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    Retraites

    Message par admin le Lun 26 Nov - 0:57

    Les régimes des retraites doivent-ils être réformés ? Comment ? Quarante années pour tous ? La pénibilité doit-elle être prise en compte ? Si oui, comment la prendre en compte ?
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    Re: Retraites

    Message par bye le Jeu 27 Déc - 4:26

    Derrière la remise en cause des régimes dits spéciaux se profile un choix de société. On nous bassine avec le « déficit » de ces régimes (comme celui de la Sécu dans son ensemble) en accusant les « privilégiés » que seraient les travailleurs de ces secteurs (SNCF, RATP, EDF, etc.).

    Or lors de ses nombreuses apparitions médiatiques, le gouvernement se garde bien de pointer du doigt l’ensemble des régimes spéciaux, comme ceux des députés ou des militaires. Pourtant dans l’armée, 500 000 militaires se partagent un pactole de 8,2 milliards d’euros contre 5 milliards pour 1,1 millions de pensionnés à la SNCF. Un militaire peut en outre prendre sa retraite au bout de 15 ans de service contre 37,5 pour un cheminot.
    Si ces régimes sont « plus favorables », c’est dû à des cotisations plus importantes ainsi qu’à une prise en compte de la pénibilité et de la continuité du service public (travail de nuit, horaires décalés, disponibilité, mobilité, etc.).

    Est aussi passé sous silence le fait que ces régimes spéciaux, comme le régime général, participent au financement des retraites des non-salariés (agriculteurs, commerçants et artisans) pour plusieurs milliards d’euros chaque année (6 milliards en 2006).

    Par ailleurs, le « déficit » des régimes spéciaux est aussi dû au déficit démographique résultant de la baisse des effectifs (notamment en favorisant le tout-routier contre le frêt ferroviaire), et donc des cotisations. Les vrais privilégiés sont en fait les patrons, exonérés de cotisations (25 milliards par an dont 10 milliards pour les retraites), y compris sur leurs stockoptions (3 milliards par an), sans compter les parachutes dorés et retraites chapeaux.

    Pour remédier au « déficit » des retraites, on nous propose d’aligner les régimes spéciaux sur celui de la fonction publique puis d’augmenter les annuités de cotisations de l’ensemble des salariés à 41 annuités en 2012 (loi Fillon 2003), voire plus dans les années suivantes. Or l’augmentation de ces annuités pose plusieurs problèmes. Si les départs en retraite sont repoussés, le chômage risque d’augmenter, notamment chez les jeunes et les seniors, déjà confrontés à de gros problèmes d’embauche. D’autant plus que le développement de la précarité et du chômage rend impossible d’atteindre 41 annuités, ce qui augmentera les inégalités entre ceux, riches, capables de souscrire à des retraites complémentaires (fonds de pension) et ceux, pauvres, qui devront se contenter de retraites amputées.

    Plus largement, ces attaques cachent des enjeux idéologiques. La qualité de vie et la place du «progrès » : doit-on vivre plus vieux pour travailler plus ou pour profiter de la vie ?

    Le trou de la Sécu est un problème de redistribution des richesses qui ne cessent d’augmenter. Doit-on répartir ces dernières de manière solidaire (par des cotisations salariales) ou promouvoir l’individualisme (fonds de pension) ? Le chômage et la précarité sont de la responsabilité des patrons, c’est donc à eux de payer.

    Toutes ces manoeuvres montrent quel cap le gouvernement veut prendre : celui de la destruction pure et simple de la solidarité, de ce qui reste des services publics de la santé, de l’éducation et des transports. Il entend piétiner les principes fondateurs de la protection sociale : unité et universalité.

    Demain il ne restera plus rien si l’on renonce à se battre aujourd’hui. C’est pourquoi il faut imposer une uniformisation et une harmonisation par le haut des régimes afin d’en finir avec la multitude exagérée, corporatiste et inégalitaire des statuts.

    Revendications

    • Retraites à 55 ans pour tous et toutes à taux plein.
    • Pour le retour d’urgence aux 37,5 annuités, vers les 35 annuités pour tous (travailler moins pour travailler tous).
    • Prise en compte de la pénibilité du travail (avec comme critère l’espérance de vie par catégorie socio-professionnelle).
    • Prise en compte des années d’études et des périodes de chômage.
    • Refus des retraites par capitalisation (épargne salariale et fonds de pension) ou de son financement par l’impôt.
    • Réduction massive du temps de travail sans perte de salaire et emploi pour tous et toutes.
    • Augmentation des salaires et notamment des bas salaires (donc augmentation des cotisations).
    Le meilleur moyen de partager les richesses produites, exprimées par le PIB, est de les faire retourner à celles et ceux qui les ont produites, c’est-à-dire les salariés, par le biais des salaires et des cotisations.
    • Pour une retraite à 100 % de taux de remplacement calculée sur les salaires (au minimum le Smic) revalorisés les plus hauts de la carrière du salarié.
    • Exclusion du patronat (Medef et Cie) des instances de gestion des caisses de solidarité des travailleurs (Sécu, retraite, chômage) et gestion de ces caisses par les travailleurs eux-mêmes.
    • Suppression des exonérations de cotisation.
    • Financement par une revalorisation des cotisations patronales, inchangées depuis vingt ans.
    • Élargissement la base des cotisations à tous les éléments de la rémunération (intéressement, participation, stock-options).
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    Re: Retraites

    Message par bye le Jeu 27 Déc - 6:44

    Le Conseil National de la Résistance a établi, en 1944, tout un programme de reconstruction du pays, visant à remettre en fonctionnement les structures de transport, d'énergie, de financement, d'éducation, de la culture,..Il a par exemple, préconisé la nationalisation du secteur bancaire, du constructeur automobile Renault ( pour fait de collaboration avec l'occupant ), l'interdiction de constitution de monopoles de presse, la nationalisation de l'énergie, des chemins de fer,la mise en place de la Sécurité Sociale,..Le CNR regroupe des sensibilités diverses de droite ( gaullistes ), gauche ( socialistes et communistes ), syndicalistes.

    Ce principe de nationalisation des services comme celui du transport par voie ferrée ,de l'énergie gazière et électrique, ou encore des Mines, s'appuie, à l'origine, sur la nécessité de reconstruire un secteur énergétique et industriel puissant, propre à faire démarrer un vaste chantier de réparations et d'édification d'un pays nouveau, sortant de 5 ans de pillage, destructions, bombardements,..
    A la Libération, le gouvernement provisoire du général De Gaulle s'appuiera sur un gouvernement d'union nationale, comprenant des ministres issus de mouvements ou forces politiques ayant contribué à la Résistance et à la Libération.Y siégeront, par exemple, Marcel Paul, ministre communiste de l'Industrie et Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail puis du Travail et de la Sécurité Sociale.

