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    VIE SYNDICALE

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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par yunolo le Ven 20 Nov - 23:39

    gramophone a écrit:Oui nous sommes d'accord

    La langue est en évolution constante:

    ..."Il y a des transmutations, qui s'opèrent d'autant plus vite que les technologies le permettent.Est-ce que l'évolution du langage est positive?Attention!Là nous entrons dans un domaine, qui me semble aussi passionnant que l'ensemble des sciences sociales; d'ailleurs ça se rattache.

    Le comportement, jouant un rôle prédéterminant sur la langue."...
    La langue, les langues... sont en évolution constantes! Bien d'accord Gramo... Je comprends totalement!
    Chaque langue est à préserver pourtant!
    Le langage SMS ne me convient pas du tout! Je ne sais pas écrire dans ce langage! J'aime trop l'orthographe et la grammaire (même si je fais des fautes) pour l'accepter!
    Quand je sais que des profs de FAC (entre autre) demandent à leurs étudiants de prendre des notes en langage SMS!!!!! STOP! Ce n'est pas étonnant qu'après nous recevions des CV, demandes de dossier de concours ou même des demandes d'emploi (enseignant!)!!! à jeter au panier directement! Quelle crédibilité pour nos élèves ?
    J'aime ta façon de penser et de t'accrocher! Personnellement je suis totalement illettrée en espagnol! J'ai adoré cette langue... mais il m'en reste pratiquement rien! Non pratique!
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Sam 21 Nov - 21:07

    tu voie, il ne faut pas préjuger, l'a priori et la précipitation, sont néfastes dans l'envie de classer les personnes...

    Moi, je bien aime la subtilité avec laquelle les arts comme la musique et la peinture s'entremêlent dans une harmonie sans pareil. Signe in-équivoque de la taille culturellement parlant de la personne.

    Bravo! du fond du cœur!
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Sam 21 Nov - 21:28

    l'espagnol alors ? lol...

    je resterais modeste, l'espagnol au même titre que l'italien, le portugais, en partie le français, sont des langues enfantes par le latin et le grec.

    Tu le dis fort bien illustré pour quelques unes d'entre elles, et tu a touche mon égo... en faisans omission de l'espagnol.(plaisanterie...)

    Entre nous, l'espagnol comme les langues que nous avons cité, ont des similitudes, prenons la conjugaison, les deux voisines pour ne citer que ces deux là (français - castellano) présentent presque le même comportement en matière de verbes et leurs temps.

    La langue des Francs présente une difficulté majeur pour les ibériques, dans l'espèce, les voyelles, puisque avec cinq signes la langue de Molière obtienne seize phonèmes.

    A ce titre nous pouvons avancer que la langue de Cervantès saurait pauvre en matière de voyelles, car nous n'avons que Cinq phonèmes pour cinq signes.

    Je vais m'arrêter là, car la rubrique de phonetique et phonologie ou encore linguistique et littérature est ailleurs, nous sommes ici pour revendiquer...

    ..."Le peuple unit, jamais saura vaincu"...

    ou encore:

    Debout ! les damnés de la terre
    Debout ! les forçats de la faim
    La raison tonne en son cratère :
    C’est l’éruption de la fin
    Du passé faisons table rase
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base :
    Nous ne sommes rien, soyons tout !
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Dim 22 Nov - 9:03

    oui, tu as raison, concernant la langue espagnole que je n'ai pas évoquée, ainsi que la langue allemande,...et bien d'autres.
    Je n'ai pas voulu, bien entendu, m'attacher à en citer 3, en les "privilégiant" ou à vouloir taire d'autres, comme si j'en étais peu intéressé ( de la langue et de la culture ).
    Je voulais seulement constater des liens , des influences, des échos de l'une sur l'autre ( culture, par rapport à la langue en aller-retour).
    Et aussi identifier ce qu'il me paraissait saisissant ( en ayant puisé des informations sur les recherches de quelques linguistes ) dans certaines langues.
    Concernant la langue espagnole, il me semble , et je reprendrai ton juste commentaire, qu'on pourrait l'imager par la représentation d'un grill ( voire du garrot ), c'est-à-dire de l'espèce enfermée, prisonnière et de la voyelle coincée entre plusieurs consonnes; le son du i est également étoufé.
    Culturellement, on peut en déduire que le champ des émotions quotidiennes est assez étouffé, neutralisé ( port vestimentaire sombre ), musique tragique, et jaillit dans des évènements d'expression, d'expulsion de sentiments contenus; corrida,..Tout celà appelle et mérite nuances, bien entendu..
    Toutes ces sources historiques abreuvent en autant d'alluvions les différentes langues et les cisèlent en autant de reflets, voire de miroirs, qui nous renvoient un peu de notre identité, en ce qu'elles nous touchent, nous ressemblent, nous rassemblent; et tout celà dans le plus noble des respects.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Dim 22 Nov - 21:40

    Une fois de plus à travers la loquacité et la profondeur
    syntaxique, je trouve le personnage que mon subconscient avait fabriqué à
    travers l'engagement constant dans certains domaines.


     


    Je souhaite que des tels textes apportent l'ataraxie qui ne saurait
    rien du vain dans nos échanges.


     


    Je récents comme vital cette équanimité qui dégage sous
    forme de parfum dans chaque phrase, sans doute rendant à certaines critiques
    infondés
    un air (d'un adjectif que je me force de ne pas utiliser comme le pyromane,
    ou l'incitateur, cela saurait encore une plus grande ineptie
    ). 


    Je dois m'arrêter là car, même les dimanches je dois
    travailler, (à 21 heures il faut que j'y sois)
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par yunolo le Mar 24 Nov - 3:04

    BYE! Si tu n'écris pas encore! Enfin.. si tu ne te publies pas! IL EST GRAND TEMPS DE LE FAIRE!
    J'adorerais être ta première lectrice! VRAI!
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Mar 24 Nov - 19:17

    qui sait, depuis le début sans doute nous sommes face à un journaliste ou écrivain, n'oublions pas que nous sommes derrière un pseudonyme.Ma manière, si illisible ne laisserait la moindre doute je suis un quidam, illisible, un de mes grands défauts!Mais la richesse du texte, permet sans trop de risque de se tromper de comprendre que la personne qu'écrit, a une connaissance très haute de la langue et de la société française. En tout cas par la lecture nous savons cela et je m'aie réjoui chaque fois que je lis ses interventions.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Mar 24 Nov - 19:19

    ça me fait très plaisir de lire ton opinion cette fois! je suis aux anges!comme quoi, la connaissance paye et avec des intérêts, 
    quel pieds tu ne peu pas savoir!
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    bye
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Mar 24 Nov - 19:50

    Merci de vos appréciations qui me touchent.
    Cher Grammophone, je suis toujours ému, "travaillé" de te lire; l'apport que tu prêtes à la langue française, par ton tissu d'images, de voyages profonds me donne toujours l'envie de me (dé)poser devant toi, remué d'émotions.Le chahut domestiqué avec lequel tu empoignes la syntaxe et en démultiplie les résonances, l'aère et la vivifie des plus belles greffes.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par ecotone le Mar 24 Nov - 21:11

    Mes chers Gramophone et Bye, je n'ai pas votre lyrisme mais je viens tout de même de ma plume vous dire que c'est toujours un grand plaisir de vous lire. Pas de compétition entre vous deux, vous excellez avec générosité et vos lecteurs dont je fais partie ne peuvent que vous apprécier! Merci d'être écrivain ici, vous nous offrez des échanges de qualité, aux quels je participe toujours avec enthousiasme.
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    yunolo

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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par yunolo le Jeu 26 Nov - 1:18

