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    Substances préoccupantes dans des produits du quotidien

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    Substances préoccupantes dans des produits du quotidien

    Message par bye le Dim 29 Déc - 14:05

    Substances préoccupantes dans des produits du quotidien
    http://www.quechoisir.org/alimentation/securite-hygiene/communique-substances-preoccupantes-dans-des-produits-du-quotidien-la-verite-est-cachee-aux-consommateurs
    La vérité est cachée aux consommateurs !
    A quelques jours de la rentrée et des achats multiples et variés qu’elle entraîne (vêtements, fournitures scolaires, etc), l’UFC-Que Choisir publie(1) les résultats alarmants d’une enquête sur 40 produits du quotidien qui démontre un non-respect flagrant des professionnels vis-à-vis de leurs obligations en matière d’information des consommateurs sur les substances chimiques les plus préoccupantes (règlement REACH(2)). Sur cette base, l’association exige un renforcement immédiat de la réglementation européenne.
    Les autorités sanitaires européennes ont prévu de passer au crible 138 substances chimiques considérées comme « extrêmement préoccupantes »(3), qui restent encore autorisées, par exemple dans les matières plastiques, synthétiques ou dans les objets en cuir, mais dont l’utilisation pourrait à terme être interdite. Dans cette attente, le règlement REACH oblige les professionnels à informer les consommateurs qui le demandent, sur la présence éventuelle de ces substances dans leurs produits(4). L’UFC-Que Choisir a voulu vérifier si les professionnels jouent le jeu de la transparence, en écrivant aux distributeurs ou aux fabricants de 40 produits de grande consommation contenant des matières plastiques ou du cuir (cartables et fournitures scolaires, bavoirs de bébé, rideaux de douche, accessoires informatiques, vêtements, etc.).
    Parallèlement, des analyses ont été menées en laboratoire pour rechercher la présence de 15 de ces substances qui sont encore couramment utilisées, malgré les risques potentiels qu’elles présentent (10 phtalates employés comme assouplissant du plastique, mais toxiques pour la reproduction, 4 retardateurs de flammes dont certains sont des perturbateurs endocriniens, ainsi que le chrome VI qui est utilisé dans le tannage du cuir, mais qui est cancérogène et peut provoquer des allergies).
    Or, qu’il s’agisse des tests épistolaires ou des tests en laboratoire, les résultats sont consternants :
    Tests en laboratoire
    Des substances préoccupantes dans 9 produits sur 40 ! Sur les 40 produits testés, nos analyses ont mis en évidence la présence de ces substances préoccupantes dans près d’un quart d’entre eux. Nous avons par exemple retrouvé dans le revêtement plastique de la sacoche d’ordinateur portable « Urban factory », pas moins de 4 substances préoccupantes différentes (trois phtalates et un retardateur de flamme) ! Le revêtement du porte-monnaie « Lady Milliards », contient la dose record de 20% de DEHP, un phtalate qui est un perturbateur endocrinien et toxique pour la reproduction. Quant au bavoir pour enfants en PVC de la marque « U », il recèle un retardateur de flamme chloré (SCCP) que l’on n’aurait jamais dû retrouver dans un produit neuf, puisque cette substance est désormais interdite !
    Ignorance ou mensonge
    Les consommateurs n’ont pas accès à la vérité ! Malgré la présence avérée de ces substances dans 9 produits, aucun des professionnels interrogés n’a fait mention de leur présence ! Sur 43 distributeurs et fabricants, 6 d’entre eux n’ont pas répondu, quant aux 37 qui nous ont écrit, leurs réponses sont le plus souvent insatisfaisantes, voire faussement rassurantes. S’agissant en particulier des produits dans lesquels nous avons mis en évidence la présence de ces molécules, 10 professionnels pêchent par ignorance ou mensonge : Amazon, Auchan, Boulanger, Bricorama, Conforama, Fly, Galeries Lafayette, Maisons du Monde, Magasins U et Urban factory ! Au final, seules 3 enseignes, Gémo, La Halle aux chaussures et Okaïdo, ont répondu de façon réellement satisfaisante, joignant en outre à leur réponse un bulletin d’analyse attestant de l’absence de ces molécules.
    L’UFC-Que Choisir conteste le principe même de cette disposition réglementaire, véritable parcours du combattant informatif. Faire peser sur des consommateurs non experts, la responsabilité de s’informer sur un sujet de santé publique par nature très complexe, n’est pas acceptable. Un étiquetage des produits s’impose pour que les consommateurs puissent exercer leur choix en toute connaissance de cause au moment de l’achat.
    Soucieuse de garantir l’information et la sécurité des consommateurs, l’UFC-Que Choisir intervient auprès des pouvoirs publics nationaux et européens et demande :
    • A la DGGCRF, de diligenter une enquête afin de vérifier que le bavoir pour bébé en PVC souple imprimé « U tout petit » a bien été retiré du marché depuis notre enquête, et le cas échéant d’exiger son retrait immédiat ;
    • La mise en œuvre sans délai d’un étiquetage obligatoire, simple et intelligible, sur tous les produits de consommation, permettant d’informer les consommateurs sur la présence des substances « préoccupantes » recensées par REACH.

    (1) Résultats détaillés dans le Que Choisir n° 517 de septembre 2013 et sur www.quechoisir.org
    (2) REACH (en anglais : Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals), règlement européen du 18 décembre 2006, renforçant la législation européenne en matière d’autorisation et d’utilisation des substances chimiques.
    (3) Substances officiellement classées comme « extrêmement préoccupantes’ » par l’Union européenne et figurant dans une liste revue tous les 6 mois (celle-ci en compte 144 depuis le 20 juin 2013).
    (4) Il suffit d’écrire au fabricant ou au distributeur en lui posant la question sur la présence des molécules figurant sur la liste européenne Reach des substances extrêmement préoccupantes. Celui-ci est tenu de répondre dans un délai de 45 jours. En particulier, dans le cas d’une présence à plus de 0,1%, le professionnel est tenu de le signaler au client et d’assortir sa réponse de conseils afin que l’objet ne fasse courir aucun risque à l’utilisateur.
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    Re: Substances préoccupantes dans des produits du quotidien

    Message par bye le Dim 29 Déc - 14:08

    Les allergies alimentaires au confluent des gènes, de l'environnement et du développement
    http://www.i-dietetique.pro/?action=articles&id=8866