    Le principe de nationalisation adopté non sans mal par l'Assemblée Nationale, conduit à indemniser les propriétaires privés: par exemple, à EDF-GDF, l'application d'un statut particulier des agents avec entre autres la création d'une Caisse Centrale d'Activités Sociales (activités culturelles, sportives + protection sociale ) particulièrement avancée, entraîne l'indemnisation pendant 50 ans, des propriétaires ou ayants-droits, sur la base de 1% du chiffre d'affaires des industries concernées.
    De même, et surtout, est introduite la notion de continuité de service public.En échange de garanties importantes, comme celle de l'emploi, l'entreprise s'engage à maintenir un service permanent d'énergie, de transport par voie ferrée, en semaine, le week-end; des services d'astreinte sont conçus à cet égard et chaque citoyen est en droit d'exiger une réponse rapide à toute interruption de fourniture d'énergie, de transport, ..
    Ce contrat passé entre le pays et les entreprises commerciales et industrielles, donne également la possibilité aux agents concernés de bénéficier de régimes de retraite " spéciaux ". A la SNCF, ces régimes ne sont pas foncièrement nouveaux, puisque établis dans la continuité de régimes datant du début du 20° siècle, fruit de luttes syndicales très apres.
    A EDF-GDF comme à la SNCF, ou encore à la RATP,les agents amenés à exercer des activités pénibles peuvent bénéficier d'un départ à la retraite à 50 ans ( conducteurs de trains ), à 55 ans à EDF-GDF.Ces dispositions ont été arrêtées, suite aux calculs portant sur l'espérance de vie moyenne des agents considérés, de la pénibilité ( découchages réguliers, " repos " dans des foyers SNCF implantés au ras des rails,montée aux poteaux EDF par tous les temps, réveil en pleine nuit pour alerte au gaz, tempête :celle de 1999 étant affrontée dans des épreuves très risquées mais qui a prouvé l'abnégation des électriciens ),..
    A la SNCF, les Directions et l'Etat ont beau jeu de montrer le déficit des caisses de retraite: ils en sont les premiers responsables, par la baisse importante des effectifs ( près de 500 000 à la Libération et réduits à près de 170 000 aujourd'hui ), par la préférence donnée à la route, par la casse du service public ( éclatement du réseau en Réseau ferré de France (RFF):le RFF est un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) français créé en 1997. Il est chargé de l'entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises. Auparavant, c'est la SNCF qui était responsable de l'entretien et du développement du réseau ferré national. La propriété du domaine public ferroviaire a été transférée pour l'essentiel à RFF lors de sa création en 1997 : 108.000 ha répartis sur plus de 10.000 communes, soit 29.000 km de lignes en service. La SNCF reste quant à elle propriétaire de 7000 ha.
    En créant RFF, l'État français ( par la voix du sinistre Gayssot ), visait plusieurs objectifs :

    se conformer aux directives européennes qui préconisaient la séparation, au moins comptable, de l'infrastructure et de l'exploitation ;
    permettre à la SNCF d'évoluer vers un statut d'entreprise ferroviaire, compétitive à l'égard de ses consœurs européennes ou des nouveaux entrants,
    traiter le problème de la dette ferroviaire, en transférant à RFF la partie de cette dette liée à l'infrastructure, gagée par le transfert à RFF de la pleine propriété du réseau, jusqu'alors concédé à la SNCF,
    maintenir l'unité de la SNCF, la scission éventuelle étant considérée comme un casus belli par les syndicats de cheminots; et comme un désastre éventuel par certains observateurs.
    Réseau Ferré de France est ainsi devenu le maitre d'ouvrage des grands projets ferroviaires en France. Pour son premier grand chantier, RFF a réalisé la Ligne à Grande Vitesse Est européenne, de janvier 2002 à juin 2007, le plus grand chantier d'infrastructure de ce début de siècle. Pour la première fois, RFF a ouvert à la concurrence européenne ses marchés de maitrise d'oeuvre Génie civil. C'est aussi la première fois qu'un large partenariat financier implique les collectivités concernées par le projet aux côtés de l'Etat, de l'Europe et du Grand Duché de Luxembourg. Avec la LGV Rhin Rhône (branche Est en cours de construction), RFF réalise un autre pas vers l'ouverture du système ferroviaire en ouvrant à la concurrence les marchés d'équipements ferroviaires.

    En tant que gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, RFF dispose d'une délégation de service public pour percevoir une redevance des entreprises ferroviaires utilisatrices. Ceci permettra, à terme, de financer l'entretien et l'extension de l'infrastructure, en répartissant entre les compagnies de chemin de fer les coûts d'utilisation de cette infrastructure.

    La constitution de RFF en tant qu'entité juridique indépendante de la SNCF permet notamment d'ouvrir l'infrastructure ferroviaire française à des exploitants privés ou publics, nationaux ou étrangers (Deutsche Bahn, Renfe...) et donc d'introduire de la concurrence dans le marché du transport ferroviaire français. La première société privée qui a demandé, et obtenu, le 17 février 2004, la licence nécessaire pour exploiter des services de transport de fret en France est Europorte 2, une filiale d'Eurotunnel. Ces services devraient commencer début 2005. Le marché du transport de fret est théoriquement ouvert à la concurrence depuis le 15 mars 2003. Mais il faut attendre le 13 juin 2005 pour voir circuler le premier train de fret non opéré par la SNCF. De nouvelles compagnies de fret (Veolia Cargo, EWSI...) ont obtenu çà et là des contrats avec les industriels. Pour le transport de voyageurs, la concurrence n'est pas encore imposée par les directives européennes. Des rôles clairement définis entre RFF et son gestionnaire délégué Particularité du système ferroviaire français, l'entretien des voies et la gestion des circulations sont sous-traités par RFF à la SNCF dans le cadre d'une convention de gestion. Cela se comprend dans la mesure où RFF ne comprend que 750 employés environ. En 2003, cette rémunération s'est élevée à 2,6 milliards d'euros, contre 2,7 milliards en 2002. Sur cette enveloppe, près de 1,8 milliard était destiné à l'entretien du réseau. Selon le classement de l'Union internationale des chemins de fer (UIC), le réseau national est divisé en neuf catégories, selon l'importance du trafic. Aujourd'hui, les six premières catégories - les plus importantes, qui couvrent les lignes à grande vitesse, les grandes lignes électrifiées et le réseau francilien, soit près de 90 % du trafic - sont régulièrement entretenues et modernisées. Les trois dernières, 15.000 kilomètres, le sont lorsque cela devient indispensable et en attendant sont affectées de limitations de vitesse plus ou moins étendues.

    Les services régionaux, plus nombreux et au matériel roulant grandement renouvelé, sont parfois gênés par cet état de fait.

    Deux-cent hectares surtout en zone urbaine dont 80 en Île-de-France ont été vendus pour 80 % à des collectivités locales.

    Cette démarche libérale entraîne la mort programmée du tissu ferroviaire, par la mise en concurrence, le manque de moyens ( les " braves " médias pointent souvent la prise en otages des voyageurs par les grévistes: ils n'évoquent jamais le rackett organisé par les responsables de la SNCF, incapables d'organiser et maintenir un service continu de transport: le TGV est vanté aux yeux d'une opinion friande d'exploits nationaux, mais pour qui doit prendre quotidiennement le train, sur des lignes " classiques", il est très fréquent de compter les retards, les trains supprimés pour manque de matériel, entretiens négligés des locomotives et wagons,..).
    Ce qui devait arriver, parce que voulu, arriva: l'incapacité ou plutôt la capacité de sabotage d'un outil performant et prisé par la population, exigea des dirigeants et de leur complice, l'Etat, à prendre des décisions " de justice, d'équité ", prises la main sur le coeur.