    Continuez BYE et GRAMO! Vous me faites beaucoup de bien!
    Toi BYE avec ton savoir, ta facilité d'écriture, tes envolées lyriques (entre autre)! Et toi GRAMO avec ta poésie, tes difficultés, ta hargne, ton envie, ton besoin, ton intelligence!
    CONTINUEZ SURTOUT!
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    bye
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Mer 10 Mar - 5:36

    L’aéroport de Roissy est l’une des plus importantes plates-formes aéroportuaires au monde. Il concentre 90 000 travailleurs employés dans des centaines d’entreprises. Il fut un temps où, dans leur très grande majorité, les salariés y étaient engagés par Aéroports de Paris (ADP) et Air France. Ce temps est révolu. Depuis plusieurs années, un important processus d’externalisation d’activités est à l’œuvre. ADP ne compte plus que 3000 salariés. Air France concentre encore des dizaines de milliers d’emplois, mais se recentre sur les personnels navigants et prépare leur mise en concurrence avec des compagnies aériennes à bas coûts comme Transavia, dont Air France est propriétaire. En pratique, ces grandes sociétés n’embauchent plus directement. La croissance vertigineuse de l’effectif salarié de l’aéroport, ces 15 dernières années, s’ ;opère dans leurs filiales et chez leurs sous-traitants.
    L’externalisation et la sous-traitance permettent au patronat de forcer son avantage dans la lutte qui l’oppose aux salariés. En divisant les travailleurs en filiales et sociétés distinctes, il fragilise les solidarités entre salariés. A l’inverse, la concentration des salariés dans une même entité place les capitalistes face à l’opposition frontale d’un ou plusieurs syndicats organisant le personnel. C’est un avantage considérable pour porter des revendications salariales ou lutter contre des licenciements. C’est ce rapport de force qui a permis, par le passé, d’obtenir toute une série d’acquis pour les salariés des grandes entreprises : des progrès dans les conditions de travail, des minima salariaux supérieurs à la convention collective, des primes de treizième voire de quatorzième mois, des droits syndicaux qui vont au-delà de ceux prévus par le code du travail, etc.
    Par exemple, les conditions de travail et de salaire des travailleurs des filiales d’Air France – Servair, Acna, Transavia, etc. – sont en très nette régression par rapport à celles des salariés de la maison mère. En multipliant les créations de filiales et en recourant massivement à la sous-traitance, les grands donneurs d’ordre de Roissy – Air France et ADP, principalement – se sont retrouvés à la tête d’une structure pyramidale et d’un réseau de marchés commerciaux dont ils tirent toutes les ficelles. La maintenance aéronautique, la préparation des plateaux-repas, la sûreté aéroportuaire, le nettoyage des avions et des locaux, les boutiques et restaurants, les bagagistes, les électriciens, les chauffagistes, les chauffeurs de bus… : tout est déjà sous-traité ou sur le point de l’être. Or, les contrats commerciaux signés pour ces prestations ont une durée de vie limitée : deux à trois ans, en général. Chaque fois, tout est remis en cause pour les salariés, qui sont menacés de licenciement en cas de non-reconduction du contrat commercial, ou parce que seule une partie des contrats de travail sont transférés chez le nouveau prestataire.
    Ce vaste maillage de filiales et de sous-traitants permet aux capitalistes de se livrer à toutes sortes de manœuvres pour casser les sections syndicales combatives et revoir à la baisse le coût de la prestation. L’exemple le plus caricatural est sans doute le marché du nettoyage. Un même bâtiment peut être divisé en plusieurs contrats : une société emploie vingt salariés pour le nettoyage des couloirs, une autre en emploie trois pour les vitres, une autre encore pour les allées extérieures, une autre pour les toilettes – et ainsi de suite. Dans un même terminal, le marché du nettoyage des sanitaires peut être différent selon l’étage ! En termes de gestion, cela peut paraître irrationnel. Mais c’est au contraire rigoureusement planifié, dans le but de diviser les salariés et de tirer les conditions de travail et les salaires vers le bas. Cet émiettement des contrats a pour effet de verser des micro-salaires à des salariés qui se trouve nt employés pour à peine quelques heures par semaine. Cette précarité favorise la soumission des travailleurs.
    Le transfert légal des contrats de travail n’est obligatoire que dans le cas de rachat d’une entreprise par une autre, ou d’une fusion, mais pas en cas de perte d’un marché commercial – sauf lorsqu’une convention collective le prévoit, mais encore faut-il que la société qui reprend le marché applique elle aussi cette convention collective. D’une part, ce n’est pas systématiquement le cas, et d’autre part les transferts peuvent ne pas concerner 100 % des salariés présents, selon les critères prévus par l’accord.
    C’est pour dénoncer cette précarité orchestrée par les donneurs d’ordre que l’Union Locale CGT de Roissy a organisé une conférence de presse, le 9 février dernier. Les militants y ont dénoncé le fait qu’une partie croissante de l’activité aéroportuaire est sous-traitée et « soumise régulièrement à des appels d’offres qui exacerbent une mise en concurrence des salariés sans précédent ». Une cinquantaine de salariés, militants de la CGT, y ont témoigné des souffrances et des combats qu’ils doivent mener, tous les deux ou trois ans, pour préserver les droits et les emplois des salariés. Ils sont chaque fois contraints à des négociations avec les repreneurs successifs. Pour en finir avec cette situation, la CGT revendique un droit de reprise à 100 % des contrats de travail, lors des passations de marchés, avec garantie de maintien des droits acquis. Conscients du fait que les externalisations et le recours à la sous-traitance ont pour seul objectif de s’en prendre aux intérêts des salariés, nous revendiquons la réintégration des salariés des prestataires dans les sociétés donneuses d’ordre, avec alignement des acquis vers le haut.
    La Riposte soutient cette campagne revendicative de la CGT. Le maintien des emplois et des acquis salariaux lors du changement d’employeur serait un progrès incontestable pour les travailleurs de Roissy. Cela renforcerait la position des salariés dans leurs luttes contre les suppressions massives d’emplois qui vont certainement se produire, dans la prochaine période, contre la volonté du patronat de liquider les acquis sociaux, et contre la dégradation générale des conditions de travail, qui sont déjà à l’œuvre. La baisse de l’activité aéroportuaire sert d’ailleurs déjà de prétexte à Air France pour inciter les salariés à des départs volontaires. Un plan de licenciements secs se profile, également. Aussi, tant que les capitalistes conserveront le contrôle des entreprises, les travailleurs subiront des attaques contre l’emploi et les acquis. C’est la raison pour laquelle nous revendiquons la nationalisation des grands groupes – et des sous-traitants – de l’aéroport de Roissy, sous le contrôle démocratique des travailleurs. Pour réellement garantir aux salariés leurs emplois, un revenu et des conditions de travail décents, il faut arracher l’outil de travail des mains des capitalistes et le placer fermement entre les mains de ceux qui créent les richesses.
    Un militant CGT de Roissy
    L’Union locale CGT de Roissy expulsée par ADP : signez la pétition !
    Le 31 mars prochain sonnera la fin de la trêve hivernale pour l’Union Locale (UL) des syndicats CGT de l’aéroport de Roissy. En effet, Aéroports de Paris (ADP) a demandé son expulsion des locaux jusqu’alors occupés gratuitement par les syndicats de l’aéroport, et ce depuis 25 ans (sans leur proposer une solution de rechange). Alors que 90 000 salariés travaillent à Roissy, notre Union Locale est appelée à jouer un rôle grandissant dans l’organisation des travailleurs, la formation syndicale, le conseil des salariés – et les luttes à venir. L’émiettement des salariés entre des centaines d’entreprises sous-traitantes rend d’autant plus nécessaire une puissante structure interprofessionnelle CGT.
    Les dirigeants d’ADP sont les principaux responsables de la précarisation des travailleurs de Roissy. Ils encouragent le recours à la sous-traitance et multiplient les « marchés » (voir ci-contre). Ils veulent faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs, en dégradant leurs conditions de travail et en revenant sur tous les acquis. Aussi notre Union Locale, qui compte déjà plus de 5000 adhérents, est un de leurs problèmes majeurs.
    Pour l’heure, ADP propose un relogement pour un loyer prohibitif de 5000 euros mensuels, hors stationnement ! Dans ces conditions, l’UL CGT de Roissy revendique la construction d’une véritable Bourse du Travail, implantée sur l’aéroport de Roissy et qui pourrait jouer son rôle de lieu de rencontre, de débats entre salariés de l’aéroport, et d’organisation des luttes. Les Unions Locales auront alors les moyens de fonctionner. Les locaux jusqu’ici occupés étaient trop vétustes et exigus.
    Le militantisme syndical fait l’objet de nombreux actes de répression, dans les entreprises et les tribunaux. L’expulsion d’une Union Locale CGT témoigne du durcissement de la lutte des classes. La Riposte appelle les jeunes et les salariés, d’où qu’ils soient, à signer la pétition exigeant une Bourse du Travail à Roissy. La pétition est en ligne sur le site internet de l’UL CGT de Roissy à l’adresse suivante : www.ulcgtroissy.fr]http://www.ulcgtroissy.fr/]www.ulcgtroissy.fr

