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    Faut-il interdire le diesel ?

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    Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Ven 29 Nov - 10:21

    Faut-il interdire le diesel ?
    http://www.lepoint.fr/auto-addict/strategie/faut-il-interdire-le-diesel-25-09-2012-1510072_659.php
    Le Point.fr - Publié le 25/09/2012 à 19:23 - Modifié le 26/09/2012 à 10:43
    Fausses vérités et idées vraies sur la pollution diesel automobile.

    Un moteur Diesel dépourvu de filtre émet des particules cancérogènes.
    Le débat est un brin schizophrénique. Après l'enterrement de première classe des zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA) et les déclarations de Jean-Vincent Placé, d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), et de Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris, visant à interdire purement et simplement le diesel en ville, plus personne ne sait précisément de quoi il parle. Auto-Addict prend les devants et répond aux questions sur ce carburant voué aux gémonies depuis quelque temps.
    Le moteur Diesel pollue-t-il ?
    Par nature, la combustion stratifiée d'un moteur diesel produit beaucoup plus de particules et d'oxyde d'azote que celle de l'essence. Deux polluants particulièrement surveillés par l'OMS pour la qualité de l'air en milieu urbain. Le niveau de pollution d'un moteur diesel est donc déterminé par l'efficacité du système de post-traitement de ses gaz d'échappement, quel qu'il soit.
    Les particules sont-elles cancérogènes ?
    Oui, comme l'a démontré une étude récente de l'OMS. Mais il faut souligner que cette étude a été réalisée sur une population de mineurs exposée aux gaz d'échappement de moteurs Diesel sans aucun système de dépollution, car trop anciens, et ce, dans un espace ultra-confiné : les galeries d'une mine.
    Le filtre à particules est-il efficace pour les particules fines ?
    Oui, en tout cas pour celles mesurant entre 10 et 1 000 nanomètres de diamètre reconnues comme les plus dangereuses pour l'homme, car susceptibles d'entrer le plus profondément dans les voies respiratoires.
    Le filtre à particules fonctionne-t-il correctement à froid ?
    Oui, car, contrairement aux systèmes catalytiques basés sur une réaction chimique, le filtre agit mécaniquement, et de ce fait n'a pas besoin d'atteindre une température spécifique de fonctionnement pour filtrer. Il doit en revanche être très chaud (entre 400 et 600 degrés) pour se régénérer, c'est-à-dire pour brûler périodiquement les particules qu'il a accumulées.
    Le filtre à particules peut-il se boucher ?
    Oui, ou en tout cas partiellement s'obstruer si les procédures de régénération consistant à brûler les suies de combustion accumulées ont échoué. Ce type de problème est surtout rencontré par les véhicules utilisés exclusivement en ville, c'est-à-dire à faible vitesse et sur de courtes distances. Il peut nécessiter un entretien ou un changement du filtre. Une réparation à ne pas prendre à la légère, car une utilisation prolongée dans ces conditions peut provoquer une casse moteur pour les cas extrêmes. Conclusion, un véhicule essence est plus adapté à un usage exclusivement urbain.
    Quelles sont les voitures diesel équipées d'un filtre à particules ?
    Toutes celles qui respectent la norme Euro 5 entrée en vigueur à partir du 1er septembre 2009 pour les nouveaux modèles, à partir de janvier 2011 pour toutes les voitures neuves. Cette règle souffre toutefois quelques exceptions. Certains constructeurs avaient devancé l'appel, tandis quelques modèles parmi les plus lourds (gros monospaces ou 4 x 4) ont pu bénéficier de dérogations pour une application retardée de la norme Euro 5.
    Un diesel moderne est-il propre ?
    Pas complètement, car si un moteur Diesel Euro 5 émet moins de particules qu'un moteur à essence, il peut toujours émettre jusqu'à trois fois plus d'oxyde d'azote que ce dernier, soit 180 mg/km au lieu de 60. Les moteurs Diesel ne verront leurs émissions d'oxyde d'azote drastiquement limitées qu'avec l'entrée en vigueur de la norme Euro 6 en 2014.
    Sur le plan sanitaire, la seule mesure véritablement sensée consisterait à fixer une date à partir de laquelle ne seraient plus autorisés à circuler que les véhicules essence, ou les diesel respectant la norme Euro 6 dans les zones urbaines dépassant régulièrement les limites de qualité de l'air fixées par l'OMS.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Ven 29 Nov - 10:22

    Pollution : la qualité de l’air en berne, le Diesel en question
    http://www.autonews.fr/ecologie/actualite/107102-diesel-paris-pollution-co2
    Sur : 8 janvier 2013, Par : Karl van der BRAUN dAutonews.fr,
    Malgré des progrès remarquables au cours des dernières décennies, la qualité de l’air dans les villes stagne désormais au-dessus des seuils fixés par les normes européennes et a un impact sensible sur la santé publique, s’inquiète l’Institut de veille sanitaire. Le trafic routier et en particulier les véhicules Diesel sont en première ligne.
    Après les polémiques de l’an passé lorsque Le Parisien l’a comparé à l’amiante ou quand l’OMS a classé ses gaz d’échappement parmi les cancérigènes, 2013 ne sera sans doute pas non plus de tout repos pour le Diesel. Celui-ci est en effet implicitement mis à l’index une nouvelle fois par l’Institut de veille sanitaire (l’INVS), qui revient aujourd’hui ans son bulletin hebdomadaire sur 15 ans d’études sur la pollution atmosphérique en Europe.
    L’INVS rappelle notamment d’abord qu’une corrélation directe a été établie entre les concentrations de particules fines, d’ozone et de dioxyde d’azote d’une part, et la mortalité (notamment cardio-vasculaire, le risque d’hospitalisation et l’espérance de vie d’autre part. L’étude européenne Aphekom, publiée en mars 2011, a ainsi souligné que l’espérance de vie d’un Parisien de 30 ans augmenterait de près de 6 mois si les niveaux moyens annuels de particules fines (16,4 µg/m3 d’air selon l’étude) étaient ramenés au seuil préconisé par l’OMS (10 µg/m3). La capitale française reste loin de figurer parmi les plus mauvais élèves : avec un 38,2 µg, les habitants de Bucarest gagneraient quant à eux 22 mois d’espérance de vie dans le même cas.
    Le trafic routier n’est évidemment pas responsable de tous les maux. Bien au contraire, l’automobile, habituée au rôle de bouc émissaire, est même sans doute le secteur industriel dont les progrès ont été les plus spectaculaires en matière de bilan environnemental. Dans le cas de la région parisienne, le trafic, reste cependant à l’origine de la moitié des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et du quart des émissions de particules -dont les véhicules Diesel sont particulièrement prodigues-, selon l’étude d’Airparif citée par l’INVS.
    L’organe de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France s’inquiète notamment de l’augmentation de la part du dioxyde d’azote (NO2, qui affecte les voies respiratoires) dans les émissions de NOx, contrepartie de la généralisation des filtres a mis un coup d’arrêt aux émissions de particules (cancérigènes). Si l’on ajoute à cela que l’arrivée en masse de l’injection directe a réduit la taille des particules (que ce soit celles émises par les moteurs Diesel ou essence) et augmenté d’autant leur dangerosité, le problème paraît inextricable.
    Il est bien sûr particulièrement prégnant en France : le Diesel, fiscalement avantagé, devenu le coeur de métier de nos constructeurs et le seul centre d’intérêt des consommateurs, représente aujourd’hui les trois quarts des ventes de véhicules neufs dans l’Hexagone. Les enjeux sont écologiques, économiques, industriels mais aussi culturels tant le Diesel est devenu un absolu français. À voir la nouvelle grille de bonus/malus toujours uniquement axée sur les émissions de CO2 et favorisant donc outrageusement ce carburant, ou à entendre les prétextes ubuesques du ministre des Transports qui refuse d’aligner les taxes du Diesel sur celles de l’essence au motif que « le gazole touche essentiellement des professionnels » (sic), on ne semble pas près de s’en affranchir.

    LIRE AUSSI :
    -La fin du Diesel remise à plus tard
    -Diesel : la longue marche vers l’interdiction
    -Diesel : un problème comparable à celui de l’amiante
    -Qualité de l’air : le Diesel en première ligne
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Jeu 12 Déc - 12:38

    Tout comprendre à la pollution de l'air aux particules fines
    lemonde.fr

    Elles sont dix fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu, mais elles peuvent entraîner des maladies graves. Si la qualité de l'air s'est globalement améliorée en France depuis dix ans, les particules fines, des composés solides en suspension émis par la combustion, n'en demeurent pas moins préoccupantes pour la santé.

    Depuis trois jours, en raison du temps froid et sec et de l'absence de vent, nombre de régions et départements français ont dépassé les seuils d'alerte. Jeudi 12 décembre, le seuil d'alerte aux PM10 (particules au diamètre inférieur à 10 µm, 10 microns), déclenché à partir d'une concentration de 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air, était maintenu en Ile-de-France jeudi, pour le quatrième jour consécutif, selon l'agence régionale Airparif.

    Ce seuil a également été depassé en Rhône-Alpes, dans les Bouches-du Rhône, le Vaucluse, l'Oise et localement en Haute-Normandie, notamment dans l'agglomération de Rouen. Les agglomérations de Bordeaux, Lyon et Poitiers, en alerte mardi, sont en revanche repassées sous ce seuil mercredi.

    Cette situation n'est pas exceptionnelle. La France dépasse chaque année les normes européennes en matière de pollution atmosphérique, au point d'avoir été rappelée à l'ordre à plusieurs reprises par la Commission européenne, qui la menace de sanctions financières. « On est passés d'une pollution aiguë, avec de fortes concentrations, il y a trente ans, à une pollution plus faible mais chronique, donc tout aussi grave, aujourd'hui », déplore Patrice Halimi, chirurgien-pédiatre et secrétaire général de l'Association santé environnement France.
    •D'où viennent les particules fines ?

    Les particules fines sont présentes naturellement dans l'environnement du fait de l'érosion provoquée par le vent, de tempêtes ou d'éruptions volcaniques. Mais les activités humaines ont considérablement augmenté leur concentration atmosphérique.