    A EDF-GDF, l'attaque contre les services spéciaux fut menée par le vampyre Sarkozy, en plusieurs étapes: en 2004, fut menée la désintégration de l'établissement public EDF-GDF de production, transport, distribution d'électricité et de gaz, pour constituer 2 entreprises séparées et concurrentes: Gaz de France et Electricité de France, avec statut de sociétés anonymes.S'ensuivirent l'ouverture du capital de chacune d'entre elles, à hauteur moyenne de 30%, l'ouverture des marchés (décidée par un certain Jospin au sommet européen de Barcelone en 1999 ), et donc un " allègement des charges ".Jusqu'alors, le régime des retraites des agents EDF-GDF était imputé aux employeurs, en compte de charges.
    La nouveauté a résidé en la conception d'une Caisse de retraites, gérée par ses nouveaux dirigeants, et surtout " n'alourdissant " plus les comptes de l'entreprise: oh! mais c'est intéressant, çà!
    Le régime des retraites des agents est bénéficiaire et contribue à hauteur de 134 millions d'euros ( chiffres 2006 ) au fonds de compensation, c'est-à-dire au reversement aux régimes déficitaires.Par exemple,le régime de Fonction Publique d'Etat reverse 1 600 000 000 euros, les régimes des Collectivités Locales et de l'Hôpital reversent 2 600 000 d'euros,..

    Donc, ce n'est pas pour chaque régime spécial, un problème de financement.Il s'agit sutout, pour nos maîtres, de faire sauter le verrou des 37,5 annuités-55 ans ou 50 ans de droit ouvert, afin d'allonger pour tous les salariés, en 2008, le nombre d'annuités de cotisations.Pour mémoire, les salariés du privé cotisaient jusqu'en 1993, pendant 37, 5 années et percevaient leur retraite sur la base des 10 meilleures années de salaire:un chacal du nom de Balladur mit fin à tout celà en rallongeant la durée de cotisation à 40 années et en considérant les 25 meilleures années, ce qui changea considérablement la donne.
    En 2003, ce fut le tour des fonctionnaires, avec allongement des annuités de cotisation.
    Les régimes spéciaux, en voie d'alignement sur celui des fonctionnaires, devraient comporter 40 annuités de cotisation, et calculés sur les 6 meilleurs salaires ( comme fonctionnaires ).

    Enfin, on peut légitimement se poser la question; où part le pognon ?La productivité a accru dans des proportions jamais atteintes, et pour qui ?Voilà une question, qu'elle est bonne!
    Le curseur de répartition des richesses évaluait jusqu'aux abords des années 1980, un coéfficient de répartition de 80/20 en faveur du salariat, par comparaison au revenu de la propriété ( actionnariat,..).Il est passé en une vingtaine d'années au rapport de 70/30.
    Enfin, que recouvre la notion de progrès, lorsque des conditions de travail de plus en plus stressantes sont imposées, aux salariés, et que le progrès de la médecine, notamment, entraînant un allongement de l'espérance de vie, ne permet pas à ceux-ci de bénéficier , dans des conditions améliorées de retraite ( taux augmenté et départ plus tôt ), des fruits de leur travail.

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    Re: Retraites

    Message par Invité le Jeu 27 Déc - 13:52

    paradoxe.................................;travail + gagne+ euphemisme contrepeterie...
    Un paradoxe, bye est le batman du forum. A la nuit noire il se dechaine et nous pond des pages militantistes, puis il se tait et attend the beginning return.
    Les retraitres?, perso me sens pas concerné, je suis colere car je cotise pour les vieux pas pour moi, mais le systeme d avantages aux fonctionnaires etait toléré depuis des lustres. C etait un objectif (fonction publique) pour les ruraux et les bachotiers. Ils ont pourri l etat en se moquant de leurs voisins ouvriers, ils ont appliqués comme des veaux des directives dont ils n avaient (n ont) pas conscience de gravité. Les fonts qu s aux nerfs. Autant je hais certains vieux et vieilles gateuses derriere leur plexiglace dans des bureaux surchauffés, autant je regrette que les avantages disparaissent. donc perso c est pas grave, et dans qq ans on changera tout radicalement, bruit et esbrouffe, pickpoket aux finances, bla bla ...
    la solution est là, retraites et secu, chomage et smic, .... Là
    mais pas de doute notre politique est désirée par la majorité des francais, ils sont pour un regime d amaigrissement des basses couches sociales, la majorite est satisfaite de son quotidien et ne sait pas anticipé...C est les oeilleres de série
    bye est utopiste bye est jeune bye est en colere. alors question: Que faire pour tout le monde il est content?
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    Re: Retraites

    Message par Rabasse du sud le Jeu 27 Déc - 16:45


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    Re: Retraites

    Message par Invité le Ven 28 Déc - 16:41

    HEURES SUPPLEMENTAIRES

    Durée du travail : levée de boucliers contre le projet de François Fillon

    NOUVELOBS.COM | 28.12.2007 | 13:30
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    Re: Retraites

    Message par Rabasse du sud le Ven 28 Déc - 17:13


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    Manifestation de retraités

    Message par admin le Jeu 6 Mar - 21:58

    Les retraités veulent une hausse"immédiate" et "significative" de leurs pensions


    Plusieurs milliers de retraités ont manifesté ce jeudi à Paris et en province à l'appel de l'ensemble des syndicats. Ils demandent qu'il n'y ait "pas de retraite en dessous du Smic".


    Quelques milliers de retraités, 3.000 selon la police et 5.000 selon la CFDT, ont manifesté jeudi à Paris à l'appel de l'ensemble des syndicats derrière une banderole réclamant une "augmentation immédiate des retraites". "Pas de retraite en dessous du Smic", affichaient plusieurs banderoles de la CGT et de la CFDT. La manifestation, qui s'intègre dans une journée nationale d'action des retraités, s'est dirigée vers Matignon, où une délégation intersyndicale a été reçue par un conseiller du Premier ministre. "On nous a dit que le gouvernement ferait bientôt des propositions, mais rien aujourd'hui", a indiqué à l'AFP un membre de la délégation, Michel Devacht (CFDT-Retraités).

    En province, des rassemblements similaires avaient lieu à Marseille, Toulouse, Rennes, Rouen et Caen notamment. Cette mobilisation "unitaire" réunissait les unions confédérales de retraités CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa et la fédération des retraités de la fonction publique (FGR-FP), rejointes notamment par la FSU. "Pas de retraite au-dessous du Smic", affichaient plusieurs banderoles de la CGT ou de la CFDT. Plus de 50% des retraités gagnent "moins que le Smic", a affirmé jeudi matin François Chérèque (CFDT) sur France 2, en demandant une revalorisation générale des pensions, "au minimum" conforme "à l'évolution du pouvoir d'achat".

    Pour sa part, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, présent dans le cortège parisien, a estimé "inadmissible" que "dans un pays comme la France, on ait des retraites aussi basses", en soulignant que la réforme des retraites de 2003 constitue un échec. Son homologue de FO Jean-Claude Mailly a relevé "une dégradation depuis le début des années 1990" des retraites. "On est en train de retrouver malheureusement des retraités pauvres", a-t-il déploré sur i-Télé.

    Le relèvement de 1,1% des retraites au 1er janvier alors que l'inflation était de 2,6% en décembre, cristallise les mécontements dans un électorat qui a largement voté en faveur de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et alors que celui-ci a fait du pouvoir d'achat des retraités un thème de campagne. Cette revalorisation est "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", estime un manifestant parisien.