    [size=12]Publication : mardi 9 mars 2010
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Jeu 11 Mar - 20:41

    Voilà
    un sujet qui dit long sur l'avenir de la société





    J'ai une certitude! la société est une et indissoluble, une et pourtant elle est divisé en classes sociales.

    Pour quoi je insisterais avec véhémence sur les classes sociales?

    Quelque chose me dit que BYE, « souvent en l'air » occupe une place clé dans le domaine, très sommairement souligné dans le post. Quelque soit le syndicat, la société est affaibli, les travailleurs, d'abord par un procès d'aliénation intellectuel qui le rends écervelé

    Attention loin de moi l'idée réductrice en vers la population, mais dans les petits entreprises, dans le monde de l'artisanat où l'on est obligé d'admettre à travers la publicité, que les artisans sont le premier employeur de France.

    Voyez-vous, le premier employeur de France, se trouve par le vie de la législation en dehors des contraintes, de la législation, car les structures si petites ne disposent pas des instances représentatives du personnel, pas de délégués du personnel, pas de Comité d'entreprise et pas de CHSCT.

    Soyons, sincères avec nous mêmes, les PMU et PME sont et restent distantes de la réalité syndicale, est ceci est un point faible de la législation, mais surtout la porte ouverte à l'abus démesuré des patrons voyous, qu'en profitent de l'ignorance des travailleurs pour abuser.

    Vous souligné un point capital, le fractionnement, qui reste un outil clé du patronat, diviser pour vaincre, où je rejoint volontiers votre appréciation. D'ailleurs, la prolifération des syndicats quel qu'il soit le pays, est en quelques sortes, une entorse majeur à l'idée qui prône que « l'union fait la force »

    Un autre point qu'il faut souligner, c'est l'augmentation des coûts, car la sous-traitance représente un coût supérieur où la bureaucratie, et d'autres patrons, empochent beaucoup d'argent au passage, sur le dos des petits mains, des petits salaires, dans une course, a la précarisation programmé des salaires et donc des conditions de vie des salaires.

    Au but mon très cher BYE, nous sommes dans un cercle vicieux, une spirale, de paupérisation, d'abord économique, puis en suite intellectuelle et sociale des classes populaires. Bien sur que tout cela obéie à un plan méticuleusement orchestré des élites. D'où ma volonté de souligner le besoin d'identité entre les classes sociales.

    A quelle classe sociale j'appartiens ?


    Est-ce que mon message est lisible? Est-ce que il y a des gens qui lissent ici? Combien sont-ils? C'est quoi la gauche en France ?

    De toutes manières les médias, arrivaient à faire croire qu'en pleine crise dus système capitaliste "la gauche" saurait en perdition.

    Il faut oser, et pourtant, c'est le bruit que les médias font passer...! mais que des écervelés arrivaient a avaler! VIVE LA VALEUR DU TRAVAIL DES HOMMES! VIVE UNE VRAIE GAUCHE! VIVE UNE GAUCHE ECOLOGIQUE! Non pas une gauche dechirée, non pas une gauche en quête de leaders, non pas une gauche au marché des accords entre groupes. Mais une gauche solide unie en défense des intérêts des classes populaires, une gauche qui défends les intérêts de la société des êtres humains.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Sam 13 Mar - 8:44

    Nous sommes quelques-uns à te lire et apprécier tes avis, cher Grammophone.

    Et c'est vrai, comme tu le soulignes, que la paupérisation économique, sociale, n'est rien parfois, à côté du dénuement intellectuel.
    Beaucoup de gens ayant un demain garanti, par exemple, n'ont aucune curiosité, aucun regard porté au-delà de leur champ d'intérêt personnel. L'inconfort dans la pensée se perd; que dire de la solidarité, de l'altruisme ?
    Bien sûr, il reste des irréductibles qui meurent comme ils ont vécu: incorruptibles, la rebellion, la flamme au corps!
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par ecotone le Sam 13 Mar - 11:22

    Oui, et que dire de plus que vous n'ayez déjà dit...
    Mes chers Gramophone, et Bye, je lis aussi avec attention, et souscris largement à ces constats!

    Alors, si le syndicalisme ne sert plus à rien, comme certains le crient, tout comme le clivage droite gauche serait dépassé, ou la lutte des classes ringarde. C'est un discours qui a fait largement son chemin, malheureusement!
    Pourtant, moi je la trouve criante d'intérêt. Bizarre qu'ils tentent de supprimer cette Union Locale!

    Et cette paupérisation est affligeante.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par Ego autem semper le Sam 13 Mar - 18:19

    J'admire la qualité avec laquelle le message est structuré quand vous présenté une idée.

    J'ai là, beaucoup à apprendre, en quelques lignes vous présenté l'idée qu'aurait fait pour moi presque un livre! J'ai le défaut d'écrire de la manière comme les idées se présentent dans mon cerveau; dans un "latino" rien de plus normal.

    Cela dit, le système, a une progression, plus qu'intimidatrice en matière de manipulation intellectuelle.

    Pour quoi?

    Je suis inquiets, car je sais que sur 22 millions d'actifs en France, 80% sont des ouvriers ou employés, ou fonctionnaires avec moins de 2500 euros/mois, donc des gens qu'en statistique ont des ambitions semblables, mais aussi des illusions, des projets. Une classe qu'en fait, fabrique la valeur ajouté de la nation France.

    Une classe qui à l'heure de la distribution des bénéfices, ne touche même pas la moitié!

    Sans vouloir présenter une idée réductrice, parlant que d'argent, c'est dans ce terrain, que 10% et moins de la population sais parler, les nantis!

    Et pourtant il peu arriver qu'un ouvrier vote à Droite!

    Jamais je verrais un patron voter à Gauche!

    Il y a là, un signe?

    à exception fait des intellectuels altruistes, humanistes, pour qui l'argent ne qu'un moyen d'échange. La bourgeoisie, reste très attaché a ces principes!

    Mais lors des élections, ils oublient que les pauvres n'appartiens pas à leur classe sociale!

    Attention une fois au pouvoir, chacun pour soi! et donc les pauvres serons là pour travailler et les nantis pour ramasser les juteux résultats!

    Les élections de dimanche arrivaient! pensez-y messieurs, dames!