    Selon le rapport d'avril du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), les principaux secteurs responsables sont la transformation d'énergie par l'industrie (31 %) ; la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %) ; l'agriculture avec l'utilisation d'engrais (20 %) ; et les transports, du fait notamment de la combustion de diesel (15 %).

    A ces particules considérées comme « primaires », s'ajoutent d'autres, « secondaires ». Dans certaines conditions, des gaz comme l'ammoniac, les oxydes d'azote ou les composés organiques volatils (COV) peuvent se transformer en particules fines dans l'atmosphère.

    « La situation climatique est également très importante, prévient Julien Vincent, responsable du département énergie et industrie du Citepa. En cas de grand froid, d'absence de vent ou d'anticyclone, l'air ne se renouvelle pas, augmentant les taux de particules en suspension. »
    •Quels risques sanitaires entraînent-elles ?

    Les particules fines étant en suspension dans l'air, il y a un risque constant de les inhaler. Deux catégories de particules sont particulièrement encadrées par les normes de qualité de l'air : les PM10 (« particulate matter » en anglais), de diamètre inférieur à 10 micromètres (ou 10 µm, soit 10 millièmes de millimètre) et les PM2,5, qui mesurent 2,5 microns et peuvent donc facilement pénétrer dans l'organisme.

    « Elles sont nocives pour l'organisme, car elles progressent jusqu'au bout des voies respiratoires, atteignent les alvéoles et entraînent des maladies pulmonaires, explique Patrice Halimi. Elles pénètrent ensuite dans la circulation sanguine et provoquent aussi des problèmes cardiovasculaires en bouchant les petits vaisseaux. » La liste des maux est longue : bronchite chronique, asthme, cancer du poumon, accident vasculaire cérébral (AVC), infarctus du myocarde ou encore problèmes placentaires.

    En octobre, la pollution de l'air extérieur a été classée parmi les « cancérogènes certains » pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'Organisation mondiale de la santé. Cependant, il reste difficile de chiffrer précisément l'impact sanitaire des particules fines en termes de morts prématurées. Le chiffre de 42 000 morts en France, et de 386 000 en Europe, est régulièrement avancé par les hommes politiques et les médias, mais il est fondé sur une étude de la Commission européenne utilisant des données datant d'une quinzaine d'années.

    >> Lire : Particules fines : vraiment 42 000 morts par an en France ?

    Une étude conduite par le Dr Rob Beelen (université d'Utrecht, aux Pays-Bas), publiée lundi 9 décembre dans la revue médicale The Lancet, a conclu qu'une exposition prolongée aux particules fines a un effet néfaste sur la santé, même lorsque les concentrations restent dans la norme de l'Union européenne (de 25 microgrammes par mètre cube d'air). Selon ces travaux, chaque hausse de 5 microgrammes par mètre cube de la concentration en PM2,5 sur l'année augmente le risque de mourir d'une cause naturelle de 7 %.
    •Quelle est l'évolution des concentrations de particules fines ?

    Les émissions de particules sont en baisse depuis 1990, date des premières mesures. Grâce à l'arrêt d'industries polluantes comme les mines, à de nouvelles normes dans les transports et à des modes de chauffage plus efficaces (notamment pour les poêles à bois), elles sont ainsi passées de 534 000 tonnes en 1990 à 260 000 en 2011, soit une baisse de 51 %, selon le Citepa.

    Mais, dans le même temps, les concentrations de particules sont restées plutôt stables. Ainsi, dans l'agglomération parisienne, la concentration moyenne de PM10 était de 25 microgrammes par mètre cube d'air (25 µg/m3) en 2011 contre 21 µg/m3 en 2000, selon le bilan 2012 d'AirParif – le changement de méthode de calcul de l'agence en 2007 a entraîné une hausse des valeurs moyennes annuelles de l'ordre de 30 %. Quant aux concentrations de PM2,5, elles s'élevaient à 16 µg/m3 en 2012 contre 14 µg/m3 en 2000. En 2012, en Ile-de-France, les seuils d'information et d'alerte ont été dépassés durant 40 jours.

    « On ne sait pas encore si la baisse des émissions va se traduire par une diminution des concentrations. D'autant que les polluants atmosphériques sont transfrontaliers : ils arrivent aussi en France du reste de l'Europe par les vents. Les PM2,5 voyagent notamment sur de longues distances », explique Julien Vincent.
    •Comment se protéger contre cette pollution ?

    Pour tenter de limiter cette pollution, les préfectures de police émettent des recommandations à chaque déclenchement du seuil d'alerte. En Ile-de-France, la préfecture a instauré, mercredi, une baisse de 20 km/h sur toutes les routes où les vitesses maximales sont supérieures ou égales à 80 km/h et a notamment appelé à « limiter l'usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules », ainsi que « les transports routiers de transit ».

    >> Lire : Quel air sort des pots d'échappement des voitures diesel ?

    La Ville de Paris a également rendu gratuit le stationnement résidentiel afin de favoriser les déplacements en transports en commun. Enfin, les feux de cheminée en foyer ouvert sont interdits depuis mardi. L'Agence régionale de la santé recommande par ailleurs aux personnes sensibles aux polluants atmosphériques, notamment les enfants, personnes âgées ou souffrant d'asthme et d'insuffisance respiratoire chronique de privilégier des activités calmes et d'éviter la pratique intensive du sport.



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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Jeu 12 Déc - 14:27

    Pollution aux particules : seuil d'alerte déclenché à Paris, Lyon Bordeaux et en Normandie
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/10/pollution-aux-particules-le-seuil-d-alerte-declenche-dans-plusieurs-villes_3528863_3244.html
    Le Monde.fr avec AFP | 10.12.2013 à 19h40 • Mis à jour le 10.12.2013 à 19h46
    Le niveau le plus élevé du seuil d'alerte à la pollution aux particules a été déclenché, mardi 10 décembre, en région parisienne, dans l'agglomération bordelaise et le bassin lyonnais, en Normandie ainsi qu'à Poitiers et Castres.
    En Ile-de-France, la préfecture de police a instauré une baisse de 20 km/h sur toutes les routes où les vitesses maximales sont supérieures ou égales à 80 km/h et a notamment appelé à « limiter l'usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules », ainsi que « les transports routiers de transit ». Les feux de cheminée en foyer ouvert sont interdits et il est demandé à la population de « privilégier les activités calmes ».
    Lire aussi La pollution de l'air extérieur est "cancérigène", selon l'OMS
    Le niveau d'alerte est déclenché pour les PM 10 (particules au diamètre inférieur à 10 microns) à partir d'une concentration de 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air. Ce seuil signifie qu'une « exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l'ensemble de la population ou de dégradation de l'environnement, justifiant l'intervention de mesures d'urgence », expliquait lundi Airparif, l'agence régionale pour l'Ile-de-France, alors que le seuil d'alerte était déjà atteint et sera maintenu mercredi.
    Voir la vidéo La pollution mise en évidence dans une vidéo accélérée
    LES ÉPISODES DE POLLUTION FRÉQUENTS EN HIVER
    A Bordeaux, il a été déclenché pour la troisième fois en moins d'une semaine. Cet épisode de pollution est le plus long jamais enregistré dans la région. Le seuil d'alerte a également été déclenché à Poitiers, ATMO Poitou-Charentes estimant que cette situation défavorable devrait se maintenir pour la journée de mercredi et pourrait être prolongée dans la semaine compte tenu des conditions météorologiques.
    Le seul d'information – et non d'alerte –, déclenché quand la concentration est supérieure à 50 microgrammes, était dépassé localement dans la grande majorité des régions de France. Les épisodes de pollution aux PM10 sont fréquents en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois, et de conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants.
    En 2012, en Ile-de-France, les seuils d'information et d'alerte ont été dépassés durant 19 jours en hiver, 17 jours dans la période mars-avril, et un jour en mai. Générées par l'industrie, le chauffage et le transport les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées « cancérogènes certains » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Jeu 12 Déc - 14:29