    Le gouvernement a annoncé qu'une nouvelle revalorisation interviendrait en 2008 et que le minimum vieillesse serait revalorisé de 25% au cours du quinquennat. Deux cents euros doivent être versés fin mars à ses bénéficiaires. Mais les syndicats veulement également une revalorisation du minimum contributif (de l'ordre de 600 euros, il est destiné aux retraites de base à taux plein de faible niveau). Environ 17% des retraités de droit direct, en majorité des femmes, perçoivent une retraite totale inférieure à 600 euros.

    Source Arrow La Tribune.fr

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    Manifestation de retraités

    Message par admin le Jeu 6 Mar - 21:59

    Une délégation de syndicalistes reçue à Matignon

    Une délégation de syndicalistes, représentant les retraités qui manifestaient jeudi matin à Paris, a été reçue par un conseiller du Premier ministre, a-t-on appris auprès de Matignon.

    Des délégués CGT, CFDT, CFTC, FO, UNSA et la CGC et un représentant des retraités de la fonction publique ont demandé une "revalorisation des pensions", selon cette même source. Ils ont été reçus de 12H15 à 13H00.

    "On nous a dit que le gouvernement ferait bientôt des propositions, mais rien aujourd'hui", a indiqué à l'AFP un membre de la délégation, Michel Devacht, secrétaire général de la CFDT-Retraités.

    Entre 3.000 retraités (selon la police) et plus de 5.000 (selon la CFDT) ont manifesté jeudi matin à Paris, à l'appel de l'ensemble des syndicats, pour la défense de leur pouvoir d'achat et une augmentation de leur pension de retraite.

    Source Arrow Le Monde.fr
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    Re: Retraites

    Message par bye le Jeu 6 Mar - 22:14

    Effectivement, dans un certain nombre de villes ( plus de 80 ) de l'hexagone, beaucoup de rassemblements, manifestations, pétitions.

    Un certain nombre d'entre eux se disent déçus de le politique de ce gouvernement, et de leurs promesses non tenues.Nicolas Sarkozy avait affirmé les promesses suivantes, au cours de sa campagne:

    le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite pourra le faire,

    J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite.

    J’allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une personne handicapée.


    Les droits des femmes sont fragiles et incomplets au moment de la retraite. Je veux parler de la pauvreté des femmes âgées. Parce que derrière la pudeur et la réticence à en parler, se cachent d’immenses injustices.

    L’injustice faite à celles qui ont travaillé toute leur vie aux côtés de leur mari et dont on a accepté pendant des années qu’elles n’acquièrent aucun droit propre à la retraite. L’injustice faite à celles qui subissent, dans le montant de leur retraite, les conséquences de carrières entrecoupées par les grossesses et l’éducation des enfants. Si nous devons réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est pour pouvoir revaloriser ces petites retraites.
    L’injustice faite aux veuves, dont les pensions de réversion, si ce n’était l’intervention du minimum vieillesse, sont inférieures à 300 euros en moyenne. Quand un homme a travaillé toute sa vie, il doit pouvoir mourir dans la certitude que sa femme aura un minimum décent pour vivre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Ce n’est pas une juste récompense du travail. J’augmenterai le taux des pensions de réversion. Quand un homme et une femme vivent ensemble, les cotisations retraites de l’un ne sont pas les siennes, mais celles du couple.
    L’injustice faites aux femmes qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants, qui n’ont pas recours aux crèches et aux services d’accueil de l’enfance, mais qui n’ont droit ni à une pension de retraite, ni même à une sécurité sociale indépendante de leur mari. Je donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants.

    Et pour comparer ce qu'il est bon de faire croire, dans l'optique d'une élection, et ce que l'on fait réellement, voici la " mise en application " des promesses de Sarkozy.

    Nicolas Sarkozy a annoncé hier le versement d'une prime de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse comme acompte des futures revalorisations, lors de sa rencontre avec les partenaires sociaux sur l'agenda 2008 des réformes de protection sociale.


    Nicolas Sarkozy a proposé d'accorder une prime de 200 euros à chacun des bénéficiaires du minimum vieillesse, soit une hausse de 2,6 %.
    Il n'est jamais simple de rentrer dans le coeur de réformes aussi sensibles que celles des retraites, de l'assurance-maladie ou de la prise en charge de la dépendance à quelques semaines d'une échéance électorale. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy s'est contenté, hier à l'Elysée, devant les partenaires sociaux, de préciser l'agenda 2008 de ces réformes, en réaffirmant un grand principe énoncé le 18 septembre : revoir le partage entre ce qui relève de la solidarité, et donc de la Sécurité sociale, et ce qui relève de la responsabilité individuelle, et donc de l'assurance. Un raisonnement valable aussi bien pour la prise en charge de la dépendance que pour l'assurance-maladie.
    Le chef de l'Etat a aussi insisté sur la nécessité de « regarder les problèmes de protection sociale de manière globale » et, dès lors, « de faire des arbitrages, assumer des choix ». Ce qui, étant donné le fait que Nicolas Sarkozy n'a, sciemment, pas évoqué la piste de recettes supplémentaires, impliquera les redéploiements des excédents futurs de l'Unedic ou de la branche famille, ou au sein des prélèvements obligatoires.
    Plusieurs problèmes


    Mais, alors qu'aucune annonce n'était censée intervenir dans ce rendez-vous de méthode où le président a garanti que l'Etat ne prendrait « aucune décision sans une concertation étroite », il a proposé « sans attendre d'accorder une prime de 200 euros à chacun des bénéficiaires du minimum vieillesse » (7.537 euros par an pour une personne seule), soit une hausse de 2,6 %. Elle sera versée au début du deuxième trimestre, constituant « en quelque sorte une avance à valoir sur les revalorisations à venir », à savoir l'engagement d'une hausse de 25 % d'ici à 2012. Quelques heures plus tôt, François Fillon avait proposé une augmentation de 5 % « dès 2008 », ce qui laisse, au final, un sentiment de cacophonie au sein de l'exécutif (lire ci-dessous).
    Cette hausse, que tout le monde juge légitime, va poser plusieurs problèmes. Le coût, d'abord, sera important. Le Conseil d'orientation des retraites l'avait évalué à 2,45 milliards d'euros (soit un doublement du financement actuel), si la hausse de 25 % était intervenue d'un coup, ce qui ne sera pas le cas. En optant pour la prime, le chef de l'Etat limite l'effort à un peu plus de 100 millions d'euros en 2008 (les couples, qui perçoivent 1,8 fois le minimum personne seule, devraient toucher environ 360 euros). Car cela n'augmentera pas le nombre de bénéficiaires (600.000 aujourd'hui). Mais cela ne fait que repousser la difficulté. « Qui va payer ? », ont interrogé les syndicats. Ce sera, comme aujourd'hui, le Fonds de solidarité vieillesse, qui devrait dégager un excédent de 627 millions d'euros en 2008 mais qui a accumulé 5,3 milliards de dettes...
    Conséquences aussi politiques