    S'abstenir et voter pour des minoritaires c'est pareil au même que de voter pour l'adversaire.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Lun 29 Mar - 13:34

    bye a écrit:L’aéroport de Roissy est l’une des plus importantes plates-formes aéroportuaires au monde. Il concentre 90 000 travailleurs employés dans des centaines d’entreprises. Il fut un temps où, dans leur très grande majorité, les salariés y étaient engagés par Aéroports de Paris (ADP) et Air France. Ce temps est révolu. Depuis plusieurs années, un important processus d’externalisation d’activités est à l’œuvre. ADP ne compte plus que 3000 salariés. Air France concentre encore des dizaines de milliers d’emplois, mais se recentre sur les personnels navigants et prépare leur mise en concurrence avec des compagnies aériennes à bas coûts comme Transavia, dont Air France est propriétaire. En pratique, ces grandes sociétés n’embauchent plus directement. La croissance vertigineuse de l’effectif salarié de l’aéroport, ces 15 dernières années, s’ ;opère dans leurs filiales et chez leurs sous-traitants.
    L’externalisation et la sous-traitance permettent au patronat de forcer son avantage dans la lutte qui l’oppose aux salariés. En divisant les travailleurs en filiales et sociétés distinctes, il fragilise les solidarités entre salariés. A l’inverse, la concentration des salariés dans une même entité place les capitalistes face à l’opposition frontale d’un ou plusieurs syndicats organisant le personnel. C’est un avantage considérable pour porter des revendications salariales ou lutter contre des licenciements. C’est ce rapport de force qui a permis, par le passé, d’obtenir toute une série d’acquis pour les salariés des grandes entreprises : des progrès dans les conditions de travail, des minima salariaux supérieurs à la convention collective, des primes de treizième voire de quatorzième mois, des droits syndicaux qui vont au-delà de ceux prévus par le code du travail, etc.
    Par exemple, les conditions de travail et de salaire des travailleurs des filiales d’Air France – Servair, Acna, Transavia, etc. – sont en très nette régression par rapport à celles des salariés de la maison mère. En multipliant les créations de filiales et en recourant massivement à la sous-traitance, les grands donneurs d’ordre de Roissy – Air France et ADP, principalement – se sont retrouvés à la tête d’une structure pyramidale et d’un réseau de marchés commerciaux dont ils tirent toutes les ficelles. La maintenance aéronautique, la préparation des plateaux-repas, la sûreté aéroportuaire, le nettoyage des avions et des locaux, les boutiques et restaurants, les bagagistes, les électriciens, les chauffagistes, les chauffeurs de bus… : tout est déjà sous-traité ou sur le point de l’être. Or, les contrats commerciaux signés pour ces prestations ont une durée de vie limitée : deux à trois ans, en général. Chaque fois, tout est remis en cause pour les salariés, qui sont menacés de licenciement en cas de non-reconduction du contrat commercial, ou parce que seule une partie des contrats de travail sont transférés chez le nouveau prestataire.
    Ce vaste maillage de filiales et de sous-traitants permet aux capitalistes de se livrer à toutes sortes de manœuvres pour casser les sections syndicales combatives et revoir à la baisse le coût de la prestation. L’exemple le plus caricatural est sans doute le marché du nettoyage. Un même bâtiment peut être divisé en plusieurs contrats : une société emploie vingt salariés pour le nettoyage des couloirs, une autre en emploie trois pour les vitres, une autre encore pour les allées extérieures, une autre pour les toilettes – et ainsi de suite. Dans un même terminal, le marché du nettoyage des sanitaires peut être différent selon l’étage ! En termes de gestion, cela peut paraître irrationnel. Mais c’est au contraire rigoureusement planifié, dans le but de diviser les salariés et de tirer les conditions de travail et les salaires vers le bas. Cet émiettement des contrats a pour effet de verser des micro-salaires à des salariés qui se trouve nt employés pour à peine quelques heures par semaine. Cette précarité favorise la soumission des travailleurs.
    Le transfert légal des contrats de travail n’est obligatoire que dans le cas de rachat d’une entreprise par une autre, ou d’une fusion, mais pas en cas de perte d’un marché commercial – sauf lorsqu’une convention collective le prévoit, mais encore faut-il que la société qui reprend le marché applique elle aussi cette convention collective. D’une part, ce n’est pas systématiquement le cas, et d’autre part les transferts peuvent ne pas concerner 100 % des salariés présents, selon les critères prévus par l’accord.
    C’est pour dénoncer cette précarité orchestrée par les donneurs d’ordre que l’Union Locale CGT de Roissy a organisé une conférence de presse, le 9 février dernier. Les militants y ont dénoncé le fait qu’une partie croissante de l’activité aéroportuaire est sous-traitée et « soumise régulièrement à des appels d’offres qui exacerbent une mise en concurrence des salariés sans précédent ». Une cinquantaine de salariés, militants de la CGT, y ont témoigné des souffrances et des combats qu’ils doivent mener, tous les deux ou trois ans, pour préserver les droits et les emplois des salariés. Ils sont chaque fois contraints à des négociations avec les repreneurs successifs. Pour en finir avec cette situation, la CGT revendique un droit de reprise à 100 % des contrats de travail, lors des passations de marchés, avec garantie de maintien des droits acquis. Conscients du fait que les externalisations et le recours à la sous-traitance ont pour seul objectif de s’en prendre aux intérêts des salariés, nous revendiquons la réintégration des salariés des prestataires dans les sociétés donneuses d’ordre, avec alignement des acquis vers le haut.
    La Riposte soutient cette campagne revendicative de la CGT. Le maintien des emplois et des acquis salariaux lors du changement d’employeur serait un progrès incontestable pour les travailleurs de Roissy. Cela renforcerait la position des salariés dans leurs luttes contre les suppressions massives d’emplois qui vont certainement se produire, dans la prochaine période, contre la volonté du patronat de liquider les acquis sociaux, et contre la dégradation générale des conditions de travail, qui sont déjà à l’œuvre. La baisse de l’activité aéroportuaire sert d’ailleurs déjà de prétexte à Air France pour inciter les salariés à des départs volontaires. Un plan de licenciements secs se profile, également. Aussi, tant que les capitalistes conserveront le contrôle des entreprises, les travailleurs subiront des attaques contre l’emploi et les acquis. C’est la raison pour laquelle nous revendiquons la nationalisation des grands groupes – et des sous-traitants – de l’aéroport de Roissy, sous le contrôle démocratique des travailleurs. Pour réellement garantir aux salariés leurs emplois, un revenu et des conditions de travail décents, il faut arracher l’outil de travail des mains des capitalistes et le placer fermement entre les mains de ceux qui créent les richesses.
    Un militant CGT de Roissy
    L’Union locale CGT de Roissy expulsée par ADP : signez la pétition !
    Le 31 mars prochain sonnera la fin de la trêve hivernale pour l’Union Locale (UL) des syndicats CGT de l’aéroport de Roissy. En effet, Aéroports de Paris (ADP) a demandé son expulsion des locaux jusqu’alors occupés gratuitement par les syndicats de l’aéroport, et ce depuis 25 ans (sans leur proposer une solution de rechange). Alors que 90 000 salariés travaillent à Roissy, notre Union Locale est appelée à jouer un rôle grandissant dans l’organisation des travailleurs, la formation syndicale, le conseil des salariés – et les luttes à venir. L’émiettement des salariés entre des centaines d’entreprises sous-traitantes rend d’autant plus nécessaire une puissante structure interprofessionnelle CGT.
    Les dirigeants d’ADP sont les principaux responsables de la précarisation des travailleurs de Roissy. Ils encouragent le recours à la sous-traitance et multiplient les « marchés » (voir ci-contre). Ils veulent faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs, en dégradant leurs conditions de travail et en revenant sur tous les acquis. Aussi notre Union Locale, qui compte déjà plus de 5000 adhérents, est un de leurs problèmes majeurs.
    Pour l’heure, ADP propose un relogement pour un loyer prohibitif de 5000 euros mensuels, hors stationnement ! Dans ces conditions, l’UL CGT de Roissy revendique la construction d’une véritable Bourse du Travail, implantée sur l’aéroport de Roissy et qui pourrait jouer son rôle de lieu de rencontre, de débats entre salariés de l’aéroport, et d’organisation des luttes. Les Unions Locales auront alors les moyens de fonctionner. Les locaux jusqu’ici occupés étaient trop vétustes et exigus.
    Le militantisme syndical fait l’objet de nombreux actes de répression, dans les entreprises et les tribunaux. L’expulsion d’une Union Locale CGT témoigne du durcissement de la lutte des classes. La Riposte appelle les jeunes et les salariés, d’où qu’ils soient, à signer la pétition exigeant une Bourse du Travail à Roissy. La pétition est en ligne sur le site internet de l’UL CGT de Roissy à l’adresse suivante : www.ulcgtroissy.fr]http://www.ulcgtroissy.fr/]www.ulcgtroissy.fr

