le
    citoyen à une société de contrôle permanent : caméra à chaque coin de rue,
    dossier de fichage - Edvige, Fnaeg (empreinte génétique) - puce RFID,
    biométrie... Si la figure du « terroriste » est une « construction
    étatique », les dispositifs répressifs sont bien réels : fouilles
    généralisées, occupation policière spectaculaire, contrôle et surveillance
    des déplacements et du quotidien de chacun.

    Mais la volonté de l'État dans sa gestion anti-terroriste de la société va
    plus loin. Il ne s'agit pas seulement de réprimer la subversion la plus
    « radicale », mais surtout de déployer un arsenal de contrôle sur une
    population entière. La peur distillée massivement au citoyen, qui tremble
    pour sa tranquillité, doit s'immiscer chez tous les récalcitrants à cette
    société, mais d'une toute autre manière. L'État fait planer la menace de
    la prison, avec traitement d'exception, pour ceux qui ne se contenteraient
    pas des formes autorisées de la contestation, ou de la survie imposée.
    Seules les revendications « raisonnables », suivant les chemins
    traditionnels de la politique, sont autorisées. Dans le même temps, les
    attaques contre les grévistes se multipliant, l'État se veut ferme et
    lance un avertissement à tous ceux et celles qui agissent dans les
    établissements scolaires, professionnels, dans la rue, les champs, les
    ports, les cités, en rupture du train-train habituel des partis ou des
    syndicats. Quand les formes de lutte ou la portée critique de l'action ne
    respectent pas le cadre légal, elles sont ou pourront-être qualifiées de
    « terroristes », et traitées comme telles.

    Cette offensive répressive n'arrive pas par hasard. Les États, en pleine
    crise économique, n'ont plus les ressources nécessaires pour maintenir la
    paix sociale : inflation des prix, stagnation des salaires, suppression
    progressive des allocations... Ils se recentrent sur un aspect purement
    répressif : augmentation des moyens alloués à la police et à l'armée,
    réformes du système scolaire allant vers toujours plus de fichage et de
    contrôle, renforcement des surveillances aux frontières, construction et
    modernisation des prisons et asiles... Depuis quelques décennies, le
    capitalisme « libéral » atteint les limites de son expansion. Mais ces
    entreprises coûtent de plus en plus, notamment sur le plan social. Les
    politiques gouvernementales ne se parent plus de redistribution pour
    masquer leurs gestions patronales, et il est évident pour la plupart des
    pauvres que l'État et le patronat n'agissent que pour défendre leurs
    intérêts. Les derniers résultats des élections syndicales, massivement
    ignorées, semblent bien rendre compte d'un essoufflement des dispositifs
    de cogestion (partis, syndicats, assistance sociale). Le système fait
    l'objet de nombreuses critiques. Ainsi, des pratiques tels les blocages
    (notamment des flux économiques et des transports), les occupations et
    réquisitions (institutions, usines, bâtiments vides...), les sabotages
    (outils de travail, transports, dispositifs de contrôle...), les fraudes,
    vols, auto-réductions, manifestations sauvages, affrontements avec les
    forces de l'ordre... se retrouvent partie intégrante des luttes actuelles.
    Les contradictions du capitalisme étant de plus en plus flagrantes, l'État
    attaque massivement ses opposants et ceux qui le critiquent. L'arsenal
    répressif s'abat sur une population de plus en plus large. Le principal
    objectif de la répression étant de neutraliser les luttes et les révoltes,
    le repli défensif apparaît comme l'exacte réaction souhaitée par le
    pouvoir. Il est alors impensable pour nous, exploités d'ici et d'ailleurs,
    d'abdiquer.