    La pollution de l'air extérieur est "cancérigène", selon l'OMS
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/17/la-pollution-de-l-air-exterieur-est-cancerigene-pour-l-oms_3497663_3244.html
    Le Monde.fr avec AFP | 17.10.2013 à 12h43 • Mis à jour le 17.10.2013 à 16h46
    Après avoir analysé des études portant sur des milliers d'hommes et de femmes suivis pendant plusieurs décennies, les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sont arrivés à la conclusion que la pollution de l'air qui nous entoure est cancérigène (voir le PDF, en anglais).
    La pollution atmosphérique a été classée dans la catégorie "cancérigène certain", a annoncé, jeudi 17 octobre à Genève, le directeur du CIRC, Christopher Wild. Le gazole et les particules fines avaient déjà été classés dans la catégorie "cancérigène certain" en juin 2012.
    "Les experts ont conclu (…) qu'il existe des preuves suffisantes pour dire que l'exposition à la pollution de l'air extérieur provoque le cancer du poumon. Ils ont également noté une association positive avec un risque accru de cancer de la vessie", a précisé l'IARC dans un communiqué.
    223 000 DÉCÈS DU CANCER DU POUMON
    Les données les plus récentes dont disposent le CIRC montre qu'en 2010 223 000 personnes sont mortes d'un cancer du poumon en lien avec la pollution de l'air. Le CIRC publiera ses conclusions de façon plus détaillée la semaine prochaine dans la revue médicale britannique The Lancet.
    Le CIRC rappelle que les effets de cette pollution atmosphérique "étaient déjà connus pour augmenter les risques de contracter des maladies principalement respiratoires et cardiaques". Une étude publiée lundi a également montré que cette pollution a des conséquences néfastes, dès la grossesse, sur le développement du fœtus.
    Lire : "L'air pollué diminue le poids des bébés à la naissance"
    MOTEURS DIESEL ET INDUSTRIE
    Pour l'instant, les données n'ont pas permis d'établir si un groupe particulier de la société (femmes ou hommes, jeunes ou âgés) était plus vulnérable. Mais "les personnes les plus exposées sont les plus vulnérables", a relevé le docteur Kurt Straif du CIRC. "L'air que nous respirons a été contaminé par un mélange de substances qui provoque le cancer", ajoute-t-il.
    Dans de précédentes études, le CIRC avait ciblé de nombreux produits chimiques qui favorisent la contamination de l'air. Il s'agit, entre autres, des gaz d'échappement des moteurs Diesel, des solvants, des métaux et des poussières.
    Lire : "Particules fines : vraiment 42 000 morts par an en France ?"
    L'industrie est également pointée du doigt. Des études montrent ainsi que ces dernières années les niveaux d'exposition à la pollution atmosphérique ont augmenté significativement dans les pays largement peuplés et à croissance industrielle rapide, comme la Chine.
    Lire : "Plus de 100 villes chinoises soumises à la mesure de la pollution atmosphérique"
    Christopher Wild souligne qu'il "existe des moyens efficaces pour réduire la pollution de l'air" et espère que ce rapport "enverra un signal fort à la communauté internationale pour prendre des mesures dans les plus brefs délais".
    ASTHME, BRONCHITES ET BRONCHO-PNEUMOPATHIES
    Selon un document du Commissariat général au développement durable (CGDD) daté d'octobre, la pollution de l'air coûte de 0,7 à 1,7 milliard d'euros par an au système de soins en France. Par comparaison, le tabac coûte 18,3 milliards d'euros, d'après le Comité national contre le tabagisme.
    L'asthme, avec de 400 000 à 1 400 000 nouveaux cas par an attribuables à la pollution, est "l'exposition chronique qui est globalement la plus préjudiciable en termes d'impact sanitaire"', avec un coût total situé entre 335 000 euros et 1,1 milliard d'euros. Suivent les bronchites aiguës (950 000 nouveaux cas), les bronchites chroniques (134 000 cas), et les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO, entre 26 000 et 39 500 cas).
    Le CGDD compte également les nombreuses hospitalisations pour traiter des difficultés respiratoires, circulatoires ou cardiaques (33 500 cas). Le nombre de cancers des voies respiratoires est, lui, "beaucoup moins" important, avec entre 1 684 et 4 400 nouveaux malades par an. Mais "le coût total reste élevé, entre 53 millions et 138 millions d'euros, compte tenu des coûts de protocole de soins et des longues durées d'arrêt de travail du patient".
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Jeu 12 Déc - 14:30

    Les particules fines causent-elles vraiment 42 000 morts par an en France ?
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/06/particules-fines-vraiment-42-000-morts-par-an-en-france_1842963_3244.html
    Le Monde.fr | 06.03.2013 à 16h50 • Mis à jour le 06.03.2013 à 18h39 | Par Audrey Garric
    "44 000 morts chaque année", du fait des particules fines, dont "au moins une bonne moitié" peut être imputée au diesel. C'est ce que lâchait Jean-Vincent Placé, sénateur et président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au micro de Radio classique et Public Sénat lundi 4 mars, pour dénoncer les effets "catastrophiques" du diesel pour la santé. Un chiffre aussi évoqué par la ministre du logement Cécile Duflot tandis que la ministre de l'écologie Delphine Batho parlait pour sa part de 42 000 morts "prématurées". Alors, les particules fines font-elles vraiment plus de 40 000 morts chaque année en France, soit 8 % des décès annuels ? Et quel est l'impact du diesel ?
    Ce chiffre ne vient en réalité ni de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ni du ministère de l'écologie – comme l'ont répété en boucle hommes politiques, associations et médias – mais de la Commission européenne. Il est issu du rapport CAFE CBA : Baseline analysis 2000 to 2020 publié en 2005 par le programme CAFE (Clean Air for Europe, "Air pur pour l'Europe"), mené par la Commission européenne de 2001 à 2006 pour lutter contre la pollution atmosphérique.
    Les chercheurs ont ainsi étudié l'impact sanitaire des particules fines, ces éléments en suspension dans l'air d'un diamètre inférieur à 10 micromètres voire 2,5 micromètres – les fameuses PM10 et PM2,5 –, qui pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent de nombreuses pathologies, surtout chez les personnes fragiles.
    Résultats : les Européens perdent au total 3,7 millions d'années d'espérance de vie chaque année, soit l'équivalent de 348 000 décès prématurés par an dans la population de plus de 30 ans. En France, les chiffres sont de 480 000 années perdues et 42 090 morts prématurées, comme l'indique le tableau des impacts sur la santé par pays réalisé par le programme CAFE.
    • Les statistiques datent de 2000
    Comment les experts ont-ils procédé pour évaluer l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique ? "On ne peut pas comptabiliser directement le nombre de décès dus à la pollution atmosphérique car les affections respiratoires, cancers du poumon ou accidents vasculaires cérébraux peuvent être provoqués par de nombreux facteurs. Il n'y a pas de pathologie traceuse mais un faisceau d'éléments convergents", explique Agnès Lefranc, adjointe au directeur du département santé et environnement de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
    "Il s'agit donc de se baser sur des études épidémiologiques qui ont établi une corrélation statistique entre les niveaux de pollution aux particules fines et des risques pour la santé, poursuit-elle. En mesurant les niveaux de pollution à un moment donné et le nombre de personnes exposées, on peut ensuite réaliser une modélisation pour obtenir le nombre d'années de vie perdues et de décès. Toutefois, les chiffres sont toujours entourés d'une marge d'incertitude."
    Dans l'étude CAFE, les mesures des concentrations de particules fines dans les différents pays européens ont été réalisées en 1997 – les résultats finaux de l'étude ont toutefois été réhaussés de 25 % afin d'être ajustés aux concentrations particulaires de 2005.
    L'étude épidémiologique, elle, s'avère être celle du professeur Clive Arden Pope, publiée dans le Journal of the American Medical Association en 2002, et menée auprès d'1,2 million d'Américains entre 1982 et 1998. Le scientifique avait alors conclu que chaque hausse de 10 microgrammes de PM2,5 par mètre cube d'air (µg/m3) entraînait une augmentation de 6% du risque de mortalité due à des maladies chroniques. C'est ce coefficient qu'a retenu le programme CAFE, comme l'explique sa méthodologie.
    • Les émissions baissent, pas les concentrations
    Le chiffre de 42 000 morts prématurées par an, valable il y a une quinzaine d'années, l'est-il encore aujourd'hui ? La réponse n'est pas évidente. En effet, depuis 2000, les émissions de particules fines ont été réduites grâce à des normes plus strictes : elles sont ainsi passées de 350 000 tonnes en 2000 à 250 000 en 2011, selon ce graphique d'avril 2012 du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa) :

    Lire : Quel air sort des pots d'échappement des voitures diesel ?
    Mais dans le même temps, les concentrations de particules sont restées plutôt stables. Ainsi, dans l'agglomération parisienne, la concentration moyenne de PM10 était de 27 microgrammes par m3 d'air en 2011 contre 21 µg/m3 en 2000. Quant aux concentrations de PM2,5, elles s'élevaient à 18 µg/m3 en 2011 contre 14 µg/m3 en 2000, rapporte le bilan 2011 d'AirParif, l'organisme en charge de la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France :

    "La tendance générale est stable : nous avons changé notre méthode de calcul en 2007, ce qui a entraîné une hausse des valeurs moyennes annuelles de l'ordre de 30%, explique Véronique Ghersi, ingénieur d'études pour AirParif. Il faudra encore attendre quelques années de mesures avant de pouvoir tirer de véritables conclusions sur l'évolution des concentrations en particules."
    "Si les concentrations en particules fines – et non les émissions – baissent, le nombre de pathologies devrait aussi être aussi réduit", assure Agnès Lefranc. Compte tenu de l'absence de données fiables, au niveau national, sur l'évolution de ces concentrations depuis une décennie, l'experte se refuse à donner une estimation "au doigt mouillé" du nombre de décès prématurés que la pollution aux particules fines entraîne aujourd'hui.
    • Il n'existe pas d'étude nationale récente
    En réalité, l'étude la plus à jour qui existe est celle issue du programme européen Aphekom, reprise par un rapport de l'InVS en 2012, qui a passé au crible 25 villes de l'Union européenne, dont 9 françaises. Sur ce bassin de 12 millions de personnes, les experts ont conclu à des espérances de vie réduites, à 30 ans, de 3,6 à 7,5 mois selon les villes. Au total, ce sont 2 900 morts prématurées par an dues aux particules fines qui pourraient être évitées si les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 respectaient la valeur guide de l'OMS (10 µg/m3).
    Aucune extrapolation n'a été réalisée par l'Institut pour obtenir un bilan global à l'échelle nationale. Sachant que l'étude porte sur un cinquième de la population française, localisée dans les zones les plus polluées de l'Hexagone, un calcul grossier donne 15 000 morts en France. Mais ce serait sans compter les zones agricoles et rurales polluées : les émissions de particules fines proviennent ainsi à 21% de l'agriculture, derrière le chauffage domestique (34%), l'industrie (31%) mais devant les transports (14%). Une partie des particules est aussi importée de l'étranger. Enfin, une différence de méthodologie rend la comparaison entre les deux études malaisée : le programme Aphekom base ses calculs de morts prématurées sur une diminution de la concentration en particules, et non leur suppression. A défaut de savoir si l'on se situe en deçà de 42 000 décès par an dus aux particules fines, on peut douter sans crainte de la pertinence de ce chiffre.
    Quant à la part du diesel sur ce total, elle ne peut pas être déterminée précisément mais esquissée. La part des transports dans l'émission de particules fines est donc de 14%, mais elle augmente considérablement en ville, pour atteindre entre 40 à 80%. Sur ces véhicules, 60% roulent au diesel. A l'échelle de la France, le diesel peut donc difficilement peser pour "au moins une bonne moitié" des décès dus aux particules fines, comme l'a déclaré Jean-Vincent Placé.
    La Commission européenne pourrait toutefois actualiser les chiffres du programme CAFE cette année, afin de réviser la directive de 2008 concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Jeu 12 Déc - 14:32