    [size=12]Publication : mardi 9 mars 2010
    [color:f9b8=#000]
    Lettre d'infos de l'Union Locale CGT de Roissy CDG


    Bonjour,
    Voici les nouveautés publiées sur le site UL]http://www.ulcgtroissy.fr/]UL CGT Roissy[/url] depuis 12 heures
    Articles


    Pour une Bourse du travail à Roissy : manifestation mercredi 31 mars à 10H30

    29 mars 2010 Vous avez été plusieurs milliers à signer, sur papier et sur notre site internet, une pétition exigeant la construction d?une bourse du travail sur la zone aéroportuaire de Roissy Charles-de-Gaulle qui puisse apporter aux salariés un outil de défense des droits sociaux de proximité.
    Nous vous remercions pour votre soutien et votre solidarité !
    La pétition que vous avez signée sera remise au Sous-préfet de Roissy, M. Patrick Espagnol et à la direction d?Aéroports de Paris (ADP) à (...) Lire]http://www.ulcgtroissy.fr/spip.php?article1857]Lire l'article entier[/url]




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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Mer 16 Fév - 13:03

    Il y a 100 ans... Hommage à Jules Durand
    dimanche 13 février 2011

    En 1910, les charbonniers du Havre sont en grève, «contre l’extension du machinisme, contre la vie chère, pour une hausse des salaires et pour le paiement des heures supplémentaires».
    Jules Durand, secrétaire du syndicat CGT des charbonniers,et militant anarchsite, est accusé, sur la base de faux témoignages, d’avoir commandité le meurtre d’un jaune parce qu’il est secrétaire du syndicat. Il est condamné à mort. Sa condamnation enflamme les travailleurs du monde entier, une campagne pousse le président de la République à commuer sa peine. Il est élargi de la prison Bonne Nouvelle de Rouen le 16 février 1911, puis innocenté en 1918. Mais il ne retrouve pas sa dignité. Terrassé par l’injustice de sa condamnation, il perd la raison et meurt fou, à l’asile, en 1926.

    100 ans après sa libération, un hommage est prévu le 16 février à Rouen.
    Jules Durand, victime d’une machination patronale et de la justice de classe
    Depuis le début de l’année 1910, les charbonniers du Havre, qui chargent et déchargent le charbon dans les soutes des bateaux, ont de moins en moins de travail. Il sont 700 à 800 réguliers, auxquels s’ajoutent autant de trimardeurs, plus ou moins vagabonds.
    La plupart ne travaillent que trois jours par semaine. Embauchés à la journée, payés au rendement, ils gagnent 4 à 4, 50 francs par bordée pour un travail exténuant, dans la poussière de charbon, vivent dans des conditions épouvantables, dans des garnis infects où la tuberculose se propage à un rythme effrayant, avec un alcoolisme terrible (on estime que 90% des charbonniers de l’époque le sont). Ils sont isolés, déclassés.
    Le charbon est essentiel pour le port en croissance très forte: en 40 ans, le trafic portuaire a été multiplié par dix. Sans le charbon, pas de bateaux et pas de commerce.
    Dans le courant de l’année, le Syndicat des charbonniers se réorganise, chasse les «ivrognes, les incapables», désigne un nouveau bureau, élit un nouveau secrétaire, le seul à s’être proposé, Jules Durand. Pacifiste, membre de la Ligue des droits de l’homme fondée quelques années plus tôt au moment de l’affaire Dreyfus, buveur d’eau militant d’une association anti-alcoolique, auditeur assidu de l’université populaire de la Bourse du travail, il rallie les syndicalistes révolutionnaires de la CGT.
    Un an auparavant, le congrès 1909 de la CGT avait vu la victoire des révolutionnaires hostiles à tout compromis avec l’État et le patronat. La CGT se bat pour la grève générale, anime un millier de grèves chaque année.
    Autour de Jules Durand, la nouvelle équipe organise la corporation : trois mois après, il y a 400 adhérents parmi les réguliers.
    Chantage et provocations
    Début août 1910, la situation s’aggrave pour les charbonniers. Déjà l’année précédente, les patrons avaient introduit des «crapauds», qui faisaient le travail d’une douzaine d’hommes. Cette fois-ci, ils introduisent un pont flottant, le Tancarville, avec un système de chaîne à godets qui fait le travail de 150 hommes.
    Les revendications sont multiples: augmentation des salaires, réduction du temps de travail, garanties pour assurer la sécurité de l’emploi, installation de douches sur les quais, suppression du fourneau économique (charité économique)…
    Malgré les hésitations (le syndicat, jeune, n’a que 5 000 francs en caisse), la grève est votée le 18 août.
    Les patrons décident l’épreuve de force : ils veulent éliminer le syndicat. Ils refusent toute négociation et multiplient les provocations. Ils créent de toute pièce une « union corporative antirévolutionnaire » pour lutter contre les anarcho-syndicalistes de la Bourse du travail, qui organise des provocations (attaques de non-grévistes en se faisant passer pour des grévistes). La police est sur les quais, les arrestations pour entrave à la liberté du travail se multiplient.
    Les bateaux ne partent pas, sont détournés vers les autres ports européens, les pertes s’accumulent. Les patrons embauchent alors des casseurs de grève (des renards), pour travailler sur le Tancarville. Ils sont payés double (10 francs par jour), nourris et logés sur les bateaux, pour ne pas rencontrer les grévistes.
    Les affrontements avec les renards se multiplient, car la situation des grévistes est vite difficile: la caisse de grève ne peut verser que 50 centimes par jour, et le maire refuse les collectes sur la voie publique.
    Le 9 septembre, un renard, Louis Dongé, ayant travaillé sans arrêt les 7 et 8 septembre et étant en plus, en état d’ivresse, menace de son revolver quatre charbonniers grévistes non syndiqués, dans un bistro du port. Une bagarre éclate, il est désarmé et roué de coups. Il meurt le lendemain à l’hôpital. Les quatre agresseurs sont arrêtés.
    Le patronat se précipite pour casser la grève. La Transat présente dix charbonniers non grévistes qui témoignent (on apprend quelques mois plus tard qu’ils ont tous été achetés) que l’assassinat de Louis Dongé avait été voté par l’assemblée générale, à l’instigation personnelle de Jules Durand, qui l’aurait prémédité et organisé.
    Une enquête sommaire est menée sur le port, et le 11 septembre au matin, la police arrête chez eux Jules Durand et les frères Boyer… tous des responsables du Syndicat des charbonniers. Ils sont inculpés pour complicité morale d’assassinat et incarcérés. Trois autres responsables du syndicat sont licenciés au motif d’être « les complices de l’assassin Durand».
    La machination est en marche
    Le juge d’instruction, fortement appuyé par sa hiérarchie, engage alors une instruction à charge. Les témoins à décharge (dont les quatre agresseurs) ne sont pas écoutés. La police, bien informée par ses indicateurs, met en doute la version officielle. La presse s’acharne contre les syndicalistes.
    La CGT organise la solidarité avec Jules Durand, Jean Jaurès tonne dans l’Humanité. Tout au long de l’instruction, l’ambiance dans le pays est surchauffée.
    Le président du conseil est alors Aristide Briand, militant vingt ans auparavant au Parti ouvrier français de Jules Guesde, proche du syndicalisme révolutionnaire et défenseur de l’idée de la grève générale. Il adhère ensuite au PS, au côté de Jean Jaurès, puis entre au gouvernement, avec le radical Clémenceau, qui réprime dans le sang les grèves ouvrières. Briand fait adopter en avril 1910 la loi sur les retraites ouvrières et paysannes, combattue par la CGT et la SFIO. Il engage ensuite la discussion sur un projet de loi sur l’impôt progressif sur les revenus, bloqué par le Sénat.
    Le 11 octobre 1910, une grève des chemins de fer de l’ouest commence. Le gouvernement la dénonce comme une «entreprise criminelle de violence, de désordre et de sabotage». Briand la casse en mobilisant l’armée pour remplacer les grévistes, et réquisitionne les cheminots.
    Le procès
    Le procès a lieu en novembre 1910 à la cour d’assises de Rouen. L’avocat général ne fait pas dans la dentelle, il dénonce avec acharnement Jules Durand et obtient sa condamnation à mort, le 25 novembre.
    Les frères Boyer sont acquittés et les quatre coupables condamnés l’un à quinze ans de travaux forcés, deux à sept ans, le dernier étant relégué.
    À l’annonce du verdict, Jules Durand tombe en syncope, on doit l’emmener. Il reprend connaissance au sein de sa cellule où il est revêtu d’une camisole de force. Dans le couloir de la mort, dans l’isolement total, il ne se déplace qu’enchaîné et le visage recouvert d’une cagoule noire.
    Révolte et colère
    Au Havre, en solidarité, une grève générale éclate le 28 novembre, paralysant toute la ville. Le comité confédéral appelle à la grève en solidarité et dénonce les responsabilités de la Compagnie générale transatlantique, ainsi que le comportement de l’avocat général. Les gens ont encore à l’esprit l’affaire Dreyfus, la CGT placarde des affiches titrées «ce qui fut fait pour l’officier Dreyfus devrait l’être pour l’ouvrier Durand».
    Au niveau international, la solidarité se fait également sentir: Ben Tillet et la Fédération internationale des ports et docks entraînent les mouvements des docks en Angleterre et aux États-Unis. La Ligue des droits de l’homme lance un vaste mouvement de protestation, les parlementaires multiplient les prises de position, jusqu’à l’évêque de Rouen qui défend le syndicaliste!
    Face à tout ce mouvement, le président de la République, Armand Fallières, commue le 31 décembre la peine de mort en sept ans de réclusion criminelle. Là encore, de nouvelles protestations éclatent, l’indignation augmente: la commutation en sept ans de prison laisse entendre que Durand est tout de même responsable.
    Il faut attendre le 16 février 1911 pour que Durand soit libéré de la prison Bonne Nouvelle de Rouen. Malheureusement, il n’a pas supporté l’accusation, la camisole et l’isolement: il devient «fou» et ne retrouve jamais la raison.
    Revenu au Havre, lui le colombophile actif, tue ses pigeons. Sa famille et sa compagne sont obligées de l’interner à l’asile psychiatrique Quatre-Mares à Sotteville-les-Rouen, en avril 1911. Il y meurt le 20 février 1926.
    La révision entreprise en 1912 par la Cour de cassation proclame Jules Durand innocent, le 15 juin 1918.
    Mais aucun patron du Havre, aucun juge, aucun accusateur rétribué ne fut jamais inquiété. Nous, nous n’oublions pas Jules Durand et son combat !