    24 janvier 2012
    Les 20 ou 30 dernières années ont vu une augmentation mondiale de l'incidence d'un certain nombre de maladies (asthme, obésité, diabètes et troubles inflammatoires intestinaux), particulièrement dans les pays occidentaux. Quoique bien distinctes selon certains aspects, ces maladies ont un trait fondamental en commun: elles sont au confluent des gènes, de l'environnement et du développement. Autrement dit, elles apparaissent chez des individus présentant des prédispositions génétiques, qui sont exposés à des signaux environnementaux à des moments critiques de leur vie, le cas typique étant tôt après la naissance. Ce trait fondamental définit les maladies humaines complexes.
    Pourquoi les maladies complexes connaissent-elles un essor aussi important et aussi rapide ? De par l'enchevêtrement des facteurs génétiques, environnementaux et liés au développement dans la pathogénie de ces maladies, les réponses ne sauraient être simples. L'échelle temporelle du phénomène est telle que les explications génétiques semblent insuffisantes. L'importance majeure du facteur immunologique ayant été démontrée dans le cas de ces maladies, on a plutôt posé l'hypothèse que leur essor reflète un déséquilibre dans le fonctionnement du système immunitaire dû à l'absence des signaux environnementaux adéquats. Les conditions dans lesquelles le système immunitaire opère actuellement sont très différentes de celles qui ont conditionné son évolution.
    On sait maintenant que le développement d'un système immunitaire efficace nécessite non seulement un programme endogène inscrit génétiquement mais également des signaux environnementaux émanant du monde microbien qui vit à l'intérieur et à l'extérieur de nous. Que les bactéries puissent agir à la fois comme pathogènes et comme des régulateurs primordiaux de l'homéostasie immunitaire est une notion capitale de l'Hypothèse Hygiéniste selon laquelle les signaux émis par le microbiome sont essentiels à la bonne maturation, au bon développement et fonctionnement à long terme des immunités. Le renforcement de l'hygiène et l'utilisation généralisée des antibiotiques et des vaccinations pourraient être responsables des altérations du microbiome impliqué pour une grande part dans le dysfonctionnement immunitaire qui sous-tend les maladies complexes. La spécificité de chaque maladie peut alors être déterminée par la configuration génétique et les circonstances dans lesquelles chaque individu est exposé aux stimuli environnementaux qui augmentent ou diminuent les risques d'être atteint.
    L'allergie alimentaire, authentique maladie complexe, connaît effectivement un essor que certains auteurs scientifiques et une bonne partie de la presse grand public considèrent comme une véritable "épidémie". En réalité, l'ampleur et l'origine du phénomène ne sont pas claires du fait que cette hausse des allergies alimentaires a probablement des causes multiples et variées: une hausse effective parallèle à celle constatée pour d'autres maladies complexes, des diagnostics basés sur des examens qui ne font pas la différence entre les allergies et d'autres disfonctionnements alimentaires, une plus grande conscience du problème chez les médecins, les patients et leur famille. Il est compréhensible que ce dernier facteur pèse très lourd. Une allergie clinique sévère chez un enfant prend une place énorme dans la vie quotidienne de toute la famille, d'autant que les symptômes sont souvent inquiétants, parfois dramatiques voire mettent ses jours en danger. S'ajoutent à ces préoccupations des implications à long terme importantes et de véritables casse-tête biologiques.
    Au niveau immunologique, les aliments occupent une niche spéciale car ils sont les premières substances étrangères auxquelles le système immunitaire est exposé, et ce, en grandes quantités au moment même où les schémas de réponse immunitaire s'établissent pour la vie. Un dérèglement dans la réaction à la nourriture (qui se manifeste de manière caractéristique par la production d'anticorps IgE, point de repère d'une "sensibilité" alimentaire) est le signal typique d'une propension génétique à produire des réactions allergiques et d'un manque de servomécanismes adéquats pour tempérer ces réactions. Plus important encore, des altérations précoces de la réponse immunitaire déclenchée par les aliments peuvent ouvrir la voie à d'autres réactions allergiques envers des éléments environnementaux inoffensifs comme les pollens, ou chez certaines populations augmenter les risques d'asthme plus tard dans la vie.
    Finalement, certaines sensibilités alimentaires (avant tout, celle aux arachides) sont étonnantes et déconcertantes parce que les aliments concernés ne font pas partie des premiers qu'on donne aux enfants. Au vu de tout cela, il est urgent de définir la véritable prévalence des allergies alimentaires et leurs mécanismes. Un tel effort servirait la société comme la science.
    (Par Donata Vercelli, Professeur à l'Université d'Arizona à Tucson aux Etats-Unis - Colloque « Les alimentations particulières » organisé par l'Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires (OCHA) - 19 janvier 2012)
    Source : APRIFEL
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    Re: Substances préoccupantes dans des produits du quotidien

    Message par bye le Dim 29 Déc - 14:09

    La vision d’une saine alimentation et son environnement
    http://www.journalexpress.ca/Chroniques/Bien-Vivre/2011-09-16/article-2751457/La-vision-d%26rsquo%3Bune-saine-alimentation-et-son-environnement/1
    Considérant le taux d'obésité et d'embonpoint, une équipe a créé le guide «Ensemble, mangeons bien, fêtons vert !», qui incite les organismes à organiser des événements populaires avec un menu santé.
    Publié le 16 Septembre 2011
    Par Micheline Séguin Bernier M.Sc., Dt.P., nutritionniste
    Parler de saine alimentation doit se référer à une alimentation équilibrée où des aliments à haute valeur nutritive sont préférés à des aliments que l’on consomme occasionnellement qui seront appelés des aliments d’exception. Je vous en reparlerai dans une prochaine chronique.
    Plusieurs projets de recherche active sont en cours de réalisation ou sont réalisés pour nous permettre de mieux saisir l’impact d’une saine alimentation sur notre environnement. Dernièrement, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) publiait le rapport sur le dossier « Urbanisme et promotion de la santé ». Aussi, le guide « La zone-école et l’alimentation : des pistes d’action pour le monde municipal », résultat du projet de recherche en collaboration entre l’ASPQ et le Réseau québécois de Villes et Villages en santé (RQVVS) visant l’amélioration de l’environnement alimentaire autour des écoles (www.aspq.org sous la rubrique Publications) est disponible depuis peu. Il présente, de façon succincte, quelques possibilités qui s’offrent aux municipalités qui veulent faire un pas de plus pour améliorer l’environnement alimentaire des jeunes, et ce, en limitant la présence de restaurants rapides autour des écoles, le tout dans un objectif de promotion de la santé et du bien-être publics, en fonction d’une saine planification de l’implantation des usages commerciaux. Il s’agit d’un guide à vocation environnementale et urbanistique.
    La semaine dernière, j’avais l’opportunité d’assister au lancement du document : « Ensemble, mangeons bien, fêtons vert !» Ce Guide est écrit pour les organismes de différents milieux qui désirent protéger la santé de leur monde et de leur planète. Une des auteures nous rappelait que la fréquence de l’obésité est en augmentation un peu partout dans le monde, chez les adultes comme chez les enfants, à un point tel que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié la situation d’épidémie, voire de pandémie. Elle a d’ailleurs enjoint toutes les nations à entreprendre des actions vigoureuses afin de prévenir et contenir l’épidémie, car l’obésité contribue au fardeau des maladies chroniques à l’échelle mondiale.
    Ainsi, au Québec, 57 % de la population accuse un excès de poids (35 % embonpoint et 22 % obésité). En contrepartie, la quantité de malbouffe vendue à l’épicerie, dans les restaurants et même fournie lors d’événements communautaires ne cesse d’augmenter…
    Devant ces données plus qu’inquiétantes, la nécessité de mettre en place des moyens concrets pour cesser d’entériner la malbouffe partout s’impose de plus en plus. Nous avons tous dans nos divers milieux la responsabilité collective de favoriser l’amélioration et le maintien de la bonne santé de notre population.
    C’est dans cette optique qu’est venue l’idée de produire un guide pour les organismes communautaires et les municipalités. Un guide pour amorcer un changement dans l’offre alimentaire lors de l’organisation d’activités et pour aider dans la planification des menus, santé bien sûr.
    Que ce soit pour un événement sportif, pour un groupe de soutien aux familles, pour une activité communautaire, une fête de quartier ou autres, ce guide permet de changer l’offre de hot-dog, de frites et de boisson gazeuse habituelle, à une offre plus respectueuse de la santé de nos gens. Par exemple, au Cégep de Drummondville, depuis deux ans, lors de la rentrée scolaire un repas est organisé. À la demande des étudiants, on y sert des sandwiches au fromage, des épis de maïs, des fruits et des jus. C’est un vif succès.
    Ce guide s’adresse donc à tous les organismes sportifs, communautaires, municipaux ou autres, qui décident d’organiser une fête populaire pour son milieu, un repas de clôture d’une saison sportive, une inauguration quelconque, le début d’une nouvelle année et j’en passe. C’est d’ailleurs ces activités qui contribuent au dynamisme d’une ville, d’un village, d’un milieu.
    Vous y retrouverez les principes de l’alimentation respectueux de la santé des gens, les notions d’hygiène et de salubrité de base nécessaires lors de la préparation de repas pour une collectivité, une section vous permettant d’organiser votre activité dans le respect de l’environnement et enfin une panoplie de recettes standardisées pour 25, 50, 100 et 200 personnes. Vous retrouverez dans ces recettes : potage, légumes d’accompagnement, plats principaux et desserts. Pour chacune, la valeur nutritive, l’équivalence en portions du guide alimentaire canadien ainsi que le coût approximatif par portion ont été calculés. Et finalement, vous aurez accès à divers outils nécessaires lorsque l’on cuisine tel que les tables de conversion, un lexique culinaire et la liste des allergènes alimentaires.
    Nous sommes fiers de ce guide «Ensemble, mangeons bien, fêtons vert!», nous savons qu’il vous sera utile et qu’il vous permettra de continuer de fêter avec vos gens tout en sachant que vous aussi vous faites votre part pour protéger leur santé.
    Pour sa part, un représentant du Service du développement durable et de l’environnement de la ville de Drummondville nous expliquait les impacts importants en lien avec le volet environnemental. L’empreinte écologique est importante lors d’organisation d’activités afin de faire de nos réunions, de nos activités publiques et de nos loisirs des événements écoresponsables. C’est dans cette perspective que le guide nous aide à réaliser un événement dans une démarche écoresponsable.
    Vous pouvez vous procurer ce guide en vous référant à l’adresse www.csssdrummond.qc.ca sous la rubrique « Informations générales – Communiqués et publications ».
    Si vous avez des commentaires, des questions, des sujets qui pourront alimenter les prochaines chroniques, vous pourrez nous les faire parvenir à msb2010@live.ca.
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    Re: Substances préoccupantes dans des produits du quotidien