    Même sous la norme européenne, la pollution aux particules fines reste néfaste
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/09/la-pollution-aux-particules-fines-reste-nefaste-meme-sous-la-norme-europeenne_3527607_3244.html
    Le Monde.fr avec AFP | 09.12.2013 à 03h11 • Mis à jour le 12.12.2013 à 07h44
    Une exposition prolongée aux particules fines en suspension dans l'air (PM) aurait « des effets néfastes importants sur la santé », même lorsque les concentrations ne dépassent pas la norme européenne. C'est le résultat d'une étude financée par l'Union européenne et publiée, lundi 9 décembre, par la revue médicale britannique The Lancet, qui se base sur vingt-deux enquêtes dans treize pays sur plus de 360 000 personnes suivies pendant près de quatorze ans en moyenne.
    La directive européenne sur l'air de 2008 a imposé aux Etats membres un plafond moyen annuel de 25 microgrammes par mètre cube de particules en suspension, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise comme valeur limite 10 microgrammes par mètre cube. « L'association entre exposition prolongée aux PM 2,5 et décès prématurés demeure significative, même après ajustement pour tenir compte de facteurs tels que le tabagisme, le statut socio-économique, l'activité physique, le niveau d'éducation, et l'indice de masse corporelle » explique The Lancet.
    Les PM 2,5 sont les plus fines des microparticules, avec un diamètre inférieur à 2,5 microns – soit la taille d'une bactérie. Ce sont celles qui génèrent le plus d'inquiétudes pour la santé, car leur taille leur permet de pénétrer plus facilement et profondément dans les poumons.
    Lire : Particules fines : vraiment 42 000 morts par an en France ?
    DE PETITES VARIATIONS DE POLLUTION QUI CHANGENT BEAUCOUP
    Il ressort de cette analyse qu'une petite variation de la pollution par PM 2,5 entraîne un risque nettement accru pour la santé de ceux qui y sont exposés. « L'étude évalue que pour chaque hausse de 5 microgrammes par mètre cube de la concentration en PM 2,5 sur l'année, le risque de mourir d'une cause naturelle s'accroit de 7 % », explique The Lancet.
    Les décès par « cause naturelle » excluent les morts par accidents ou suicides, pour lesquels la pollution ne peut être mise en cause. Cette différence de pollution de 5 microgrammes par mètre cube est celle qui existe entre un axe urbain très fréquenté par les voitures et un endroit situé à l'écart du trafic, précise l'auteur principal de cette étude, le Néerlandais Rob Beelen.
    La pollution de l'air extérieur a été classée en octobre comme facteur cancérigène certain pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'OMS. Outre le cancer, une exposition aux particules peut entraîner de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Une étude parue récemment indique qu'une exposition même faible augmente les risques d'un faible poids des enfants à la naissance.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Ven 13 Déc - 19:00

    Faut-il interdire le diesel ?
    http://www.lepoint.fr/auto-addict/strategie/faut-il-interdire-le-diesel-25-09-2012-1510072_659.php
    Le Point.fr - Publié le 25/09/2012 à 19:23 - Modifié le 26/09/2012 à 10:43
    Fausses vérités et idées vraies sur la pollution diesel automobile.

    Un moteur Diesel dépourvu de filtre émet des particules cancérogènes.
    Le débat est un brin schizophrénique. Après l'enterrement de première classe des zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA) et les déclarations de Jean-Vincent Placé, d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), et de Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris, visant à interdire purement et simplement le diesel en ville, plus personne ne sait précisément de quoi il parle. Auto-Addict prend les devants et répond aux questions sur ce carburant voué aux gémonies depuis quelque temps.
    Le moteur Diesel pollue-t-il ?
    Par nature, la combustion stratifiée d'un moteur diesel produit beaucoup plus de particules et d'oxyde d'azote que celle de l'essence. Deux polluants particulièrement surveillés par l'OMS pour la qualité de l'air en milieu urbain. Le niveau de pollution d'un moteur diesel est donc déterminé par l'efficacité du système de post-traitement de ses gaz d'échappement, quel qu'il soit.
    Les particules sont-elles cancérogènes ?
    Oui, comme l'a démontré une étude récente de l'OMS. Mais il faut souligner que cette étude a été réalisée sur une population de mineurs exposée aux gaz d'échappement de moteurs Diesel sans aucun système de dépollution, car trop anciens, et ce, dans un espace ultra-confiné : les galeries d'une mine.
    Le filtre à particules est-il efficace pour les particules fines ?
    Oui, en tout cas pour celles mesurant entre 10 et 1 000 nanomètres de diamètre reconnues comme les plus dangereuses pour l'homme, car susceptibles d'entrer le plus profondément dans les voies respiratoires.
    Le filtre à particules fonctionne-t-il correctement à froid ?
    Oui, car, contrairement aux systèmes catalytiques basés sur une réaction chimique, le filtre agit mécaniquement, et de ce fait n'a pas besoin d'atteindre une température spécifique de fonctionnement pour filtrer. Il doit en revanche être très chaud (entre 400 et 600 degrés) pour se régénérer, c'est-à-dire pour brûler périodiquement les particules qu'il a accumulées.
    Le filtre à particules peut-il se boucher ?
    Oui, ou en tout cas partiellement s'obstruer si les procédures de régénération consistant à brûler les suies de combustion accumulées ont échoué. Ce type de problème est surtout rencontré par les véhicules utilisés exclusivement en ville, c'est-à-dire à faible vitesse et sur de courtes distances. Il peut nécessiter un entretien ou un changement du filtre. Une réparation à ne pas prendre à la légère, car une utilisation prolongée dans ces conditions peut provoquer une casse moteur pour les cas extrêmes. Conclusion, un véhicule essence est plus adapté à un usage exclusivement urbain.
    Quelles sont les voitures diesel équipées d'un filtre à particules ?
    Toutes celles qui respectent la norme Euro 5 entrée en vigueur à partir du 1er septembre 2009 pour les nouveaux modèles, à partir de janvier 2011 pour toutes les voitures neuves. Cette règle souffre toutefois quelques exceptions. Certains constructeurs avaient devancé l'appel, tandis quelques modèles parmi les plus lourds (gros monospaces ou 4 x 4) ont pu bénéficier de dérogations pour une application retardée de la norme Euro 5.
    Un diesel moderne est-il propre ?
    Pas complètement, car si un moteur Diesel Euro 5 émet moins de particules qu'un moteur à essence, il peut toujours émettre jusqu'à trois fois plus d'oxyde d'azote que ce dernier, soit 180 mg/km au lieu de 60. Les moteurs Diesel ne verront leurs émissions d'oxyde d'azote drastiquement limitées qu'avec l'entrée en vigueur de la norme Euro 6 en 2014.
    Sur le plan sanitaire, la seule mesure véritablement sensée consisterait à fixer une date à partir de laquelle ne seraient plus autorisés à circuler que les véhicules essence, ou les diesel respectant la norme Euro 6 dans les zones urbaines dépassant régulièrement les limites de qualité de l'air fixées par l'OMS.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Ven 13 Déc - 19:01

    Pollution aux particules fines : "Nous baignons dans une soupe chimique"
    http://www.lepoint.fr/environnement/pollution-aux-particules-fines-nous-baignons-dans-une-soupe-chimique-12-12-2013-1768673_1927.php
    Le Point.fr - Publié le 12/12/2013 à 19:20
    Pour Sébastien Vray, président de l'association Respire, il est temps d'agir contre la pollution de l'air, très coûteuse à la fois pour la santé et pour l'économie.
    Les préfectures ont été contraintes de réduire la vitesse de 20 km/h sur plusieurs grands axes routiers à cause des pics de pollution enregistrés depuis le début de la semaine. © FREDERICK FLORIN / AFP
    Si vous vivez en Ile-de-France ou en Rhône-Alpes, que vous avez la gorge qui gratte ou les yeux qui piquent, pas de panique ! Vos symptômes sont tout à fait "normaux", puisque ces deux régions viennent de subir quatre jours d'alerte aux particules fines et devraient enchaîner sur un cinquième, vendredi. Temps froid et sec, absence de vent, pollution... Toutes les conditions sont réunies pour rendre l'air irrespirable. Un constat que déplore Sébastien Vray, président de Respire, qui milite pour la préservation et l'amélioration de la qualité de l'air.
    Le Point.fr : Depuis lundi, les seuils d'information puis d'alerte ont été dépassés à Paris et dans d'autres grandes villes de France. Ces résultats vous étonnent-ils ?
    Sébastien Vray : Absolument pas. Cela fait des années et des années que les agences de surveillance de la qualité de l'air enregistrent des dépassements de plus de 35 jours pour les particules fines, de plus de 18 jours pour l'ozone ou le dioxyde d'azote. La preuve, nous sommes en contentieux avec l'Europe depuis plus de deux ans sur les particules fines... et je pense que ce sera bientôt pareil pour le dioxyde d'azote.
    La France est donc un cancre en la matière ?
    Plutôt oui, même si la situation est moins grave qu'en Chine, bien sûr ! Notre principal problème, c'est notre rapport à la santé. Vous avez des symptômes ? On vous prescrit des médicaments pour vous soigner... et on explose le budget de la sécurité sociale. Pourtant, tant qu'on se contentera de traiter les conséquences, on ne comprendra pas qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Il faut soigner les causes de nos maladies, dont la qualité de l'air fait partie. Il y a des économies énormes à faire : de 20 à 30 milliards d'euros par an, comme l'a évalué le Commissariat général au développement durable.
    Il y a tout de même eu des progrès. Selon le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique, la baisse d'émission de particules fines a été d'environ 50 % depuis 1990.
    Cette amélioration a pu avoir lieu grâce à la fin du rejet de certains polluants par le secteur secondaire (comme le soufre ou le plomb). Cependant, la qualité de l'air est un concept vaste. Il y a les particules fines, le dioxyde d'azote, les composés métalliques inorganiques... Mais on peut très bien ajouter à la liste des particules nocives les composés organiques volatiles, comme les perturbateurs endocriniens dans l'agro-alimentaire ou les phtalates dans les plastiques. Autant de poussières qui se libèrent dès qu'elles chauffent légèrement et que nous inhalons de façon chronique. Bref, nous baignons dans une vraie soupe chimique, dont on commence à peine à mesurer l'ampleur.
    Quelles sont "les causes de la maladie" et comment les traiter ?
    D'abord, les voitures au diesel, avec ou sans filtre à particules. En ville, elles participent jusqu'à 40 % à l'émission des particules fines. Il y a aussi les installations industrielles, qui ne sont pas toutes aux normes. Ensuite, on oublie souvent que la sphère domestique est une importante source de pollution, que ce soit via les cheminées à foyer ouvert ou à cause des chaudières au fioul mal réglées. Il faudrait clairement un Grenelle de l'air. C'est une ressource dont on ne peut pas se passer. Elle est au carrefour d'une certaine vision de la société : économie, transports, énergie, urbanisme, tourisme... Il faut repenser, dans chacun de ces secteurs, comment améliorer la qualité de l'air que l'on respire.
    Avez-vous des conseils pour limiter les dégâts les jours de pics de pollution ?
    À part éviter de prendre la voiture, hélas, on ne peut pas faire grand-chose individuellement. Les conseils officiels se résument même en "ne sortez pas !". Ce n'est donc pas à petite échelle, mais collectivement que l'on peut construire autre chose et faire le lien entre environnement dégradé et problèmes de santé. Veut-on continuer à s'asphyxier ensemble ou s'orienter vers des modèles plus respectueux de l'homme et de sa santé ?
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Ven 13 Déc - 19:03