    Les conséquences financières ne s'arrêtent pas là. D'autres prestations sont habituellement associées au minimum vieillesse (allocation supplémentaire invalidité, allocation aux adultes handicapés, rentes accidents du travail). Soit le gouvernement dissocie les revalorisations - c'est ce qu'il fait à court terme avec la prime de 200 euros -, mais Nicolas Sarkozy s'est aussi engagé à augmenter l'AAH de 25 % et les associations sont déjà montées au créneau hier. Soit il les relève toutes en même temps, et le coût sera bien supérieur (l'AAH représente 5,5 milliards d'euros).
    Les conséquences seront aussi politiques. Le minimum vieillesse, 63 % du SMIC net aujourd'hui, devrait passer à 70 % en 2012. Mais si, dans le même temps, le minimum contributif n'est pas relevé - il majore les pensions des personnes ayant eu des carrières incomplètes ou mal rémunérées (85 % du SMIC pour un salarié ayant fait une carrière complète au salaire minimum) -, l'écart avec le minimum vieillesse se réduira. Or, souligne le Conseil d'orientation des retraites (COR), « l'écart de revenu entre les bénéficiaires du minimum contributif qui ont eu une carrière complète et les bénéficiaires du minimum vieillesse, dont certains n'ont jamais travaillé, doit rester significatif si l'on souhaite continuer, par le biais du minimum contributif, à valoriser le travail ». Une « priorité » réaffirmée hier par Nicolas Sarkozy. La CFDT et FO l'ont enjoint, dès lors, de relever le minimum contributif. Une dépense supplémentaire en vue.
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    Re: Retraites

    Message par ecotone le Ven 11 Avr - 11:33

    **********************************
    Pétition citoyenne : Jouer avec nos vies, ça suffit ! Pas touche à nos retraites !
    Pétition citoyenne pour réclamer une gestion scrupuleuse et conforme
    du Fonds de Réserve pour les Retraites
    SIGNER LA PÉTITION :
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550

    Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.
    Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.
    Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des "produits de titrisation" (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).
    Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.
    Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !
    Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !
    Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisations syndicales de salariés représentées au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas "analystes financiers" ni "traders à la petite semaine".
    Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une "simple ressource financière".
    Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !
    Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions.
    Cet argent est NOTRE argent.
    Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !
    ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
    PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !


    Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

    SIGNER LA PÉTITION :
    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article=64550#sp64550
    **********************************
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    Re: Retraites

    Message par bye le Lun 26 Mai - 6:58

    Appel aux organisations syndicales sur la “réforme” des retraites.
    ------------

    A l'attention de : Syndicats de salariés du secteur public et privé

    Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.

    1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :

    - La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" ( année 2005).
    Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.

    2/ Sur les dettes de l"Etat :

    - Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

    3/ Sur les recettes de privatisations :

    - Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.

    A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.

    4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :

    - 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.

    5/ Sur les "niches" fiscales :

    - 254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.



    Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.

    A savoir :

    1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.

    2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.

    Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.


    Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.
    N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.
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    Re: Retraites

    Message par bye le Mar 19 Jan - 20:56

    Retraites : les propositions de la CGT


    mardi 19 janvier 2010

    Le mardi 12 janvier, un débat intitulé « Pénibilité, emploi des Seniors, âge de la retraite : quelle réforme en 2010 ? » était à l’ordre du jour du Sénat. A cette occasion, les ministres Darcos et Wauquiez ont donné un aperçu des mesures qui pourraient être prises dans le cadre du rendez-vous Retraite 2010.

    Invoquant le vieillissement de la population française, le ministre du Travail a affirmé, sans le démontrer, que la seule issue permettant le maintien de la retraite par répartition était de « travailler plus longtemps », parce que l’on vivait plus longtemps. Cela montre bien le sens qu’envisage de donner le gouvernement à sa réforme. Pourtant, il existe des solutions qui non seulement permettraient le maintien de la répartition, mais surtout conduiraient à des améliorations, pour les retraités actuels comme pour les retraités futurs.

    L’avenir des retraites appelle un tout autre niveau de débat, qui délaisse les affirmations péremptoires, voire les provocations, tels que formulées par les ministres au Sénat, en particulier à l’égard des fonctionnaires. Les fonctionnaires ne sont responsables des difficultés de financement de la retraite. C’est plutôt une politique qui privilégie toujours plus les dividendes des actionnaires au détriment de la protection sociale du plus grand nombre. L’avenir des retraites appelle surtout une intervention lucide et déterminée des salariés pour faire en sorte que le rendez-vous 2010 ne se traduise pas par de nouvelles et importantes régressions sociales.

    Ainsi, la Cgt propose un ensemble de mesures qui portent sur les droits à retraite et sur les financements (voir ci-joint).

    Propositions :

    La Cgt propose que soit confortée l’ouverture du droit à la retraite à 60 ans avec, pour une carrière complète qui intégrerait les années d’études et les périodes de précarité subies, un taux de remplacement d’au moins 75 % du salaire de référence (dernier salaire dans le public, 10 meilleures années dans le privé). Les travailleurs ayant effectué des travaux pénibles bénéficieraient d’un départ anticipé.

    Elle propose également un élargissement de l’assiette de cotisation à tous les revenus du travail, aux revenus financiers des entreprises, ainsi qu’une modulation de l’assiette de cotisation en fonction notamment du ratio valeur ajoutée/masse salariale.

    La Cgt rappelle que la question du financement de la protection sociale, dont les retraites, appelle une autre politique de l’emploi, d’une toute autre dimension que les « mesurettes » relatives à l’emploi des seniors, avec des dispositions véritablement efficaces pour l’emploi des salariés de 50 à 60 ans, comme pour celui des salariés de moins de 30 ans.

    La Cgt propose enfin la création d’une maison commune des régimes de retraite qui aurait pour mission de solidariser les différents régimes en définissant et en promouvant des mesures de progrès social.



    Retraites
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    Re: Retraites

    Message par Ego autem semper le Mer 20 Jan - 0:43

    A pas oublier quoi faire avec l'argent qui dorme, fonds de pension, celui des anciens EDF GDF (hachât de CIAT)
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    Re: Retraites

    Message par bye le Mar 26 Jan - 15:02

    Retraites : sondage CSA-L’Humanité

    lundi 25 janvier 2010

    Un sondage CSA-L’humanité publié par l’Humanité du 25 janvier 2010 titre :
    « la retraite à soixante ans fait consensus » :

    Alors que 2010 sera l’année du débat sur les retraites, ce sondage confirme l’attachement des français au système par répartition. Ils pensent possible de financer une réforme. Et si ils avaient le choix, ils partiraient avant 60 ans.

    Quelques chiffres :

    57% des français sont pour un système de retraite par répartition

    33% sont pour un systéme de retraite par capitalisation

    77% pensent qu’il est nescessaire de faire une réforme pour sauvegarder le système de retraite par répartition (contre 15% la jugeant "pas nécessaire" et 8% ne se sont pas prononcés)

    49%veulent partir à la retraite entre 56 et 60 ans (27% ont répondu "entre 50 et 55 ans" et 3% "moins de 50 ans)

    50% des français sont pour la mise à contribution des revenus financiers pour le financement du systeme de retraite dont 66% de sympathisants de gauche et 43% de sympathisants de droite (puis "augmenter les cotisations" (31%), "allonger la durée de cotisation" (29%), puis enfin "diminuer le montant des pensions" (7%).
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    Re: Retraites

    Message par Ego autem semper le Lun 1 Fév - 21:04

    bye a écrit:Retraites : sondage CSA-L’Humanité

    lundi 25 janvier 2010

    Un sondage CSA-L’humanité publié par l’Humanité du 25 janvier 2010 titre :
    « la retraite à soixante ans fait consensus » :

    Alors que 2010 sera l’année du débat sur les retraites, ce sondage confirme l’attachement des français au système par répartition. Ils pensent possible de financer une réforme. Et si ils avaient le choix, ils partiraient avant 60 ans.