    Message par bye le Dim 29 Déc - 14:11

    Aliments : une source de produits dangereux ?
    http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/medecine-1/d/_1227/c3/221/p1/#xtor=RSS-9
    16/11/2011
    Nos aliments participent à la construction de notre organisme, leur qualité est donc essentielle ! Pesticides, antibiotiques, phtalates ou bisphénol, que consommez-vous réellement et quels sont les risques ?
    L’humanité doit faire face à un double problème : nourrir l’ensemble de la population en utilisant des moyens industriels pour faire face à la demande, mais aussi la nourrir de façon qualitative sans la rendre malade. Les produits alimentaires que nous trouvons sur le marché peuvent contenir des substances non naturelles, liées aux pratiques agricoles, à la pollution de l’environnement ou aux emballages alimentaires.
    Dans ce dossier, retrouvez les différents types de molécules chimiques que l’on peut rencontrer dans nos aliments, leur origine, leur dangerosité pour l’Homme et l’environnement, et les solutions  proposées par les autorités pour protéger les consommateurs.
    Aujourd’hui partout et devenus incontournables, les réfrigérateurs, les pesticides ou encore les additifs alimentaires n’ont pourtant pas toujours existé. Retour sur les dates clé de l’industrialisation de l’alimentation.
    L’agriculture a bénéficié de grandes avancées depuis son apparition il y a 10.000 ans.
    L’alimentation a énormément évolué depuis l’apparition de l’agriculture il y a 10.000 ans, passant d’une agriculture « biologique » à une agriculture intensive au XXe siècle, indissociable de ce que l’on appelle l’industrie agroalimentaire. Petit historique de l’évolution des techniques agricoles et industrielles de ces derniers siècles.
    Les dates clé de l'industrialisation de l'alimentation
    • 1790 : les prémices de la stérilisation. Fin du XVIIIe siècle, une nouvelle méthode de conservation (autre que le salage, le fumage et le séchage) est inventée par un britannique, à base de chauffage des aliments dans des boîtes hermétiquement closes. Cette méthode appelée stérilisation sera bientôt répandue en Europe et dans le monde entier.
    • 1913 : l’électroménager. Début de l’électroménager dans les cuisines. Le premier réfrigérateur est construit, et sera commercialisé pour les particuliers en 1926. Le congélateur arrivera bien plus tard, dans les années 1960, quasiment en même temps que le four à micro-ondes (1959).
    Dans les années 1950, le réfrigérateur a déjà sa place chez les particuliers. 1929 : industries agroalimentaires. L
    Les grosses entreprises agroalimentaires commencent à voir le jour, notamment Danone.
    • 1930 : début des pesticides chimiques. Grâce au développement des armes chimiques de guerre, des molécules chimiques utiles à l’agriculture ont pu être découvertes. C’est le début des pesticides de synthèse (dont le DDT en 1943), des herbicides (le 2,4-D en 1944) et des fongicides (1955).
    • 1961 : additifs alimentaires. Les additifs alimentaires sont maintenant recensés et contrôlés par un code alimentaire (Exxx), la Commission du Codex Alimentarius.
    • 1990 : scandales alimentaires. Cette décennie voit apparaître des scandales alimentaires, comme la vache folle en 1996, et les dioxines en 1999.
    Les additifs alimentaires permettent d’améliorer le goût des produits issus de l’industrie agroalimentaire, leur texture, leur aspect visuel, ou leur durée de conservation. D’où viennent ces molécules aux noms étranges et quels sont leurs effets sur la santé ?
    Les colorants alimentaires (qui sont des additifs alimentaires) sont souvent présents dans les bonbons.
    Les additifs alimentaires sont des molécules ajoutées aux aliments en petites quantités, et permettent d’ajuster le goût, la couleur, ou de donner au produit une consistance intéressante. Ces molécules sont recensées et contrôlées par une organisation internationale, la Commission du Codex Alimentarius. Ils sont classés en de nombreuses catégories (23), dont voici les principales.
    Classement des additifs alimentaires
    • Les colorants, qui donnent de la couleur aux aliments (la chlorophylle, E140).
    • Les conservateurs, qui donnent une durée de vie plus longue au produit (le dioxyde de carbone ou E290).
    • les antioxydants qui empêchent l’oxydation des produits (la vitamine E, E307).
    • Les émulsifiants stabilisent l’émulsion et évitent que deux phases se séparent, comme dans les vinaigrettes (la cellulose, E460).
    • les épaississants et gélifiants qui renforcent la tenue d’un aliment trop liquide (la gomme xanthane ou E415).
    • Les acidifiants qui augmentent l’acidité des aliments (l’acide citrique ou E330).
    • Les exhausteurs qui augmentent la perception du goût (la glycine ou E640).
    • Les édulcorants qui rendent les aliments sucrés (le sorbitol ou E420).
    Ils portent tous un numéro SINxxx ou Exxx (en Europe). Beaucoup d’entre eux sont des molécules naturelles, comme la vitamine C (E300 ou acide ascorbique), ou la lécithine (E322), un émulsifiant issu des œufs ou du soja. Globalement, ces molécules ne présenteraient que peu de risques pour les consommateurs, excepté dans les cas d’allergies ou d’intolérances. Elles sont malgré tout très contrôlées, chacune ayant sa propre fiche signalétique résumant les études scientifiques réalisées sur la molécule, et présentant ses caractéristiques et ses potentiels dangers.
    Les additifs alimentaires sont très suivis et contrôlés pour s’assurer de leur non-dangerosité pour les consommateurs. Certains de ces additifs sont-ils malgré tout potentiellement dangereux ? Faisons le point sur l'aspartame, le caramel colorant, les parabènes, le propylène glycol et la saccharine.
    L’acide citrique, ou E330, est une molécule retrouvée naturellement dans le citron. Cet additif alimentaire a été accusé à tort de toxicité.
    Dans un communiqué daté de 2006, l’Institut de cancérologie Gustave Roussy alertait sur la circulation d’un document mensonger présentant une liste de substances dont près d'une vingtaine qualifiées de « toxiques », « cancérigènes » ou de « suspectes ». « Il est illustré tout particulièrement par le cas de l'additif E330, présenté comme le plus dangereux, alors qu'il s'agit simplement de l'acide citrique qui existe en abondance à l'état naturel dans les agrumes » rappelle l’IGR. « La France est l’un des rares pays à pratiquer le système des listes positives dans ce domaine, c'est-à-dire qu'il est interdit d'employer, dans l'alimentation humaine et animale, tout additif (colorant, conservateur, etc.) qui ne soit pas sur les listes officielles d'autorisation d'emploi. » Selon la législation européenne, les additifs doivent donc être autorisés avant de pouvoir être utilisés dans les aliments. Pour être autorisés, ils doivent être « nécessaires », et surtout sans danger pour les consommateurs.
    Pourtant, tous les additifs ne sont pas totalement inoffensifs ou manquent parfois d’études sérieuses et fiables permettant d’assurer leur innocuité. Ainsi, certains sont autorisés dans tous les pays, d’autres non, et si beaucoup sont encore étudiés, certains font l’objet d’études renforcées. Avant fin 2020, l’ensemble des additifs alimentaires autorisés dans l’Union européenne devront faire l’objet d’une réévaluation par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
    Aspartame (E951)
    L’aspartame, un édulcorant très répandu, possède un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre (le saccharose). Depuis plus de vingt ans, cette substance inquiète certains scientifiques, une inquiétude qui s’est transmise aux consommateurs.
    En 2009, l’EFSA avait conclut qu’il n’existait pas d’élément indiquant un potentiel génotoxique ou cancérigène de l’édulcorant aspartame et qu’il n’était par conséquent pas nécessaire de modifier la dose journalière acceptable (DJA) précédemment établie à 40 milligramme par kilogramme de poids corporel par jour. Après deux études parues en 2010, l’une sur le potentiel carcinogène chez les souris exposées à l’aspartame par le biais de leur alimentation, et une étude épidémiologique examinant l’association entre la consommation de boissons non alcoolisées contenant des édulcorants artificiels et le risque accru d’accouchement prématuré, l’EFSA a réitéré son avis en février 2011 sur la non-révision de la DJA. Pour fin 2011, de nouvelles conclusions de l’EFSA sont attendues.
    Caramel colorant (E150c)
    La réévaluation par l’EFSA en mars 2011 du colorant caramel E150c a conduit à une diminution de sa dose journalière acceptable à 100 milligrammes par kilogramme de poids corporel par jour, pour prendre en compte un potentiel effet sur le système immunitaire de l’un de ses constituants, le 2-acétyl-4-tétrahydroxibutylimidazole (ou THI).
    Parabènes (E216 et E217)
    Utilisés comme conservateurs, les parabènes E216 (p-hydroxybenzoate de propyle) et E217 (p-hydroxybenzoate de propyle sodique) ont été retirés de la liste des substances autorisées dans l’Union européenne en 2004 pour cause de réévaluation de leur dose journalière acceptable. Les parabènes sont aussi retirés peu à peu des produits cosmétiques, où ils sont accusés de provoquer des cancers ou de diminuer la fertilité, du fait de leur interaction avec les récepteurs hormonaux œstrogéniques.
    Propylène glycol (E1520)
    Le propylène glycol (E1520) est utilisé comme émulsifiant, et est considéré par certains comme un additif alimentaire dangereux. Pourtant, des études ont été réalisées et démontrent que les doses létales 50 sont élevées (entre 18 et 24,9 grammes par kilogramme de poids corporel en fonction des animaux testés), que le produit n’est pas cancérigène, pas mutagène, n’affecte pas la fertilité. Il semble toutefois que le chat soit plus sensible que les rongeurs (la dose sans effet toxique étant inférieure à 675 milligrammes par kilogramme de poids corporel, contre 1.700 à 2.000 chez le rat et le chien).
    Saccharine (E954)
    La saccharine est le plus ancien édulcorant, mais est aujourd’hui moins utilisé que l’aspartame du fait de son arrière goût métallique. Suspectée d’être cancérigène suite à de nombreuses études démontrant son effet sur les rongeurs, elle a longtemps été boudée aux États-Unis. Les doses utilisées dans les produits alimentaires étant beaucoup plus faibles que celles accusées de provoquer des problèmes de santé chez les animaux, la saccharine est aujourd’hui autorisée sans obligation de mise en garde pour la santé.
    Pour améliorer les rendements, des pesticides sont utilisés par les agriculteurs ou les éleveurs, évitant ainsi la propagation de micro-organismes ou d’insectes sur leurs produits. Quelles conséquences pour le consommateur ?
    Les pesticides sont des produits nocifs pour les nuisibles… mais aussi pour l’Homme.
    L'utilisation des pesticides
    Substances répandues sur les cultures agricoles, les pesticides ou « produits phytosanitaires » ont pour rôle de lutter contre des organismes nuisibles et de protéger les cultures. C'est un terme très générique qui rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides.
    De 1945 à 1985, la consommation de pesticides a doublé tous les dix ans du fait de leur efficacité et de leur faible prix, pour finalement décroître au cours de dernières années, grâce à un meilleur contrôle de leur utilisation. En 2008, 78.600 tonnes de pesticides ont été utilisées en France, dont 90 % pour l’agriculture.