    ...VERS LA GUERRE SOCIALE

    Ainsi, auront lieu plusieurs discussions autour des quelques pistes de
    réflexion lancées dans ce texte :
    - à Montpellier, à la Librairie Scrupules [26, rue du Fbg de Figuerolles],
    le mercredi 14 janvier à 19h.
    - au Vigan, au local Casa Nostra [rue de la Forge], le jeudi 15 janvier à
    18h.
    - à quelques kilomètres de St Jean du Gard, à la yourte de La Borie [dir.
    St Etienne VF], le vendredi 17 janvier à 19h.
    - à Ganges, au Transfo [rue de l'Albarède], le vendredi 23 janvier à 19h.
    - à La Vieille Vallette [30160 Robiac Rochessadoule], le mardi 27 janvier à
    18h.
    - à Avignon, date et lieu à préciser...


    mail : collectifencevennes(at)no-log.org
    site : http://lapicharlerie.internetdown.org/
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    Message par bye Mer 7 Jan - 8:05

    Yldune Lévy reste en prison


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    Sabotages SNCF: Yldune Lévy reste en
    prison



    La cour d'appel de Paris a refusé mardi sa remise en liberté. Mise en examen
    dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV, elle est incarcérée à
    Fleury-Mérogis depuis mi-novembre.


    La cour d'appel de Paris a refusé aujourd'hui la remise en liberté d'Yldune
    Lévy, compagne de Julien Coupat, mise en examen dans l'enquête sur les
    dégradations contre des lignes ferroviaires à grande vitesse.
    La chambre de l'instruction de la cour d'appel a suivi les réquisitions du
    parquet général qui demandait qu'une décision d'un juge des libertés et de la
    détention (JLD) s'opposant à la remise en liberté de la jeune femme soit
    confirmée.
    Le JLD avait justifié sa décision par le fait qu'Yldune Levy n'avait pas
    encore été interrogée par le juge d'instruction chargé de l'enquête, Thierry
    Fragnoli. Sa première audition par le magistrat depuis sa mise en examen est
    prévue jeudi après-midi, selon son avocat, Me Steeve Montagne.
    (Source AFP)
    http://www.liberation.fr/societe/0101309869-sabotages-sncf-yldune-levy-reste-en-prison
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    Message par bye Mer 7 Jan - 18:35

    Samedi 10 - Deuxième réunion publique du "comité de sabotage de l'anti-terrorisme"



    Samedi 10 janvier 2009 à 17h Paris / Ile-de-France

    Deuxième réunion publique du "comité de sabotage de l'anti-terrorisme"

    à Montreuil à la Parole Errante,9 rue François Debergue,
    (1ere a gauche sur l'avenue Gabriel Peri).
    métro Croix de Chavaux


    ou l'on s'organisera entre autre pour,
    - du 15 au 25 Janvier, 10 jours d'agitation contre les lois antiterroristes
    - le 31 janvier, manifestation nationale à Paris

    - plus d'info sur les affaires anti-terro :
    http://www.soutien11novembre.org
    http://infokiosques.net/mauvaises_intentions


    ---
    le texte appelant à la première réunion :
    ---

    Communiqué du collectif parisien de soutien aux inculpés du 11 novembre à Tarnac

    11 novembre au matin, les usagers du rail sortent de la terreur : on
    vient d'arrêter les « commandos anti-TGV ». Michèle A.M. parade, sa belle prise est exposée par les médias, embarqués depuis le début dans l'opération.
    Deux jours plus tard, on semble plutôt reprocher aux interpellés
    d'avoir eu « l'intention » de commettre de tels actes. Ainsi allaient-ils finalement pouvoir devenir une sorte de « cellule », appartenant à une «nébuleuse », qui s'en serait, tôt ou tard, pris aux vies humaines.
    Magie de l'antiterrorisme : à mesure que les faits se dématérialisent,
    l'affaire s'aggrave.

    La lutte antiterroriste ne s'intéresse pas tant aux actes qu'aux
    sujets qui pourraient les commettre. Un sujet, cela se fabrique. A partir de vies bien réelles, avec leurs particularités, leurs habitudes, leurs liens.
    Ces liens constituent d'ailleurs un objet d'investigation privilégié.
    C'est ainsi que la police construit une « mouvance », un « réseau », ou n'importe quel autre chien de mot signifiant une appartenance diffuse.
    Ce type d'objet a toujours convenu aux méthodes de la flicaille. Il offre un caractère inépuisable qui fait tout son charme. Les enquêtes n'ont plus de fin, elles sont extensibles à volonté, la menace est permanente,omniprésente.