    Quelques chiffres :

    57% des français sont pour un système de retraite par répartition

    33% sont pour un systéme de retraite par capitalisation

    77% pensent qu’il est nescessaire de faire une réforme pour sauvegarder le système de retraite par répartition (contre 15% la jugeant "pas nécessaire" et 8% ne se sont pas prononcés)

    49%veulent partir à la retraite entre 56 et 60 ans (27% ont répondu "entre 50 et 55 ans" et 3% "moins de 50 ans)

    50% des français sont pour la mise à contribution des revenus financiers pour le financement du systeme de retraite dont 66% de sympathisants de gauche et 43% de sympathisants de droite (puis "augmenter les cotisations" (31%), "allonger la durée de cotisation" (29%), puis enfin "diminuer le montant des pensions" (7%).
    la statistique reste une branche des mathématiques, il se trouve que certains sondages, du point de vue de population, (terme stricte adosé aux statistiques) la crédibilité me semble infime, puisque le nombre de personnes sondées si c'est le même sondage n'est que de moins de 1000 personnes sur quelques 22 ou 24 millions d'actives déjà ou sur 65 millions d'habitants... je vous laisse libre à vous de conclure.Les médias de nous jours sont des sources de désinformation à 100%.  avec le nom de N.Z. dans la bouche de chaque présentateur télé ça me semble plus que pitoyable.

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    Re: Retraites

    Message par CHARPAL le Jeu 4 Fév - 20:07

    Les interventions précédentes démontrent que les "caisses ne sont pas vides". Soit elles sont vidées par l'Etat qui se sert pour reboucher d'autres trous, soit elles ne sont pas remplies par inapplication des textes, ou manque à gagner du fait de la scandaleuse exonération des privilégiés de l'économie sauvage.
    On se retrouve dans la situation régressive de l' Ancien Régime : les aristos et le haut clergé dispensés de l'impôt et le Tiers Etat seul visé par les fermiers généraux. On sait comment ça a fini ...
    Sans parler que le système ne peut "gaver" les privilégiés sans un chômage massif : seul celui-ci permet par la "peur" de maintenir les salaires de ceux qui "ont la chance" de travailler au niveau le plus bas, permettant les rémunérations extravagantes des "nouveaux aristocrates". Quant aux chômeurs ils ne peuvent remplir les caisses.
    Dans une économie saine, de plein emploi, avec des écarts de revenus très encadrés, les caisses seraient mécaniquement remplies au lieu d'être mécaniquement vidées, et tout le monde pourrait partir à 60 ans et avant s'agissant des travailleurs fatigués par la pénibilité de leurs tâches.
    Mais les privilégiés n'ont cure de toutes ces considérations. La "réforme", leur réforme, est en marche, c'est à dire un bond en arrière. Le cynisme est leur pain quotidien : on appelle réforme des mesures réactionnaires . Ils ne respectent plus rien, pas même le sens des mots. Ce qui est bien la marque de tous les systèmes totalitaires .
    Mais ils peuvent compter sur une importante "préparation d'artillerie" : la "presse" de la "bande des trois" (fils à papa ) - Lagardère, Bouygues et Dassault - va pilonner l'opinion sans relâche comme l'artillerie lourde du kaiser a pilonné les petits piou-piou français à Verdun !
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    Re: Retraites

    Message par bye le Mar 23 Fév - 21:41

    12% des retraités ont recours à l’aide alimentaire


    La pauvreté des retraités

    mardi 23 février 2010-02-23


    Le montant de la pension de retraite moyenne se situait en 2008 à 1212 euros par mois

    Sur les 14 millions de retraités, 4 millions perçoivent le minimum contributif (579,85 euros par mois en 2008) et plus de 5 millions perçoivent en 800 et 1 100 euros mensuellement

    La situation des femmes retraitées est particulièrement dure : une retraitée sur deux perçoit moins de 900 euros, une sur trois moins de 700 euros par mois
    Source : L’Humanité du 23 février 2010
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    Re: Retraites

    Message par bye le Lun 19 Avr - 5:48

    Cher-e-s ami-e-s,
    le gouvernement veut en finir avec le droit à la retraite à 60 ans et allonger encore les durées de cotisations pour obtenir une retraite à taux plein. Cette enième réforme est injuste et injustifiée. ATTAC et la Fondation Copernic ont lancé un appel de près de 400 personnalités qui disent toutes la même chose : l'argent existe, pour financer nos retraites, il suffit (enfin !) de taxer les dividendes et les stock-options.
    Se sont rejoints pour signer cet appel tous les leaders de la gauche (Razzy Hammadi, Marie-Noelle Lienemann, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Cécile Duflot, Jean-Luc Mélenchon...), des syndicalistes (beaucoup de secrétaires nationaux de la FSU, Annick Coupé et Pierre Khalfa, Didier Le Reste, Charles Hoareau, ou Jean-Baptiste Prévost pour l'UNEF), beaucoup de sociologues (Robert Castel, Luc Boltanski), d'économistes (André Orléan, Henry Sterdiniak, Michel Husson...), de philosophes, d'inspecteurs du travail (Gérard Filoche...) : voir la liste complète des premiers signataires sur exigences-citoyennes-retraites.nethttp://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=21]exigences-citoyennes-retraites.net[/url[/url]].
    Seule la mobilisation de tou-te-s permettra de s'opposer la réforme libérale que le gouvernement veut faire passer vite et "en force". Car un autre scénario est possible. C'est pourquoi nous vous invitons, si comme nous vous pensez la situation urgente, à signer (et à faire signer dans vos réseaux) l'appel]http://petition.exigences-citoyennes-retraites.net/index.php?petition=2&signe=oui]l'appel unitaire[/url]. Il faut aller vite. Car nous n'avons qu'une force : celle de notre nombre.
    Bien amicalement,
    Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic

    CHARPAL

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    Re: Retraites

    Message par CHARPAL le Lun 19 Avr - 16:08

    Merci bye pour l'info, que je vais diffuser autour de moi à mon petit niveau. Sur le fond, j'ai toujours cru que les " arguments " des néo libéraux étaient de la pure fumisterie sur fond de désinformation caractérisée ( " Le Monde " en tête !).
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    Re: Retraites

    Message par bye le Jeu 20 Mai - 11:05

    La CGT était reçue, ce mercredi 19 mai, par le Ministre Eric Woerth, dans le cadre de la « concertation » sur la réforme des retraites. Cette rencontre faisait suite à la publication du document d’orientation sur les retraites.

    D’emblée, Bernard Thibault a indiqué que la CGT demandait la tenue d’une réunion plénière, avec le Gouvernement, le Patronat et les syndicats autour d’une même table. Seule cette configuration permettrait une réelle confrontation des points de vue. Le Ministre persiste dans son refus.

    Il a ensuite interrogé le Ministre sur le calendrier.