    Pollution aux particules tenace, l'IDF particulièrement touchée
    http://www.lequotidien.lu/region/51306.html
    2013-12-12 16:36:00
    L'épisode de pollution aux particules, favorisé par un temps froid, sec et sans vent, continuait jeudi d'affecter une grande partie de la France, notamment la région parisienne qui maintenait son niveau d'alerte pour le quatrième jour consécutif, et la région Rhône-Alpes.
    Il sera toujours en vigueur vendredi en région parisienne, a indiqué Airparif, agence régionale de surveillance de la qualité de l'air.
    En Ile-de-France, "un épisode aussi long, c'est assez rare avec des niveaux aussi soutenus. La dernière fois, c'était en décembre 2007 avec des conditions météorologiques similaires", a déclaré à l'AFP Fabrice Joly, ingénieur à Airparif.

    En 2013, le seuil d'alerte n'avait été déclenché qu'une seule fois avant cet épisode, le 3 décembre. Il l'avait été quatre fois en 2012, et jamais en 2011 et 2010.
    Le niveau d'alerte aux PM 10 (particules au diamètre inférieur à 10 microns), déclenché à partir d'une concentration de 80 microgrammes de particules par m3 d'air, était également activé sur toute la région Rhône-Alpes pour la deuxième journée consécutive. "La situation est bien dégradée", selon Air Rhône-Alpes.

    Tel était le cas également dans l'Oise, le Vaucluse, l'agglomération de Rouen et de Strasbourg. Dans plusieurs régions, les vitesses autorisées ont été réduites de 20 km/h. Les contrôles de police, notamment des deux roues, ont été renforcés en région parisienne, a annoncé la préfecture de police. "Pour la seule journée du 10 décembre, ce sont 5.760 infractions qui ont été relevées pour non-respect des limites de vitesse ou non-respect des normes techniques", indique-t-elle dans un communiqué.

    Par ailleurs, quatre dispositifs policiers ont été mis en place sur trois autoroutes (A1, A4, A6) et la N12 dans le sens de Paris pour inciter les conducteurs de poids lourds de plus de 3.5 tonnes à emprunter un itinéraire de contournement de la capitale. De son côté, le ministère de l'Ecologie a "demandé de ne pas utiliser les cheminées à bois", "de limiter l'usage des véhicules automobiles, notamment les véhicules diesel non équipés de filtres à particules", ou encore "de respecter l'interdiction de brûlage de déchets verts". Le niveau d'information (à partir de 50 microgrammes) était dépassé localement dans de nombreuses autres régions. Cette pollution devrait s'atténuer vendredi après-midi avec une légère dégradation météorologique. Les pollutions aux PM10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul, et de conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants. Elles sont également favorisés par un phénomène dit d'"inversion de température". En situation normale, l'air chaud contenant les polluants tend à s'élever naturellement. Mais quand le sol refroidit fortement pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés sous un effet de "couvercle" d'air chaud. Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). A Paris, ce pic de pollution a été l'occasion d'une passe d'armes entre les deux candidates à la mairie. La socialiste Anne Hidalgo a assuré que l'épisode de pollution était "la conséquence d'une politique totalement inconsciente (...), notamment du gouvernement précédent, qui ont tout misé sur le diesel", quand Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) l'a imputé à "la politique incohérente qu'a menée la ville de Paris depuis 12 ans".
    Le ministère de la Santé recommande de "réduire les activités physiques intensives et les efforts physiques si des symptômes comme la toux, les sifflements, la dyspnée ou des maux de gorge sont ressentis".

    Pollution aux particules: que sont-elles? quel effet pour la santé?...
    Un épisode de pollution aux particules affecte une partie de la France, jusqu'à atteindre un seuil d'alerte dans certaines régions. De quoi parle-t-on ? Quels effets pour la santé ? Comment se protéger ?

    QUESTION: Qu'est-ce qu'une particule et quand déclenche-t-on une alerte? REPONSE: Ce sont des poussières, de compositions diverses et en suspension dans l'air, au diamètre égal ou inférieur à 10 microns, soit 0,01 millimètre (PM10). Elles sont émises par la combustion des carburants (principalement diesel), le chauffage (notamment bois et fioul), et la transformation de combustibles fossiles dans l'industrie. Quand la concentration atteint 50 microgrammes/m3 en moyenne sur 24 heures, le seuil d'information est déclenché car on considère qu'une exposition présente un risque pour les personnes les plus fragiles (bébés, personnes âgées, malades).
    A partir de 80 microgrammes/m3, la procédure d'alerte est déclenchée car il y a un risque pour l'ensemble de la population. Des mesures, comme la baisse des vitesses maximales autorisées sur les voies rapides, sont alors prises par chaque préfecture.
    Selon les normes européennes, il ne faut pas dépasser le seuil d'information plus de 35 jours par an. En France, 16 agglomérations ont dépassé cette norme en 2012.

    Q: Quand interviennent les pics de pollutions et où ?
    R: Les pollutions sont plus fréquentes en hiver en raison du recours accru au chauffage et des conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants, comme le temps anticyclonique actuel. Elles sont également favorisés par un phénomène dit d'"inversion de température". En situation normale, la température de l'air diminue avec l'altitude et l'air chaud contenant les polluants s'élève naturellement. En situation d'inversion de température, avec le sol qui se refroidit notamment pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés par un "couvercle" d'air chaud.
    Les régions les plus polluées sont le Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpe, soit essentiellement des milieux urbains et/ou industriels, mais aussi des zones encastrées comme des vallées en montagne où la dispersion s'opère mal.
    Q: Pourquoi les particules sont-elles dangereuses ?
    R: Elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires, créant des inflammations avec un effet immédiat (toux, essoufflement, maux de gorge, de tête...), plus marqué chez les personnes plus fragiles: enfants dont les poumons ne sont pas encore totalement formés, personnes âgées dont la capacité respiratoire est plus faible, fumeurs au système respiratoire déjà irrité par le tabac, malades du coeur et des voies respiratoires, et femmes enceintes. Sur des sujets très fragiles, un épisode aigu de pollution peut provoquer des hospitalisations, voir des décès. En dehors des pics, la pollution chronique est tout aussi néfaste, avec des effets à long terme : aggravation de l'asthme, atteinte du système immunitaire, diminution de la fonction respiratoire, cancer du poumon, maladies vasculaires... Les particules fines (diamètre inférieur à 2,5) ont été classées "cancérigènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé.

    Q: Que faire pour réduire son exposition ?
    R: Les plus fragiles doivent réduire leurs activités physiques dès le seuil d'information. Pour l'ensemble de la population, il est recommandé de ne pas faire de sport, y compris prendre son vélo pour les déplacements, lorsque le seuil d'alerte est atteint. Un individu inhale 15 litres d'air en moyenne en marchant, et jusqu'à 100 litres lors d'activités d'endurance. Il faut également s'éloigner des axes routiers très fréquentés. Il est néanmoins recommandé de continuer à aérer son logement. Quant aux masques de protection (type chirurgie), ils n'arrêtent pas les particules.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Ven 13 Déc - 19:05

    Alerte à la pollution aux particules fines : que faire et ne pas faire pour éviter les risques
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/12/12/conseils-pollution-particules-fines_n_4431050.html