    L’évolution de l’utilisation des pesticides entre 1990 et 2004. © Rapport Pesticides, agriculture et environnement de l’INRA
    Selon un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) daté de juillet 2010, les produits alimentaires européens seraient contaminés par des pesticides. Sur les 70.000 produits testés, dont 200 appartenant à des catégories d’aliments bien différentes, la grande majorité d’entre eux (96,5 %) contenaient ces substances dans les limites autorisées, menant l’EFSA à conclure que l’exposition à long terme des consommateurs ne mettait pas en danger leur santé. En revanche, pour 137 produits, leur consommation en grande quantité induirait un dépassement des doses critiques.
    Découvrez, dans les pages suivantes de ce dossier, deux exemples de pesticides couramment utilisés, et dont les résidus peuvent être retrouvés dans nos assiettes :
    • le diflubenzuron, retrouvé dans les saumons d’élevage ;
    • le bromure de méthyle, répandu notamment sur les fraises.
    Retrouvez plus d'informations sur les pesticides sur Futura-Sciences :
    • 2011 : Les Français contaminés par les pesticides
    • 2010 : Un pesticide favorise l’apparition de Parkinson
    • 2010 : Les pesticides, principaux obstacles à la biodiversité
    Le diflubenzuron est un pesticide couramment utilisé en agriculture, mais pas seulement. Il est aussi donné à manger aux poissons d’élevage pour lutter contre les poux et même dissout dans l’eau potable pour éviter la multiplication des moustiques vecteurs de maladies. Est-il dangereux ?
    Le diflubenzuron est un benzamide (carbone en noir, hydrogène en blanc, oxygène en rouge, azote en bleu, fluor en jaune, chlore en vert). Ce pesticide est largement utilisé.
    Le diflubenzuron est un insecticide de la classe des benzamides, qui a pour formule chimique C14H9ClF2N2O2. Il agit comme un inhibiteur de la fabrication de la chitine, la molécule complexe qui forme l’exosquelette des insectes. L’usage du diflubenzuron est autorisé en France pour lutter contre différents insectes, notamment les papillons (carpocapses, bombyx). Est-il aussi toxique pour l’Homme ?
    L'effet du diflubenzuron sur la santé humaine
    Selon un rapport de l’OMS, le diflubenzuron est considéré comme très peu toxique, la dose létale 50 (la dose causant la mort de 50 % des animaux) chez la souris étant supérieure à 4,5 grammes par kilogramme de poids corporel. Suivant les études réalisées sur les animaux (souris, chien, rat, lapin), aucun indice ne permet de supposer que la substance soit génotoxique ou carcinogénique. Elle n’est pas non plus fœtotoxique ni tératogénique (ne provoque pas de malformations congénitales), et n’aurait pas d’effet sur la reproduction. Les jeunes animaux ne seraient pas plus sensibles que les adultes.
    Toutefois, elle provoque un léger effet hématologique. Par un moyen encore inconnu, elle provoque une augmentation de la concentration sanguine en méthémoglobine (un dérivé de l’hémoglobine). La dose journalière acceptable pour l’Homme est de 0,02 milligramme par kilogramme (suivant la NOAEL, ou dose maximale sans effet, estimée à 2 milligrammes par kilogrammes). La détermination d’une dose de toxicité aiguë n’a pas été considérée comme nécessaire par le JMPR (Joint FAO/WHO Meeting on Pesticide Residues).
    Le saumon atlantique d’élevage ne contiendrait pas des doses élevées du pesticide diflubenzuron.
    Le diflubenzuron dans le saumon d’élevage ?
    Le diflubenzuron est administré aux saumons atlantiques d’élevage pour lutter contre les poux (Lepeophteirus salmonis). La dose recommandée (3 milligrammes par kilogramme de poisson par jour pendant 14 jours) est administrée par voie orale, par des granules jetés dans l’eau. Selon certaines études résumées dans un rapport de l’Agence européenne des médicaments (EMEA), l’administration de 333 fois la dose recommandée en 1 fois, ou de 33 fois la dose pendant 21 jours n’aurait pas d’effet sur la santé des poissons.
    Si les doses recommandées sont bien appliquées dans les élevages, ainsi que les délais avant la vente des poissons traités (100 jours) pour permettre l’élimination de la molécule de la chair du poisson, il ne reste alors que moins de 50 microgrammes de diflubenzuron par kilogramme de poids total de poisson. Sa consommation ne dépasse alors pas les limites recommandées et reste sans danger pour l’Homme.
    Le diflubenzuron dans l’eau ?
    Le diflubenzuron étant un insecticide, il peut aussi être utilisé dans les zones à risque pour lutter contre les moustiques vecteurs du paludisme ou de la dengue. Ainsi, l’OMS recommande de le dissoudre dans l’eau potable (à raison de 0,25 gramme par litre) pour tuer les larves qui se développent dans les points d’eau stagnante. Pour un adulte de 60 kilogrammes qui boit 2 litres de cette eau par jour, la dose journalière acceptable n’est pas dépassée. Pour les enfants de moins de 10 kilogrammes qui boivent un litre d’eau, la dose est alors légèrement supérieure à celle recommandée. « Pourtant, dépasser les doses journalières acceptables ne résultent pas forcément en des effets indésirables », explique un rapport de l’OMS (2008). Le diflubenzuron ne serait donc pas si dangereux pour la santé.
    Respect des règles européennes
    Suite à la diffusion d’un reportage télévisé concernant les élevages de saumon en Norvège et l’utilisation abusive de diflubenzuron qui mène à l’apparition de poissons « monstres », Lisbeth Berg-Hansen, la ministre norvégienne de la Pêche et des affaires côtières, se veut rassurante. Les conditions d’utilisation du pesticide seraient conformes aux règlementations communautaires (respect du règlement 37/2010 de la commission du 22 décembre 2009 relatif aux substances pharmacologiquement actives et à leur classification en ce qui concerne les limites maximales de résidus dans les aliments d’origine animale).
    Le bromure de méthyle est un fongicide dangereux aujourd’hui interdit. Il serait pourtant encore utilisé illégalement dans certains pays pour traiter les fruits et les légumes.
    Le bromure de méthyle (ou bromométhane) est un gaz incolore et inodore de formule CH3Br, qui peut être produit naturellement par des organismes marins. C’est donc un composé chimique organique halogéné (le brome est un halogène).
    Ses propriétés fongicides lui ont valu d’être utilisé comme produit phytosanitaire dans la production fruitière par pulvérisation sur les cultures, mais aussi pour stériliser un grand nombre de matériaux et de sols, et d’éliminer d’autres animaux nuisibles (rats).
    L'effet du bromure de méthyle sur la santé humaine
    Le bromure de méthyle est très toxique par inhalation (mais peut aussi être absorbé par la peau). Les personnes les plus exposées sont donc celles qui utilisent directement le produit.
    Selon sa fiche internationale de sécurité chimique qui résume les risques pour la santé humaine et l’environnement, le bromure de méthyle peut irriter les yeux, la peau et les voies respiratoires. Les symptômes commencent par des vertiges, des maux de tête, des douleurs abdominales, des vomissements, voire des hallucinations et des convulsions. L'inhalation peut causer un œdème pulmonaire et avoir des effets sur le système nerveux central, les reins et les poumons, voire entraîner la mort. Des expositions prolongées ou répétées entraînent des effets sur le système nerveux, les reins, le cœur, le foie et les poumons.
    Les études réalisées sur les animaux et l’Homme n’ont pas mené au classement du bromure de méthyle comme cancérigène, malgré l’observation d’une augmentation de tumeurs chez certains animaux exposés. Étant un agent alkylant, il est aussi possible qu’il soit génotoxique mais les doses dangereuses ne sont pas connues.