    Fabriquer un sujet terroriste, cela consiste en des procédures
    concrètes.
    Annoncer des menaces futures, leur fabriquer des appellations. Faire arrêter neuf personnes au petit matin, par des flics cagoulés, armés jusqu'aux dents. Les conduire dans des locaux spéciaux. Là, les garder quatre jours en cellule. Quatre jours ponctués d'interrogatoires nombreux et interminables, aux termes desquels n'importe qui serait prêt à avouer que sa grand-mère a conçu les attentats contre le World Trade Center.
    Pas d'avocat, si ce n'est à la fin, quand on aura eu le temps de les
    questionner sur ce qui est essentiel dans cette affaire : ce qu'ils
    vivent, ce qu'ils lisent, qui ils fréquentent, avec qui ils baisent.
    Il faut savoir s'ils ont manifesté, un jour, à Vichy, s'ils ont compris
    ou commis quelque ouvrage et pourquoi ils n'habitent pas, seuls, dans un appartement, mais vivent et s'organisent ensemble. Il n'y a plus alors qu'à extraire de cela les éléments adéquats et les retraduire dans le jargon de l'antiterrorisme. Produire ainsi, assortie de détails pittoresques, l'image de neuf clandestins, organisés en cellule, disposant d'un chef, et s'abreuvant d'un manuel de lutte armée.

    Qu'importe que le fameux bréviaire secret se trouvât déjà en possession de plusieurs milliers de lecteurs, qui avaient pu se le procurer dans n'importe quelle librairie. Qu'importe qu'il fût impossible même aux journalistes venus accréditer cette thèse de confirmer tant soit peu ce portrait de clandestins reclus, coupés du monde. Le terme de « terrorisme» a le pouvoir de changer l'eau en vin, et pour ceux à qui on l'applique,chaque aspect de l'existence devient l'objet de soupçons si ce n'est une preuve accablante.

    La réalité à partir de laquelle on a construit ici des terroristes,
    cette réalité, la justice peut toujours la trouver criminelle ; pour notre part,nous trouvons encore heureux que 3000 personnes s'opposent physiquement à la tenue d'un sommet ministériel sur l'immigration à Vichy, et honorable d'être solidaires de ses amis en garde à vue.

    La SNCF recensait en 2007 vingt-sept mille actes de malveillance
    contre son réseau ferré. Le sabotage à proprement parler est un acte encore banal, dans toute grève bien menée - et le mouvement cheminot de l'automne dernier est encore venu le rappeler. Pour autant, et malgré la vive terreur que semble provoquer un blocage efficace du trafic ferroviaire, on n'avait pas encore brandi, dans de tels cas, la catégorie « terroriste »,et l'arsenal judiciaire et policier exceptionnel qui l'accompagne. Ce qui s'est passé le 11 novembre est une provocation objective, qui a valeur de test. Il va de soi que si l'affaire s'éteint doucement dans le silence,tandis que croupissent en prison ceux qu'on a si grossièrement désignés à la vindicte universelle comme terroristes, rien n'empêchera que ce silence soit interprété comme un assentiment général donné au procédé, et à
    ses applications à venir. Ici, comme en Italie, en Allemagne, aux
    Etats-Unis, il est clair que l'antiterrorisme n'est pas une série de lois
    d'exception que chaque pays s'accorde mais bien la base d'un nouveau régime de gouvernement mondial.

    Nous annonçons la création d'un comité de soutien à Paris. Il visera
    à soutenir matériellement et moralement les 9 personnes arrêtées le 11 novembre, dont 2 sont encore aujourd'hui en prison.

    Il s'engage dans une défense commune, de l'ensemble des arrêtés,
    quelque soit leurs chefs d'inculpation. Il refusera de communiquer plus particulièrement sur telle ou telle personne. Il ne perdra pas de temps à s'étendre sur la réalité des faits qui leur sont reprochés, et donc sur la question de l'innocence ou de la culpabilité des inculpés. Le comité de soutien se donne pour principe de refuser la présence des média à ses réunions, et s'autorisera à communiquer avec eux selon ses propres termes et conditions.