    Lettre de Jules Durand, trois jours après l’annonce de sa condamnation à mort
    « 28 novembre 1910

    Chers parents,

    Après un abattement de quelques jours, la force me revient, car l’innocence est chez moi. Mes accusateurs ont triomphé, mais mon avocat Coty tient dans ses mains et à sa disposition tout ce qui peut démontrer que je suis victime de fausses accusations. J’ai dans moi la preuve... J’ai certainement espoir de voir venir à ma place les menteurs de profession et la justice n’a pas le droit de me condamner ; je le crie à haute voix : c’est une erreur, je le veux bien, mais des hommes devant une pareille erreur sont responsables ; ils ont montré trop peu d’attention au sujet de savoir si, réellement, ce que mes accusateurs disaient était vrai ou faux. Monsieur Genet, gérant, et Geeroms, secrétaire général, Monsieur Fauvel, docteur, et encore une quantité d’honorables personnes qui assistaient à nos réunions ont donc le droit de protester que dans une réunion de 600 personnes, un secrétaire ait fait voter à mains levées la mort de trois personnes dont même je n’avais jamais travaillé avec eux.
    Ce n’est pas du parti pris qu’il faut dans un jury, c’est une conscience.
    Ma condamnation est arbitraire. Croire à une pareille chose à cette époque que, dans les réunions publiques, des secrétaires auraient le droit de pousser pareille audace de lâcheté. Horreur et ignominie complètes !
    Non ce n’est pas de la justice, c’est un parti pris contre la cause syndicaliste et cependant les patrons ont le droit d’appartenir à un syndicat! Pourquoi nous, ouvriers, n’aurions-nous pas le droit de nous syndiquer?
    Je vais écrire à mon défenseur. C’est bien embêtant car toutes nos économies vont se trouver mangées; enfin, il y aura bien des personnes de cœur qui connaissent notre situation et savent que je suis victime que de formidables mensonges. Ayons du courage et ne manquons pas d’énergie; surtout vous savez tous mon innocence, elle est prouvée par les frères Boyer, elle sera pour moi. Bonjour chère Julia, on te rendra ton Jules : c’est une affaire de temps, la victime n’en sera que plus belle, mais je t’assure que j’ai reçu un sale coup ; va je reviendrai. Bonjour à tous les amis, à ta mère aussi, unissez-vous et restez tous à vous aimer. Bonjour Julia, car c’est à toi que ma pensée va souvent; oui c’est malheureux, car en ce moment je devrais être en liberté, je suis innocent, tout ce que l’on me reproche n’est qu’un mensonge. Bonjour à Louis et à Corneille, courage et nous serons vainqueurs. Je suis rentré la tête haute et je sortirai de même. Charles, j’ai quelque chose à te dire. Devant les assises, il y a Auguste Leprêtre qui a dit que sur 600 personnes, il n’y en avait qu’une seule qui n’avait pas voté la mort parce que cet homme était sourd. Cela avait-il seulement du bon sens? Ils veulent nous faire croire que s’ils avaient entendu voter la mort des personnes, ils ne l’auraient pas dit: ils ne seraient plus des hommes, car moi j’estime que dans une grève, on a pas toujours le pouvoir de refuser de travailler, la femme et les enfants sont avant tout! Ils auraient du mal à faire dire, car jamais, jamais on aurait fait pareille chose. On ne fait pas tuer un de ses semblables dans le syndicat; on a par habitude de s’aimer tous. Dongé était un homme qui avait le droit d’avoir des idées, nous avions bien les nôtres. C’est l’alcool qui est simplement la cause de tout cela, mais pas Jules Durand.»