    Le HuffPost | Publication: 12/12/2013 11h48 CET | Mis à jour: 12/12/2013 17h21 CET
    ENVIRONNEMENT - L'épisode de pollution aux particules, favorisé par un temps froid, sec et sans vent, continue jeudi 12 décembre d'affecter une grande partie de la France, notamment la région parisienne qui maintenait son niveau d'alerte pour le quatrième jour consécutif, et la région Rhône-Alpes.
    Il sera toujours en vigueur vendredi en région parisienne, a indiqué Airparif, agence régionale de surveillance de la qualité de l'air. En Île-de-France, "un épisode aussi long, c'est assez rare avec des niveaux aussi soutenus. La dernière fois, c'était en décembre 2007 avec des conditions météorologiques similaires", a déclaré à l'AFP Fabrice Joly, ingénieur à Airparif. En 2013, le seuil d'alerte n'avait été déclenché qu'une seule fois avant cet épisode, le 3 décembre. Il l'avait été quatre fois en 2012, et jamais en 2011 et 2010.
    Le niveau d'alerte était également activé sur toute la région Rhône-Alpes pour la deuxième journée consécutive, dans l'Oise, le Vaucluse, l'agglomération de Rouen et de Strasbourg. Dans plusieurs régions, les vitesses autorisées ont été réduites de 20 km/h. Contrôles et dispositifs policiers ont été renforcés.
    Cette pollution devrait s'atténuer vendredi après-midi avec une légère dégradation météorologique.
    Les pollutions aux PM10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul. Les conditions météorologiques sont également souvent défavorables à la dispersion des polluants. Un phénomène dit d'"inversion de température" tend notamment à favoriser les pollutions: en situation normale, la température de l'air diminue avec l'altitude et l'air chaud contenant les polluants s'élève naturellement. En situation d'inversion de température, le sol se refroidit pendant la nuit en hiver et les polluants se trouvent piégés sous un effet de "couvercle" d'air chaud.
    Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, et ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Découvrez ci-dessous quelques conseils en cas d'alerte à la pollution aux particules fines Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules fines peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)
    EVITEZ DE FUMER
    • Évitez de fumer lorsque le seuil d'alerte est atteinte afin de ne pas aggraver les effets de cette pollution en ajoutant des facteurs irritants ou émetteurs de particules.
    NE PAS FAIRE DE TRAVAUX
    • Vous pouvez monter le meuble en kit pour la chambre de bébé, mais évitez d'utiliser des substances polluantes comme les solvants, colles et peintures, qui aggravent les manifestations cardio-respiratoires. Respectez également les interdictions de brûlage de déchets verts.
    NE PAS FAIRE DE SPORT
    • Ou, plus généralement, éviter toutes les activités physiques qui augmentent le volume d’air inhalée (un adulte inspire et expire environ 6 à 10 litres d'air par minute et jusqu'à 200 litres lors d'un effort, indique FTVI. Si vous ne pouvez vous passer de votre footing quotidien, évitez de le faire à proximité des axes routiers, préférez les heures les moins chaudes de la journée ou quand la nuit est tombée. Les mamans éviteront de sortir bébé quand la circulation automobile est forte.
    NE PAS SURCHAUFFER
    • Dans certaines régions, le chauffage au bois est la première cause de pollution aux particules fines. Évitez également le chauffage au fioul et privilégiez un chauffage électrique pendant les alertes. Si vous n'avez pas le choix, vous pouvez toutefois changer ou ramoner cheminées et poêles, et brûler un bois de bonne qualité (sec et sain).
    NE PAS CONDUIRE
    • Le conseil est valable tout le temps mais est particulièrement vrai en cas d'alerte aux particules fines. "On estime que 80% des particules fines mesurées dans l'air sont dues aux moteurs diesels", indique au Figaro le chef du service de pneumologie au CHU de Marseille. Privilégiez les transports en commun ou le covoiturage ! "À pied, choisissez les rues les moins encombrées et à vélo, empruntez les aménagements qui permettent de s'éloigner du trafic", conseille AirParif.
    ADAPTER SA CONDUITE
    • Si vous n'avez pas de solution alternative, essayez tant que possible de réduire votre vitesse moyenne, notamment si vous conduisez un véhicule diesel non équipé d'un filtre à particules. En cas d'alerte pollution, la préfecture de police instaure le plus souvent une baisse de la vitesse autorisée. Souvenez-vous que "l'habitacle d'un véhicule est l'endroit où l'on respire le plus de particules, deux fois plus qu’un piéton en moyenne". Évitez si possible les axes embouteillés, n'ouvrez pas les fenêtres dans un parking ou un tunnel e
    PORTER UN MASQUE (MAIS LE BON)
    • Rien ne sert de porter un masque en papier ou un foulard: les particules sont assez fines pour passer au travers. Ils n'arrêtent que les plus grosses particules qui sont également filtrées par le nez. Or, "plus elles sont fines, plus elles sont agressives et rentrent loin dans les bronches, et plus l'effet inflammatoire est grand", explique au Figaro le chef du service de pneumologie au CHU de Marseille. Seuls les masques à cartouches, dont ceux équipés de filtres à charbon, peuvent avoir une certaine efficacité, indique AirParif.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Mer 7 Jan - 16:16



    Les "vieux" diesel interdits en 2016 dans 52 villes des Alpes-Maritimes

    http://www.nicematin.com/derniere-minute/les-vieux-diesel-interdits-en-2016-dans-52-villes-des-am.2053377.html

    Publié le mardi 06 janvier 2015 à 17h41 - 54





    Franck Fernandes



    Trois vignettes vont être mises en place en 2016. Elles permettront de distinguer les véhicules polluants des autres et vous autoriseront à rouler,ou non, dans 52 villes du département.



    Si vous conduisez une voiture diesel de plus de 15 ans, vous devrez la remiser au garage dans un an, en cas de pic de pollution. Manuel Valls et Ségolène Royal ont en effet annoncé, en conclusion de la dernière conférence environnementale, la mise en place, dès septembre 2015, d'un "système d'indentification des véhicules en fonction de leurs émissions polluantes".



    52 villes concernés dans les Alpes-Maritimes



    Le plan de protection de l'atmosphère (PPA) des Alpes-Maritimes concerne 52 communes. Pour plus de facilité, nous avons classé les communes du PPA par odre alphabétique:

    Antibes, Aspremont, Auribeau-sur-Siagne, Beaulieu-sur-Mer, Berre-les-Alpes, Biot, Cabris, Cagnes-sur-Mer, Cannes, Cantaron, Carros, Castagniers, Châteauneuf-Grasse, Châteauneuf-Villevieille, Colomars, Contes, Drap, Falicon, Gattières, Gourdon, Grasse, La Colle-sur-Loup, La Gaude, La Roquette-sur-Siagne, La Trinité, Le Bar-sur-Loup, Le Cannet, Le Rouret, Le Tignet, Mandelieu-la-Napoule, Mouans-Sartoux, Mougins, Nice, Opio, Pégomas, Peymeinade, Roquefort-Les-Pins, Saint-André-de-la-Roche, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saint-Jeannet, Saint-Laurent-du-Var, Saint-Paul, Spéracèdes, Théoule-sur-Mer, Tourrette-Levens, Tourrettes-sur-Loup, Valbonne, Vallauris, Vence, Villefranche-sur-Mer, Villeneuve-Loubet.

    Les 52 communes concernés se situe dans la zone rouge sur la carte.



    Quelle vignette pour votre voiture ?



    Lors des jours de pic de pollution, si vous êtes badgés en rouge, interdiction de rouler. En orange, cela dépendra du niveau de l'alerte. Vignette verte, vous pourrez rouler toute l'année.

    L'auto dans le viseur?

    "Depuis 2008, Christian Estrosi mène une politique environnementale et une politique d'aménagements urbains majeurs qui contribuent à l'objectif de lutte contre la pollution atmosphérique" affirme la Métropole de Nice.

    " L'objectif est de changer les comportements. Et pour y parvenir, il faut en priorité offrir des alternatives fiables et efficaces en matière de mobilité, vis-à-vis du véhicule individuel thermique" poursuit la Métropole. Sans vouloir l'afficher trop fort, la ville cherche donc à limiter le nombre de voitures dans son centre-ville.




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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Mer 4 Fév - 18:29

    « Chaque jour 115 personnes meurent de manière prématurée à cause des particules fines émises par le diesel, soit 42000 décès par an »
    Décès dus aux particules fines en France
    http://www.planetoscope.com/mortalite/1471-deces-dus-aux-particules-fines-en-france.html

    Décès dus aux particules fines en France

    Chaque jour, ce sont 115 personnes qui meurent de manière prématurée à cause des particules fines émises par le diesel, soit 42000 décès par an. Les particules fines responsables de 6 % des décès par cancer du poumon
    Depuis le 1er janvier
    3 952
    Les décès dus aux émissions de particules fines





    Combien de décès dus aux particules fines ?

    42.000 décès / an

    Les particules fines responsables de 6 % des décès par cancer du poumon

    La combustion du diesel engendre davantage de rejet d'oxydes d'azote (NOx), largement responsable de la formation de l'ozone dans l'atmosphère; d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de particules fines qui entrainent de graves problèmes respiratoires. La France est régulièrement cible de contentieux européens en raison du dépassement des valeurs limites autorisés pour la pollution atmosphérique sur son territoire.

    Les particules fines issues de la combustion du diesel ont été récemment classé comme cancérogènes par l'organisation Mondiale de la Santé3 et cause la mort de plus de 42 000 Français par an.



    Moteurs diesel et GDI
    Vivre en bordure d'autoroute ou être exposés aux rejets de gaz d'échappement
    augmente le risque de contracter un cancer pulmonaire.


    En savoir plus pour le diesel : Le diesel
    Tous les articles sur les particules fines

    Quels sont les particules fines et les polluants atmosphériques ?

    Les polluants atmosphériques sont présents sous formes gazeuse ou de particules fines que l’on respire.

    Les particules respirables ou « fines, ultrafines » sont aussi appelées PM, abréviation du terme anglais « particulate matter ».

    Les particules fines sont un mélange hétéroclite de particules liquides ou solides qui sont en suspension dans l’air.

    Elles sont classées en fonction de leur taille : les plus petites sont les plus nocives et dangereuses car elles pénètrent encore plus profond dans le système respiratoire. Elles peuvent même atteindre le système cardiovasculaire.

    • PM10 :particule de diamètre inférieur à 10 micromètres soit bien moins qu’un cheveu (de 50 à 150 micromètres).
    • PM2,5 : moins de 2,5 micromètres qui sont les plus toxiques.

    Télécharger la fiche pratique : Les polluants intérieurs, sources et effets

    Particules fines et cancer du poumon

    Selon une étude des chercheurs néerlandais de l'Université d'Utrecht publiée en 2013, confirme que jusqu'à 6 % des décès par cancer du poumon sont causés par les émissions de particules fines comme celles qui sont rejetées par les moteurs diesel.

    Traduite par Perspectives en santé environnementale, l'étude a déterminé que les individus dont l'emploi les expose à des gaz d'échappement produits par la combustion des moteurs diesel comptent pour 4,8 % des décès par cancer du poumon aux États-Unis et en Grande-Bretagne, tandis que 1,3 % des autres cas sont le fait de gens vivant près des autoroutes.