    Plus que le soutien aux neufs mis en examen, le comité vise à tout
    faire pour que la machine antiterroriste - qui s'était mise en marche bien avant ce jour-là - ne puisse pas continuer son travail d'écrasement dans l'assentiment général. Cela passe par l'attaque du montage politique et médiatique visant la création d'un nouvel ennemi de l'intérieur : la «mouvance anarcho-autonome ». Le comité affirme son soutien aux 6 personnes prises depuis, janvier 2008 dans le tourbillon judiciaire qui accompagne cette fabrication - tous sont mis en examen dans le cadre d'une instruction antiterroriste : Ivan et Bruno pour avoir transporté des fumigènes artisanaux, Isa et Farid pour avoir convoyé du chlorate et des plans d'établissement pénitentiaire ; Juan, Isa et Damien sont aussi
    soupçonnés d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police, et
    sont pour cela incarcérés depuis plusieurs mois sous le coup des assises antiterroristes.

    L'objectif immédiat du comité est la libération de toutes les
    personnes incarcérées et la fin des poursuites judiciaires à l'encontre des inculpés.
    _____________________________________________
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    Message par bye Mer 7 Jan - 21:48

    Non à la banalisation des législations
    d'exception !,
    par Michel Terestchenko

    Au cours d'un colloque
    qui se tint à Berlin à la fin des années 1990, le professeur de droit Günther
    Jakobs recommandait que nos sociétés démocratiques établissent une distinction
    entre le droit pénal des citoyens et le droit pénal de ceux qu'il appelle "les
    ennemis de l'ordre public" : "Celui qui veut être traité comme une personne,
    expliquait-il, doit de son côté donner une certaine garantie explicite qu'il va
    se comporter comme une personne. Si cette garantie fait défaut, ou même si elle
    est formellement refusée, le droit pénal n'est plus la réaction de la société
    contre l'un de ses membres, mais devient la réaction contre un
    ennemi."

    Une telle distinction, qui entend légitimer l'instauration d'une
    législation de combat, présuppose que tout citoyen soit en mesure d'apporter la
    preuve que son comportement - non ses actes, serait-il simplement soupçonné de
    les avoir commis - ne constitue pas une menace potentielle pour la société. Si
    l'on devait suivre une telle recommandation, s'instaurerait un ordre du soupçon
    généralisé auquel personne ne pourrait échapper, mettant en cause la présomption
    d'innocence et les principes fondamentaux de notre conception du droit.
    S'agit-il là de simples divagations d'un universitaire, conduisant à appliquer à
    tout citoyen la distinction établie par le juriste Carl Schmitt entre l'ami et
    l'ennemi ?

    Il y a, hélas, tout lieu de craindre que non si l'on considère
    l'évolution des mentalités gouvernementales et des pratiques judiciaires. Je
    parle ici de la France, non de l'Allemagne. On en voit un triste exemple dans le
    sort réservé à Julien Coupat et à sa compagne, Yldune Lévy. Tous deux ont été
    incarcérés, le 16 novembre 2008, avec plusieurs membres d'une prétendue "cellule
    invisible", pour leur responsabilité présumée dans le sabotage contre les lignes
    TGV, qualifiée d'"entreprise terroriste", mais ils sont les seuls à être
    aujourd'hui encore maintenus en détention sans qu'aucune preuve formelle ait pu,
    semble-t-il, être apportée à leur participation à cette action. Une action, au
    reste, qui, en seraient-ils responsables, ce qui n'est pas établi, ne relève
    nullement de l'intention de faire régner la terreur par un attentat contre des
    civils innocents, sauf à tomber dans une lamentable et effrayante dérive
    sémantique. C'est pourtant là le point décisif, car c'est principalement sur la
    base de cette qualification des faits que la chambre de l'instruction de la cour
    d'appel de Paris a décidé, vendredi 26 décembre, de maintenir Julien Coupat en
    détention préventive. Quant à Yldune Lévy, elle n'a toujours pas été auditionnée
    par un juge d'instruction, un mois et demi après son arrestation.

    A
    l'origine de cette étrange rigueur, une circulaire, datée du 13 juin 2008, de la
    direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la justice, qui
    s'inquiète de la "multiplication d'actions violentes commises sur différents
    points du territoire national susceptibles d'être attribuées à la mouvance
    anarcho-autonome". Il est demandé aux parquets d'"apporter une attention
    particulière à tous faits (des inscriptions - tags - jusqu'aux manifestations de
    soutien à des étrangers en situation irrégulière) pouvant relever de cette
    mouvance afin d'en informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste
    du parquet du tribunal de grande instance de Paris pour apprécier de manière
    concertée l'opportunité d'un dessaisissement à son profit". Dans un communiqué
    intitulé "La direction des affaires criminelles voit des terroristes partout"
    (26 juin 2008), le Syndicat de la magistrature soulignait le risque que cette
    circulaire pouvait faire courir, celui "de permettre une extension quasi
    illimitée d'une législation d'exception" et "de renforcer la répression à
    l'encontre des différents acteurs du mouvement social". Une inquiétude
    aujourd'hui amplement justifiée par les faits.