    Source: Archives départementales de Seine-Maritime, ADSM 1M371 dans un article d’Hélène Rannou «Jules Durand: de la peine de mort à la folie »
    Hommage au Havre
    Le 25 novembre 2010, en association avec la Ligue des droits de l’homme, le Collectif Jules Durand du Havre et le Théâtre de l’Éphémère, l’intersyndicale havraise CGT-CFDT-FSU-Solidaires, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France ont rendu hommage à Jules Durand, «dans le cadre du centenaire du verdict immonde qui avait condamné à mort le syndicaliste révolutionnaire en 1910».
    La petite-fille de Jules Durand, Christiane Delpech, déclare «il y a 100 ans, à 7 h 35, tombait sur Jules Durand cette abominable sentence. Je n’imagine pas sa souffrance. La prison avec camisole de force, une cagoule dans le noir, les chevilles attachées…»
    La hiérarchie judiciaire a refusé de donner son nom à une salle du palais. Ce qui amène le représentant du Syndicat de la magistrature à déclarer lors de cet hommage: «C’est le signe que manifestement cette affaire reste sensible! Ce qui gêne, ici comme ailleurs, ce qui explique le silence gêné des officiels, c’est le fait que cette affaire s’inscrive historiquement dans un contexte de lutte des classes exacerbée, c’est qu’elle concerne un ouvrier syndicaliste, soutenu par la CGT. Mais, n’en déplaise à certains, il est hors de question de réécrire l’histoire. C’est bien parce qu’il était juif qu’Albert Dreyfus a été condamné. C’est aussi parce qu’il était noir et prônait l’égalité que Nelson Mandela a été condamné. C’est parce qu’ils étaient immigrés italiens et anarchistes que Sacco et Vanzetti ont été condamnés. Et c’est parce qu’il était syndicaliste que Jules Durand a été condamné.
    Alors aujourd’hui, si le premier combat pour l’innocence de Jules Durand a été gagné par tous ceux qui se sont mobilisés avant son procès et après sa condamnation à mort, il nous reste à mener le combat contre l’oubli, qui constitue à l’évidence une seconde injustice à l’égard de Jules Durand. »
    Extraits de la motion du congrès du Syndicat de la magistrature adoptée à l’unanimité le 28 novembre 2010
    Hommage à Jules Durand, victime d’une justice de classe

    « Aujourd’hui, cette "affaire Dreyfus de la classe ouvrière " est curieusement peu connue. [...] Le Syndicat de la magistrature, réuni en congrès, tient à rendre hommage à Jules Durand, victime d’une des plus grandes erreurs judiciaires du xxe siècle, et à saluer la justesse de son combat pour la dignité humaine, le respect du droit syndical et la défense des plus démunis. […] Le Syndicat de la magistrature s’engage à soutenir les initiatives nationales et locales visant à perpétuer la mémoire de ce " Dreyfus ouvrier ".
    Bibliographie
    Alain Scoff, Un nommé Durand, Paris, éditions Jean-Claude Lattès, 1984.
    Jean-Pierre Avenel, Vie et folie de Jules Durand, Le Havre, Jean-Pierre Avenel, 1981.
    Philippe Huet, Les quais de la colère, Paris, Albin Michel, 2005.
    Émile Danoën, L’Affaire Quinot, Un forfait judiciaire, Editions CNT Région parisienne, 2010.
    Alain Rustenholz, Les grandes luttes de la France ouvrière, Baume-les-Dames, édition Mathilde Kressmann, collection Les beaux jours, 2008.
    Armand Salacrou, Boulevard Durand, Chronique d’un procès oublié, Mayenne, Gallimard, 1980.
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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Mar 1 Mar - 6:40

    Pétition pour la relaxe de Xavier Mathieu
    http://www.mesopinions.com/petition-pour-la-relaxe-de-xavier-mathieu-petition-petitions-4bd70fe8a599a35d4dba90d91287e6a7.html



    Pétition sur "pétition pour la relaxe de xavier mathieu" : Site de pétitions en ligne

    www.mesopinions.com

    A l'attention de Monsieur le Président du tribunal correctionnel de Compiègne.

    Le 3 mai 2011, une nouvelle fois Xavier Mathieu, un des porte-parole des travailleurs de Continental
    Clairoix en lutte contre leurs licenciements, est convoqué devant le tribunal correctionnel de
    Compiègne. Cette fois c’est pour avoir refusé de se soumettre au relevé de son empreinte ADN,
    après la condamnation de la cour d’appel d’Amiens, aux côtés de cinq autres camarades, à une
    simple amende, suite à la manifestation à la sous-préfecture de Compiègne en Avril 2009.
    Cette demande de soumettre à un tel test, dans un fichier qui à l’origine ne devait concerner que les
    délinquants sexuels les plus graves (pédophiles, violeurs), est en soi une humiliation et une atteinte
    à la dignité de tous les militants à qui cela est demandé.
    Si cette affaire de test ADN qui avait été classée il y a un an, au moment des fortes mobilisations, est
    ressortie aujourd’hui à l’initiative du parquet, sous le contrôle du gouvernement, c’est que le pouvoir
    veut s’acharner sur les travailleurs de Continental, et en quelque sorte les punir d’avoir tenu tête
    jusqu’au bout à la coalition implicite entre ce géant de l’industrie et le gouvernement. Et au-delà il
    s’agit de considérer comme des délinquants méritant un fichage systématique les travailleurs qui
    refusent de baisser la tête et entendent se battre pour leurs droits.
    Aussi les soussignés demandent qu’on mette fin à ces discriminations insupportables, à cet
    acharnement indigne, que le parquet arrête ses poursuites, et qu’au moins le tribunal prononce la
    relaxe et qu’on arrête de vouloir transformer en délinquants qui doivent être fichés ceux qui ont le
    courage de se battre pour leurs droits et leur dignité.

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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Mer 29 Juin - 11:20

    http://www.france-info.com/france-justice-police-2011-06-28-quand-le-cas-xavier-mathieu-met-a-mal-la-loi-sur-le-fichage-adn-546775-9-11.html


    Quand le cas Xavier Mathieu met à mal la loi sur le fichage ADN
    France Info - 12:06

    Xavier Mathieu, le délégué syndical CGT, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Compiègne pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN à la suite de sa condamnation pour la saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009, en plein conflit social chez Continental à Clairoix. Le juge a estimé que Xavier Mathieu agissait dans un cadre syndical, pas assimilable à de la délinquance.
    Le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par les Contis en colère, en avril 2009, n’a pas fini de faire couler d’encre. Dernier épisode en date, la relaxe inattendue de Xavier Mathieu, l’emblématique leader CGT de feu l’usine de pneus de Continental, à Clairoix, dans l’Oise, qui a fermé début 2010, entraînant la suppression de 1.120 postes.

    Le tribunal correctionnel de Compiègne l’a en effet relaxé pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’empreinte génétique à la suite de sa condamnation à 4.000 euros d’amende pour avoir participé au saccage : “j’ai été relaxé, c’est énorme. Le juge a reconnu que l’accusation était disproportionnée et que j’avais agi dans un cadre syndical. Il légitime totalement mon refus de me soumettre à cette loi liberticide, ça ne s’était jamais vu”.


    Victoire judiciaire pour Xavier Mathieu, le leader CGT des "Conti" à Clairoix. Poursuivi pour avoir refusé un prélèvement d’ADN, il a été relaxé. (1'40")






    --------------------------------------------------------------------------------

    Selon son avocate, cette relaxe est une première judiciaire, et une pierre dans le jardin de la loi sur le fichage génétique. D’après elle, seuls les faucheurs volontaires de plantes OGM ont pu bénéficier d’une telle décision, et encore, parce que la destruction de plants de maïs génétiquement modifié ne fait pas partie des infractions spécifiées dans le texte de loi sur le fichage des empreintes génétiques.