    Les effets des résidus sur les produits alimentaires
    Toutefois, une fois répandu sur les aliments pour les protéger contre des parasites ou des animaux, le bromure de méthyle ne reste pas sous cette forme. La majorité du bromure de méthyle se diffuse rapidement dans l’atmosphère, tandis que des résidus d’ions bromures inorganiques peuvent rester sur les produits. Selon des études réalisées, « les résidus de bromure ne posent probablement pas de problème pour la santé humaine si les produits qui les contiennent sont consommés en quantités normales » explique l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
    La partie méthyle peut aussi entraîner des méthylations des protéines ou des acides aminés dans les produits fumigés (la l-méthyl-histidine, la S-méthyl-cystéine, et des composés O-méthylés), mais aucun d’entre eux n’aurait des effets toxiques avérés selon la FAO.
    Les fraises, ainsi que des céréales et d’autres fruits et légumes, pouvaient contenir des résidus de bromure de méthyle. Ce produit, désormais interdit, ne devrait plus être retrouvé sur nos aliments.
    Son effet sur l’environnement
    Le bromure de méthyle était particulièrement répandu sur les céréales, les fruits (notamment les fraises) et les produits alimentaires destinés aux exportations. Dans le passé 70.000 tonnes étaient utilisées chaque année. Après fumigation sur les fruits, le gaz rejoint la haute atmosphère où il contribue à appauvrir la couche d’ozone. Sa durée de vie est assez courte (1,2 an), mais il détruit rapidement les molécules d’ozone.
    Les alternatives au bromure de méthyle
    Sa dangerosité aussi bien pour l’Homme que pour l’environnement l’ont conduit à être interdit (sauf dérogation) par le protocole de Montréal, un traité signé en 1987 par l’ensemble des gouvernements pour protéger la couche d’ozone. Dès 1999, l’utilisation du bromure de méthyle a été revue à la baisse. Depuis 2005, seules les mesures de quarantaine (pour éliminer des parasites de quarantaine) et avant expédition des produits (moins de 21 jours avant expédition) sont encore appliquées, seulement dans le cas où des produits de substitution ne sont pas disponibles. La France a arrêté définitivement l’utilisation de ce produit. Les dérogations qui ont été accordées pour certains pays ont expiré le 18 mars 2010.
    Pour remplacer le bromure de méthyle, trop nocif pour l’environnement, des produits chimiques et non chimiques peuvent être utilisés selon les usages (chloropicrine, dazomet…).
    Les antibiotiques sont utilisés en médecine vétérinaire pour soigner les élevages de bovins, de porcs ou d’ovins. Se retrouvent-ils dans nos assiettes et y’a-t-il un risque pour notre santé ?
    Utilisation des antibiotiques dans les élevages
    Introduits de façon courante au XXe siècle, les antibiotiques renferment de nombreuses familles (pénicillines, aminosides, cyclines, quinolones…), dont les modes d’action sont différents, mais qui ont tous la particularité de tuer ou de limiter la croissance des bactéries pathogènes. Certaines familles sont ainsi plus efficaces que d’autres pour cibler des souches bactériennes, alors que d’autres bactéries seront davantage affectées par une autre famille d’antibiotiques.
    Les antibiotiques sont utilisés très fréquemment chez l’Homme, mais aussi chez les animaux d’élevage destinés à produire de la viande, comme les poulets, les bovins, les ovins ou le porc. Les antibiotiques utilisés sont d’ailleurs généralement similaires à ceux administrés aux Hommes. En plus de cet usage purement médical, les antibiotiques ont aussi été utilisés pour favoriser la croissance des animaux (qui gagneraient 3 % de masse) sans que l’on ne connaisse le processus métabolique de cette prise de poids.
    La viande peut contenir des bactéries résistantes aux antibiotiques.
    Résistance aux antibiotiques, un risque pour la santé humaine
    Les antibiotiques ne sont pas directement dangereux pour la santé humaine. Les molécules n’agissent que sur les systèmes bactériens, et sont donc pour la plupart inoffensifs pour les cellules humaines (du moins aux doses auxquelles elles sont utilisées).
    En revanche, il existe un risque indirect pour les consommateurs de viande : ce sont les zoonoses. En avril 2010, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) consacrait un dossier sur ces maladies qui se transmettent facilement de l’animal à l’Homme, et leur lien avec l’utilisation des antibiotiques. L’utilisation en masse ou inappropriée des antibiotiques est en effet une cause majeure de l’émergence des résistances de certaines bactéries à certaines classes d’antibiotiques.
    Les bactéries résistantes, qui se développent dans les animaux, peuvent être transmises à l’Homme principalement par le biais de la viande. Escherichia coli, Salmonella, Campylobacter, Enterococcus et Staphylococcus aureus, peuvent donc causer des maladies infectieuses gastro-intestinales qui peuvent être difficiles à soigner. Les gènes de résistance portés par les bactéries résistantes peuvent aussi être transmises à d’autres espèces bactériennes et les rendre elles-mêmes résistantes.
    D'après l'OMS, au moins 61 % des pathogènes touchant l'Homme sont des zoonoses et les trois quart des maladies ayant émergé ces dix dernières années sont d'origine zoonotiques. Cette résistance progressive des bactéries aux antibiotiques est un vrai problème de santé publique.
    es antibiotiques utilisés pour traiter les animaux d’élevage sont un véritable problème de santé publique, car ils provoquent une résistance des bactéries à ces molécules. Existe-il des alternatives concrètes ou du moins des règlementations permettant de limiter les risques ?
    L’élevage des bovins nécessite parfois l’utilisation d’antibiotiques pour traiter des maladies bactériennes. Leur utilisation pour augmenter la masse corporelle des animaux n’est pas autorisée.
    La mauvaise utilisation des antibiotiques
    L’utilisation des antibiotiques à usage vétérinaire a augmenté entre 1999 et 2009 (atteignant 1.067 tonnes), avec un niveau d’exposition des animaux qui s’est élevé de 12,6 %. Malheureusement, les animaux auxquels sont administrés les antibiotiques n’en auraient pas toujours réellement besoin.
    Il est donc important de réduire leur utilisation, qui est d’ailleurs contrôlée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES), mais aussi de mieux les utiliser. En effet, tous les antibiotiques n’ont pas la même efficacité et certains devraient être réservés aux cas difficiles. Selon l’ANSES, « les céphalosporines de 3e et 4e génération et les fluoroquinolones sont considérées comme particulièrement importantes en médecine humaine car elles constituent l'alternative ou une des seules alternatives pour le traitement de certaines maladies infectieuses chez l'Homme ». D’après les recommandations européennes, ces catégories d’antibiotiques ne devraient être réservées qu’à des traitements curatifs de deuxième intention, c’est-à-dire si le premier traitement ne fonctionne pas ou s’il n’est pas toléré. « La forte augmentation de leur utilisation depuis 1999 [entre 50 et 100 %] est préoccupante » explique l’Anses.
    Car malheureusement, les antibiotiques sont difficiles à remplacer. Les nouveaux antibiotiques se font d’ailleurs rares car leur développement est difficile (efficacité antibactérienne mais innocuité pour l’Homme) et les scientifiques manquent de moyens.