    Les tests effectués aux USA et Royaume-Uni sont le fait de camionneurs et de mineurs exposés aux émissions de moteurs diesel entre 1970 et 1990. Cependant, les chercheurs ne peuvent dire avec certitude si leurs résultats s'appliquent aux moteurs diesel plus récents, plus propres en matière de rejets de particules. Par contre, l'étude renforce d'autres études qui ont établi le lien entre gaz d'échappement diesel et cancer pulmonaire. Pour chaque tranche de 10 000 ouvriers exposés, les rejets de moteurs diesel ajoutent 689 morts.
    La Peugeot 3008 Hybride 4, future star
    Cette voiture diesel nouvelle génération est encore plus performante : la 3008 hybride est une espèce de cross-over quui consomme 35% de moins que sa version diesel classique, avec une émission de carbone limitée à 99 gr./ km.


    Encyclo ecolo : la pollution atmosphérique due aux transports


    Consommation de diesel et particules

    25,5 g./ km : c'est ce que dégage chaque personne dans un bus au diesel plein de passagers

    Les particules de gros diamètr émises par le diesel sont éliminées par les filtres à particules : auparavant, les particules émises par le diésel étaient en grande partie arrêtées par nos filtres respiratoires naturels (mucus et cils de la cavité nasale et des bronches) alors que les particules actuelles, très fines, pénètrent profondément
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Mer 4 Fév - 18:30

    EXCLUSIF - Interdiction du diesel à Paris : le "oui mais" des Franciliens
    http://www.metronews.fr/paris/sondage-interdiction-du-diesel-a-paris-le-oui-mais-des-franciliens/mobc!mbMGqIfCh8YYA/

    Créé : 03-02-2015 18:05

    SONDAGE – Parmi les mesures phares du plan anti-pollution d'Anne Hidalgo, l'interdiction d'ici 2020 des véhicules diesel dans Paris convainc une majorité de Franciliens, selon un sondage exclusif Ifop pour "metronews". Les critiques sont cependant vives de la part des habitants les plus éloignés de la capitale.

    Tous véhicules confondus, la part du diesel dans le carburant consommé en France atteint plus de 80%. Photo : AFP
    Les Parisiens prêts à rouler écolo. L'ambitieux plan antipollution qu'Anne Hidalgo doit présenter la semaine prochaine au Conseil de Paris remporte l'adhésion d'une majorité de Franciliens, selon un sondage Ifop pour metronews. 78% d'entre eux approuvent en effet l'interdiction de circulation des cars et des poids lourds polluants à Paris à partir de juillet 2015, quand 54% sont favorables à l'interdiction, plus concernante, de circulation des véhicules diesel d'ici 2020. Une part qui s'élève même à 65% pour les seuls Parisiens.
    EN SAVOIR + >> Anne Hidalgo veut chasser les poids lourds les plus polluants dès le 1er juillet
    Mais tous ne soutiennent pas les mesures drastiques de la maire de Paris. En grande couronne, ils ne sont plus que 44% à se prononcer en faveur de l’interdiction des véhicules diesel dans la capitale. Une part qui tombe même à 40% pour les habitants de Seine-et-Marne. "On constate un véritable clivage entre Paris et la petite couronne d'un côté et la grande couronne de l'autre, commente Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. Plus on s'éloigne du centre, plus l'adhésion à ce plan diminue".
    "Une véritable ségrégation spatiale"
    Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne, dénonce d'ailleurs "une véritable ségrégation spatiale". "La métropole ne peut pas se construire contre le reste de la région. On fragilise des gens souvent modestes qui ont besoin de leurs véhicules pour se rendre dans la capitale. Beaucoup se demandent a qui ils vont pouvoir revendre une voiture qui devra rester aux portes de Paris demain", commente l'élu pour metronews.

    A LIRE AUSSI >> Pollution : comment Paris va vous débarrasser de votre vieille voiture dès 2016
    Des critiques auxquelles la mairie de Paris répond par une série de mesures. Interrogé par metronews, l'adjoint aux Transports, Christophe Najdovski, veut ainsi inciter les constructeurs à "proposer des primes à la conversion pour l'achat de véhicules moins polluants, y compris d’occasion". Par ailleurs, explique l'élu EELV, "la Ville va créer dès le printemps 200 places de stationnement réservées à l’auto-partage." Un système alternatif que Christophe Najdovski souhaite voir se développer en grande couronne. "Un couple avec deux enfants économise 2500 euros par an grâce à l'auto-partage", argumente-t-il.
    De là à convaincre les plus réticents... Ce mardi, un autre élu socialiste de poids, le président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, est monté au créneau. "Je n'accepterai pas une Ile-de-France à deux vitesses où les habitants de la banlieue seraient pénalisés par rapport aux habitants de Paris et du centre : Il faut un maximum de coordination entre les collectivités et l'Etat, sans quoi les initiatives de quelques-uns nuiront au plus grand nombre", nous a-t-il fait savoir. Le débat est lancé.
    EN SAVOIR + >> Comment réserver les Champs-Elysées aux véhicules propres ?
    Les véhicules essence polluants également visés
    Outre l’interdiction des véhicules diesel d'ici 2020, le plan anti-pollution d'Anne Hidalgo prévoit de limiter progressivement l'accès à la circulation parisienne aux véhicules essence. Dès mi-2016, les véhicules de plus de 19 ans et les deux-roues de plus de 16 ans seront interdits de rouler dans la capitale en semaine. En 2020, cette restriction devrait concerner les véhicules essence construits avant 2011.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Mer 4 Fév - 18:30

    Pollution diesel : ces voix qui se font l’avocat du diable
    http://www.respire-asso.org/pollution-diesel-ces-voix-qui-se-font-lavocat-du-diable/

    par Herve le 9 01 2013 • 11 h 55 min

    Depuis le classement des fumées de diesel comme cancérigène certain par le Centre international de recherche pour le cancer (CIRC) en juin dernier, des voix s’élèvent pour nuancer les conclusions de cette antenne de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Un début de prise de conscience
    Tout le monde se souvient de la tempête déclenchées par les conclusion du rapport de l’OMS. Christophe Portier, qui présidait ce groupe de travail, avait résumé les choses ainsi : « Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon ». C’était donc une reconnaissance officielle, entérinant tous les soupçons (ou quasi-certitudes) dont je vous faisais part depuis près de deux ans. Les conclusions du groupe de travail firent l’objet d’une dépêche AFP qui a mis la France face à sa triste situation. Il planait un air de l’an 1 vers la fin du fléau diesel.
    Des industriels à la rescousse du diesel
    Bien avant les conclusions de ce groupe de travail de l’OMS, PSA défendait bec et ongle la propreté de ses véhicules diesel, grâce au sacro-saint filtre à particules. Avec le filtre à particules et un moteur naturellement «plus sobre» qu’un moteur essence, le diesel était donc logiquement meilleur pour l’environnement que l’essence, selon PSA. Précisons toutefois que cette sobriété n’a de sens que si l’on compte en litres, comme on aime à le faire pour les carburants automobiles d’usage courant (et bizarrement pas ailleurs).
    Après PSA, ce fut au tour du Diesel Technology Forum, un institut représentant les constructeurs automobiles et de camions, de s’exprimer, cette fois en réaction des conclusions de l’OMS.
    Allen Schaeffer, président de ce forum, met l’accent sur la réduction de la teneur en souffre et sur les progrès technologiques qui ont contribué à rendre les moteurs diesel plus propres. Si le recul des émissions de composés soufrés, dont le dioxyde de souffre, est indéniable, le forum passe à côté du polluant tout autant problématique que les particules, les oxydes d’azotes. Il s’agit d’une véritable tare des véhicules diesel, dont l’allumage spontané interdit toute régulation. Pire : la dépollution actuelle (limitation du CO, usage de FAP) augmente les émissions de NOx !

    Rapport de l’AEE : finalement à charge ?
    L’AEE a publié fin novembre son rapport sur l’impact des transports dans la pollution atmosphérique en Europe. À lire les nombreux articles du net publiés début décembre, on pourrait croire que l’AEE minimise aussi le rôle des véhicules diesel. Et pourtant…
    Le résumé mentionne de grandes tendances (augmentation du trafic routier face aux renchérissement de ses alternatives en particulier le train, diminution des émissions polluantes du fait de la norme Euro, impact de la crise qui a augmenté la part relative des transports…). Leblogauto apporte plus de détails pour les non francophones (le rapport est en anglais) : ainsi l’AEE rapporte un fait bien connu, à savoir que les cycles de validations ne sont pas du tout représentatifs des conditions réelles de circulation. Les automobilistes étaient les premiers à s’en être rendu compte, passant plus souvent à la pompe qu’annoncé. Mais cela se traduit aussi en terme d’émissions de polluants : des émissions de CO2 proportionnellement plus élevés, mais des taux de NOx qui peuvent être 2 à 4 fois supérieurs !
    «Qu’à cela ne tienne ! Avec la norme Euro 6 nous auront des dispositifs de réductions de NOx !». Ces dispositifs qui devrait arriver en 2014 (victimes du diesel d’aujourd’hui, va falloir être patient…), n’auront qu’un impact limité. Ils nécessitent en effet des températures élevées de gaz d’échappement, ce qui n’est jamais le cas en ville. De mon simple avis, pas de solution miracle tant que l’on compte sur un diagramme normalisé pour valider les émissions de véhicules diesel (Lire davantage ici sur le New European Driving Cycle).
    *On considère en général deux tailles de particules, les particules [«tout-court»], ou micro-particules, aussi appelées PM (particules allant jusqu’à 10 microns de diamètre), et les poussières fines/particules fines (en général les PM 2,5 ou inférieur), également appelées nano-particules. La limite d’efficacité des FAP s’arrête souvent aux micro-particules, les nano-particules étant physiquement impossibles à bloquer. De même, des nanoparticules se forment par condensation au refroidissement des gaz d’échappement.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Mer 4 Fév - 18:31

    Quel moteur pollue le moins : essence ou diesel ?
    http://www.consoglobe.com/moteur-pollue-essence-diesel-3966-cg