    Celui-ci a indiqué que le projet de loi serait rédigé dans les 2 à 3 semaines, l’objectif étant de le soumettre au conseil des ministres le 13 juillet. C’est la raison pour laquelle le texte serait communiqué aux organisations syndicales autour du 15 juin. Il a ensuite indiqué que la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale disposerait du texte à partir du 21 juillet, le but étant que le débat parlementaire puisse débuter dès le 6 ou 7 septembre.

    S’agissant de l’appréciation de la CGT sur le document d’orientation, Bernard Thibault a regretté que la CGT n’ait manifestement pas été entendue.

    Il a fait observé que tel n’était pas le cas pour le MEDEF, qui avait largement inspiré ce texte.

    Il a fermement réfuté l’approche selon laquelle le problème des retraites serait essentiellement démographique. C’est cette thèse, centrale dans ce document d’orientation, qui conduit le Gouvernement à privilégier des mesures dites d’ordre démographique : l’allongement de la durée d’assurance et le report de l’âge légal. Cette porte d’entrée n’est pas la bonne.

    La CGT ne conteste pas la démographie comme un élément important du dossier Retraite, mais il n’est pas question pour elle d’écarter les problématiques d’emploi et de financement.

    Bernard Thibault a ainsi réaffirmé que le plein emploi permettait d’assurer une bonne moitié des besoins de financements supplémentaires, l’autre moitié pouvant être trouvée au travers de mesures faisant appel à une répartition des richesses plus « équitable ».

    Il a observé que le Gouvernement ne pouvait pas totalement s’affranchir de la dimension emploi, puisqu’il était obligé d’y revenir au travers de l’emploi des seniors. Cependant, il a indiqué que c’était bien l’emploi dans toutes ses dimensions, et particulièrement l’emploi des jeunes, dont le taux d'activité est le plus faible d'Europe, qui devait être au centre des préoccupations. Pourquoi un engagement sur l’emploi des seniors et aucun engagement sur le taux d’emploi des jeunes ?

    Il a ensuite interpellé le Ministre sur le caractère particulièrement mal venu de la partie du texte justifiant le refus d’une augmentation des cotisations employeurs. Il a indiqué qu’à cet endroit du texte, qui reprend fidèlement l’esprit des textes patronaux, il n’était pas acceptable de lire qu’une augmentation des cotisations de 1 % générerait 50 000 suppressions d’emplois. Il a mentionné les 680 000 emplois détruits ces 18 derniers mois, qui n’avait rien à voir avec une quelconque augmentation des prélèvements. A contrario, les entreprises n’avaient jamais reçu autant d’aides publiques. Il a mis en évidence que dans le même moment, la part des profits captée par les actionnaires était passée de 42 à 56 %.

    Revenant aux propositions phares du document d’orientation, il a souligné qu’elles étaient bien en phase avec les attentes du MEDEF qui défend avec force le fait que parce que l’on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps.

    Mais, a-t-il relevé, les salariés ne décident pas de leur maintien au travail. Il a informé, à titre d’exemple, de la situation de l’entreprise SCA, dans le Nord. Cette entreprise, appartenant à un groupe suédois, va bientôt fermer sur décision des actionnaires. La moitié des 283 salariés a plus de 50 ans. Ce qu’attendent ces salariés, ce ne sont pas les mesures préconisées par le Gouvernement, les obligeant à travailler au-delà de 60 ans, mais bel et bien une intervention de ce gouvernement pour qu’ils puissent conserver leur emploi maintenant.

    Il a solennellement signifié l’opposition de la CGT à cette approche qui ne consiste finalement qu’à réaliser des « économies » sur les pensions de retraites qui seront versées à l’avenir. Ceci en combinant le fait de différer les départs et la baisse des pensions.

    Il a, à ce propos, rappelé que les réformes passées avaient déjà généré une baisse des pensions de l’ordre de 20 %. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la réforme annoncée ne pourrait qu’aggraver cette situation.

    Bernard Thibault a insisté sur l’opposition de la CGT à un tel projet, orienté principalement vers la baisse du taux de remplacement de la retraite.

    Il a ensuite indiqué que le Gouvernement voulait donner le change avec des mesures concernant les hauts revenus et les revenus du capital. Encore faudrait-il préciser à quel niveau. Bernard Thibault a montré que ces mesures étaient plus d’ordre symbolique et politique qu’une véritable réponse au problème de financement.

    Concernant la pénibilité, il a observé que le document se gardait bien de mentionner les 3 critères qui avaient pourtant été retenus lors des négociations ouvertes après 2003, à savoir les efforts physiques et psychiques, l’environnement de travail agressif, les rythmes de travail. Il a ensuite indiqué que le caractère ambigu du texte pouvait laisser à penser que le Gouvernement reprendrait à son compte les propositions du MEDEF, à savoir la mise en place d’une visite médicale, au même titre que le contrôle technique effectué sur les véhicules particuliers. Si cela venait à se confirmer, le Gouvernement devrait s’attendre à une opposition très ferme de la CGT.

    Bernard Thibault a enfin demandé des précisions sur ce qu’entendait le Gouvernement par équité, en s’interrogeant sur le fait qu’à aucun moment n’était évoquée la situation des femmes, pourtant marquée du sceau de l’inégalité.
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    Re: Retraites

    Message par bye le Jeu 22 Juil - 4:21

    RETRAITES : LA GRANDE TRICHERIE

    Par Pierre Mascomère, actuaire consultant.


    Le 17 Juillet 2010.


    Pour imprimer ou accéder à l’intégralité du texte, cliquez ici :
    http://www.m-pep.org/spip.php?article1727


    Le gouvernement a présenté son projet de « réforme » des retraites. Des quatre-pages publicitaires dans toute la presse en vantent à profusion les mérites. Le quotidien Les Échos du 10 juillet présente cette réforme comme le souhaite le gouvernement. Mais ce journal, peu suspect de critiquer cette réforme, la présente aussi, dans la même page, selon sa propre vue(1).

    Se plaçant en 2020, il détaille en effet « l'effort de redressement » de 30 Md€ prévu. Cet « effort » est supporté par les salariés, les entreprises, et des recettes nouvelles ne touchant pas les entreprises. Les salariés, du fait du report de l'âge légal de la retraite, participent pour 20,2 Md€, et, du fait de la hausse des cotisations salariales des fonctionnaires, pour 4,9 Md€.

    Les entreprises, notamment du fait de minorations d'allégements de charges, participeront pour 2,2Md€. Le solde est constitué de diverses recettes nouvelles, hors entreprises, dont 1 Md € de taxes supplémentaires sur les revenus du capital.

    L'effort supporté par les salariés est donc de près de 84%, celui supporté par les entreprises de 7%.

    (…)

    Pour lire la suite, cliquez ici :
    http://www.m-pep.org/spip.php?article1727
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    Re: Retraites

    Message par bye le Mar 3 Aoû - 16:17

    en parallèle aux problèmes des retraites
    Santé]http://www.mediapart.fr/article/offert/1802d123fe90b19757d9b4125a8c7ffa]Santé: craintes autour d'un départ massif de fonctionnaires à la retraite [/url]

    La suppression d'un droit au départ à la retraite anticipée pour les parents de trois enfants, justifiant de quinze années de service effectif, fait craindre un départ massif de fonctionnaires d'ici la fin de l'année. Pour éviter une pénurie de personnels, les établissements pourront toujours réembaucher leurs employés à la retraite sous des statuts privés.
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    Re: Retraites

    Message par bye le Jeu 2 Sep - 13:48

    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2437656&rubId=4079

    01/09/2010 15:36

    Les entreprises pourraient être mises à contribution pour les retraites
    Deux députés vont déposer un amendement sur la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites en débat à l’Assemblée à partir du mardi 7 septembre

    Rien n’est encore officiel. Mais l’essentiel des amendements devant modifier, à la marge, le projet de loi de réforme des retraites sont en cours de finalisation. Comme prévu, l’essentiel, à savoir le passage de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ, ne devrait pas bouger, sauf mobilisation sociale spectaculaire. Plus sensible encore, le passage de 65 à 67 ans de l’âge du taux plein automatique ne changerait pas non plus.