    L'utilisation d'antibiotiques a augmenté depuis 1999, mais a tendance à diminuer depuis 2007. © Anses
    Antibiotiques : quelles réglementations ?
    À priori, les vétérinaires et leur prescription d’antibiotiques sont soumis à des règles. Ils ne peuvent prescrire des médicaments qu’aux animaux qui leur sont régulièrement confiés. Toutefois, ils ne sont pas tenus de réaliser une visite systématique de l’élevage avant la prescription de médicaments. Ainsi, une prescription peut être réalisée par la suite sans nouvelle visite des animaux.
    L’utilisation systématique d’antibiotiques dans l’alimentation des animaux pour activer leur croissance est totalement interdite en Europe. La Commission européenne travaille à la coordination du suivi des consommations d’antibiotiques en médecine vétérinaire au niveau européen.
    Le non-respect de la rédaction de l’ordonnance et l’utilisation d’antibiotiques dans l’alimentation des animaux pour activer leur croissance sont pénalement répréhensibles, comme l’est également le manque de soins des animaux.
    Les dioxines apparaissent accidentellement dans les produits alimentaires et sont la cause de contaminations qui ont fait grand bruit. Malgré des contrôles réguliers qui garantissent une qualité sanitaire des produits aux consommateurs, les accidents peuvent difficilement être évités.
    Les dioxines sont des composés aromatiques chlorés qui regroupent plus de 200 molécules, classées dans deux grandes catégories :
    • les dioxines (ou polychlorodibenzodioxines, PCDD), qui contiennent deux cycles de benzène chlorés reliés par deux ponts oxygène ;
    • et les furanes (ou polychlorodibenzofuranes, PCDF), qui contiennent deux cycles de benzène chlorés reliés par un seul pont oxygène.
    La plus connue est la 2,3,7,8-tétra-chloro-dibenzo para-dioxine (TCDD), et c’est aussi la plus toxique. Dans l’ensemble, 17 dioxines sont considérées comme dangereuses.
    Les dioxines possèdent une grande stabilité thermique et sont peu biodégradables. Elles sont insolubles dans l'eau mais très solubles dans les graisses, ce qui favorise leur accumulation dans les tissus graisseux, où elles peuvent persister très longtemps. Elles s’accumulent tout au long de la chaîne alimentaire, et on les retrouve donc dans les aliments riches en graisse comme les poissons, les crustacés, les produits laitiers et les œufs.
    Source des dioxines
    Les dioxines ne sont pas intentionnellement produites, mais résultent de la combustion incomplète de molécules organiques. Elles apparaissent au cours de processus industriels thermiques (incendies, incinération) ou chimiques (traitement de la pâte à papier d'origine végétale, impuretés dans certains herbicides), mais aussi par des particuliers (incinération de fond de jardin, combustion du bois…). C’est d’ailleurs cette dernière source qui serait de contamination des œufs de poules élevés en liberté dans certaines fermes.
    Le lait peut être contaminé par certains composés de dioxine.
    Dangers pour la santé des consommateurs
    Les dioxines s’accumulent dans le foie et les tissus adipeux des humains (dont le lait maternel). Leur effet à doses répétées sur la santé n’est pas très bien connu, car les études ont été menées sur l’animal ou sur l’observation de cas de contaminations humaines très fortes. Néanmoins, leur demi-vie (le temps nécessaire à l’élimination de la moitié des molécules) est très longue (7 ans).
    D’un point de vue moléculaire, son mode d’action est connu. À l’intérieur de la cellule, la dioxine se lie à un récepteur Ah (Aryl Hydrocarbone), ce qui recrute la protéine Arnt. Ce complexe peut alors pénétrer dans le noyau et activer des séquences spécifiques sur l’ADN ce qui induit une perturbation du fonctionnement de la cellule. Si beaucoup de cellules sont touchées, c’est l’organe dans sa globalité qui dysfonctionne.
    L’effet dermatologique est avéré (chloracné, affection cutanée), mais il existerait également des effets tératogènes et cancérigènes. D’autres effets (troubles du système immunitaire, troubles du système endocrinien, altération de la fonction hépatique, troubles de la reproduction, maladies neurologiques) ont été retrouvés dans certaines études discutées.
    Retrouvez plus d'informations sur les dioxines sur Futura-Sciences :
    • 2006 : Dioxine et cancer : risques et incertitudes
    • 2004 : Peur de la dioxine et système d'alerte européen
    Les dioxines sont issues de combustions incomplètes et peuvent contaminer certains aliments, comme le poulet ou les œufs. Quelles sont les contaminations célèbres observées au cours de ces dernières décennies, et peut-on, aujourd’hui, les éviter ?
    Un incendie peut provoquer une combustion incomplète et la production de dioxines, pouvant contaminer les animaux des environs.
    Seveso
    La catastrophe de Seveso (Italie) le 10 juillet 1976 a conduit à une émission d’un nuage de dioxine (TCDD) par un réacteur d’une usine chimique, qui a contaminé une région de quinze kilomètres carrés, abritant 37.000 personnes. Des cas de chloracné (touchant 196 personnes) sont apparus quelques jours plus tard. Ceux-ci, et l’ensemble de la population locale, sont encore suivis actuellement pour observer les effets des dioxines sur leur santé. Ils présenteraient une légère augmentation de certains types de cancers ainsi qu’une augmentation des malformations fœtales, mais ces augmentations ne sont pas significatives.
    Poulet à la dioxine
    Depuis cet accident, l’année 1999 a connu une contamination de volailles et d’œufs en Belgique, c’est l’affaire du « poulet à la dioxine ». La contamination était issue de l'utilisation d'un lot de nourriture pour volailles contenant un taux de dioxine élevé, près de 140 fois supérieur à la limite imposée par l'Organisation mondiale de la santé.
    En janvier 2011, une alerte à la dioxine a été lancée dans un couvoir français, dont les œufs étaient heureusement non destinés à la consommation.
    Le poulet contaminé à la dioxine n’est pas consommable.
    Porc à la dioxine
    En 2008, l’un des plus gros rappels d’aliments en relation avec une contamination chimique a suivi la découverte des quantités de dioxine 200 fois plus élevées que la norme dans certains échantillons de viande de porcs en Irlande. Plusieurs tonnes de cette viande ont ainsi été rappelées. Selon les évaluations réalisées dans ce pays, aucun problème pour la santé publique n’a été mis en évidence. Cette contamination aurait eu pour origine la contamination de l’alimentation des animaux.
    Comment éviter les contaminations ?
    Des mesures ont été prises pour réduire les émissions de dioxines dans l'atmosphère, notamment en contrôlant rigoureusement les processus industriels. Les dioxines peuvent être éliminées en brûlant à haute température les produits contaminés (à plus de 850 °C). Ces mesures ont eu un impact positif en particulier sur les produits terrestres. En revanche, les produits de la mer, en contact avec des réservoirs comme les sédiments, n’ont pas bénéficié d’une amélioration.
    Les PCB sont des molécules fabriquées industriellement, polluantes et peu biodégradables. Malgré l’interdiction de leur production et de leur utilisation depuis près de vingt-cinq ans, les PCB sont encore retrouvés dans l’environnement… et dans les aliments.
    Utilisation des PCB
    La famille des polychlorobiphényls (PCB) renferme 209 molécules différentes. Ce sont des hydrocarbures halogénés (des composés aromatiques chlorés) de haut poids moléculaire, constitués d’un biphényle comportant jusqu’à cinq atomes de chlore sur chaque phényle. Ils n'existent pas à l’état naturel et sont obtenus par des procédés industriels, par chloration du biphényle.
    Utilisés dès les années 1930 pour leurs propriétés isolantes (transformateurs électriques) ainsi que leur stabilité chimique et physique (encres, peintures), leur production et leur utilisation ont été interdites en France en 1987 lorsque leur toxicité a été avérée. Du fait de leur stabilité et leur faible capacité à se dégrader, les PCB sont classés parmi les polluants organiques persistants. Avec le temps et des rejets accidentels, ils se sont accumulés dans l’environnement, en particulier dans les sédiments marins ou d’eau douce.
    Certains, les plus chlorés, réagissent comme les dioxines, et sont appelés PCB de type dioxine (dioxin-like PCB ou PCB-DL), opposés aux PCB-NDL (non dioxin-like PCB). Douze d’entre eux sont régulièrement dosés car ils sont considérés comme les plus toxiques.
    Les PCB et la santé
    Ces molécules possèdent la particularité d’être semi-volatiles et hydrophobes. Elles s’accumulent ainsi facilement dans les graisses. On les retrouve dans les tissus adipeux humains, le lait maternel ou les lipides sanguins, et ne sont éliminés qu’après cinq à onze ans par les selles.
    La toxicité des PCB est majoritairement liée à leur accumulation dans l'organisme au cours du temps (c’est ce que l’on appelle la charge corporelle). Ainsi, une exposition aiguë (forte mais ponctuelle) à ces molécules au travers d'un aliment très contaminé n'aura que peu d'impact sur la santé. Toutefois, de fortes expositions aux PCB (rejets accidentels, activités professionnelles) peuvent provoquer des effets cutanés (chloracné, pigmentation des ongles et de la peau), oculaires (hypersécrétion) et des troubles hépatiques (altération transitoire de l'activité d'enzymes hépatiques).
    Pour des niveaux d'exposition plus faibles mais chroniques, les manifestations les plus préoccupantes liées aux PCB sont des effets neurocomportementaux, de tels effets ont été observés chez le jeune enfant fortement exposé aux PCB pendant la grossesse et l'allaitement. D’autres effets ont été rapportés chez l’adulte : perturbations métaboliques, effets sur la thyroïde.
    Les poissons gras peuvent être contaminés par les PCB.
    Des PCB dans les poissons
    Les poissons gras présents dans les eaux polluées, au sommet de la chaîne alimentaire, peuvent être particulièrement contaminés. Par exemple, certaines régions comme l’estuaire de la Seine, surveillées par le RNO (Réseau national d'observation de la qualité du milieu marin) de l’Ifremer, présentent des concentrations 17 à 22 fois supérieures à la médiane nationale (qui est de 16,4 microgrammes par kilogramme de poids sec).
    Contrôle des PCB dans les aliments
    Ainsi, l’alimentation est à l’origine de 90 % de notre exposition aux PCB. Toutefois, des teneurs maximales en PCB sont fixées pour beaucoup d’aliments (viandes, poisson, produits laitiers, œufs, graisses, huiles). Si ces seuils sont dépassés, les aliments sont considérés comme impropres à la consommation et leur vente interdite.
    Pour s’assurer du maintien des recommandations, la Direction générale de l’alimentation effectue des contrôles annuels. Sur les 1.800 analyses réalisées en 2008, seules quatre non-conformités ont été relevées et ont fait l’objet d’une enquête épidémiologique sur l’origine de la pollution. En 2009, 2.415 analyses ont été réalisées au stade de la commercialisation, et un seul prélèvement s’est avéré non-conforme.