    02/2010


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    Les voitures polluent en émettant des gaz à effet de serre, c’est un fait. Mais quand on ne peut pas s’offrir de voiture hybride, le choix se réduit vite au moteur diesel ou essence…
    Alors histoire de contribuer au minimum aux émissions polluantes dans l’atmosphère, il vaut mieux bien connaître les caractéristiques de ces carburants, pour faire le bon choix.
    La France, royaume du diesel
    Depuis juin 2012, le diesel est classé « cancérogène certain » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
    En 2012, 70,8% du parc automobile français est composé de diesel (contre 9,9% il y a 30 ans). Résultat, les véhicules diesel rejettent 87% des particules émises par le trafic routier français contre moins de 10% pour les moteurs à essence non catalysés. C’est le résultat d’une politique continue des autorités françaises depuis des années qui a rendu la fiscalité du gazole plus favorable que celle de l’essence.
    Le comble a été le bonus-malus « écologique » qui a clairement encouragé à acheter des véhicules diesel.
    Les émissions cancérigènes HAP dues au gazole ont augmenté de 140% entre 1990 et 2009 alors qu’elles ont diminué dans tous les autres secteurs.
    Le diesel et l’essence polluent…différemment
    Diesel ou essence, les deux émettent des polluants comme le dioxyde de carbone, les monoxydes d’azote etc. MAIS ! Les voitures à essence produisent bien plus de CO2 que les moteurs diesel (-25%), et ce, même dotées d’un pot catalytique…
    N’oublions pas que les moteurs diesels ont la particularité de diminuer la consommation de gazole. 1 point pour le diesel donc.
    Pourquoi le diesel pollue plus
    Cependant, le CO2 n’est pas seul responsable de la pollution atmosphérique !
    Les oxydes d’azote (NOx), autres gaz à effet de serre, sont également coupables de cette pollution croissante. Les émissions de NO2 qui sont passées de 30.000 tonnes en 1990 à plus de 80.000 tonnes en 2012.
    Et c’est là que le diesel peut faire profil bas puisqu’il en rejette bien plus que le moteur essence. Pourquoi ?
    Parce que le moteur essence bénéficie de l’apport du catalyseur qui lui permet de réduire significativement les polluants, contrairement au diesel. C’est un point de marqué pour le moteur essence…
    Par ailleurs, le diesel, à travers ses fumées noirâtres, émet beaucoup d’oxydes d’azote mais aussi de benzopyrènes : des particules fines, réputées cancérigènes et suspectées d’être responsables d’allergies, et de maladies cardio-pulmonaires.
    Les particules fines sont une catastrophe environnementale et sanitaire : 40.000 personnes en meurent chaque année prématurément en France, s’indigne Denis Baupin, ancien adjoint au maire de Paris. Ceux qui vivent à Paris auront six mois de durée de vie en moins. Parce que la fiscalité a favorisé pendant des décennies le diesel !«
    Le diesel et les filtres à particules
    Néanmoins, notons que le diesel a fait quelques progrès, grâce au fameux filtre à particules.

    En effet, celui-ci permettrait d’éviter l’émanation d’environ 90% de particules fines. Bien tenté, mais même en faible quantité absorbée, les microparticules font de graves dégâts. De plus, toutes les marques automobiles ne proposent pas le filtre à particules, bien qu’il devrait se généraliser d’ici 2011.
    Comment fonctionne un pot catalytique ?
    Le principe du pot catalytique est simple : on fait passer les gaz d’échappement dans une structure en nid d’abeille tapissée de ces métaux catalytiques (platine, irridium, …). Cela provoque l’oxydation ou la réduction des éléments les plus toxiques (oxydes d’azote, monoxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés). De plus cela améliore la performance de la combustion. Cela n’élimine pas le CO2, mais l’air qui sort du pot d’échappement est bien toxique à respirer
    Les constructeurs, français notamment, font le forcing pour diminuer les inconvénients du diesel : l’hybride diesel arrive en force ! Autre progrès technique, la technologie SCR (Selective Catalytic Reduction) ajoute aux gaz d’échappement un flux un liquide à base d’urée (AdBlue) pour convertir les oxydes d’azote en azote simple, Le SCR est lourd et coûteux à mettre en oeuvre. Par ailleurs, PSA a élaboré un filtre « à décrassement périodique ».

    Et les moteurs à essence à injection directe?
    Des études récentes, comme celle effectuée par les chercheurs indépendants allemands de TUV Nord, montrent que les nouveaux moteurs à essence à injection directe émettent jusqu’à 10 fois plus de particules fines cancérigènes que les moteurs diesel propres récents. C’est une très mauvaise nouvelle !
    Les forces de compression plus élevées dans les cylindres de moteurs à injection directe font que les cylindres émettent 1000 fois plus de particules toxiques. Pourtant, ces émissions de particules peuvent être captées assez facilement à l’aide de filtres peu coûteux qui, peut-être seront un jour obligaoires.
    Conclusion : Les deux carburants, diesel ou essence, ne sont pas parfaits, loin de là, mais le moteur essence semble, disons, »moins pire ». Et il semble que dans 30 ans, on se demandera pourquoi on a laissé le diesel se répandre, comme on se le demande aujourd’hui au sujet de l’amiante.
    Diesel- le saviez-vous ?
    • 70% des voitures roulent au diesel en France,
    • Le diesel est interdit au Japon, quasi inexistant en Suisse,
    • Au Danemark, une taxe de 1 100 euros est imposée aux propriétaires de véhicules à moteur diesel.
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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

    Message par bye le Mer 4 Fév - 18:32

    Pollution : faut-il vraiment interdire le diesel ?
    http://www.lepoint.fr/automobile/securite/faut-il-interdire-le-diesel-25-09-2012-1510072_657.php

    Le Point - Publié le 25/09/2012 à 19:23 - Modifié le 17/03/2014 à 17:53

    Même si les niveaux de particules fines repassent sous le seuil d'alerte, le débat est enfin ouvert. Fausses vérités et idées vraies sur la pollution diesel automobile.

    Un moteur diesel dépourvu de filtre émet des particules cancérogènes.

    Le débat est un brin schizophrénique et surréaliste. Si les émissions polluantes de l'automobile représentent environ 20 % de la totalité des polluants en Ile-de-France - le reste étant émis par le chauffage urbain, l'activité industrielle et les transports autres que l'automobile individuelle - tout un chacun, à commencer par les politiques de tous bords - pointe du doigt les véhicules diesel. Auto-Addict prend les devants et répond aux questions sur ce carburant voué (à juste titre ?) aux gémonies.
    Le moteur diesel pollue-t-il ?
    Par nature, la combustion stratifiée d'un moteur diesel produit beaucoup plus de particules et d'oxydes d'azote que celle de l'essence. Deux polluants particulièrement surveillés par l'OMS pour la qualité de l'air en milieu urbain. Le niveau de pollution d'un moteur diesel est donc déterminé par l'efficacité du système de post-traitement de ses gaz d'échappement, quel qu'il soit.
    Les particules sont-elles cancérogènes ?
    Oui, comme l'a démontré une étude récente de l'OMS. Mais il faut souligner que cette étude a été réalisée sur une population de mineurs exposée aux gaz d'échappement de moteurs diesel sans aucun système de dépollution, car trop anciens, et ce, dans un espace ultra-confiné : les galeries d'une mine.
    Le filtre à particules est-il efficace pour les particules fines ?
    Oui, en tout cas pour celles mesurant entre 10 et 1 000 nanomètres de diamètre, reconnues comme les plus dangereuses pour l'homme, car susceptibles d'entrer le plus profondément dans les voies respiratoires, les fameuses PM 10 et PM 2,5.
    Le filtre à particules fonctionne-t-il correctement à froid ?
    Oui, car, contrairement aux systèmes catalytiques basés sur une réaction chimique, le filtre agit mécaniquement, et de ce fait n'a pas besoin d'atteindre une température spécifique de fonctionnement pour filtrer. Il doit en revanche être très chaud (entre 400 et 600 degrés) pour se régénérer, c'est-à-dire pour brûler périodiquement les particules qu'il a accumulées.
    Le filtre à particules peut-il se boucher ?
    Oui, ou en tout cas partiellement s'obstruer, si les procédures de régénération consistant à brûler les suies de combustion accumulées ont échoué. Ce type de problème est surtout rencontré par les véhicules utilisés exclusivement en ville, c'est-à-dire à faible vitesse et sur de courtes distances. Il peut nécessiter un entretien ou un changement du filtre. Une réparation à ne pas prendre à la légère, car une utilisation prolongée dans ces conditions peut provoquer une casse moteur pour les cas extrêmes. Conclusion, un véhicule essence est plus adapté à un usage exclusivement urbain.
    Quelles sont les voitures diesel équipées d'un filtre à particules ?
    Toutes celles qui respectent la norme Euro 5, entrée en vigueur à partir du 1er septembre 2009 pour les nouveaux modèles, à partir de janvier 2011 pour toutes les voitures neuves. Cette règle souffre toutefois quelques exceptions. Certains constructeurs avaient devancé l'appel, tandis quelques modèles parmi les plus lourds (gros monospaces ou 4 x 4) ont pu bénéficier de dérogations pour une application retardée de la norme Euro 5.
    Un diesel moderne est-il propre ?
    Pas complètement, car si un moteur diesel Euro 5 émet moins de particules qu'un moteur à essence, il peut toujours émettre jusqu'à trois fois plus d'oxydes d'azote que ce dernier, soit 180 mg/km au lieu de 60. Les moteurs diesel ne verront leurs émissions d'oxydes d'azote drastiquement limitées qu'avec l'entrée en vigueur de la norme Euro 6 en 2014.
    Sur le plan sanitaire, la seule mesure véritablement sensée consisterait à fixer une date à partir de laquelle ne seraient plus autorisés à circuler que les véhicules essence, ou les diesel respectant la norme Euro 6 dans les zones urbaines dépassant régulièrement les limites de qualité de l'air fixées par l'OMS.

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    Re: Faut-il interdire le diesel ?

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