    La dégradation de bien public, en revanche, est bien spécifiée dans le texte de loi. “Mais dans le cas de M. Mathieu, le juge a estimé que dans la mesure où c’était un acte commis dans le cadre d’une action syndicale, ce n’était pas un acte de délinquance. C’est une consécration pour le combat syndical dont on reconnaît ainsi la légitimité”.

    Le parquet de Compiègne n’a pas encore pris de décision sur un appel éventuel.

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    Re: VIE SYNDICALE

    Message par bye le Dim 21 Avr - 19:33

    Au Havre, Le PS voit rouge contre la CGT... La Cgt répond...
    THOMAS DUBOIS - UNION DÉPARTEMENTALE CGT | CGT-DIEPPE.FR - PARIS-NORMANDIE.FR | MERCREDI 17 & JEUDI 18 AVRIL 2013
    jeudi 18 avril 2013

    Le PS voit rouge contre la CGT au Havre
    Thomas Dubois | paris-normandie.fr | mercredi 17 avril 2013
    L’Union départementale CGT de Seine-maritime écrit au secrétaire de la fédération socialiste
    Union départementale CGT | cgt-dieppe.fr | Jeudi 18 avril 2013


    haut de page



    Le PS voit rouge contre la CGT au Havre
    Thomas Dubois | paris-normandie.fr | mercredi 17 avril 2013

    Politique. Au Havre, la section du Parti socialiste a décidé de porter plainte contre l’union locale du syndicat, dénonçant une radicalisation des méthodes employées par certains militants.




    La permanence du PS au Havre, recouverte d’affiches de la CGT

    « Oui aux débats, non aux agressions. » La section havraise du Parti socialiste a annoncé par communiqué, hier, son intention de porter plainte contre l’union locale CGT, « au vu de la gravité des faits et de la récurrence des actions de nuisance ». Si, depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes, la CGT havraise a prit en effet l’habitude d’interpeller à sa manière leurs relais locaux, les limites du tolérable ont été franchies le 11 avril dernier, selon le jeune secrétaire de la section PS havraise, Matthieu Brasse.

    « Une menace de mort publique »

    Ce jour-là, il accompagnait le membre du bureau national du Parti socialiste Gérard Filoche, invité par la CGT à une réunion publique en tant que contradicteur de l’ANI (l’Accord national interprofessionnel, dit de sécurisation de l’emploi). A la sortie, un militant syndical l’aurait interpellé « sur un ton haineux », écartant son pouce et son index devant ses yeux : « Tu vois ça ? C’est une balle de 9 millimètres ! C’est ce que je vais te mettre dans la tête ! »
    « Une menace de mort publique, c’est un acte que l’on ne peut pas laisser passer », confie Matthieu Brasse. Mais le plus grave, à ses yeux, « c’est que certaines personnalités politiques et syndicales ne sont non seulement pas intervenues, mais ont ri en cautionnant de facto ce comportement ». Ainsi, la section havraise du Parti socialiste demande « vivement » aux responsables CGT de se désolidariser publiquement des propos ainsi rapportés par son secrétaire. « S’ils ont été réellement tenus, nous les condamnons fermement, c’est évident, et je passerai le message dans nos réunions ! », s’exclame Reynald Kubecki, l’un des deux secrétaires de l’union locale.
    Mais la requête (et la plainte) du PS vaut également pour l’affichage sauvage qui a recouvert la façade de son local de section, samedi dernier, prenant toujours pour thème le refus de l’ANI et signé de la CGT. Ces murs abritent également la permanence parlementaire de Catherine Troallic, députée socialiste de la 8e circonscription ayant voté en faveur de l’ANI à l’Assemblée (cette dernière s’est associée à la plainte de son parti).
    Si ce type de démonstration s’est déjà produit à plusieurs reprises par le passé, « c’était toujours dans le cadre de manifestations », note Matthieu Brasse. « Samedi dernier, c’était un acte purement gratuit. » Mais cette fois, la CGT assume totalement. « La loi sur l’ANI n’est toujours pas votée, nous avons toujours dit que nous la contesterons par tous les moyens, confirme Reynald Kubecki. Que le PS dénonce comme une radicalisation un simple collage d’affiches, c’est lamentable. Ils n’ont pas fini… »

    « Pire que Sarkozy ! »

    Dans un climat social explosif, cet épisode illustre à nouveau le fossé qui se creuse entre les socialistes et une partie de leur gauche radicale. L’annulation de dernière minute des vœux de Didier Marie au Havre, en début d’année, en fut un autre exemple mémorable : le président PS du conseil général avait préféré faire marche arrière face à un cortège de manifestants rangés sous les drapeaux de la CGT, qu’il jugeait hostiles. Depuis, l’élu a menacé d’annuler la subvention départementale annuelle versée au syndicat.
    « Ce n’est pas une question de personnes, mais les militants sont exaspérés, justifie pour sa part Reynald Kubecki. Aujourd’hui, cette loi de sécurisation de l’emploi, c’est encore pire que la réforme des retraites de Sarkozy ! » Au siège du Parti communiste havrais, où les liens restent étroits avec la CGT, on ne commente pas la plainte du PS, tout en invitant à « ne pas faire dériver le débat, au moment du vote de l’ANI et du drame Petroplus ».

    Thomas Dubois t.dubois@presse-normande.com



    haut de page



    L’Union départementale CGT de Seine-maritime écrit au secrétaire de la fédération socialiste
    Union départementale CGT | cgt-dieppe.fr | Jeudi 18 avril 2013

    à Monsieur Christophe BOUILLON

    Secrétaire de la Fédération du

    Parti Socialiste de Seine Maritime

    32 rue d’Elbeuf

    76100 ROUEN



    Rouen, le 17 avril 2013



    Monsieur le Secrétaire,



    Je viens d’être informé par la presse (Paris Normandie du 17 avril 2013) de l’intention de la section locale du parti Socialiste du Havre de porter plainte contre la CGT.

    Nous pouvons comprendre l’un et l’autre la période difficile que nous vivons, due à l’héritage des politiques menées par les précédents gouvernements et de la crise qui en demeure aujourd’hui.

    La CGT, en 2012, a appelé ouvertement à voter contre Sarkozy, mais dans le même temps nous avons alerté les salariés sur leur nécessaire mobilisation pour qu’un véritable changement ait lieu. Depuis, hélas, nous pouvons constater que le changement se fait attendre, les plans de licenciements continuent, les fermetures d’entreprise également, la dernière en date : PETROPLUS.

    La CGT, que ce soit au niveau local, départemental et national a interpellé les représentants du gouvernement pour mettre en échec cette politique d’austérité menée actuellement. Aujourd’hui, nous n’avons pas eu de réponses du gouvernement qui serviraient les intérêts des salariés actifs, des privés d’emploi et des retraités.

    Les députés socialistes dont vous-même, ont voté à l’assemblée nationale, le 9 avril, une loi qui va favoriser les licenciements, la mobilité forcée, le chantage à l’emploi pour baisser les salaires, limiter le recours aux prud’hommes ; pour la CGT, il s’agit bien là de reculs sociaux pour les salariés.

    Au niveau de notre département, la CGT n’a pas choisi le Parti Socialiste pour cible, elle essaie tout simplement de les interpeller afin que les revendications qu’elle porte soient plus écoutées que celles du Medef.

    Je pense, Monsieur le Secrétaire, que si vous deviez porter plainte, ce n’est pas contre la CGT mais contre le monde de la finance qui privilégie son intérêt contre celui de celles et ceux qui créent la richesse de notre pays.

    Restant à votre disposition, recevez, Monsieur le Secrétaire, l’expression de nos salutations distinguées.

    Régis Gasse

    Secrétaire de l’Union départementale CGT de Seine-Maritime


    http://www.cgt-dieppe.fr/article-l-union-departementale-cgt-de-seine-maritime-ecrit-au-secretaire-de-la-federation-socialiste-117200702.html

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