    Carte des contaminations aux PCB en France entre 2000 et 2005. Les eaux fluviales du Nord et de l'Est de la France sont particulièrement contaminées. © Agence de l'eau
    Plan national d’actions PCB
    Depuis 2008, les trois ministères chargés de l’Écologie, de la santé et de l’agriculture conduisent un un plan national d’actions « PCB ». Les différentes mesures ont pour but d’augmenter les contrôles, de réduire les sources de pollution, de fermer des zones de pêches dans des zones trop contaminées. De leur côté, l’ANSES et l’INVS suivent régulièrement le niveau d’exposition de la population, qui serait en constante amélioration.
    Retrouvez plus d'informations sur les PCB sur Futura-Sciences :
    • 2011 : Les PCB diminueraient la fertilité
    • 2011 : Un poisson mutant résiste aux PCB
    • 2010 : Dépolluer l’organisme en perdant du poids
    • 2010 : Une bonne assiette de produits chimiques !
    • 2010 : Un site pour suivre la pollution aux pyralènes
    • 2008 : Pollution fluviale au PCB : on sonne l'alerte
    • 2006 : Orques : l'espèce animale arctique la plus contaminée !
    • 2005 : Quand la rainette grillon accuse le DDT
    • 2005 : L'Arctique, la fosse septique de la Terre
    • 2005 : De « faux polluants » dans la graisse de baleines ?
    • 2004 : Les bébés sont-ils exposés à des neurotoxiques ?
    • 2004 : L'ours polaire souffre de la pollution
    • 2003 : Le rôle des saumons dans la pollution en Alaska
    Les aliments prêts à l’emploi sont généralement commercialisés dans de jolis emballages, souvent très pratiques. Peuvent-ils influencer la qualité des aliments et présenter un danger pour les consommateurs ?