    Nous apprenons, en effet,
    que Julien Coupat et Yldune Lévy, incarcérés l'un à la prison de la Santé et
    l'autre à Fleury-Mérogis, sont traités comme des détenus particulièrement
    surveillés (DPS), auxquels s'appliquent des mesures de précaution liées à leur
    prétendue dangerosité.

    C'est ainsi que, selon une révélation du Canard
    enchaîné du 17 décembre, "depuis un mois, à la maison d'arrêt des femmes de
    Fleury-Mérogis, la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la
    cellule d'Yldune Lévy, présumée d'"ultragauche" saboteuse de caténaires SNCF
    (...). Officiellement, c'est "pour la protéger d'elle-même". En réalité, comme
    le concèdent des juges en privé, il s'agit d'abord d'"attendrir la viande" de
    cette "dangereuse terroriste"".

    A la question posée par le journal
    Libération (11 décembre) : "Comment s'expriment leurs velléités terroristes ?",
    le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste,
    a répondu : "De par leur attitude et leur mode de vie."

    Avec l'altération
    des rythmes de sommeil, c'est ainsi une des méthodes de privation sensorielle
    utilisée à grande échelle par les forces américaines dans le cadre de la "guerre
    contre la terreur", qui serait employée en France à l'endroit d'une personne
    présumée innocente. Le but est toujours le même : briser la résistance psychique
    du détenu. Or de telles pratiques, dont la capacité destructrice est indéniable,
    sont qualifiées, en droit international, d'actes de torture. C'est à ce titre
    qu'elles font l'objet d'une prohibition inconditionnelle.

    Nul besoin
    d'entrer dans le fond du dossier ni d'être lié à la mouvance de l'ultragauche
    pour dénoncer et condamner ces méthodes dont l'apparition et la légitimation
    sont inévitables dans une société où le discours de la menace et de la peur
    conduit à bafouer les règles de la justice ordinaire. A quoi bon s'indigner de
    la législation d'exception mise en oeuvre par l'administration Bush à Guantanamo
    sur des centaines de prétendus terroristes si nous entrons à notre tour dans la
    même régression, serait-elle de moindre gravité, à la faveur d'un consensus plus
    ou moins tacite ? Au-delà de décisions de justice qui éveillent, pour le moins,
    notre perplexité - même si nous ne savons pas tout et qu'une certaine prudence
    s'impose -, au-delà du traitement carcéral réservé à ces détenus, qui sont
    toujours, faut-il le rappeler, présumés innocents, et qui soulève notre
    indignation, au-delà même du développement de l'esprit sécuritaire dont nous
    devons refuser les pièges parce qu'il ébranle la garantie que la démocratie doit
    apporter à la défense des libertés publiques fondamentales, c'est d'abord la
    "métaphorisation" de la notion de terrorisme qu'il faut rejeter
    absolument.

    Lorsque le langage cesse d'établir et de garantir notre
    relation de confiance avec le monde, il y a tout lieu de craindre que la société
    vacille dans son ensemble. La justice en particulier. Notre devoir de vigilance
    a dans les temps présents, ici et ailleurs, trouvé assez de raisons de s'exercer
    pour que nous exigions que notre démocratie demeure respectueuse des principes
    qui la constituent et qu'aucune forme de torture, serait-elle psychologique, ne
    s'exerce à l'endroit de quiconque. Au surplus, l'extension immodérée de la
    justice d'exception est une dérive dont personne ne peut désormais être assuré
    qu'il n'en soit un jour victime.

    Michel Terestchenko est philosophe et
    auteur "Du bon usage de la torture" (La Découverte, 216 p., 15
    euros).



    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/06/non-a-la-banalisation-des-legislations-d-exception-par-michel-terestchenko_1138426_3232.html

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