    Si certains députés UMP se sont émus des conséquences pour les femmes, dont la pension est déjà de 42 % inférieure à celle des hommes, le gouvernement a rappelé que toute reculade menacerait l’équilibre financier de la réforme.
    Un carnet de santé au travail

    Gouvernement et députés planchent donc surtout sur trois sujets d’amendements demandés en juin par l’Élysée. En particulier sur la reconnaissance de la pénibilité du travail. Dans sa forme actuelle, le projet de loi prévoit que les salariés ayant une incapacité de 20 % ou plus pourront partir à 60 ans au lieu de 62 ans, ce qui devrait concerner 10 000 personnes. Au grand dam de Jean-Louis Malys, à la CFDT, qui estime qu’« il y a des situations de travail qui raccourcissent l’espérance de vie, comme le travail de nuit, sans qu’une invalidité puisse être constatée avant la retraite ».

    Le ministre du travail Éric Woerth a déjà dit qu’il était prêt à aller plus loin. D’abord en misant sur la prévention. Ensuite en mettant en place un carnet de santé au travail reconstituant l’exposition à plusieurs facteurs de pénibilité, notamment la pénibilité physique, les produits toxiques et les horaires décalés. Reste à savoir comment prendre en compte cette « pénibilité à effet différé ».

    Denis Jacquat, rapporteur UMP du projet de loi, et Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaires sociales, devraient déposer d’ici à vendredi soir un amendement qui esquisse une réponse. « Il s’agirait de donner aux branches professionnelles un délai de deux ans pour négocier un accord créant un fonds d’indemnisation et de compensation », détaille Denis Jacquat.

    Inspiré de l’accord signé au sein du groupe Rhodia, ce fonds pourrait financer des aménagements de fin de carrière pour les salariés usés. Le fonds paierait par exemple un complément de salaire en cas de passage à temps partiel, prendrait en charge une formation pour devenir tuteur ou, dans les cas les plus lourds, financerait un départ anticipé. Reste à savoir qui l’abonderait, Pierre Méhaignerie étant partisan de mettre à contribution l’Unédic, tandis que Denis Jacquat solliciterait bien les entreprises.

    Flécher l’intéressement vers l’épargne retraite

    Sur le reste, les intentions sont plus floues. Concernant les carrières longues d’abord, la réforme ne prévoit de permettre de partir avant 60 ans qu’aux personnes qui ont commencé à travailler « avant 18 ans », pour peu qu’elles aient deux ans de cotisation de plus que nécessaire. Cette borne des 18 ans pourrait donc, au mieux, être relevée.

    Sur le dossier des polypensionnés, le projet de loi ne prévoit rien. Alors que quatre actifs sur dix ont cotisé dans plusieurs régimes, leur retraite est calculée au prorata du temps cotisé dans chaque régime. La CFDT aimerait qu’elle le soit sur les 25 meilleures années, quelle que que soit la caisse. Mais le coût de la mesure, près d’un milliard d’euros, la rend peu attractive pour le gouvernement.

    Reste le délicat sujet de l’épargne retraite qui, absent du projet de loi, devrait réapparaître par amendements. « L’intention n’est pas de créer de nouveaux produits, mais de les rendre plus accessibles », assure Arnaud Robinet, secrétaire national de l’UMP chargé des retraites. En particulier, il s’agirait de flécher l’intéressement vers l’épargne retraite pour faciliter son développement dans les PME, d’orienter également l’assurance-vie vers l’épargne retraite et de faciliter sa sortie en capital plutôt qu’en rente.

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    Ego autem semper

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    Du vol aux yeux de touts!

    Message par Ego autem semper le Jeu 2 Sep - 16:48

    Les échanges au sein du gouvernement, du parlement, et même lors du dit "dialogue sociale" semblent tout bonnement faciliter une mesure antisociale.

    Le mot n'est pas si fort!

    Par Nestor Elias Ramirez Jimenez
    Joigny, jeudi 2 septembre 2010

    Comment alors supporter le poids financière? Puisque cela semble le grand problème!

    Arrêtons de tourner au tour du pot!

    J'ai déjà exprimé depuis long temps mon point de vu, bien entendu que je suis dans une colère "NOIR"

    Bien entendu que lors des réunions départementales des syndicats il y a des échanges enrichissantes! "trop" sans doute.

    Pour des raisons de déontologie, d'éthique et surtout d'impartialité, je vais rester laconique:

    Oui j'ai fait des comptes, donc pour obtenir 32 Md€ pour 2010 qui est le déficit de la SECU, il faut une taxe de 6.16% sur le mouvement de la bourse à Paris.

    Pour être en face avec l'impartialité divisons la poire en deux, 3.13% a assumer par le marché financière. Je ne suis pas spécialiste du CGI, mais le 3,13% doit bien sortir en parties égales d'autres formes de marché!

    Pour quoi d'autres, parce que le CGI fait des largesses dans nombre de domaines que l'on nomme "NICHES FISCALES"

    Puis restons pragmatiques, pour une fois je suis gentil, oui en faisant le plus court possible (ici plus d'une fois j'ai vu disparaitre mon sujet en cours, je vais sauvegarder) 3,13% sachant que la transformation des matières reste la seule et unique forme de générer des bénéfices, et que tout ce qui touche de près ou de loin aux marchés de la monnaie, est d’une ou autre manière pur et simple spéculation.

    Je dis cela parce que je reste en face avec la pensée de Platon qui détesté les marchands (quatre siècles avant notre ère) moi j’ai une phobie extreme des marchands d’argent, des banquiers, du monde des finances, car derrière il y a un seul et unique objectif, « lucratif » et la part qu’englouti le monde financier ne peu en aucun cas être plus grande que la part de la transformation de la matière, là où se crée la valeur ajouté.

    Ors dans le monde moderne c’est le contraire, et personne semble trouver cela indigne, anormale, pour moi c’est ignoble !

    Mais la faute à qui? Simple aux politiques donc au CGI, plus facile jouer en bourse que assumer des taches dans le domaine de la production; donc beaucoup des vielles familles de l'industrie ont vendu leurs fabriques à des groupes d'investisseurs! des groupes de "voleurs" monsieur dames, car les actionnaires de ces groupes n'y voient même pas la couleur réelle des usines, et si bien un peu d'argent, une grosse partie va dans la poches des "artistes" de la transformation de buts de papiers type A4 en milliards de dollars! des bons, des contrats sur du vent!

    Une politique à pour but de favoriser la société au sens large! ici il n'y plus de politique mais un cercle fermé de "voleurs" en col blanc, qui font et defont les lois en leur faveur.

    Zut! à la fin!

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