    Le pictogramme européen concernant les matériaux destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires.
    La réglementation sur les emballages alimentaires
    Les emballages alimentaires sont devenus incontournables, et bien qu’ils ne soient pas directement consommés, ils peuvent tout de même être nocifs pour notre santé. C’est pourquoi des législations sont appliquées par l’Union européenne.
    Le règlement (CE) 1935/2004 fixe des prescriptions générales pour tous les matériaux destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires. En conditions normales d’utilisation, les matériaux utilisés ne doivent pas céder aux aliments des constituants en quantité susceptible de présenter un danger pour la santé humaine ou d’entraîner une modification inacceptable de la composition des denrées avec ou non une altération des caractères organoleptiques de celles-ci.
    Dans les pages suivantes de ce dossier, retrouvez des informations concernant deux molécules très surveillées, souvent contenues dans les emballages :
    • les phtalates ;
    • le bisphénol A.
    Les phtalates, utilisés comme plastifiants, sont retrouvés dans beaucoup de produits du quotidien mais aussi dans des emballages alimentaires. Quels sont les risques pour les consommateurs ?
    Les phtalates sont un ensemble de molécules composées d’un noyau benzénique et de deux groupements carboxyliques dont les chaînes alkyles (R) peuvent varier. © Bryan Derksen, Wikimedia, domaine public
    Propriétés et utilisation des phtalates
    Les phtalates, nés dans les années 1950, sont un groupe de produits chimiques dérivés de l’acide phtalique. Ils sont donc composés d'un noyau benzénique et de deux groupements carboxylates placés en ortho et dont la taille des chaînes alkyles peut varier. Sous forme de liquide visqueux, transparent et incolore, les phtalates sont couramment utilisés comme plastifiants (entre autres pour le PVC) afin de les rendre plus souples, transparents et augmenter leur durabilité.
    Les trois millions de tonnes de phtalates produits chaque année sont utilisées dans de nombreux produits d’utilisation courante, notamment des jouets, des appareils médicaux, mais en particulier dans certains emballages alimentaires. Molécules hydrophobes, elles ont une affinité particulière pour les graisses et les alcools lourds.
    Du fait de ces propriétés, les phtalates peuvent migrer passivement des emballages alimentaires vers des produits gras comme le fromage. Les aliments contaminés ingérés sont une des sources d’exposition connues, avec une ingestion moyenne de 0,25 milligramme par jour. D’autres sources d’exposition constituent la mise à la bouche des jouets, une hospitalisation dans la mesure où les poches de sang contiennent également des phtalates, ou encore par voie cutanée lors de l’utilisation de cosmétiques.
    Les effets des phtalates sur la santé humaine
    Le phtalate de bis(2-éthylhexyle) ou DEHP est le phtalate le plus étudié et considéré comme le plus inquiétant. Chez les rats, la toxicité de ces molécules est avérée mais semble très faible, avec des doses létales 50 (qui provoquent la mort de 50 % des animaux) entre 2 et 50 grammes par kilogramme de poids corporel, les effets variant d’un phtalate à un autre.
    Chez le rat, les phtalates entraînent des baisses de fertilité et pourraient aussi être cancérigènes. © DR
    On retrouve principalement des effets reprotoxiques (de catégorie 2) et tératogènes. Ils provoquent notamment une baisse de la fertilité, une atrophie testiculaire, une réduction du poids du fœtus, une mortalité fœtale et des malformations. Certains phtalates sont également des perturbateurs endocriniens et peuvent provoquer des anomalies du développement sexuel chez le jeune rat mâle exposé in utero. De plus, des effets sur le foie, les reins et le système reproducteur mâle ont été rapportés. Il est un cancérigène probable pour l’animal, mais ses effets chez l’Homme ne sont pas suffisamment étudiés.
    La dose journalière recommandée est actuellement de 0,05 milligramme par kilogramme de poids corporel, soit plus élevée que l’ingestion moyenne réellement constatée. Des nausées et des vertiges peuvent survenir en cas d’une ingestion supérieure à 5 grammes.
    Les phtalates dans l'environnement
    Les phtalates sont bioaccumulables et sont limités par la biodégradation. Dans l’environnement, leur biodégradation se réalise par des micro-organismes aérobies ou anaérobies. Les phtalates de faible masse molaire, plus légers, sont plus facilement biodégradés.
    Par quoi les remplacer ?
    Les phtalates dans les emballages alimentaires ne sont pas encore interdits, ni par l’Union européenne, ni par la FDA, malgré des propositions dans ce sens. Les produits de substitution, qui restent encore à déterminer, devront avoir les mêmes propriétés de résistance et de flexibilité que les phtalates, notamment en ce qui concerne leur utilisation dans le domaine médical. Mais surtout, ils devront faire l’objet de nouvelles études pour s’assurer de leur innocuité.
    Le bisphénol A est l’une des molécules retrouvées dans nos aliments les plus médiatisées. Ce composant de nos plastiques alimentaires est-il réellement dangereux pour notre santé ?
    Le bisphénol A est une molécule utilisée dans les plastiques alimentaires. © DR
    Créé en 1891, le bisphénol A (ou BPA ou 4,4'-(propan-2-ylidène)diphénol, ou p, p'-isopropylidène bisphénol) est un composé organique aromatique artificiel de formule C15H16O2, constitué de deux phénols liés par un équivalent propane.
    Il possède des propriétés similaires à l’œstrogène et fut à ce sujet très étudié dans les années 1930. En effet, il possède la capacité de se fixer (1.000 fois moins efficacement que la molécule naturelle) sur le récepteur alpha des œstrogènes, ce qui aurait pu mener à son utilisation dans le rôle d’œstrogène de synthèse.
    Finalement détourné de son rôle premier suite à la découverte de molécules encore plus efficaces, il fut utilisé dès les années 1960 dans la fabrication de plastiques et de résines, où il est associé à d’autres substances chimiques.
    Utilisation du bisphénol A dans les emballages plastiques
    Ainsi, on retrouve du bisphénol A dans un grand nombre de produits, comme dans les CD, les lunettes de soleil, les tickets de caisse, mais aussi les emballages alimentaires : bouteilles recyclables, biberons (le bisphénol A est interdit dans les biberons en Europe depuis lété 2011), vaisselle (assiettes et tasses). Des résidus de BPA se retrouvent également dans des résines époxy utilisées pour fabriquer des films de protection dans les canettes et certaines boîtes de conserve.
    Le BPA peut migrer en petites quantités dans les aliments et les boissons stockées dans des matériaux qui contiennent cette substance, surtout lors du chauffage du plastique (où le polymère qui le compose, sous l'effet de la température, libère une partie du bisphénol A). Ainsi, l’exposition journalière moyenne est estimée à 7 microgrammes de BPA par adulte et par jour, et 90 % des adultes testés ont des traces de bisphénol A dans leurs urines.
    Les biberons européens sont désormais sans bisphénol.
    Risques pour la santé
    Le bisphénol A fait l’objet de beaucoup d’études scientifiques concernant ses effets sur la santé, qui ont souvent donné des résultats contradictoires. Malgré tout, son action sur le récepteur alpha des œstrogènes lui confère une action hormonale possible, et permet de le classer dans la catégorie des perturbateurs endocriniens.
    Des études effectuées sur des rats ou des souris ont montré des effets néfastes sur la reproduction, sur les intestins, le cœur, voire sur le développement embryonnaire. Toutefois, il existe des différences majeures entre les espèces de rongeurs et l’Homme sur la façon dont le BPA est assimilé par l’organisme et il n’est donc pas pertinent de transposer les résultats d’une espèce à l’autre. Chez l’Homme, le bisphénol est rapidement éliminé par les urines (en 4 à 5 heures) et ne s’accumule vraisemblablement pas, excepté chez les fœtus et les nourrissons.
    Règlementations
    Le manque de rigueur de certaines études ne permet pas de conclure avec certitude sur les risques réels de la molécule. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a néanmoins établi une dose journalière tolérable (DJT) de 0,05 milligramme par kilogramme de poids corporel pour le BPA, suivant la dose estimée comme n'ayant aucun effet chez l'animal. Actuellement, le bisphénol A n’est plus autorisé dans les biberons européens, mais reste autorisé dans d’autres emballages alimentaires.
    Des alternatives au bisphénol A ?
    Le bisphénol A préserve la souplesse du PVC (polychlorure de vinyle) et évite que les plastiques ne se cassent lors des chocs. Les industriels qui ont la volonté de modifier la composition de leurs plastiques doivent donc trouver des molécules aux mêmes propriétés, ou accepter de commercialiser des produits moins résistants.
    Ces dernières années, le bisphénol A a beaucoup fait parler de lui, avec ses détracteurs et ses défenseurs. Retour sur le fil d’actualité mouvementé de cette molécule aux effets encore bien mystérieux…
    • 2008 : Haro sur les plastiques alimentaires aux USA
    • 2008 : Le bisphénol A à nouveau mis en cause
    • 2009 : Bisphénol A dans les biberons
    • 2009 : Le bisphénol A serait dangereux pour les intestins
    • 2010 : Bisphénol A : il serait dangereux pour le cœur
    • 2010 : Des champignons pour dévorer le bisphénol A des CD
    • 2010 : Bisphénol A : l'Afssa s'inquiète, l'Europe veut agir
    • 2010 : Bisphénol A en voie de bannissement des biberons français
    • 2010 : Les conclusions de l’Inserm sur le bisphénol A
    • 2010 : Le bisphénol A n’inquiète pas l’EFSA
    • 2010 : Bisphénol A : deux études inquiètent
    • 2011 : Le bisphénol A disparaît de tous les biberons européens
    • 2011 : Bisphénol A : un rôle dans le développement embryonnaire
    • 2011 : Bisphénol A, phtalates, parabènes… : l’Inserm s'interroge
    • 2011 : Bisphénol A in utero et hyperactivité chez les filles
    • 2011 : Le bisphénol A favoriserait le stockage des graisses
    • 2011 : Le bisphénol A interdit dans les contenants alimentaires









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    Re: Substances préoccupantes dans des produits du quotidien

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